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Dans le cadre de notre série consacrée aux 100 premiers jours de Patrick Comte, nouveau maire centriste de Pontarlier, notre rédaction a interrogé les principales figures de l'opposition municipale. Après Bertrand Guinchard, c'est Bénédicte Hérard, cheffe de file de l'un des trois groupes d'opposition au conseil municipal, qui livre son analyse de ce début de mandat. Si elle estime qu'il est encore trop tôt pour porter un jugement définitif, elle assure que son groupe restera une opposition « vigilante » sur les décisions de la majorité.

« Beaucoup de projets hérités de l'ancienne équipe »

Pour Bénédicte Hérard, les cent premiers jours de la nouvelle municipalité sont avant tout marqués par la poursuite de projets déjà engagés sous le précédent mandat. « Pour l'instant, à part la piétonnisation, ce sont surtout des rubans coupés et des travaux qui avaient été validés et budgétés par l'ancienne équipe », observe-t-elle, citant notamment la Porte Saint-Pierre, l'église Saint-Bénigne, le centre Berlioz, le chemin du Train, la rue des Capucins ou encore la place Pergaud. Elle reconnaît toutefois qu'il est difficile d'évaluer une équipe fraîchement installée. « Ils prennent leurs marques et découvrent les rouages d'une collectivité. Critiquer des gens qui démarrent serait de la mauvaise foi ". 

L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard 

Des polémiques jugées secondaires

Depuis l'élection de Patrick Comte, plusieurs sujets ont alimenté le débat local : hausse des indemnités des élus, suppression d'une subvention au lycée Jeanne-d'Arc, cession d'une parcelle près de la chapelle de l'Espérance, ou encore certaines polémiques autour de la communication du maire. Pour Bénédicte Hérard, ces questions restent accessoires. « Chaque équipe fait ses choix et incarne le pouvoir à sa manière. Pour nous, l'essentiel se joue dans les commissions et au conseil municipal. C'est là que doivent être débattus les vrais sujets de fond. »

« Nous représentons une partie des Pontissaliens »

L'élue rappelle que son groupe conserve une légitimité démocratique importante. « Entre le premier et le second tour, nous avons obtenu entre 25 et 30 % des voix. Nous représentons donc une partie des Pontissaliens qui attendent que nous défendions les propositions de notre programme et que nous apportions notre éclairage aux décisions de la majorité. » Elle affirme que son groupe continuera à travailler dans l'intérêt de la ville tout en exerçant pleinement son rôle de contrôle.

L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard 

Une opposition « vigilante » pour la suite du mandat

À l'approche de la rentrée politique de septembre, Bénédicte Hérard n'entend pas fixer de calendrier à la majorité. « Il faut d'abord les voir travailler. Nous jugerons sur pièce », explique-t-elle. Selon les dossiers, son groupe soutiendra ou demandera des précisions lorsque cela lui semblera nécessaire. « Si cela va trop vite, pas assez vite ou manque d'éclairage, nous le dirons ". 

L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard 

« Notre parole est libre »

Interrogée sur l'image d'une opposition parfois plus offensive que celle incarnée par Bertrand Guinchard, Bénédicte Hérard réfute cette analyse. Elle estime que cette perception tient davantage à la place occupée par son groupe depuis les élections municipales et à certaines positions prises au sein de la Communauté de communes du Grand Pontarlier. « Notre parole est libre. Je n'ai pas de conflit d'intérêts et je dis les choses telles que je les pense. Peut-être est-ce cela qui dérange. »

Pas d'inquiétude sur la présidence de la Communauté de communes

L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard 

Enfin, l'élue ne partage pas les inquiétudes exprimées par certains concernant le fait que la présidence de la Communauté de communes du Grand Pontarlier ne soit plus exercée par le maire de Pontarlier. Selon elle, le fonctionnement collégial de l'intercommunalité constitue une garantie suffisante. Elle rappelle que le président est entouré d'un bureau composé de vice-présidents élus et souligne qu'à l'échelle nationale, près de 70 % des intercommunalités sont présidées par un élu qui n'est pas issu de la commune la plus peuplée. Pour Bénédicte Hérard, le véritable enjeu réside plutôt dans la représentation de l'ensemble des sensibilités politiques au sein des commissions, afin de garantir un fonctionnement démocratique de l'intercommunalité.

 

Cent jours après l'arrivée de Patrick Comte à la tête de la Ville de Pontarlier, l'opposition municipale dresse un premier bilan prudent. Conseiller municipal et chef de file d'une des minorités, Bertrand Guinchard assure ne pas vouloir « accabler » la nouvelle équipe, tout en pointant plusieurs dysfonctionnements qu'il juge préoccupants.

Une période d'observation jusqu'à la rentrée

Pour Bertrand Guinchard, l'heure n'est pas encore au procès politique. L'élu affirme laisser à la majorité municipale le temps de prendre ses marques après le départ de Patrick Genre. « Je ne souhaite pas les accabler, je souhaite au contraire accompagner », explique-t-il. Mais cette bienveillance pourrait avoir ses limites. « Jusqu'à la rentrée de septembre, nous allons encore être tolérants. Après, il faudra que les choses soient claires, qu'il y ait un cap et une organisation. »

L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard 

Une organisation jugée « brouillonne »

Le principal reproche formulé concerne le fonctionnement quotidien de la municipalité. Selon l'opposant, plusieurs événements récents témoigneraient d'un manque d'anticipation et de coordination. Il cite notamment l'inauguration de la Porte Saint-Pierre, pour laquelle les invitations auraient été envoyées tardivement, ainsi que la tenue simultanée de plusieurs réunions municipales. « Aujourd'hui, il n'y a pas d'organisation. Tout est fait au dernier moment », estime-t-il.

Des polémiques relativisées

Depuis le début du mandat, plusieurs dossiers ont suscité des réactions : hausse des indemnités des élus, suppression d'une subvention au lycée Jeanne-d'Arc, aménagement autour de la chapelle de l'Espérance ou encore critiques sur le style de communication du maire. Pour Bertrand Guinchard, ces épisodes relèvent davantage de débats politiques que de véritables crises. « Ce sont des petites polémiques, des histoires de personnalités », relativise-t-il. L'élu reconnaît toutefois une différence notable entre Patrick Comte et son prédécesseur Patrick Genre.

L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard 

Une communication différente de celle de Patrick Genre

L'ancien maire était reconnu pour sa présence médiatique et sa capacité à prendre la parole publiquement. Un exercice dans lequel Patrick Comte semble, selon son opposant, moins à l'aise. « Patrick Genre avait une facilité et une expérience qui lui permettaient de s'exprimer beaucoup plus facilement », souligne Bertrand Guinchard. Il estime néanmoins que la nouvelle majorité communique abondamment, mais selon des modalités différentes et moins institutionnelles.

Le respect des minorités au cœur des attentes

Au-delà de l'organisation et de la communication, l'opposition réclame une plus grande association aux réflexions municipales. Bertrand Guinchard rappelle que les listes minoritaires représentent une part importante de l'électorat et estime qu'elles doivent être davantage consultées. « Ne pas nous consulter, ne pas nous intégrer aux réflexions ou ne pas écouter ce que nous avons à dire est dérangeant », affirme-t-il. L'élu dénonce également certaines attitudes qu'il juge parfois « méprisantes », tout en soulignant que les échanges avec plusieurs adjoints se déroulent dans un climat constructif. « Dès que l'ouverture se fait, les discussions sont courtoises et il y a une vraie volonté de construire ensemble », assure-t-il.

L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard 

La communauté de communes : un changement de gouvernance assumé

Interrogé sur la perte de la présidence de la Communauté de communes du Grand Pontarlier par la ville-centre, Bertrand Guinchard ne parle pas de risque majeur. S'il rappelle que l'alignement entre la mairie de Pontarlier et l'intercommunalité a longtemps constitué un atout pour accélérer les projets et mutualiser les services, il estime que le résultat de l'élection doit désormais être accepté. Il salue ainsi le début de mandat du nouveau président, Nicolas Barbe, avec lequel il dit vouloir travailler dans l'intérêt général. « On accepte ou on n'accepte pas les résultats des élections. Moi, je pense que c'est surtout l'intérêt général qui doit primer », conclut-il.

L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard 

Un premier bilan encore provisoire

Cent jours après l'installation de Patrick Comte à l'hôtel de ville, l'opposition se veut donc vigilante sans être dans l'affrontement systématique. Bertrand Guinchard accorde encore quelques semaines à la nouvelle équipe pour trouver son rythme, mais prévient que la rentrée de septembre constituera un premier véritable test pour la majorité municipale.

À l’approche des 100 jours à la tête de la ville, Patrick Comte,  le maire de Pontarlier,  revient sur ses débuts, la charge de travail liée à sa nouvelle fonction, la question de la communication avec les habitants mais aussi les premiers projets lancés, comme la piétonnisation partielle du centre-ville.

Les 100 jours à la tête de la ville approchent. Cette date du 30 juin représente-t-elle quelque chose pour vous ?

Pas du tout. Très honnêtement, les 100 jours ne me perturbent pas et ne me motivent pas non plus. Pour l’instant, il y a eu beaucoup de prises de contact. C’était très riche en enseignements, très intense et passionnant. Nous avons lancé quelques projets, d’autres demanderont davantage de temps. Mais nous travaillons surtout sur la durée du mandat.

Avez-vous été surpris par la charge de travail liée à la fonction ?

Oui, surtout par le temps que cela demande. Tous les jours de la semaine, le soir, et même une partie des week-ends. J’avais déjà l’habitude de travailler une dizaine d’heures par jour, mais je n’avais pas conscience que presque toutes les soirées  et les week-ends seraient pris.

Avez-vous aujourd’hui complètement endossé le costume de maire ou êtes vous encore en apprentissage ?

C’est les deux. J’ai pleinement conscience des responsabilités qui m’incombent, mais j’en apprends encore tous les jours.

Vous avez récemment échangé avec un commerçant sur les réseaux sociaux dans une ambiance très directe, filmée régulièrement et publiée en ligne. Est-ce une autre manière de communiquer ?

Moi, je m’adapte. Le commerçant auquel vous faites référence vient me voir, il est sympathique. Si vous venez me voir régulièrement, je pense qu’au bout de quelques jours, on se tutoiera aussi et tout se passera très bien.

Regrettez-vous de ne pas avoir obtenu la présidence de la communauté de communes ?

Oui,. Il y a environ 550 agents communaux et 190 à la communauté de communes. J’aurais aimé pouvoir travailler avec l’ensemble des équipes de manière équitable. Mais je pense qu’avec Nicolas Barbe, nous allons bien nous entendre.

Certains élus d’opposition estiment avoir été écartés de certaines commissions. Que leur répondez-vous ?

Dans les commissions de la communauté de communes, Pontarlier dispose  de quatre ou cinq représentants selon les cas. Je ne pouvais pas me permettre de donner une voix supplémentaire à quelqu’un dont je n’étais pas sûr politiquement.

Préférez-vous être maire de Pontarlier ou président de la communauté de communes ?

J’aime être maire de Pontarlier, ça c’est certain. Président de la communauté de communes, je ne le saurai jamais. Mais j’ai eu la chance d’être élu président du Pays du Haut-Doubs, et je pense que cela nous donne déjà de bons moyens pour porter les ambitions de la ville.

Vous allez lancer une expérimentation de piétonnisation du centre-ville. Le dispositif concernera une portion de la rue de la République, entre la rue de la Gare et la rue de la Halle.  Pouvez-vous nous en dire plus ?

Le dispositif débutera le 21 juin. Il sera accompagné d’animations culturelles et sportives. Nous avons travaillé ce projet avec les commerçants et les riverains rencontrés récemment. L’accueil est plutôt positif et tout le monde a envie que cela fonctionne. Mais rien n’est figé : si cela ne marche pas, nous saurons l’arrêter.  

Quels seront les critères pour juger du succès de cette expérimentation ?

Ce sera principalement une question de fréquentation du centre-ville. Après, beaucoup d’éléments entreront en compte : la météo, l’implication des commerçants, les animations… Un bilan sera réalisé en septembre afin d’améliorer ce qui doit l’être.

Était-il important d’associer commerçants et habitants à cette réflexion ?

Oui, complètement. Toute notre action politique sera menée de cette manière. Nous ne voulons rien faire seuls. Les bonnes idées viennent souvent du terrain et notre rôle est de les accompagner.

Ces échanges ont-ils déjà permis de faire évoluer le projet ?

Oui, plusieurs idées ont émergé, notamment sur les macarons pour les riverains et les salariés du centre-ville ou encore sur les sens de circulation afin d’éviter un report trop important du trafic rue de la Gare. Beaucoup de sujets ont été évoqués et nous allons poursuivre ce travail sereinement.

La piétonnisation est-elle votre première grande action concrète depuis votre arrivée ?

Non, pas seulement. Nous travaillons aussi avec les services de l’État sur la circulation autour du rond-point de l’Europe pour fluidifier le trafic entre ce secteur et Préval. Des aménagements sont à l’étude avec plusieurs voies d’accès supplémentaires.

D’autres projets doivent-ils sortir rapidement des cartons ?

Il y aura notamment le passage de la ville à 30 km/h. Pour d’autres projets, comme la Maison Chevalier, les réflexions et les études sont encore en cours.

Le maire de Pontarlier, Patrick Comte, a été élu ce jeudi soir président du Pays du Haut-Doubs. Seul candidat en lice pour succéder à Patrick Genre, l’édile pontissalien prend désormais la tête de cette structure de coopération territoriale qui fédère plusieurs intercommunalités du secteur du Haut-Doubs. Cette élection intervient dans un contexte politique particulier pour le nouveau maire de Pontarlier. Élu largement lors des municipales de mars dernier après près de trente années de gouvernance de Patrick Genre, Patrick Comte n’avait toutefois pas réussi à obtenir la présidence de la Communauté de communes du Grand Pontarlier, finalement remportée par Nicolas Barbe. Un revers politique qui avait surpris dans la capitale du Haut-Doubs, alors même que le nouveau maire venait de décrocher une victoire nette aux élections municipales. Avec cette présidence du Pays du Haut-Doubs, Patrick Comte retrouve donc une place stratégique dans l’organisation territoriale locale et s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur Patrick Genre, qui occupait cette fonction jusqu’à présent.

Un outil de coordination à l’échelle du Haut-Doubs

Le Pays du Haut-Doubs, aujourd’hui constitué sous la forme d’un syndicat mixte, regroupe plusieurs communautés de communes du territoire. Il rassemble notamment :

  • la Communauté de communes du Grand Pontarlier,
  • la Communauté de communes de Montbenoît,
  • la Communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs,
  • la Communauté de communes Altitude 800,
  • ainsi que la Communauté de communes du plateau de Frasne et du Val du Drugeon.

Le syndicat joue un rôle important de coordination territoriale autour des grandes orientations d’aménagement et de développement du Haut-Doubs. Il intervient notamment sur les questions de planification territoriale, de développement local et de Schéma de cohérence territoriale (SCoT). Le Pays du Haut-Doubs constitue ainsi un espace de dialogue entre collectivités autour des grands enjeux du territoire : urbanisme,  mobilité,  développement économique,  habitat,  environnement ou encore équilibre entre espaces urbains et ruraux.

Une continuité avec l’ère Genre

L’élection de Patrick Comte s’inscrit également dans une forme de continuité politique avec l’ancienne gouvernance pontissalienne. Patrick Genre, figure incontournable de la vie politique locale pendant près de trois décennies, présidait jusqu’ici le Pays du Haut-Doubs.  Même si Patrick Comte avait construit sa campagne municipale autour d’une idée de « renouveau » à Pontarlier, il hérite aujourd’hui d’un outil territorial historiquement structuré par son prédécesseur.

Cette nouvelle responsabilité pourrait permettre au maire de Pontarlier de renforcer son poids politique à l’échelle du Haut-Doubs après les tensions apparues lors de l’élection à la présidence du Grand Pontarlier. Elle lui offre également une position centrale dans les discussions à venir sur les grands projets structurants du territoire.

Dans un Haut-Doubs confronté aux enjeux de mobilité, de logement, d’attractivité économique et de transition environnementale, la présidence du Pays du Haut-Doubs demeure un poste stratégique, souvent discret médiatiquement, mais influent dans les équilibres politiques locaux.

Après l’élection de Nicolas Barbe, le maire de Chaffois,  Ã  la présidence de la Communauté de communes du Grand Pontarlier, les réactions se multiplient dans le paysage politique pontissalien. Mise en cause par Patrick Comte, suite à son échec le 22 avril dernier, l’élue d’opposition Bénédicte Hérard assume pleinement son choix et rejette toute responsabilité dans la défaite du maire de Pontarlier. Elle défend une position « fidèle à ses engagements » et estime que le candidat battu n’a pas réussi à rassembler les communes du territoire autour de sa candidature. Rappelons que Nicolas Barbe est arrivé en tête avec 19 voix, 16 voix pour le Maire de Pontarlier.

Vous êtes mise en cause par Patrick Comte, qui estime que c’est aussi à cause de vous qu’il n’est pas devenu président de la Communauté de communes du Grand Pontarlier. Que lui répondez-vous ?

Je lui réponds d’abord que s’il n’est pas président du Grand Pontarlier, c’est avant tout de sa responsabilité. Le travail de rassemblement des maires autour de sa candidature lui revenait, pas à moi. J’ai été son opposante pendant toute la campagne municipale. J’ai toujours défendu l’idée de dissocier les fonctions de maire de Pontarlier et de président de la Communauté de communes du Grand Pontarlier. Je reste fidèle aux engagements que j’ai pris. Je n’ai trahi ni mes électeurs, ni mes convictions.

Est-ce dommage, selon vous, que la présidence échappe à la ville de Pontarlier ?

Cela dépend du point de vue. Le mien n’est pas celui-là. Si l’on regarde les intercommunalités en France, elles ne sont pas toutes présidées par le maire de la ville-centre. Il existe de nombreux exemples autour de nous. À la Communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs, par exemple, la présidence était longtemps à Mouthe et elle revient aujourd’hui à Métabief.
Je pense sincèrement qu’à Pontarlier, nous n’avons pas le monopole des compétences. D’autres maires du territoire sont expérimentés, connaissent les dossiers et sont parfaitement capables d’assumer cette responsabilité.

Pour bien comprendre : Patrick Comte a obtenu 16 voix contre 19 pour Nicolas Barbe. Cela signifie qu’il a obtenu les voix de sa majorité et seulement deux soutiens supplémentaires. Il n’a donc pas réussi à convaincre les maires des petites communes ?

Effectivement, il n’a pas réussi à fédérer les maires des autres communes. Il n’a obtenu le soutien que d’un seul maire extérieur à Pontarlier. Or, dans ce type d’élection, le travail de préparation se fait entre les exécutifs des communes et les élus des listes victorieuses. C’est à eux de construire une majorité et une dynamique collective. Si M. Comte n’a pas su convaincre davantage de maires, ce n’est pas de mon fait. C’est sa responsabilité politique.

Des personnes disent aujourd’hui à Pontarlier que vous êtes restée fidèle à votre ligne de conduite.

Exactement. J’ai respecté les engagements que j’avais pris pendant la campagne et les objectifs que je m’étais fixés. Je suis opposée au mensonge et à la trahison. Et je rappelle aussi que j’étais l’adversaire de M. Comte lors des élections municipales. À un moment, il faut rester cohérent : est-ce que lui-même aurait voté pour moi ? Est-ce qu’il l’a fait pendant les municipales ? Je ne le crois pas.

Vous avez donc choisi de voter pour un élu qui habite le territoire, dites- vous

Oui. J’ai voté pour un maire investi dans la communauté de communes depuis plusieurs années. Lors du précédent mandat, il avait choisi de venir observer et apprendre le fonctionnement de l’intercommunalité, sans même demander de vice-présidence. Aujourd’hui, c’est quelqu’un qui maîtrise les dossiers et qui a démontré sa capacité à fédérer les communes du territoire. La preuve : il a réussi à rassembler tout le monde autour de lui, à l’exception de Pontarlier, ce qui est assez logique dans le contexte actuel.

Dernière question : avec une mutualisation importante des services entre la Ville de Pontarlier et la Communauté de communes du Grand Pontarlier, la cohabitation entre un maire et un président différents risque-t-elle d’être compliquée ?

Je pense qu’il suffit de travailler intelligemment et dans l’intérêt du territoire. Les élus devront avancer ensemble sur les dossiers communs. Au conseil communautaire, nous sommes avant tout des conseillers communautaires, au-delà des fonctions de chacun. Il faudra donc trouver un mode de fonctionnement constructif. C’est une situation nouvelle, certes, mais je rappelle que M. Comte avait lui-même appelé au changement. Aujourd’hui, le changement est là. Il faut désormais s’y adapter.

Une élection serrée à la Communauté de Communes du Grand Pontarlier

À l’issue de l’élection du président de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier (CCGP), organisée le 22 avril dernier, le maire de Pontarlier, Patrick Comte, publie un communiqué dans lequel il revient sur sa défaite face à Nicolas Barbe. Rappelons que le scrutin s’est conclu par une victoire serrée du Maire de Chaffois,  Ã©lu président avec 19 voix contre 16. Patrick Comte dit « prendre acte » de ce résultat démocratique, tout en exprimant une « profonde déception » quant à son issue.

Une candidature portée au nom de la stabilité

Dans son message adressé aux habitants de Pontarlier, le maire explique avoir présenté sa candidature après l’échec des discussions entre les dix maires du territoire visant à construire une candidature commune. Selon lui, son projet reposait sur la volonté d’assurer une « gouvernance solide » pour accompagner les projets structurants engagés lors du précédent mandat. Il estime également que Pontarlier, par son poids démographique et institutionnel, dispose de la légitimité nécessaire pour porter les dossiers du territoire auprès des partenaires publics et financiers. Patrick Comte défendait aussi une réorganisation du fonctionnement intercommunal, avec davantage de dialogue entre les communes et une meilleure coordination entre la Ville de Pontarlier et l’intercommunalité, notamment dans les domaines administratifs et des ressources humaines.

Des critiques envers certains élus et la nouvelle gouvernance

Le maire de Pontarlier regrette par ailleurs le choix de deux élus municipaux d’opposition pontissaliens d’avoir soutenu la candidature de Nicolas Barbe, estimant que cette décision a contribué à un résultat « défavorable aux intérêts » de la ville. Il critique également les premières orientations prises par le nouveau président de la CCGP, notamment : l’absence d’un élu pontissalien à la première vice-présidence et le refus de créer une dixième vice-présidence dédiée aux ressources humaines et à l’administration générale.  Pour Patrick Comte, cette délégation aurait pourtant été essentielle face aux enjeux actuels de gestion et d’organisation des services mutualisés.

« Une mobilisation totale » pour Pontarlier

Malgré cette défaite, le maire affirme rester pleinement engagé pour défendre les intérêts de Pontarlier au sein de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier, aux côtés des vice-présidents pontissaliens élus. Dans la conclusion de son communiqué, Patrick Comte assure les habitants de sa « mobilisation totale au service de la ville et du territoire », affirmant vouloir poursuivre son action au sein de l’intercommunalité malgré le changement de gouvernance.

 

Nicolas Barbe est le nouveau président de la Communauté de communes du Grand Pontarlier. Élu face au maire de Pontarlier, Patrick Comte, il réagit à cette victoire et évoque les nombreux dossiers qui attendent la collectivité. Investissements, projets structurants et maîtrise des finances : il détaille ses priorités.

Une première réaction après votre élection à la présidence du Grand Pontarlier ?

C’est une élection qui m’honore, mais qui m’oblige également. Désormais, le temps de la campagne est terminé : il faut se mettre très rapidement au travail. Les échéances qui nous attendent sont importantes.

Justement, quels sont les principaux projets à venir ?

Nous entamons un mandat avec de grands dossiers. La construction du centre aquatique vient de démarrer : c’est un projet structurant pour l’ensemble du territoire, mais aussi un investissement conséquent. Nous avons également la réhabilitation de l’hôtel d’entreprises de la Belle Vie, ainsi que la mise en œuvre du schéma directeur de l’eau et de l’assainissement.
À cela s’ajoutent la rénovation complète de la déchetterie, un projet ambitieux autour du château de Joux et la création d’un crématorium en délégation de service public.
Vous le voyez, les sujets sont nombreux. Nos finances sont saines, mais il faudra les gérer avec rigueur pour éviter tout dérapage.

L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe 

Vous avez aussi été interrogé sur le dossier Cofreco. De quoi s’agit-il ?

Le site Cofreco représente environ cinq hectares, dont la moitié en zone commerciale. L’idée serait, si nous en faisions l’acquisition, de constituer une réserve foncière. Concrètement, nous souhaitons éviter l’implantation d’un grand commerce  qui capterait les flux de consommateurs en entrée de Pontarlier, au détriment du centre-ville et des zones d’activités existantes. Une telle maîtrise foncière nous permettrait de mieux orienter l’aménagement de ce secteur.

L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe 

Votre élection traduit-elle une volonté des élus de marquer une différence avec la ville de Pontarlier ?

Il existe deux entités distinctes : la Ville de Pontarlier et la Communauté de communes. Mais l’une ne peut pas fonctionner sans l’autre. Nous devrons avancer ensemble, dans le même sens, comme deux partenaires étroitement liés. La nouvelle équipe municipale de Pontarlier a déjà des défis importants à relever. De notre côté, compte tenu des investissements engagés à l’échelle intercommunale, nous avons estimé qu’il était plus prudent de prendre la responsabilité de la communauté de communes.

L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe 

Vous êtes un élu chevronné. Vous venez ainsi d’expliquer les raisons qui vous ont poussé à faire acte de candidature ?

Oui, tout à fait. C’est ce qui m’a conduit à me présenter.

Les élus de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier ont voté ce mercredi soir. Ils ont porté majoritairement Nicolas Barbe, le maire de Chaffois, à la tête de la collectivité locale. L’édile vainqueur obtient 19 voix. Alors que le Maire de Pontarlier n’a reçu que 16 voix.

La prochaine réunion du conseil municipal de Pontarlier se tiendra ce lundi 13 avril, à 19h30, salle Paul Robbe, à l’Hôtel de Ville de Pontarlier. Ce nouveau rendez-vous est le deuxième sous la mandature de Patrick Comte, le nouveau Maire de la Capitale du Huat-Doubs. Il fait suite au conseil municipal d’installation qui s’est tenu dans la foulée du 2è tour des élections municipales. Au menu notamment, la majoration des indemnités de fonction des élus. Précisons que cette séance est ouverte au public, qui peut également la suivre en retranscription sonore la chaîne YouTube de la Ville.

Sans surprise, Patrick Comte a été officiellement élu maire de Pontarlier  lors du conseil municipal d’installation de ce vendredi soir. Une élection nette qui ouvre une nouvelle page politique pour la ville. Neuf adjoints ont été élus. Jean-Louis Gagelin, qui aura en charge l’urbanisme, la voierie, les espaces verts, le patrimoine bâti et l'économie, est le premier d’entre eux. Agathe Henriet s’est vue confier l’administration générale, les marchés publics, les affaires juridiques et la sécurité. Le troisième adjoint est Fabien Paret ( politique de la ville, jeunesse et citoyenneté). Nathalie Bertin gérera la culture, le tourisme et les jumelages, en tant que quatrième adjointe. La communication, les relations publiques, la transition numérique et les cérémonies  reviennent à Benjamin Locatelli. Le sport sera l’affaire de Gilles Corgini. Enfin, Delphine Pernin est l’élue référente pour le scolaire et le périscolaire.  

Une élection sans suspense

Sur les 33 votants, 25 élus ont apporté leur soutien à Patrick Comte. Une voix pour Céxdric Laithier, qui avait fait acte de candidature. Le scrutin a également enregistré sept votes blancs, émanant vraisemblablement de l’opposition de droite. Ce résultat confirme la majorité obtenue lors des élections municipales et installe solidement le nouveau maire à la tête de l’exécutif local.

Un discours placé sous le signe de la responsabilité

Dans son discours d’investiture, Patrick Comte a d’abord tenu à remercier les électeurs pour leur confiance : « Cette confiance nous oblige », a-t-il déclaré, soulignant d’emblée le sens des responsabilités qui accompagne son élection. Il a également salué la participation des habitants au scrutin, tout en rappelant que l’abstention reste un défi pour la démocratie locale.

Hommage à la mandature précédente

Le nouveau maire a pris soin d’inscrire son action dans une continuité républicaine, en rendant hommage à l’équipe sortante et à son prédécesseur, Patrick Genre.  « Une ville se construit dans la durée », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de respecter le travail accompli tout en assumant les responsabilités nouvelles.

Un cap politique clairement affirmé

Patrick Comte a insisté sur la légitimité du programme porté par son équipe, qu’il qualifie de « cap » et de « boussole » pour le mandat. Selon lui, les Pontissaliennes et Pontissaliens ont choisi « une orientation, des engagements concrets et une méthode de travail », avec une priorité claire : placer l’intérêt des habitants au cœur de chaque décision. Il a également appelé à dépasser les clivages politiques : « Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous distingue lorsque l’intérêt général est notre priorité. »

Une main tendue à l’opposition

Dans un passage remarqué, le nouveau maire s’est adressé directement aux élus de la minorité, reconnaissant leur légitimité et leur rôle dans le fonctionnement démocratique. « Votre parole est utile, votre vigilance est nécessaire », a-t-il affirmé, appelant à une opposition « constructive », capable d’enrichir les projets municipaux sans tomber dans une opposition systématique.

Des priorités clairement identifiées

Le maire a dressé les grands axes de son mandat : cadre de vie, urbanisme, attractivité économique, transition écologique, cohésion sociale, jeunesse et accompagnement des aînés. Il a insisté sur la nécessité d’agir avec méthode, de hiérarchiser les priorités et de garantir la transparence de l’action publique.

Une mandature tournée vers l’action

« Ce discours n’est pas un aboutissement, il est un point de départ », a conclu Patrick Comte, appelant à une mobilisation immédiate. Affichant une volonté de résultats concrets, il a insisté sur l’importance de la présence sur le terrain, de l’écoute des habitants et de la mise en œuvre effective des engagements. Avec cette élection, Pontarlier entame une nouvelle mandature placée sous le signe du rassemblement, mais aussi de l’exigence et de l’action.