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Ce mois de janvier pourrait être compliqué pour l’exécutif. En pleine réforme des retraites, inflation et augmentation des prix de l’énergie, et alors que des appels à relancer le mouvement des gilets jaunes, dès ce week-end, s’expriment, nous avons demandé à José Avilès, le secrétaire départemental de la CGT du Doubs, de faire le point sur ce début d’année, que certains annoncent comme « noir » pour Emmanuel Macron.

José Avilès pense que cette année 2023 sera mouvementée. Il prévient d’ores et déjà que la CGT sera mobilisée « pour une pleine et entière justice sociale ». Les propos tenus par Emmanuel Macron, le 31 décembre dernier, lors de ses traditionnels vœux aux Français, ne passent pas. Le responsable syndical dénonce une totale contradiction dans les intentions du chef de l’état. Ce dernier expliquant « être attentif à l’unité de l’attention », alors qu’il avance à marche forcée sur le dossier des retraites ». « Pourtant, 70% des Français sont opposés à la réforme en cours ».

200 milliards distribués aux entreprises

En 2023, José Avilès et ses camarades continueront de défendre les intérêts des salariés et de faciliter leur expression dans la rue ou  les différentes instances représentatives du personnel. « Il y a une grande souffrance dans ce pays. Les riches sont plus riches et les pauvres sont plus pauvres » explique le cégétiste. Et de poursuivre : « Cette situation est criante. Nous avons des salariés pauvres aujourd’hui ».

25% des salariés hommes n’arrivent pas à l’âge de la retraite

Pour l’heure, aucune nouvelle date de mobilisation n’est avancée. Les prochaines semaines seront néanmoins décisives. La CGT sera aux avant-postes pour s’opposer aux décisions gouvernementales qu’elle juge contraire à ses valeurs. La réforme des retraites et de l’assurance chômage en font partie. Selon des chiffres de l’Insee, rapportés par la CGT, « 25% des ouvriers hommes n’arrivent pas aujourd’hui à l’âge légal de la retraite ». « Fort de ce contexte, on voudrait nous faire travailler plus longtemps » explique M. Avilès. Et de conclure : « ce gouvernement est complètement déconnecté des réalités ». José Avilès craint que cette réforme « ne soit que le début d’un démantèlement plus large des acquis sociaux ».

L'interview de la rédaction / José Avilès

Dans le cadre de la mobilisation pour l’augmentation des salaires, une nouvelle journée d’action est prévue ce jeudi 27 octobre. A Besançon, elle se tiendra à 17h30 devant la préfecture. La CGT rappelle d’ores et déjà qu’un deuxième rendez-vous est d’ores et déjà fixé. Il aura lieu le 10 novembre prochain.

Ce jeudi matin, une mobilisation se tenait sur l’esplanade des droits de l’homme à Besançon menée par la CGT. Cette manifestation concernait le secteur de l’animation et de l’éducation populaire.

Le syndicat revendiquait, entre autres, une revalorisation des salaires, la titularisation et professionnalisation des animateurs, la fin des temps partiels imposés et un meilleur taux d’encadrement. Les agents souhaitent une meilleure reconnaissance de leurs métiers, permettant de bonnes conditions d’accueil pour les enfants au niveau sanitaire et sécuritaire.

Isabelle Ménétrier secrétaire générale adjointe CGT des territoriaux de la ville de Besançon : 

 

Claudine Collet, adjointe à l’éducation et aux écoles : 

Ce  mardi matin, la CGT du Doubs et l'Union locale CGT de Pontarlier et du Haut Doubs sont allés à la rencontre des travailleurs saisonniers. Le rendez-vous était fixé à Métabief. Les responsables syndicaux se sont rendus dans la station et dans les commerces environnants. L’objectif étant d’informer les travailleurs saisonniers sur leur droit.

Trop souvent, ces derniers, par confiance, et peut-être aussi par négligence, se soucient peu de leur situation. Pour la CGT, ces interventions sont primordiales  car les saisonniers « sont les premiers travailleurs précaires » du système.

Globalement, selon Alain Tailleur de l’Union Locale CGT de Pontarlier, le droit du travail est « plutôt bien respecté », mais il convient parfois de rappeler certains droits que les salariés n’ont pas toujours conscience, notamment concernant les accidents du travail, la maladie ou les congés.

L'interview de la rédaction  / Alain Tailleur de l’Union Locale CGT de Pontarlier,  est au micro de la rédaction.

Pour un plan d’urgence dans l’éducation, la CGT et la FSU appellent à une journée d’action le 23 septembre devant les inspections de circonscriptions à 10h00 à Saint-Claude et à Dole. Un rassemblement est aussi prévu à 15h à Lons-le-Saunier sur la place de la Liberté. Pour cette journée d’action du 23 septembre, la CGT et la FSU appellent à se mettre en grève. Les organisations invitent la profession à se mobiliser dès la prérentrée afin d’exiger un plan d’urgence pour le service public d’Education. Les postes, les salaires, et l’amélioration des conditions de travail feront aussi parties des revendications. Les syndicats appellent les personnels à se réunir dès les premiers jours de la rentrée, y compris avec les parents d’élèves, pour lister les revendications et organiser les mobilisations nécessaires. Ils encouragent à poursuivre ces actions, en particulier dans le cadre d’une mobilisation interprofessionnelle du 5 octobre.

Comme elles le font deux fois par an, l’Union locale CGT de Pontarlier et l’Union départementale du Doubs de ce même syndicat vont à la rencontre des salariés saisonniers. Deux rendez-vous sont prévus : ce jeudi à Métabief et ce vendredi, à Besançon. Le syndicat explique que « les saisonniers font partie des salariés les plus précaires après les salariés « ubérisés ». C’est la raison pour laquelle le syndicat sort de ses murs pour les sensibiliser à leurs droits. A Métabief, l’opération débutera à 9h30 au pied des pistes. A Besançon, le syndicat sera présent dès 9h30 également sur la place Pasteur.
Distribution du guide des droits des saisonniers

Chaque saisonnier démarché se verra remettre le guide des droits des saisonniers qui lui permettra de prendre connaissance de ses droits au travail. José Avilès déplore que depuis les mesures prises par Nicolas Sarkozy, lorsqu’il était aux responsabilités, les directives et les obligations ont été allégées. La vigilance est d’autant plus grande que ces jobs, qui étaient considérés il y a quelques années encore comme des occupations estivales, sont devenus des emplois « alimentaires ».

Difficile de rencontrer tous les saisonniers. Néanmoins, à l’issue de ces deux journées d’action, la CGT pense pouvoir échanger avec au moins 600 interlocuteurs.

L'interview de la rédaction / José Alvilès, secrétaire départemental de la CGT