Au lendemain de la victoire de Patrick Comte, le maire sortant de Pontarlier, Patrick Genre, qui ne se représentait pas, réagit avec sobriété. Respect du verdict des urnes, inquiétude face à l’abstention et volonté d’assurer une transition apaisée : après 31 ans d’engagement, il tourne la page sans commenter une campagne marquée par des tensions.
Quelle est votre réaction après le résultat d’hier et dans quel état d’esprit êtes-vous au lendemain de ce second tour ?
Écoutez, je crois que les urnes ont parlé, comme on dit. Le vote a été franc et massif en faveur de la liste conduite par Patrick Comte. Dont acte. Il faut bien sûr respecter le choix des électrices et des électeurs. La seconde remarque concerne le très faible taux de participation : inférieur à 49 % pour un second tour avec quatre listes en présence, ce qui n’était jamais arrivé à Pontarlier. On aurait pu espérer une mobilisation beaucoup plus importante. Cela n’a pas été le cas, et cela traduit certainement quelque chose. Je ne suis pas en mesure d’en faire une analyse détaillée, mais cela pose question.
Maintenant, comme je l’ai dit, il y a le temps de la campagne, et il y a surtout le temps de l’après. Et l’après commence dès aujourd’hui. J’ai reçu Patrick Comte ce matin. Il faut désormais se mettre au travail avec les listes élues, qui constitueront le futur conseil municipal : la liste majoritaire, bien sûr, mais aussi les trois autres. Je me tiens à la disposition de Patrick Comte et de son équipe. Nous allons continuer à nous voir cette semaine pour préparer le conseil municipal de vendredi soir, qui installera le nouveau conseil et permettra d’élire le maire et ses adjoints. De mon côté, je suis également au travail pour que la passation se déroule dans les meilleures conditions.
L'interview de la rédaction : Patrick Genre
Après votre long engagement public, est-ce un soulagement ?
Non, ce sont des sentiments mêlés. D’abord, c’est un choix que j’ai fait il y a plus de six ans. J’avais annoncé dès 2020 que ce serait mon dernier mandat. C’est un choix assumé, que je ne regrette pas. Comme je le dis souvent, il ne faut pas faire le mandat de trop.
Aujourd’hui, c’est une grande période de ma vie qui s’achève, mais une autre va s’ouvrir. J’espère qu’elle sera tout aussi riche en rencontres et en relations humaines, car c’est ce qui m’a le plus marqué. Cela permettra aussi de profiter différemment de la vie. Je ne parlerai pas de « devoir accompli », car rien n’est jamais parfait. Mais je pense que toutes les personnes qui m’ont accompagné pendant ces 31 années ont toujours tout mis en œuvre pour faire progresser la ville et la communauté de communes.
L'interview de la rédaction : Patrick Genre
Cela signifie-t-il un départ de la vie politique ?
Oui. Mon engagement politique local s’arrête. Je n’ai pas décidé cela pour faire autre chose en politique. Je vais prendre du recul et réfléchir à la suite. Je retournerai sans doute vers le monde associatif, d’où je viens. Mais pour l’instant, je veux me laisser un peu de temps. Le conseil municipal a lieu vendredi soir à 19 h, le conseil communautaire le 22 avril. Ensuite, il sera temps de penser à autre chose.
Avez-vous des regrets sur le déroulement de la campagne, notamment les tensions entre candidats issus de votre majorité ?
J’ai fait le choix de ne pas intervenir pendant la campagne, et je ne vais pas commencer maintenant. J’ai mon avis sur ce qui s’est passé, sur ce qui s’est dit et écrit, mais je le garde pour moi. Il y a le temps de la campagne, où certaines choses sont dites ou affirmées. Aujourd’hui, il faut dépasser cela. Non pas faire table rase, mais se projeter au-delà, dans l’intérêt général de la ville et du territoire. Depuis un an, je suis resté en retrait ; ce n’est pas maintenant que je vais intervenir.
L'interview de la rédaction : Patrick Genre
Y a-t-il malgré tout une forme de regret que ce ne soit pas l’un de vos anciens colistiers qui l’emporte ?
C’est le jeu démocratique. Le seul arbitre dans une élection, ce sont les électrices et les électeurs. Ils ont voté, le résultat est là. En tant que démocrate et républicain, je le respecte pleinement. Il serait malvenu de le critiquer. Au contraire, je souhaite bon courage à Patrick Comte, à son équipe et à l’ensemble des élus du conseil municipal. J’espère qu’ils sauront travailler ensemble pour faire progresser la ville.
L'interview de la rédaction : Patrick Genre
Le taux de participation est aussi un sujet d’inquiétude…
Oui, et ce phénomène dépasse le cadre local. Au niveau national, avec 57 %, on est sur le plus faible taux de participation de la Ve République, hors contexte particulier de 2020 avec la crise sanitaire. Cela montre qu’un fossé s’est creusé entre la politique et la population. Ce qui est dommage, c’est que les élections municipales étaient jusqu’ici relativement épargnées par cette désaffection. On constate désormais qu’elle les touche aussi.
Les explications sont multiples : perte de confiance, messages mal perçus… Je n’ai pas de réponse unique. En revanche, il faut éviter de tirer des conclusions hâtives pour les scrutins nationaux. Une élection municipale reste une élection locale, avec ses spécificités. À Pontarlier, la vraie question est : pourquoi cette abstention et comment faire revenir les citoyens dans les isoloirs ? C’est un enjeu important pour les mois à venir.
Qui est à la tête de la ville jusqu’à vendredi soir ?
Jusqu’à l’installation du nouveau conseil municipal, le maire sortant reste en fonction. C’est la règle. En revanche, je n’ai plus de pouvoir de décision. Je continue à signer les actes courants, mais je ne prends plus de nouvelles décisions. Mon mandat prendra officiellement fin vendredi soir à 19 heures, lors de l’installation du nouveau conseil municipal.
L'interview de la rédaction : Patrick Genre
Patrick Comte remporte largement les élections municipales et devient le nouveau maire de la capitale du Haut‑Doubs. Le candidat centriste s’impose avec 48,2 % des suffrages, loin devant ses concurrents. Bénédicte Hérard arrive en deuxième position avec 25,4 %, suivie de Bertrand Guinchard (17,7 %). Le candidat insoumis Cédric Laithier ferme la marche avec 8,5 %.
Une progression nette pour Patrick Comte
Par rapport au premier tour, Patrick Comte enregistre une progression notable de près de 13 points. À l’inverse, ses adversaires reculent. Bénédicte Hérard perd environ 2 points. Bertrand Guinchard en cède près de 7. Cédric Laithier, malgré un soutien tardif des socialistes, reste stable autour de 8 %.
Installation du nouveau conseil municipal
Patrick Comte rencontrera ce lundi matin le maire sortant Patrick Genre, qui ne se représentait pas. Le nouveau conseil municipal sera installé vendredi soir. Le futur édile disposera d’une large majorité, avec 25 sièges sur 33. Dans l’opposition, Bénédicte Hérard obtient 4 sièges, Bertrand Guinchard en décroche 3, tandis que la gauche pontissalienne ne comptera qu’un seul élu.
À Pontarlier, les électeurs ont choisi le changement. Le candidat centriste Patrick Comte remporte une large victoire et devient le nouveau maire de la capitale du Haut-Doubs avec 48,2 % des suffrages.
Une victoire nette dès le scrutin
Le résultat place Patrick Comte largement en tête devant ses concurrents. Bénédicte Hérard arrive en deuxième position avec 25 %, suivie de Bertrand Guinchard (17,7 %) et du candidat insoumis Cédric Laithier (8,5 %). Cette avance confortable traduit une volonté claire de renouvellement de la part des électeurs pontissaliens.
« Beaucoup d’émotion » pour le nouveau maire
À l’annonce des résultats, Patrick Comte a exprimé sa satisfaction et son émotion : « Beaucoup d’émotion, beaucoup de joie », confie-t-il, évoquant déjà « un sentiment de responsabilité ». Le nouvel édile insiste sur l’élan collectif qui l’accompagne : « On n’a qu’un seul but : faire avancer Pontarlier. »
Une transition en douceur avec le maire sortant
Patrick Comte doit désormais prendre ses fonctions. Ce lundi, il rencontrera le maire sortant Patrick Genre, qui ne se représentait pas, afin d’assurer la transmission des dossiers en cours. Cette passation de pouvoir marquera officiellement le début d’un nouveau cycle politique pour la ville. « Il faudra se mettre au boulot », a-t-il ajouté, déterminé.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Une majorité solide au conseil municipal
Le nouveau conseil municipal sera installé ce vendredi soir. Patrick Comte disposera d’une majorité confortable avec 25 conseillers. Face à lui, l’opposition sera répartie entre : 4 élus pour la liste de Bénédicte Hérard , 3 pour le collectif de Bertrand Guinchard et 1 pour la gauche portée par Cédric Laithier
Un cap de renouveau pour Pontarlier
Avec cette victoire, Patrick Comte incarne une nouvelle étape pour Pontarlier. Il promet un « renouveau » pour la ville et entend rapidement engager son équipe dans l’action. Dans une ville marquée par des enjeux économiques, frontaliers et territoriaux, le nouveau maire devra désormais transformer cette victoire électorale en résultats concrets pour les habitants.
Le candidat centriste Patrick Comte est le nouveau Maire de Pontarlier (48,2%). Bénédicte Hérard (25,'%) se classe en deuxième position. Bertrand Guinchard (17,7%) est troisième. Il est suivi par le candidat insoumis Cédric Laithier (8,5%)
À quelques jours du second tour des élections municipales, Patrick Comte aborde la dernière ligne droite en position de force à Pontarlier. Arrivé en tête lors du premier tour, le candidat conserve une configuration de scrutin identique, avec trois listes en lice, ce qui pourrait jouer en sa faveur.
Une avance à confirmer dans les urnes
Malgré cette dynamique positive, Patrick Comte reste prudent. « L’enjeu, c’est déjà de faire reculer l’abstention », souligne-t-il, conscient que la participation pourrait être déterminante. Avec une avance confortable au premier tour, son objectif est désormais clair : la conserver pour pouvoir mettre en œuvre son projet. Le candidat met en avant une ambition de transformation pour la ville : « donner un nouvel élan à Pontarlier, lui redonner de l’attractivité, en faire une ville plus agréable, plus arborée, où l’on peut flâner ».
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Une campagne axée sur le collectif
Face à ses adversaires, Patrick Comte insiste sur la dimension collective de sa démarche. « Celui qui porte les idées est important, mais c’est surtout l’équipe et la volonté d’agir qui comptent », affirme-t-il. À l’approche du scrutin, les débats médiatiques constituent une étape importante de la campagne. Sans les juger décisifs, il y voit néanmoins une opportunité : « cela permet de clarifier les idées et de porter son programme », tout en regrettant les échanges trop centrés sur les critiques entre candidats.
Une victoire envisagée, sans excès de confiance
S’il se projette vers une éventuelle victoire, Patrick Comté préfère temporiser : « il ne faut pas dire “ hue” avant d’être à cheval », glisse-t-il. En coulisses, toutefois, l’équipe se dit prête. « Cela fait un an que nous nous préparons. Nous avons un programme solide et une équipe enthousiaste. » La configuration du second tour, identique à celle du premier, apparaît comme un atout. « C’est plutôt favorable », reconnaît le candidat, qui estime que cette situation pourrait lui permettre de l’emporter.
Dernière mobilisation avant le scrutin
Avant le vote, Patrick Comté tiendra une ultime réunion publique vendredi soir, à 20h, au théâtre Bernard-Blier. Il invite les habitants à venir échanger : « J’appelle tout le monde à poser des questions et à s’interroger sur notre programme » conclut-il.
Municipales à Pontarlier : Patrick Comte en position favorable avant le second tour
Arrivé en tête du premier tour des élections municipales à Pontarlier avec 35,6 % des voix, le candidat centriste Patrick Comte aborde le second tour avec confiance. Devant ses concurrents Bénédicte Hérard (27,6 %), Bertrand Guinchard (24 %) et Cédric Laithier (12,6 %), il entend poursuivre la campagne sans alliance, malgré les sollicitations reçues depuis dimanche soir.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
« Continuer jusqu’au bout avec notre équipe »
Au lendemain du scrutin, Patrick Comte s’est dit « très content du résultat » et a tenu à remercier les électeurs. « Je remercie tous les Pontissaliens et les Pontissaliennes qui nous ont fait confiance du fond du cœur. Je suis content que le message que nous portons et l’ambition que nous avons pour Pontarlier aient été compris », a-t-il déclaré. Contacté par d’autres candidats pour envisager un rapprochement en vue du second tour, il affirme cependant vouloir maintenir sa liste telle quelle. « J’ai été contacté, mais je suis quelqu’un de très fidèle. Nous avons une équipe, des valeurs et une ambition pour la ville. Nous continuerons seuls jusqu’au bout pour les porter », explique-t-il.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Une position ferme sur les alliances
Le candidat centriste reconnaît que cette stratégie comporte un risque, mais il assume pleinement ce choix. « Peut-être que cela ne marchera pas, mais nous avons des valeurs et une équipe solide et soudée. Je ne vois pas vraiment comment je pourrais fusionner avec des personnes qui n’ont pas du tout les mêmes valeurs », affirme-t-il. Patrick Comte assure par ailleurs que cette décision est définitive. « Ce que je dis, je le fais », tranche-t-il.
Une avance plus large qu’attendu
Si sa liste arrive en tête, l’écart enregistré dimanche soir a surpris le candidat lui-même. « Nous ne nous attendions pas du tout à un tel écart », reconnaît-il. Pour lui, ce résultat confirme toutefois l’adhésion des électeurs à son projet pour la ville. Son ambition : renforcer l’attractivité de Pontarlier. « Nous voulons faire rayonner Pontarlier au-delà de son rôle de ville-centre. Il manque de culture, de relations transfrontalières, de tourisme. L’objectif est de ramener du monde en ville, des clients pour les commerçants, de la vie et des salles de spectacle pleines », détaille-t-il.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Un positionnement centriste revendiqué
Interrogé sur l’origine de son électorat, le candidat Bertrand Guinchard estimant qu’une partie des électeurs de gauche aurait pu se reporter sur sa liste, Patrick Comte revendique un positionnement transpartisan. « Je suis quelqu’un du centre par conviction. Pour moi, une bonne idée reste une bonne idée, qu’elle vienne de gauche ou de droite. L’important, c’est de partager la même vision pour que Pontarlier redevienne une belle ville », explique-t-il.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Une campagne qui se poursuit
D’ici au second tour, le candidat entend poursuivre activement sa campagne. Une nouvelle profession de foi est en préparation et une réunion publique est prévue vendredi soir, à 20h, au théâtre Bernard-Blier. Objectif : convaincre davantage d’électeurs dans un scrutin qui pourrait se jouer dans le cadre d’une quadrangulaire dimanche prochain.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
À quelques jours du premier tour des élections municipales, Patrick Comte défend son projet pour Pontarlier. Le candidat centriste se dit satisfait de la campagne menée avec son équipe et assume un discours critique sur la gestion actuelle de la ville. Il mise sur un programme élaboré collectivement et affirme croire en ses chances de victoire. Entretien.
Quel regard portez-vous sur cette campagne locale que l’on présente comme difficile, voire parfois hargneuse ?
Pas du tout. Je suis très satisfait de la façon dont se déroule cette campagne. Se lever chaque matin en cherchant des solutions pour améliorer la vie des gens, c’est très réjouissant.
De plus, cela m’a permis de rencontrer des personnes passionnantes, parce que passionnées, venues de tous horizons. J’ai aussi eu l’occasion de travailler avec toute une équipe de personnes compétentes et sympathiques. Nous avons bien travaillé ensemble et élaboré un programme qui répond aux attentes.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Justement, votre liste est présentée comme un collectif composé de fortes personnalités. N’est-ce pas trop difficile à gérer ?
Non, pour moi c’est un avantage. Ce sont des femmes et des hommes de caractère, qui ont des convictions, qui n’ont pas peur de dire ce qu’ils pensent et qui ne sont pas là pour faire de la figuration.
Si les habitants nous font confiance, la tâche sera lourde et j’aurai besoin de ces forces pour mener à bien notre projet. Je n’ai pas l’intention d’avoir une gouvernance verticale. Chacun aura son domaine et ses projets à gérer. Moi, je serai le capitaine. Nous serons tous sur le pont pour atteindre notre objectif : redonner à Pontarlier sa place de capitale du Haut-Doubs et le rayonnement qu’elle a perdu.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Dans les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, comme celle tournée devant le musée municipal, on vous voit très critique sur la gestion de la municipalité actuelle. Est-ce une posture ?
J’ai vu Pontarlier s’endormir. Sans cela, je ne me serais jamais présenté. La politique culturelle, par exemple, n’est pas à la hauteur de Pontarlier, alors que la ville a de nombreux atouts. Elle n’a plus la renommée touristique qu’elle avait autrefois. Beaucoup de choses se sont endormies. Je suis là pour les réveiller.
Si je suis critique, c’est parce qu’il y a des choses à critiquer. Ma candidature aura au moins eu le mérite de réveiller les deux candidats sortants. J’ai l’impression qu’ils commencent à bouger seulement maintenant.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Que répondez-vous à ceux qui disent que vous leur avez repris certaines idées ?
C’est n’importe quoi. Nous avons été les premiers à présenter notre programme et à le distribuer. Nous avons mené une consultation citoyenne à laquelle les habitants ont largement répondu. Ensuite, nous avons travaillé en commissions avec les personnes susceptibles de devenir adjoint. Nous avons travaillé pendant des semaines. Les résultats de ces commissions ont été présentés à l’ensemble de la liste, les meilleures idées ont été retenues et intégrées au programme. Je le redis : nous avons été les premiers. Nous n’avons jamais copié. Que certaines idées se ressemblent, c’est possible. Mais ce que je leur reproche, c’est de ne pas l’avoir fait plus tôt.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Et vous vous adressez là aux deux candidats sortants, Bénédicte Hérard et Bertrand Guinchard ?
Oui. Et si jamais je m’endors, mes adjoints seront là pour me secouer et me dire : « il faut se remettre au boulot».
Est-ce difficile de porter une étiquette centriste dans le contexte politique national actuel ?
J’ai une étiquette centriste. Je ne suis ni de droite ni de gauche. Je dis parfois que je suis de « l’extrême centre », parce que les gens aiment bien les extrêmes. Mais je préfère parler de bon sens, de pragmatisme et d’efficacité, plutôt que d’étiquette politique.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ?
Cela veut dire ne pas agir en fonction des consignes des partis politiques ni de dogmes idéologiques. Si une idée venue de La France insoumise est bonne, pourquoi ne serait-elle pas adoptée au conseil municipal ? De même si elle vient de Bertrand Guinchard, qui se situe plutôt de l’autre côté de l’échiquier politique. Je ne vois pas ce que la politique nationale vient faire dans la gestion municipale.
La victoire est-elle possible ?
Bien sûr. Je ne veux pas nous lancer de fleurs, mais je pense que notre liste est la meilleure et que nous avons les meilleures idées. Oui, clairement.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Dans le contexte politique actuel, très conflictuel, envisagez-vous de fusionner votre liste ?
Non, ce n’est pas envisagé pour l’instant. Nous pensons à la victoire. Je ne sais pas si l’on voit mon sourire…
Avec ces divisions à droite, ne craignez-vous pas d’ouvrir des perspectives à la gauche ?
Non, je ne le pense pas. Il est vrai que je suis plus proche des idées et des projets des candidats sortants — ou plutôt qu’ils sont plus proches des miens — que de ceux de Cédric Laithier et de La France insoumise, que je considère comme très dogmatiques et partisans.
Pour terminer, organiserez-vous encore des réunions publiques d’ici le 15 mars, date du premier tour ?
Oui. Il y en a une ce soir aux Étraches : ce sera la sixième. La dernière, avant le premier tour, aura lieu mercredi prochain à la salle Morand.
Dans sa chronique humoristique sur France 5, dans le programme "C à Vous", Bertrand Chameroy s’est amusé des prestations des quatre candidats pontissaliens invités dans l’émission « Dimanche en politique » sur France 3 Franche‑Comté. Présentation hésitante pour Bénédicte Hérard, fiches feuilletées en direct pour Patrick Comte, regard caméra insistant pour Cédric Laithier et positionnement « bien à droite » pour Bertrand Guinchard : l’animateur a revisité leurs passages avec son ton habituel, moqueur mais équitable.
Le candidat Patrick Comte, tête de liste de « Mieux Vivre à Pontarlier », a présenté une partie des membres qui l’accompagneront pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochains, ainsi que les grandes lignes de son projet politique.
Une équipe déjà structurée
Neuf adjoints sont annoncés : Jean-Louis Gagelin, Agathe Henriet, Fabien Paret, Nathalie Bertin, Benjamin Locatelli, Nathalie Brachet, Gilles Corgini, Delphine Pernin et Philippe Klein. Six conseillers délégués complètent la liste : Alice Ernoult, Anne-Laure Vaufrey, David Marsais, Loïc Le Biavant, Stéphanie Gendrot et Véronique Solvay.
Des projets pour « mieux vivre » à Pontarlier
Parmi les propositions phares du programme : la création d’un musée de l’affiche de cinéma, l’implantation d’une Maison France Services ou encore l’ouverture d’une Maison de la parentalité et d’une Maison de l’altérité
Stationnement : vers une nouvelle organisation
Patrick Comte propose des parkings souterrains quartier Lallemand et à la maison Chevalier, avec possibilité de construction en surplomb, deux heures gratuites sur les parkings du centre-ville, puis tarification, la gratuité prolongée sur les parkings périphériques, sans incitation au covoiturage, et l’emplacements réservés aux habitants du centre, identifiables par macaron.
Une candidature née d’un sens du devoir collectif
Patrick Comte, figure bien connue du tissu économique pontissalien, a officialisé sa candidature aux municipales avec un mot d’ordre : servir la ville. Il se présente sous la liste " Mieux Vivre à Pontarlier". Son engagement s’inscrit dans une logique de transmission et de reconnaissance envers une ville à laquelle il se dit profondément attaché. Soutenu par son entourage, il évoque une dynamique de confiance collective.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Parité et composition de l’équipe
La liste menée par Patrick Comte, qui refuse toute étiquette politique, est annoncée comme complète. Il reconnaît toutefois les difficultés à atteindre la parité, évoquant la réalité des contraintes professionnelles et familiales qui pèsent davantage sur les femmes. Cette lucidité s’accompagne d’une volonté d’agir sur les freins structurels à l’engagement féminin : « Il faut créer des conditions pour que les femmes puissent s’investir » déclare-t-il.
Gouvernance et méthode : la concertation au cœur du projet
La concertation constitue la pierre angulaire de sa démarche. Les grands projets, qui animeront la feuille de route du mandat sollicité, seront élaborés avec les acteurs économiques, les associations, les commerçants, les industriels et les habitants. « Ce ne sera pas de l’entre-soi" souligne-t-il. "Les bonnes idées sont partout, il faut juste les écouter ». Par ailleurs, à travers son projet et les décisions qui en découleront, il veut combattre le climat de mal-être au sein du personnel municipal, évoquant un « vrai dysfonctionnement » : « Je veux que les employés arrivent avec le sourire. On ne peut pas faire du bon travail en étant malheureux. »
Un projet fondé sur l’équilibre entre social et économie
Pour le candidat, social et économie sont indissociables : « Il faut du social pour l’économie, et de l’économie pour le social. » Il défend une approche systémique où associations, entreprises, commerçants et habitants doivent coopérer à la réalisation de projets durables. Cette logique de coopération se double d’une volonté de gestion rigoureuse : Pontarlier dispose d’un budget de 46 millions d’euros, dans lequel chaque euro dépensé doit être utile », affirme-t-il. Ce sera toute la logique des initiatives qui seront mises en place.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Transparence et engagement programmatique
La profession de foi de l’équipe Comte sera présentée en janvier 2026, sous une forme « claire, chiffrée et vérifiable ». « Les Pontissaliens pourront nous juger sur du concret » déclare-t-il. L’équipe revendique une méthode de travail proche du privé : étude des bilans, analyse de ce qui a été bien ou mal fait, et élaboration de projets « réalisables et utiles ». Parmi les chantiers évoqués : revitalisation du centre-ville, logement abordable, et réévaluation des investissements municipaux (objectif : passer de 8 à 12–15 millions d’euros d’investissement). Sans oublier le devenir de la maison Chevalier. Sujet de bien des discussions, ces dernières années dans la capitale du Haut-Doubs.
Une campagne ouverte au dialogue, pas à la confrontation
S’il reconnaît le caractère compétitif de la campagne, M. Comte rejette toute logique d’affrontement : « Je préfère parler de concertation que de match. Que le meilleur gagne, mais sans agressivité. » Il envisage une campagne « sportive mais respectueuse », marquée par des rencontres citoyennes, une permanence ouverte, et une écoute active des habitants.
« Candidat de la concertation et du bon sens », Patrick Comte souhaite incarner une gouvernance locale fondée sur la proximité, la rigueur budgétaire et la coopération.
Son projet, encore en maturation, place le tourisme, la culture et la revitalisation du centre-ville au cœur d’une ambition collective : redonner à Pontarlier sa place de capitale du Haut-Doubs.
En attendant le résultat du scrutin de mars prochain, il promet un programme « réaliste, chiffré et transparent », à l’image d’une campagne qu’il veut respectueuse, ouverte et participative.