Guillaume Bailly, adjoint au maire chargé de l'urbanisme
La nouvelle majorité municipale souhaite modifier le projet d’aménagement du quartier des Vaîtes. Dans un entretien en amont du conseil municipal, Guillaume Bailly, adjoint au maire, en charge notamment de l’urbanisme, annonce un travail sur la hauteur des bâtiments, l’abandon du parking silo et de premières actions pour améliorer la propreté du secteur. La construction de l’école Tristan-Bernard constitue le premier chantier annoncé, avec une ouverture prévue à la rentrée de septembre 2028.
L’école Tristan-Bernard, premier chantier annoncé
Les prochains travaux dans le quartier des Vaîtes concerneront principalement la nouvelle école Tristan-Bernard. Guillaume Bailly indique que la nouvelle majorité a décidé de poursuivre ce dossier, avec l’objectif d’accueillir les élèves en septembre 2028. En dehors de cet équipement scolaire, les transformations concrètes du quartier restent, pour l’heure, limitées. La municipalité travaille à une révision du projet d’aménagement global avant d’engager les prochaines étapes.
La hauteur des bâtiments réexaminée
La Ville a demandé à l’aménageur Territoire 25 de retravailler les hauteurs prévues pour les futurs immeubles. Guillaume Bailly explique que les bâtiments pouvant atteindre dix étages au-dessus du rez-de-chaussée, envisagés dans le projet de la précédente majorité, ne conviennent pas à la nouvelle équipe municipale. Autre modification annoncée : l’abandon du parking silo. La surface qui lui était destinée doit être réaffectée au développement de logements.
L'interview de la rédaction : Guillaume Bailly
Des mesures pour améliorer la propreté du quartier
L’élu bisontin affirme s’être rendu à plusieurs reprises sur place pour rencontrer des jardiniers et des collectifs d’habitants. Il fait état de problèmes de propreté et de salubrité auxquels la municipalité souhaite apporter des réponses. Il indique avoir demandé à Territoire 25 de mettre à disposition des équipements de collecte des ordures afin de rendre le site plus propre. Parallèlement, un travail est mené avec le Centre communal d’action sociale (CCAS) pour accompagner les personnes très démunies et sans abri présentes dans le secteur.
L'interview de la rédaction : Guillaume Bailly
Une opération de plus de 32 millions d’euros
Sur le plan financier, M. Bailly évoque un bilan global de l’opération supérieur à 32 millions d’euros. Selon les chiffres qu’il cite, issus du compte rendu annuel à la collectivité arrêté au 31 décembre 2025, la participation de la Ville de Besançon représente un peu plus de 16 millions d’euros. La viabilisation du secteur constitue un poste majeur, avec une dépense annoncée légèrement inférieure à 20 millions d’euros. Les recettes de l’opération doivent notamment provenir des cessions de terrains aux promoteurs immobiliers. Ces montants correspondent au bilan présenté pour cette date.