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À partir de septembre, la façade du 10 rue Maurice Ravel, à Palente-Orchamps, accueillera Le murmure des forces, une fresque hommage aux luttes sociales des usines Timex-Kelton des années 1970-80. Imaginée par Vincent Small et KMG, cette œuvre allie abstraction et récit figuratif pour faire vivre la mémoire ouvrière bisontine et le lien historique avec Dundee. Portée par l’association Muralistes associés, sa création sera rythmée par des rencontres et échanges avec les habitants du quartier.

Nichée au fond d’une reculée verdoyante du massif du Jura, dans le Doubs, la Taillanderie de Nans-sous-Sainte-Anne est un témoin exceptionnel de l’histoire industrielle française. Classé monument historique, ce site unique raconte deux siècles de savoir-faire artisanal et d’ingéniosité technique, autour d’un outil phare : la faux.

Une industrie née de l’eau et du fer

Fondée en 1828, la Taillanderie a prospéré grâce à la révolution industrielle. Alimentée par un ruisseau canalisé, elle utilisait l’énergie hydraulique pour faire tourner des roues à rodet qui actionnaient de puissants marteaux mécaniques et des soufflets. Le feu, le charbon et l’air étaient au service des forges, centralisés pour alimenter tous les foyers de l’atelier principal. Au XIXᵉ siècle, les taillanderies et autres ateliers métallurgiques se multipliaient dans la région. On y produisait clous, pinces, outils pour l’horlogerie… Ici, la spécialité restait la faux, déclinée en 120 modèles, mais aussi les haches et les pioches. En pleine activité, la production annuelle atteignait 30 000 pièces, dont 20 000 faux.

Taillanderie 2

 

L'interview de la rédaction : Sylvain Debray, responsable des lieux. 

L’apogée… puis le déclin

La période faste de la Taillanderie s’étend de 1890 à 1914. Les commandes affluaient de toute la France, de Suisse et même d’Afrique du Nord. Mais la Première Guerre mondiale changea la donne. Comme ailleurs, la mobilisation des jeunes hommes au front mit un coup d’arrêt brutal à la production.  Malgré une reprise partielle, l’activité déclina progressivement, jusqu’à s’éteindre en 1969 avec le départ à la retraite des trois derniers ouvriers.

Taillanderie 4

 

Un site aujourd’hui préservé

Rachetée par un propriétaire privé, la Taillanderie est désormais ouverte au public. L’entretien du site repose uniquement sur les recettes des visites. « Chaque billet d’entrée contribue directement à la conservation du lieu », explique M. Debré, responsable actuel. Les fonds servent à acheter du bois pour restaurer une machine ou remplacer des tuiles, sans subvention de fonctionnement.

L'interview de la rédaction : Sylvain Debray, responsable des lieux. 

 

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Des visites vivantes et pédagogiques

Ouverte tous les jours jusqu’à fin septembre, la Taillanderie propose des visites guidées ponctuées de démonstrations de forge. Un taillandier présent l’été fait revivre les gestes anciens, les jeudis, vendredis et samedis. Les autres jours, les visiteurs peuvent découvrir la mise en marche des mécanismes et l’histoire du lieu. Septembre, avec ses paysages jurassiens encore lumineux et son climat doux, reste un moment idéal pour plonger dans ce patrimoine vivant.

L'interview de la rédaction : Sylvain Debray, responsable des lieux

Du 27 au 29 juin, la Citadelle de Besançon célèbre les 350 ans de sa construction avec un week-end immersif dédié au XVIIe siècle. Plus de 100 figurants costumés, artisans et comédiens feront revivre l’époque de Louis XIV et de Vauban à travers saynètes, duels à l’épée, démonstrations d’artisanat, repas d’époque et spectacles musicaux. Une expérience vivante et participative pour petits et grands, au cÅ“ur de l’histoire. Entrée incluse avec le billet Citadelle. Plus d’infos sur www.citadelle.com  

Le 14 juin, le Val-de-Travers, en Suisse, vous invite à plonger dans l’univers fascinant de l’absinthe lors d’une journée exceptionnelle. Dégustations, visites de distilleries, rencontres avec les artisans, animations culturelles et soirée festive : Absinthe en Fête célèbre ce spiritueux emblématique là où tout a commencé.

Le berceau historique de la Fée Verte

Si Pontarlier est souvent désignée comme la capitale économique de l’absinthe, le Val-de-Travers en est indéniablement le berceau historique. C’est dans cette vallée suisse, au cœur des montagnes du Jura, qu’au XVIIIe siècle naît la recette de ce mystérieux breuvage aux arômes d’anis et d’herbes. Très vite, la boisson franchira la frontière pour connaître une expansion industrielle spectaculaire à Pontarlier. Mais l’histoire de l’absinthe n’a pas été un long fleuve tranquille. Interdite au début du XXe siècle en raison de polémiques sanitaires et morales, elle a longtemps été condamnée à la clandestinité, avant de retrouver ses lettres de noblesse au XXIe siècle grâce à un encadrement rigoureux de sa production. Aujourd’hui, le Val-de-Travers entend faire vivre ce patrimoine avec fierté.

Une journée immersive au cœur des distilleries

Le samedi 14 juin, dès 10 h, les distilleries du Val-de-Travers ouvriront grand leurs portes aux visiteurs. De 10 h à 18 h, le public pourra partir à la rencontre des distillateurs et distillatrices, découvrir les secrets de fabrication de l’absinthe et déguster les différentes variétés élaborées dans la région. Chaque distillerie proposera ses propres animations et présentations, offrant ainsi un véritable voyage sensoriel au cœur de la production artisanale. L’initiative, relancée ces dernières années par un nouveau comité d’organisation, permet de replacer les artisans au centre de la fête, avec un contact direct et privilégié avec le public.

L'interview de la rédaction : Fabrice Hérard, chargé de mission à l'association des Amis du Musée de Pontarlier 

La Maison de l’Absinthe : mémoire et savoir-faire

Impossible de visiter le Val-de-Travers sans faire halte à la Maison de l’Absinthe, à Môtiers, véritable centre culturel dédié à ce patrimoine unique. Les visiteurs pourront y découvrir l’histoire mouvementée de la Fée Verte, de ses origines mythiques à sa prohibition, puis à sa renaissance. Une occasion également de découvrir les affiches historiques de l’époque, souvent illustrées de figures féminines, comme un clin d’œil au graphisme de l’affiche de cette édition 2025 qui perpétue cette tradition iconographique.

Une soirée festive pour clore la journée

Grande nouveauté cette année : après les visites et les dégustations, les festivités se poursuivront en soirée au Parc Girardier, à Môtiers. Dès la fin d’après-midi, le public pourra profiter de concerts, d’animations musicales et de petite restauration dans une ambiance conviviale et familiale, prolongeant ainsi la découverte de la culture de l’absinthe sous un angle festif et chaleureux.

Une fête au service du « Pays de l’Absinthe »

Au-delà de cette journée événementielle, Absinthe en Fête s’inscrit dans une démarche plus large de valorisation du Pays de l’Absinthe franco-suisse, fruit d’une coopération entre le Val-de-Travers et Pontarlier. Si chaque territoire conserve ses spécificités et ses approches, tous partagent aujourd’hui la volonté commune de transmettre cette culture unique, de sensibiliser le public et de promouvoir un savoir-faire ancestral.

 

Le 10 mai, l’association Grain d’Pixel convie les Bisontines et Bisontins à rejouer une scène historique : celle de la crue du Doubs de 1910, figée par un cliché pris sur le pont Battant. À 18h,  munis de parapluies, les différents acteurs  prendront la pose pour recréer cette célèbre photographie, offrant une nouvelle interprétation de cet événement marquant. L’initiative s’inscrit dans un projet collectif d’exposition, dont la restitution – incluant la photo actuelle et sa carte de référence – sera présentée en août prochain à la Galerie de l’ancienne poste. Cette "master class" artistique dépasse le seul cliché du pont Battant, revisitant d’autres images historiques de Besançon.

La crue de 1910 : un déluge inoubliable

 Les 20 et 21 janvier 1910, le Doubs sort violemment de son lit, plongeant les rues de Besançon sous les eaux. La montée des eaux atteint un rythme impressionnant de 13 centimètres par heure, culminant à 9,57 mètres le 21 janvier à 3 heures du matin – un niveau record, dépassant de 72 centimètres celui de la grande crue de 1882. Alors que les experts estiment qu’une telle catastrophe n’a qu’ 1 chance sur 100 de se produire chaque année, les habitants, confiants, croyaient à tort que la montée des eaux resterait contenue dans les limites des crues précédentes, notamment celles de 1896 et 1882. Mais la nature en décide autrement : l’inondation envahit la ville, marquant les mémoires et laissant des images saisissantes, qui, plus d’un siècle plus tard, continuent de fasciner.

Avec cette reconstitution photographique, Grain d’Pixel invite les habitants à redonner vie à cet instant, ancré dans l’histoire bisontine et au cœur de la mémoire collective. Une opportunité unique de se replonger dans ce passé tumultueux, avec un appareil photo en guise de témoin.

A Bois d’Amont, les responsables du musée de la Boissellerie ne cache pas leur satisfaction. Un an après sa réouverture, le site a enregistré 20.000 visiteurs, désireux de découvrir notamment le résultat des travaux de modernisation et de rénovation, menés durant plus de 16 mois. Ce qui représente presque 31.000 entrées. Pour tout savoir sur ce musée, crée en 1978 pour valoriser le patrimoine artisanal et historique du territoire : www.museedelaboissellerie.com

Quelle belle histoire familiale ! Quelle belle épopée ! Alors que le territoire pontissalien s’apprête à célébrer les 70 ans des visites touristiques du Château de Joux, à la Cluse-et-Mijoux, Plein Air s’intéresse à M. Maurice Cordier,  Ã  l’initiative de ce beau projet culturel. Il lui a fallu du courage et de la détermination pour atteindre son objectif. Sa force de caractère, ses relations et sa famille, lui ont permis d’y arriver. Une démarche au service d’un territoire et de la culture. Rencontre avec M. Louis Hérard, un de ses neveux, étudiant à l’époque, qui a suivi toutes les négociations

L’initiative de Maurice Cordier est très novatrice. Alors président du syndicat d’initiative de son territoire du Haut-Doubs, ce chirurgien-dentiste de profession choisit de se lancer un défi de taille pour dynamiser le secteur et impulser un chantier déterminant pour le tourisme local. A cette époque, seuls la télébenne du Morond à Métabief et le lac Saint Point suscitaient la convoitise des vacanciers et des locaux. L’ouverture du Fort de Joux, jusqu’à présent un site militaire, néanmoins chargé d’histoire, changera la donne et donnera une dimension nouvelle au tourisme local.  Sa rencontre avec un officier des travaux du génie, le Commandant Gagneur, formalisera et lancera l’initiative.

L'interview de la rédaction : M. Louis Hérard

L'interview de la rédaction : M. Louis Hérard

Réfléchir à un circuit de visite

Une fois les autorisations obtenues, il a fallu réfléchir au circuit de visite et animer les lieux. Maurice Cordier va mobiliser sa famille, dont son neveu Louis Hérard et son frère, dans la conception de ce parcours, faisant référence aux trois grandes périodes historiques durant lesquelles le Château s’est développé. Des recherches historiques ont également été effectuées pour rendre les visites les plus riches possibles. M. Hérard se souvient de ces moments, où il a endossé le costume de guide. Une démarche totalement altruiste, rémunérée par la seule générosité des visiteurs.

L'interview de la rédaction : M. Louis Hérard

Promouvoir les initiatives du Château

On est bien loin des réseaux sociaux. Néanmoins, le bon sens de la campagne va encore frapper. Tous les moyens de diffusion de l’époque sont utilisés pour parler du Fort et de son actualité. Ainsi, la 4 CV familiale, équipée de la sonorisation nécessaire, fut un moyen de communication des plus pertinents pour faire savoir et informer le plus grand nombre.

L'interview de la rédaction : M. Louis Hérard

La plus riche collection d’armes anciennes de France

M. Louis Hérard est intarissable sur cette autre histoire du Château de Joux. Cette ouverture culturelle et cette conservation du patrimoine vont également se conjuguer avec l’acquisition de la plus riche et complète collection d’armes anciennes. Face à l’opposition de son conseil d’administration, Maurice Cordier fait l’acquisition, avec ses deniers personnels, de cette riche collection et la proposera au sein de l’édifice.

L'interview de la rédaction : M. Louis Hérard

C’est grâce à cet homme et à sa famille que des milliers de visiteurs ont accès au Fort de Joux aujourd’hui. Le 31 mai 1954, pour la première fois de son histoire, le célèbre Château du Haut-Doubs accueille ses premiers curieux. Depuis 1968, le site appartient à la collectivité. En 1996, il fut entièrement classé au titre des monuments historiques.

La tradition jurassienne du biou est de retour ce week-end à Arbois. Durant cette cérémonie religieuse, organisée le premier dimanche de septembre, les viticulteurs offrent les prémices de la récolte sous la forme d’un biou, une énorme grappe de raisins, fabriquée pour l’occasion. La cérémonie se déroulera ce dimanche, à partir de 9h30, avec l’office religieux à 10 heures. Suivi du défilé de la couronne à 11h30 et de la cérémonie patriotique à 11h45 au monument aux Morts.

Actuellement à Besançon, des travaux de restauration sont menés sur le quai Vauban, au centre-ville. L’objectif de cette opération est de consolider la partie haute du mur qui menaçait de s’effondrer. Certes, des blocs en béton avaient été installés en 2005, mais une intervention plus ambitieuse était devenue incontournable. L’usure de l’édifice ne lui permettait plus de contenir l’eau, qui, en s’engouffrant à l’intérieur, a occasionné des dégâts. Provoquant une déformation, un décalage ou encore « un ventre Â»,  dans le jargon technique, de 20 centimètres, sur 16 mètres de long.

85 clous de plus de 6 mètres

Ainsi, pour corriger ce phénomène, améliorer la situation et la pérennité de l’édifice, une intervention en quatre temps a été programmée. La durée du chantier s’effectue sur onze mois. Après les démarches administratives nécessaires, les rencontres avec les habitants et la validation des interventions, qui s’effectuent sur un site historique, les travaux ont pu débuter en juin dernier. Ils devraient se terminer en mai prochain. La première étape a consisté à consolider le mur existant et enlever les blocs provisoires de 2005 pour lancer concrètement les opérations. Lors de la deuxième phase, qui est en cours, 85 clous de 6 mètres de longueurs sont installés pour tenir le parement. Ensuite, il faudra démonter le parement en pierre et projeter du béton pour tenir les parties arrière du mur. Enfin, viendra la phase de reconstruction, « en conservant un maximum de pierres d’origine Â».

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Olivier Comte, responsable exploitation au sein de l'entreprise Pateu et Robert.

L'interview de la rédaction : Olivier Comte

Une reconstruction à l’identique

Un important travail de référencement a été effectué. Appelé « calepinage Â», il consiste à renseigner chaque pièce démontée pour ensuite les réintroduire fidèlement. Les pierres qui n’ont pas être conservées seront remplacées. Elles proviennent de Myon, près de Salins-les-Bains. Là-bas, le fournisseur est en capacité de proposer une production qui correspond aux caractéristiques et exigences exprimées. Le coût de ce chantier s’élève à 900.000 euros. La DRAC, pour près de la moitié, la Région, le Département et Grand Besançon Métropole apportent leur concours.  

L'interview de la rédaction : Olivier Comte

Si vous êtes de passage à la Citadelle de Besançon et visitez le musée de la Résistance et de la Déportation, l’établissement vous propose de vous arrêter sur les objets confectionnés en détention par la résistante franc-comtoise Marguerite Socié,  arrêtée à Valentigney,  et d’autres prisonniers dans les geôles de Belfort, Besançon, Rennes et Fresnes, mais aussi dans les deux camps de concentration qu’elle a connus. Différents objets ont été confectionnés : recettes de cuisine pour lutter contre la faim avec du papier hygiénique, un couteau artisanal, une poupée miniature, … .