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Un appel à la grève a été lancé ce jeudi par la CGT pour les salariés des industries électriques et gazières. Les trois autres organisations représentatives ne prennent pas part à cette contestation. Cette action s’effectue dans le cadre des négociations salariales de la branche. Les syndicats ont jugé la proposition, de septembre dernier, d’augmenter les salaires à hauteur de 1,7%, à compter du 1er janvier 2024, insuffisante.

Ce dimanche, Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT, a fixé une ligne à ne pas franchir. Il n'est pas question" que le gouvernement se serve dans les caisses du régime de retraite complémentaire du privé, l'Agirc-Arrco » a-t-elle fait savoir. Rappelons que dans la nuit de mercredi à jeudi, les organisations patronales et syndicales, co-gestionnaires de l’organisme,  ont fait savoir leur opposition à la mise en place « d’un tuyau financier » vers l’Etat, qui leur réclamait entre 1 et 3 milliards d’euros annuels, d’ici 2030,  pour participer au financement du relèvement des petites pensions, initié dans le cadre de réforme des retraites.

Le syndicat CGT Multiprofessionnel des Retraités de Besançon et environs a adressé une lettre au député du Doubs LREM Éric Alauzet concernant le recul de la retraite à 64 ans. Ce dernier devra se positionner à l’Assemblée nationale, le 8 juin prochain, sur la proposition de loi abrogeant le départ à la retraite à 64 ans, à l’initiative du groupe LIOT. Le collectif insiste sur l’impact de cette réforme sur la santé des travailleurs et espère obtenir la voix de son député.

Le syndicat CGT Salarié-e-s étudiant-e-s du Doubs a pu mettre en place une cagnotte en ligne pour participer à sa caisse de grève. Le but de celle-ci est d’aider tous les étudiants salariés qui se sont mis en grève dans le cadre de la réforme des retraites à compenser les revenus perdus. « Nous sommes la plupart en temps partiel sur des petits jobs, et faire grève nous fait perdre une part importante de nos revenus. Nous soutenir permet de continuer la lutte ensemble » indique le syndicat CGT Salarié-e-s étudiant-e-s du Doubs. Il est possible d’apporter son soutien depuis : https://caisse-solidarite.fr/c/etudiants-salaries-doubs/

Ce vendredi, à 18h, la CGT du Doubs, organise une soirée-débat gratuite sur le thème de la réforme des retraites. Le rendez-vous est fixé à la salle David, 11 rue Battant, à Besançon. Des intervenants de différents secteurs d’activité prendront la parole à l’issue de la projection de courts métrages. S’en suivra ensuite un temps de discussion sur des sujets d’actualité : l’âge de départ à 64 ans,  l’espérance de vie ou encore les 1200 euros de pension promis par le gouvernement aux retraités ayant une carrière complète.

Ce mois de janvier pourrait être compliqué pour l’exécutif. En pleine réforme des retraites, inflation et augmentation des prix de l’énergie, et alors que des appels à relancer le mouvement des gilets jaunes, dès ce week-end, s’expriment, nous avons demandé à José Avilès, le secrétaire départemental de la CGT du Doubs, de faire le point sur ce début d’année, que certains annoncent comme « noir » pour Emmanuel Macron.

José Avilès pense que cette année 2023 sera mouvementée. Il prévient d’ores et déjà que la CGT sera mobilisée « pour une pleine et entière justice sociale ». Les propos tenus par Emmanuel Macron, le 31 décembre dernier, lors de ses traditionnels vœux aux Français, ne passent pas. Le responsable syndical dénonce une totale contradiction dans les intentions du chef de l’état. Ce dernier expliquant « être attentif à l’unité de l’attention », alors qu’il avance à marche forcée sur le dossier des retraites ». « Pourtant, 70% des Français sont opposés à la réforme en cours ».

200 milliards distribués aux entreprises

En 2023, José Avilès et ses camarades continueront de défendre les intérêts des salariés et de faciliter leur expression dans la rue ou  les différentes instances représentatives du personnel. « Il y a une grande souffrance dans ce pays. Les riches sont plus riches et les pauvres sont plus pauvres » explique le cégétiste. Et de poursuivre : « Cette situation est criante. Nous avons des salariés pauvres aujourd’hui ».

25% des salariés hommes n’arrivent pas à l’âge de la retraite

Pour l’heure, aucune nouvelle date de mobilisation n’est avancée. Les prochaines semaines seront néanmoins décisives. La CGT sera aux avant-postes pour s’opposer aux décisions gouvernementales qu’elle juge contraire à ses valeurs. La réforme des retraites et de l’assurance chômage en font partie. Selon des chiffres de l’Insee, rapportés par la CGT, « 25% des ouvriers hommes n’arrivent pas aujourd’hui à l’âge légal de la retraite ». « Fort de ce contexte, on voudrait nous faire travailler plus longtemps » explique M. Avilès. Et de conclure : « ce gouvernement est complètement déconnecté des réalités ». José Avilès craint que cette réforme « ne soit que le début d’un démantèlement plus large des acquis sociaux ».

L'interview de la rédaction / José Avilès

Dans le cadre de la mobilisation pour l’augmentation des salaires, une nouvelle journée d’action est prévue ce jeudi 27 octobre. A Besançon, elle se tiendra à 17h30 devant la préfecture. La CGT rappelle d’ores et déjà qu’un deuxième rendez-vous est d’ores et déjà fixé. Il aura lieu le 10 novembre prochain.

Ce jeudi matin, une mobilisation se tenait sur l’esplanade des droits de l’homme à Besançon menée par la CGT. Cette manifestation concernait le secteur de l’animation et de l’éducation populaire.

Le syndicat revendiquait, entre autres, une revalorisation des salaires, la titularisation et professionnalisation des animateurs, la fin des temps partiels imposés et un meilleur taux d’encadrement. Les agents souhaitent une meilleure reconnaissance de leurs métiers, permettant de bonnes conditions d’accueil pour les enfants au niveau sanitaire et sécuritaire.

Isabelle Ménétrier secrétaire générale adjointe CGT des territoriaux de la ville de Besançon : 

 

Claudine Collet, adjointe à l’éducation et aux écoles : 

Ce  mardi matin, la CGT du Doubs et l'Union locale CGT de Pontarlier et du Haut Doubs sont allés à la rencontre des travailleurs saisonniers. Le rendez-vous était fixé à Métabief. Les responsables syndicaux se sont rendus dans la station et dans les commerces environnants. L’objectif étant d’informer les travailleurs saisonniers sur leur droit.

Trop souvent, ces derniers, par confiance, et peut-être aussi par négligence, se soucient peu de leur situation. Pour la CGT, ces interventions sont primordiales  car les saisonniers « sont les premiers travailleurs précaires » du système.

Globalement, selon Alain Tailleur de l’Union Locale CGT de Pontarlier, le droit du travail est « plutôt bien respecté », mais il convient parfois de rappeler certains droits que les salariés n’ont pas toujours conscience, notamment concernant les accidents du travail, la maladie ou les congés.

L'interview de la rédaction  / Alain Tailleur de l’Union Locale CGT de Pontarlier,  est au micro de la rédaction.

Pour un plan d’urgence dans l’éducation, la CGT et la FSU appellent à une journée d’action le 23 septembre devant les inspections de circonscriptions à 10h00 à Saint-Claude et à Dole. Un rassemblement est aussi prévu à 15h à Lons-le-Saunier sur la place de la Liberté. Pour cette journée d’action du 23 septembre, la CGT et la FSU appellent à se mettre en grève. Les organisations invitent la profession à se mobiliser dès la prérentrée afin d’exiger un plan d’urgence pour le service public d’Education. Les postes, les salaires, et l’amélioration des conditions de travail feront aussi parties des revendications. Les syndicats appellent les personnels à se réunir dès les premiers jours de la rentrée, y compris avec les parents d’élèves, pour lister les revendications et organiser les mobilisations nécessaires. Ils encouragent à poursuivre ces actions, en particulier dans le cadre d’une mobilisation interprofessionnelle du 5 octobre.