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Législatives / 5è circonscription du Doubs : rencontre avec Matthieu Cassez

Publié le 20 Jui. 2024 à 19:06
Tags: Politique | matthieu cassez | legislatives 2024 |
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Législatives / 5è circonscription du Doubs : rencontre avec Matthieu Cassez Matthieu Cassez

Plein Air continue de donner la parole aux candidats engagés dans les élections législatives. Dans la cinquième circonscription du Doubs, le Nouveau Front Populaire sera représenté par Matthieu Cassez, dont le militantisme, notamment dans le domaine de la préservation de l’environnement,  est connu et reconnu. Le candidat entend également mener une politique sociale pour aider ses concitoyens à mieux vivre. Il veut aussi lutter pour la ruralité et les services publics. Rencontre.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Matthieu Cassez. J’ai 47 ans. J’habite sur la commune des Fourgs. Je suis présent dans les associations. Je suis un pratiquant de ski de fond. Je suis ingénieur agronome de profession. J’ai travaillé, pendant 17 ans, à la chambre d’agriculture du Doubs. Je travaille aussi en Suisse. J’ai attaqué mon activité militante depuis le référendum du traité constitutionnel européen en 2005. J’avais alors monté une antenne de l’association Attac sur le Haut-Doubs. Je suis également conseiller municipal aux Fourgs depuis deux mandats. Depuis 2007, je me suis retrouvé actif dans les campagnes des législatives dans la cinquième circonscription du Doubs, plus particulièrement en 2022 avec la NUPES.

Portez-vous les couleurs de la France Insoumise sur ce mandat ?

Je tiens au Nouveau Front Populaire. Depuis la NUPES, sur la cinquième circonscription, nous avons toujours travaillé de manière unie. Nous avons davantage de choses dans le programme qui font notre unité, que des choses qui nous divisent. Ces dernières représentent l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette. Je suis effectivement investi par la France Insoumise, mais sur le terrain, y compris durant les Européennes, on  travaille en étroite collaboration, et dans une bonne ambiance,  avec toutes les forces progressistes de gauche. 

Pourquoi cette candidature ?

Cette candidature  est là pour porter le seul message qui répond à la colère que l’on a vu  s’exprimer dans les votes des Européennes. Ce que j’entends sur le terrain, ce sont des gens qui n’arrivent pas à joindre les fins de mois et qui sont étranglés par l’inflation. J’entends des gens qui sont en colère parce qu’il n’y a plus de service public à proximité. On se présente avec un programme qui est assis sur deux jambes. D’un côté, l’ambition de redistribuer les richesses et faire en sorte que les plus fortunés contribuent davantage que les autres à l’effort collectif. De l’autre, réparer tous les dégâts sociaux et environnementaux, qui sont apparus durant les 20 dernières années d’austérité, dont les sept dernières années d’Emmanuel Macron. Nous voulons amener des mesures qui permettent d’améliorer la vie des gens.

Ce sont les valeurs que vous porterez durant ce mandat ?

Oui. Mes valeurs sont celles-ci. Nous sommes également très pragmatiques. Il y a aussi  des questions de moyens. C’est la raison pour laquelle nous déclinerons notre programme en deux temps. Il y aura le temps des réparations des dégâts. Nous apporterons des mesures d’urgence pour que chacun puisse relever la tête. Nous portons une mesure très forte sur le blocage de l’inflation et le plafonnement des prix des produits de première nécessité, de l’énergie et des carburants. C’est aussi le blocage des loyers et le retour à un état de fonctionnement normal des services publics dès l’été. C’est-à-dire, plus de problème de moyens dans des services qui sont à saturation, comme les urgences ou l’Education nationale.

L’environnement, c’est aussi une autre préoccupation ?

Effectivement. Sur cette circonscription, nous avons un problème sur la qualité de l’eau. Demain, ce sera encore pire avec le réchauffement climatique On pense que nous aurons des problèmes sur l’eau potable avec, potentiellement, des conflits d’usage, qui risquent d’être très forts entre les agriculteurs et le reste de la population. On ne doit pas laisser les agriculteurs dans cette situation de conflictualité. C’est à l’état de les accompagner. Nous avons toute une série de mesures. Cela commencera  par les prix planchers, rémunérateurs pour les agriculteurs. Puis, des systèmes d’accompagnement très forts pour ceux qui s’engageront sur l’agriculture biologique, qui pourront aller jusqu’au désendettement de certaines structures pour leur redonner de l’oxygène et leur permettre d’aller dans le sens d’une agriculture qui respecte les ressources. Nous voulons qu’ils puissent réaliser leur métier en paix avec le reste de la population.

L'interview de la rédaction : Matthieu Cassez

 

Dernière modification le jeudi, 20 juin 2024 19:52