Le risque est bien réel. C’est la raison pour laquelle la préfecture du Doubs, accompagnée de l’Office National des Forêts et le Service Départemental d’Incendie et de Secours du Doubs, a souhaité faire de la prévention ce vendredi. Le rendez-vous était fixé en forêt de Mazerolles, à 15 kilomètres de Besançon.
L’objectif étant de sensibiliser la population à la fragilité de nos forêts en cette période de sécheresse. Il n’y a pas que dans le sud de la France que les forêts peuvent prendre feu, en Franche-Comté aussi, la situation est très fragile. Les cartes de vigilance de Météo-France sont là pour nous le rappeler. La végétation est sèche. Elle pourrait très rapidement s’enflammer. Certes nous ne sommes pas habitués à ce genre de discours en Franche-Comté, mais il va falloir s’habituer à ce contexte. « Ca va devenir notre quotidien. Il faudra inclure ces difficultés dans notre culture » explique Philippe Portal, secrétaire général de la préfecture du Doubs.

Réfléchir à l’avenir
Il est malheureusement acquis que ces périodes de sécheresse vont s’accentuer. D’où l’importance de prendre les décisions qui s’imposent pour éviter que des drames se produisent. Tout d’abord, cela passe par le civisme, mais également une gestion et un entretien irréprochables de nos forêts, dont les premiers occupants souffrent en premier lieu. Après les épicéas, les hêtres dépérissent. Les chênes inquiètent également. Autant de bois mort, source possible d’embrasement. L’environnement forestier se dégrade. Ce qui renforce sa vulnérabilité et le risque d’incendie. Le processus s’accélère. En six mois, la forêt de Mazerolles a changé de visage par endroit.

Les nouvelles pratiques des sapeurs-pompiers
La culture des feux de forêts a gagné les rangs des sapeurs-pompiers. Les secouristes doubistes se forment localement à ce type d’intervention. Dans notre département, ce sont 400 soldats du feu qui ont acquis ce savoir-faire. Il compte onze camions citernes d’une capacité de 4000 litres d’eau et une trentaine d’autres véhicules disposant d’une plus petite capacité. Le département du Doubs ne dispose pas d’avion bombardier d’eau, mais les infrastructures les plus proches, localisées à Epinal et Mirecourt, sont à 30 minutes de notre territoire. En 2021, un test a d’ailleurs été réalisé sur les lac Saint-Point pour s’assurer que le plan d’eau serait opérationnel en cas d’intervention.
Le reportage de la rédaction / Philippe Portal (secrétaire général de la préfecture du Doubs. Marc Nouveau (directeur de l'agence ONF du Doubs). Capitaine Samuel Guichard (directeur technique feu de forêt au SDIS du Doubs).
Un accident de bûcheronnage s’est produit ce matin, vers 8h, sur la commune de Courbette (39). Une victime a été héliportée, par Dragon 25, sur un centre hospitalier en urgence absolue.
Le corps sans vie, retrouvé le 24 juillet dernier, flottant dans le Doubs, à Besançon, est celui d’un septuagénaire, dont la fille, ne vivant pas en Franche-Comté, avait signalé sa disparition le lendemain. La victime vivait seule à Besançon. Elle avait laissé un courrier faisant état de son intention de se donner la mort.
L’utilisation de protoxyde d’azote par les jeunes est un véritable fléau. Les chiffres sont là pour le confirmer. Rappelons qu’il s’agit d’un gaz hilarant, transféré dans un ballon de baudruche et inhalé. Depuis le début du mois de janvier, 1460 cartouches ont été retrouvées sur la voie publique.
La Ville souligne que ce gaz, servant à la fabrication de la crème chantilly, peut porter une atteinte grave à la santé, notamment des asphyxies, des pertes de connaissance, des brûlures et des vertiges. En cas de consommations répétées ou de fortes doses, il peut conduire à de sévères troubles neurologiques, psychiatriques ou cardiaques.
Ce jeudi matin, vers 11h15, une voiture, sans conducteur, a dévalé une pente dans un camping, à Chatillon (39). On déplore deux blessés légers. L’un d’eux a été transporté, médicalisé, par Héli25, sur un centre hospitalier. L’autre, non médicalisé, a également été pris en charge par les secours.
L’individu qui a tiré sur une personne âgée de 50 ans, le 25 juillet dernier, à Besançon, dans le quartier Planoise a été déféré mercredi et devrait être jugé en comparution immédiate vendredi. La victime s’est fait tirer dessus par son voisin de palier. L’arme utilisée est un fusil à pompe, tirant des balles en caoutchouc.
Cette affaire se déroule dans un contexte particulier et sur fond d’alcool. La victime, blessée à une jambe, s’est enfuie des urgences de Besançon. Elle a ensuite été retrouvée par les policiers dans un bar. La perquisition menée au domicile du tireur, adhérant à la fédération française de tir, avait permis de découvrir différentes armes de poing et d’épaules et des munitions.
Une ancienne scierie de 4000 m2 s’est entièrement embrasée cette nuit, à Besançon, au cœur du quartier de la grange Marguet, rue du Barlot. Rapidement sur les lieux, les soldats du feu ont procédé à la protection des habitations voisines et ont attaqué l’incendie. Huit lances à eau, dont deux sur les échelles, ont été déployées. On ne déplore aucun blessé et aucune victime. Les causes et les circonstances du drame restent à déterminer.
La gestion de l’eau est un véritable problème en cette période de sécheresse. Ce jeudi, une nouvelle réunion est prévue, en présence du Préfet du Doubs, pour évaluer la situation. Des restrictions encore plus fortes pourraient être prises. Le niveau « crise » pourrait être acté.
Rappelons que deux communes manquent cruellement d’eau actuellement dans le département. C’est le cas des villages de Valoreille et d’Arc-Sous-Cicon. Concernant cette dernière, 300 m3 d’eau livrée par camion citerne ont été apportés depuis le 19 juillet dernier.
Les services de l’état s’engagent à suivre de très près le dossier de reconstruction de l’entreprise Charm’Ossature, entièrement détruite par un incendie à Etalans. Le préfet du Doubs, qui a activé une instance spécifique pour suivre cette évolution, a nommé le Sous-Préfet de Pontarlier à sa tête. Trois axes sont spécialement pris en compte : l’administratif et le suivi des salariés, avec des propositions de formation, la trésorerie et l’accompagnement de l’entreprise dans ce domaine et les phases de démolition et reconstruction du site. Le souhait étant que la firme puisse reprendre son activité, à Etalans, d’ici huit mois.
Si l’on sait qu’un second site est en cours de construction à Autechaux, un local provisoire devrait être trouvé au plus vite, dans une commune proche, pour que l’activité reprenne et que les commandes soient honorées. Précisons que les clients de la société ont été contactés par le médiateur des entreprises, saisi par le préfet du Doubs.
L'interview de la rédaction / Nicolas Onimus, Sous-Préfet de Pontarlier
Mercredi matin, aux Fins, les sapeurs-pompiers du Doubs ont porté secours à un jeune vététiste de 17 ans qui s’est grièvement blessé. Il a été hélitreuillé par le GRIMP et médicalisé par le SMUR. Il a ensuite été transporté par hélicoptère à l’hôpital de Besançon.