Un lynx a été retrouvé mort ce mercredi matin après une collision sur la RN57, à hauteur de Saône, dans le Doubs. Selon le Centre Athénas, le conducteur impliqué ne s’est pas arrêté. Il s’agit du 16e lynx victime d’un accident routier depuis le début de l’année et du 126e recensé depuis 2021. Seuls sept de ces animaux ont survécu. Le centre rappelle que trois collisions sur quatre surviennent sur des routes départementales, devant les routes nationales (14 %), les autoroutes (11 %) et les voies ferrées (3 %).
Le lynx Onoz, relâché dans la nature le 1er juin dernier, est mort après avoir été victime d’une nouvelle collision routière. Selon le Centre Athénas, il s’agit du quinzième lynx tué sur les routes depuis le début de l’année dans l’aire de présence de l’espèce, qui compterait environ 150 adultes. L’association appelle les automobilistes à ralentir et les communes à installer les panneaux de sensibilisation qu’elle fournit gratuitement. Toute situation de lynx en détresse peut être signalée au 06 76 78 05 83.
Une signalisation routière consacrée à la présence du lynx boréal va être expérimentée dans le Parc naturel régional du Haut-Jura. L’objectif est d’inciter les automobilistes à ralentir afin de réduire les risques de collision avec cette espèce protégée, classée « en danger » sur la Liste rouge nationale des espèces menacées.
Entre septembre et octobre, des panneaux réglementaires A15b signalant la présence de faune sauvage seront installés sur plusieurs portions des routes nationales 5 et 57, ainsi que sur des axes départementaux. Le dispositif concernera l’Ain, le Doubs et le Jura. Des panonceaux indiquant la longueur des secteurs à risque et des vitesses conseillées pourront compléter cette signalisation.
Une vingtaine de collisions détectées chaque année
Le lynx boréal est particulièrement exposé aux accidents en raison de l’étendue de son domaine vital, de ses nombreux déplacements et de son comportement territorial. Au cours de la dernière décennie, une vingtaine de collisions routières ont été détectées chaque année. Elles constituent désormais la première cause de mortalité de l’espèce.
Dans une population déjà réduite, la disparition d’un seul individu peut avoir d’importantes conséquences. Les destructions illégales et le manque de brassage génétique représentent les deux autres principales menaces pesant sur le félin.
Si son aire de répartition s’étend progressivement au-delà du massif jurassien, la situation du lynx demeure préoccupante. Le massif abrite à lui seul près de 80 % de la population française de cette espèce.
Une expérimentation évaluée pendant trois ans
Cette opération s’inscrit dans le Plan national d’actions en faveur du lynx boréal, approuvé en 2022. La DREAL Bourgogne-Franche-Comté en assure la coordination pour le compte de l’État, tandis que l’Office français de la biodiversité est chargé de son animation. Ce plan mobilise notamment les associations, les scientifiques, les représentants des activités socioprofessionnelles, les éleveurs et les chasseurs afin de rétablir l’espèce dans un bon état de conservation.
La nouvelle signalisation sera évaluée pendant trois ans par le Cerema. L’étude portera notamment sur le comportement et la perception des automobilistes, mais aussi sur l’efficacité du dispositif pour limiter les collisions. Si les résultats sont concluants, son déploiement pourrait être étendu.
L’expérimentation est conduite avec le Parc naturel régional du Haut-Jura, les services routiers de l’État et les conseils départementaux concernés. Elle bénéficie du soutien financier du ministère de la Transition écologique et du WWF, par l’intermédiaire de la Société française pour l’étude et la protection des mammifères.
Tauriel, 37e lynx relâchée par le Centre Athénas, a été tuée ce matin à Levier, dans le Doubs, après avoir été percutée par un véhicule. Selon l’association, l’automobiliste ne se serait pas arrêté ni n’aurait signalé l’accident. Cette femelle disparue porte un nouveau coup à la fragile population de lynx du massif jurassien. Depuis le début de l’année, dix lynx ont été tués sur les routes. Le Centre Athénas appelle à la vigilance et invite les communes à installer ses panneaux de prévention gratuits pour limiter ces collisions.
Une habitante du Bas-Rhin a été condamnée hier par le tribunal correctionnel de Strasbourg après avoir tué en 2024 un jeune lynx réfugié dans son poulailler à Niederbronn-les-Bains. L’animal avait été frappé à coups de pelle. La prévenue écope de trois mois de prison avec sursis ainsi que de 30 000 euros au titre du préjudice écologique.
Le Centre Athénas, partie civile aux côtés de One Voice, a obtenu 25 000 euros de dommages et intérêts. L’association souligne une décision importante, évoquant une première reconnaissance judiciaire du préjudice écologique lié à la destruction d’un lynx en France. Le centre rappelle que sur 80 cas de destructions volontaires recensés ces dernières années, très peu ont débouché sur des condamnations. Cette décision est donc perçue comme un signal fort pour renforcer la protection de cette espèce menacée.
Le début d’année reste sombre pour le lynx dans le massif jurassien. Après la mort d’un jeune mâle percuté sur l’A40, près de Nantua, le 26 janvier, une femelle adulte a été tuée le 3 février sur la RN83, aux portes de Lons‑le‑Saunier. Le Centre Athenas rappelle que « chaque collision fragilise une population déjà vulnérable, en particulier lorsqu’il s’agit d’une femelle reproductrice ».
L’association appelle les automobilistes à ralentir et invite les communes à installer les panneaux de prévention qu’elle met gratuitement à disposition. Toute collision ou animal en difficulté peut être signalé directement au Centre Athenas, qui réaffirme l’urgence d’agir pour limiter ces morts évitables
Sur ses réseaux sociaux, le Centre Athenas, basé dans le Jura, chargé de la protection de la faune sauvage, indique que la femelle lynx, grièvement blessée à deux reprises par des tirs et des jets de pierres, n’a pas survécu. Elle est morte des suites d’une méningite provoquée par ses blessures, selon l’association qui suit le félin. Les jeunes lynx qu’elle élevait sont désormais activement recherchés, menacés par la faim ou par de nouveaux actes de braconnage. Les observateurs sont appelés à signaler toute présence de lynx et à dénoncer les actes illégaux visant l’espèce, via le lien : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Le centre Athénas lance un appel poignant via une vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux, suite à la découverte d’images préoccupantes captées par un piège photographique dans la forêt du Noirmont, secteur de Mouthe (Haut-Doubs). On y voit une femelle lynx adulte souffrant d’une fracture du tibia semi-ouverte, probablement causée par un tir de chasse.
Datées du 23 octobre mais révélées seulement mercredi, ces images rappellent une situation similaire survenue en 2023 dans le même territoire. Filmée à moins de 3 km de toute route, cette scène illustre, selon le centre jurassien, « une hostilité persistante envers le lynx dans certains milieux cynégétiques, et un sentiment d’impunité inquiétant ».
Toute personne ayant aperçu l’animal ou disposant d’informations sur un acte de braconnage est invitée à contacter sans délai le 06 76 78 05 83.
En ce début de semaine, un deuxième jeune lynx a été retrouvé mort sur la départementale 437, près de Morteau, à l’endroit même où un premier avait été percuté ce week-end. Il appartenait à une portée décimée. Dans un communiqué lancé sur ses réseaux sociaux, le centre Athenas dénonce l’attitude de certains chasseurs qui, selon lui, « se félicitent publiquement de ces mortalités ». La structure jurassienne, chargée de la protection de la faune et de la flore sauvage, appelle « les usagers de la route, élus et citoyens à adapter leur conduite et à demander et installer des panneaux d’information ».
Une femelle lynx a été mortellement percutée samedi sur la RD 437, à proximité de Morteau. Il s’agit du 12e lynx victime de la route depuis le début de l’année dans le massif jurassien, selon le centre Athénas. Sur les réseaux sociaux, l’association lance un appel à la prudence et exhorte les automobilistes à lever le pied dans les zones sensibles.