La CGT appelle les salariés de BERTO GARNACHE, dont le siège est situé 90 rue des Salines à École‑Valentin, à faire grève ce lundi 26 janvier. Le syndicat dénonce une dégradation des conditions de travail, des plannings arbitraires et des pratiques managériales contestées. Il exige l’ouverture de négociations immédiates. La mobilisation prévoit un arrêt total du travail pour les volontaires.
Une proposition de loi portée par des députés Les Républicains doit être examinée ce jeudi 22 janvier à l’Assemblée nationale. Le texte prévoit d’autoriser l’ouverture, le 1er mai, de plusieurs catégories d’établissements : commerces de bouche de proximité, fleuristes, cinémas et théâtres. Une mesure qui suscite une vive opposition dans les rangs syndicaux. Rencontre avec Stéphane Candellier, secrétaire général de la CGT Commerces et Services du Doubs.
L'interview de la rédaction : Stéphane Candellier
Un texte qui inquiète les syndicats
Pour Stéphane Candellier, le projet de loi représente « une remise en cause directe » du caractère férié et chômé du 1er mai, journée internationale des travailleurs. « C’est le seul jour férié qui reste intégralement dédié aux salariés, rémunéré ou chômé. Et on nous parle aujourd’hui de l’entamer », déplore-t-il. Le syndicaliste rappelle que le texte a déjà été adopté au Sénat et qu’il arrive désormais en discussion à l’Assemblée nationale. Selon lui, l’ouverture limitée à certains commerces ne serait qu’une première étape : « On commence par les boulangeries, les fleuristes… mais on sait très bien comment cela finit. À terme, tous les secteurs pourraient être concernés. »
Le volontariat jugé illusoire
Le projet de loi évoque un recours au volontariat pour les salariés. Un argument que la CGT rejette fermement. « Dans les très petites structures, le volontariat n’existe pas. Quand l’employeur demande, le salarié n’a pas vraiment le choix », estime Stéphane Candellier. Selon lui, cette journée permet à de nombreux travailleurs de se retrouver, de participer à des rassemblements ou simplement de bénéficier d’un temps de repos commun.
Une “provocation” et une “dégradation des acquis sociaux”
Le secrétaire général du syndicat Commerces et Services du Doubs voit dans cette proposition de loi « une nouvelle dégradation des droits sociaux ». « C’est plus qu’une remise en cause : c’est une provocation. On touche à un acquis obtenu par des luttes, à une fête internationale des travailleurs ». La CGT rappelle que le 1er mai est historiquement lié aux combats sociaux et qu’il constitue un symbole fort pour le monde du travail.
L'interview de la rédaction : Stéphane Candellier
Une mobilisation déjà en cours
Alors que le texte est débattu à Paris, des militants de la fédération CGT Commerce et Services manifestent devant l’Assemblée nationale. « Ce n’est qu’une première réponse. Si la loi venait à être adoptée, nous proposerions d’élargir la mobilisation, jusqu’à un mouvement national, interprofessionnel et intersyndical », prévient Stéphane Candellier. Le syndicat assure qu’il « ne laissera pas passer » ce qu’il considère comme une atteinte majeure aux droits des salariés.
Un enjeu symbolique et social
Pour la CGT, le débat dépasse la seule question de l’ouverture des commerces : « Le 1er mai, ce n’est pas un jour comme les autres. C’est un moment de rassemblement, de mémoire et de lutte. Le remettre en cause, même partiellement, c’est toucher à un pilier du droit du travail ». Le vote à l’Assemblée nationale sera scruté de près par les organisations syndicales, qui se tiennent prêtes à poursuivre la mobilisation.
La CGT du Centre Hospitalier de Novillars a saisi le préfet du Doubs au sujet de deux mineurs confiés à l’Aide sociale à l’enfance, maintenus depuis plusieurs mois dans une unité psychiatrique « alors que leur état ne justifie plus une hospitalisation complète ».
Faute de solution de lieu de vie, l’un attend depuis six mois, l’autre depuis trois, avec des séjours prolongés respectivement à quatorze mois et quatre mois. Le syndicat dénonce les risques encourus – isolement, déscolarisation, hospitalisme – et les conséquences pour l’unité, privée de lits pour accueillir d’autres adolescents en crise. La CGT demande au préfet d’intervenir rapidement, rappelant que « l’État doit assurer la protection des mineurs en cas de carence du département ».
Dans un climat national marqué par les inquiétudes sur l’emploi, les salaires et la loi de finances, l’intersyndicale CGT, FSU et Solidaires appelle à une nouvelle journée de mobilisation. À Besançon, le rendez-vous est fixé ce mardi, à 11h30, sur l’esplanade des Droits de l’Homme, avant un départ en manifestation.
L'interview de la rédaction : Florian Chollet
Un contexte social tendu
« Le monde du travail n’a pas à payer cette crise », insiste Florian Chollet, secrétaire de l’union locale CGT de Besançon. Les licenciements récents dans la sidérurgie, notamment chez ArcelorMittal, nourrissent l’inquiétude. « Le vote en faveur d’une nationalisation de l’entreprise illustre la gravité de la situation pour les salariés explique le syndicaliste.
Salaires et loi de finances dans le viseur
Au-delà de l’emploi, les syndicats dénoncent « la stagnation des salaires face à des profits en hausse ». La loi de finances est jugée « injuste », car elle privilégierait les dépenses sans contrôle des recettes. « Les 211 milliards accordés aux entreprises devraient être conditionnés à des engagements sur l’emploi, l’investissement, l’égalité femmes-hommes ou encore l’environnement », souligne Florian Chollet.
L'interview de la rédaction : Florian Chollet
Rendez-vous demain à Besançon
La manifestation bisontine s’inscrit dans un mouvement national. Les syndicats espèrent une forte mobilisation pour rappeler que « les salariés, les précaires, les retraités et les jeunes ne doivent pas être les seuls à supporter le poids de la crise ».
À l’occasion du 130e anniversaire de la CGT, l’Union départementale du Jura organise une série d’événements ouverts au public dès le samedi 25 octobre. Point d’orgue : une manifestation en défense de la ligne des Hirondelles, à 15h30 place de l’Abbaye à Saint-Claude, alors que la Région vient d’allouer 12 millions d’euros pour son entretien.
Deux conférences-débats suivront : le 29 octobre à Champagnole (cinéma Rex, 18h) sur les luttes sociales dans le Haut-Jura, puis le 6 novembre à Lons-le-Saunier (Carcom, 20h), avec la projection du documentaire Dans la maison rouge. Clôture le 8 novembre à Juraparc avec trois débats successifs sur l’intelligence artificielle (13h30), le travail (15h30) et l’histoire de la CGT (17h30). Pour de plus amples informations : cgtjura.fr
Le Conseil d’administration de l’AGIRC-ARRCO se réunit ce vendredi pour statuer sur la revalorisation des retraites complémentaires. La CGT dénonce une baisse de 40 % du montant des pensions en raison de la désindexation et de la hausse du prix du point, malgré des réserves estimées à 88 milliards d’euros.
Le syndicat revendique une augmentation immédiate de 10 % de la valeur du point, le gel du prix d’achat et la suppression des pénalités pour carrières incomplètes. Ainsi, un rassemblement est annoncé, à 11h, devant la MEDEF, rue Jouchoux à Besançon.
Une journée de mobilisation interprofessionnelle est annoncée le mercredi 18 septembre à Besançon et Montbéliard. Les organisations syndicales et collectifs à l’initiative du mouvement entendent dénoncer les politiques jugées « injustes et inefficaces », parmi lesquelles la réforme de l’assurance chômage, la remise en cause du droit du travail ou encore les coupes dans les services publics.
Le rassemblement est fixé à 14 h, place de la Révolution à Besançon, et à 14 h, Champ de Foire à Montbéliard. Les organisateurs appellent les salariés, retraités, jeunes, précaires et privés d’emploi à se joindre à la mobilisation.
Le 1er mai sera marqué par plusieurs manifestations dans le Jura, avec des rassemblements revendicatifs à 10h30, à Dole (avenue de Lahr), à la même heure, à Lons-le-Saunier ( place de la liberté), à 10h, à Saint-Claude ( place du 4 avril) et à Champagnole, au Mont Rivel, à 11h. Au centre des mobilisations : la contestation de la retraite à 64 ans et un appel à la justice sociale et à la paix.
À Besançon, après le traditionnel défilé du 1er mai, dont le coup d’envoi sera donné à 10h30 de l’esplanade des Droits de l’Homme, un village CGT prendra place à Granvelle pour marquer les 130 ans du syndicat et soutenir la paix en Palestine. Trois associations seront présentes : le Mouvement de la Paix 25, l’Association France-Palestine Solidarité et le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples. Au programme : stands syndicaux, animations pour enfants, expositions, restauration et une ambiance musicale assurée par Combo del Sol sur des rythmes latinos. Un rendez-vous engagé et festif !
Parce qu’elle juge la situation « grave, pénalisante, stigmatisante et inquiétante », la CGT a lancé, ce jeudi, son comité de luttes des privé(e)s d’emploi et précaires. Une initiative soutenue par l’union départementale du Doubs et l’union locale de Besançon. Les syndicalistes dénoncent « des attaques et des actions régressives constantes dans le domaine du social ». Mathieu Van-Herzecle, le responsable de ce nouveau collectif, pointe des réformes régulières, qui « fragilisent et isolent les plus précaires ».
Aux dernières réformes de 2019 et 2022, s’ajoute la récente prise de parole de Gabriel Attal , justifiant de nouvelles mesures par « le besoin de réduire la dette publique ». Au registre des inquiétudes et du mécontentement : la réduction de la durée d’indemnisation ou encore la dégressivité de l’allocation chômage. « Trop c’est trop », pour ceux qui jugent que « l’effort de solidarité nationale est toujours porté par les mêmes personnes ». « Alors que les richesses sont une réalité dans ce pays ».
L'interview de la rédaction / Mathieu Van-Herzecle
Quels chantiers à mener ?
Le comité lance un appel à la mobilisation et invite celles et ceux, qui éprouvent des difficultés et qui se sentent isolés, à prendre contact avec lui. Une campagne de lutte sera menée avant l’été. Le collectif tiendra également un stand, le 1er mai prochain, dans le village syndical, qui sera installé sur la place Granvelle. D’autre part, des permanences seront assurées. Elles auront lieu à Audincourt et Besançon. Dans la capitale comtoise, les locaux de l’union départementale du Doubs (11 rue Battant) seront ouverts au public les 14 mai et 11 juin de 14h à 17h.