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Du 7 au 19 novembre, cette exposition se tient dans la maison de quartier municipale de la Grette Butte à Besançon. Les animaux, jamais ou très peu reconnus comme nos compagnons de guerre, sont mis à l’honneur pour la première fois dans la cité comtoise. Animaux et alertes aériennes, portraits de chiens héros, histoires d’animaux de guerre bisontins, réquisition des animaux pour la guerre ou encore colombier militaire de Besançon, les thèmes sont nombreux et variés et suivent les travaux d’Orianne Vatin, historienne. Quelques objets militaires rares, en lien avec les animaux, sont aussi à retrouver au cœur de cette exposition.

 

« Le sujet des animaux de guerre a été très peu abordé, alors des animaux de guerre comtois encore moins ! Déjà que ce n’est pas le sujet le plus abordé, et en plus au niveau comtois et bisontin, je cherchais des choses très ciblées, ça a été un travail très long et minutieux » souligne Orianne Vatin. « Mais j’ai pensé que c’était vraiment une valeur ajoutée pour l’exposition de me concentrer là-dessus » poursuit l’historienne. C’est donc un véritable travail de fourmi qui a été effectué par Orianne Vatin, afin de rechercher, explorer, inspecter, et approfondir la moindre piste. Cela passe par internet, ses réseaux, un nombre d'heures incalculable aux archives, et aussi parfois du hasard ! Mais avec pour résultat une exposition unique à Besançon, permettant d’observer des clichés singuliers et des objets rarissimes. Comme ce masque à gaz pour cheval datant de l’union soviétique, cette lettre du Général Marulaz lors du siège de Besançon de 1814 ordonnant un massacre de chiens, ou encore ces clichés de soldats aux côtés de leurs mascottes. « Il faut être opiniâtre et ne jamais rien lâcher » confie Orianne Vatin. « Cette exposition a aussi pour objectif de mettre en avant la façon dont on a pu considérer les animaux, les traiter, et faire un peu ricochet avec la société actuelle. Le spécisme existe toujours très fortement dans notre société actuelle et c’est quelque chose qui me dérange. Les gens ont plus tendance à mépriser un cochon qu’un chien, alors que le cochon est plus intelligent. Il faut se poser des questions sur le rapport qu’on a avec l’animal et avec le respect qui lui est dû ».  

 

Des mascottes dans chaque régiment

Pendant la 1ère guerre mondiale, les soldats voulaient se réchauffer le cœur dans les casernes et avaient tendance à recueillir et adopter les chiens abandonnés qui trainaient dans les rues. Mais très vite, cela a été interdit par le ministère de la guerre qui voyait ça d’un mauvais œil. Pour contourner cette situation, les soldats ont demandé l’autorisation d’avoir une mascotte par régiment, ce qui a été autorisé. Ils ont donc pu avoir un animal de régiment. « J’ai pu retrouver des photographies de soldats de la 1ère Guerre mondiale de divers régiments casernés à Besançon. Et sur ces photos, on voit à chaque fois le chien mascotte, de tous les âges, toutes les tailles et toutes les races. On ressent très bien le lien entre le chien et les soldats. D’ailleurs sur une photographie que j’expose, ils ont mis un petit calot de soldat sur la tête du chien, c’est assez mignon. Mais il y avait aussi les chiens de guerre, qui pour le coup avaient un entraînement militaire, et étaient envoyés sur le front. Ils avaient de très nombreuses missions, entre messagers, sentinelles ou démineurs » explique Orianne Vatin. Pour retrouver toutes ces histoires et cette face cachée des grandes guerres, retrouver cette exposition du 7 au 19 novembre dans la maison de quartier municipale de la Grette Butte. Par ailleurs, 15 novembre à 18h30, il y aura un moment d’échanges avec l'élue Marie-Thérèse Michel, conseillère municipale déléguée à la condition animale. Elle fera une présentation d’animaux héros de guerre de l’Antiquité à nos jours et d’animaux victimes des dommages occasionnés par les guerres et les incendies.

 

La fabuleuse histoire de Dick

« Dick était un chien de l’armée américaine lors de la seconde guerre mondiale, qui faisait partie du 30ème régiment d’infanterie. Le régiment américain qui a vraiment eu l’histoire la plus fameuse dans l’histoire de la seconde guerre mondiale. Ce chien a participé à des combats majeurs dans beaucoup de pays. Il a fait quatre débarquements dans quatre pays différents. Il est même allé dans la demeure d’Hitler environ deux semaines après qu’il ait mis fin à ses jours. Enfin, il a participé à la libération de Besançon, et le hasard a fait qu’à ce moment-là, son maître, un caporal, s’est lié d’amitié avec un civil Bisontin. Et à la fin de la guerre, ce civil a gardé ce chien, l’a adopté, et il a pu vivre ses dernières années à Besançon. Bien sûr avec les traumatismes que ça implique d’avoir été un chien de guerre, mais il a pu connaître quelques temps la vie d’un chien de compagnie » 

 

Orianne Vatin, historienne : 

 

 

 

Le 15 octobre dernier, un bébé Saki à face blanche est né au Jardin zoologique du Muséum de Besançon. Cette troisième naissance à la Citadelle est importante pour cette espèce inscrite sur la Liste Rouge de l’Union Internationale pour la conservation de la nature. En août 2021, le même couple avait donné naissance à une femelle qui est toujours présente dans le groupe familial.

Naissance Saki ©Stacy Girard new

Photo : Stacy Girard

La chasse par les braconniers pour leur fourrure, la destruction et la fragmentation de leur habitat naturel en raison de la déforestation ont peu à peu inscrit les sakis à face blanche sur la Liste Rouge UICN au statut « Préoccupation mineure ». Aujourd’hui, il est impossible de dire le nombre réel de Saki dans la nature, mais un déclin des individus est certain.

Un ibis chauve de la Citadelle de Besançon né en 2022 est parti le 13 octobre pour être réintroduit en Espagne, aux côtés de jeunes ibis nés au zoo de Mulhouse, dans le cadre du projet de sauvegarde Proyecto eremita. Cet oiseau classé « en danger critique d’extinction » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUC) va rejoindre une colonie vouée à être relâchée dans leur milieu naturel.

Depuis 1998, la Citadelle de Besançon accueille des ibis chauves et depuis 2000, ils s’y reproduisent. Parmi les 14 jeunes nés entre 2019 et 2022, 8 ont été réintroduits l’année dernière dans leur milieu naturel et 1 va y être cette année.

Après 1 mois d’acclimatation au zoo de Jerez (Andalousie), la volière des ibis sera ouverte pour les laisser s’envoler. Dans un premier temps, ils seront nourris à proximité par les équipes du zoo et pourront rencontrer d’autres ibis sauvages afin de s’acclimater à la survie en milieu naturel. Petit à petit, selon leurs capacités d’adaptation, les ibis seront relâchés dispersés et établiront leurs colonies dans les endroits propices. Depuis la création du projet, plus de 400 oiseaux ont été réintroduits et on observe une population viable in situ avec des jeunes nés de couples provenant eux de zoos

Le jeune lynx, découvert dernièrement sur le territoire de la commune de Chapelle des Bois, n’a pas survécu. Et ce malgré, la mobilisation de l’équipe de soigneurs de l’antenne Athenas, basée à l’Etoile (39). Rappelons que l’animal, une femmelle de 4 mois, a été retrouvée déshydratée, dénutrie et en hypothermie. C’est un randonneur qui avait donné l’alerte. La mère n’a jamais été retrouvée. Sur sa page Facebook, l’équipe, « abattue » par cette fin tragique, réaffirme « sa détermination pour « sauver les lynx et lutter contre le braconnage ».

La découverte d’une tortue exotique de 20 kilos dans un ruisseau à Pouilley-les-Vignes par des agents municipaux le 22 août dernier et hier d’un chat savannah, une espèce obtenue par le croisement d’un chat domestique et d’un serval, à Métabief interpelle Gilles Moyne, le responsable du Centre Athénas, spécialisé dans la sauvegarde de la faune sauvage, à l’Etoile dans le Jura. Selon lui, il est à craindre un trafic d’espèces. La vente  de savannah serait particulièrement juteuse et engendrerait le déploiement d’élevages illicites dans la région. La proximité d’aéroports favoriserait ce marché.

Difficile pour l’heure de connaître le pédigrée du félin. Soit l’animal s’est enfuit de chez quelqu’un. Soit il a été remis dans la nature car , comme tout  animal sauvage, il devenait difficilement maîtrisable. Ces animaux hybrides ne sont pas adaptés à la vie domestique. Leur détention est soumise à une réglementation spécifique qui peut être contournée, avec toutes les conséquences que cela engendre, notamment pour le milieu naturel.

Gilles Moyne rappelle que le trafic d’espèces sauvages est le troisième  trafic  le plus rémunérateur après les armes et la drogue. « Nous dissuadons les personnes de détenir ce type d’animaux. S’ils veulent vraiment avoir de l’empathie avec un animal qu’ils adoptent ceux abandonnés à la SPA » conclut-il.

Pour information, le félin a été capturé ce matin à Métabief.

L'interview de la rédaction / Gilles Moyne

 

Les 13, 14 et 15 août prochains, la Citadelle de Besançon organise un week-end de conservation autour de la faune et de la flore de France. Elle confirme ainsi l’engagement de la Ville de Besançon en matière de préservation de la biodiversité.

De nombreuses rencontres, animations et ateliers pour découvrir quelques projets de sauvegarde auxquels participe activement le Muséum de Besançon seront proposés. Précisons qu’un euro par entrée payante durant cet évènement sera reversé au Conservatoire Botanique de Franche-Comté pour financer un projet de conservation d’insectes menacés.

La période estivale est très difficile au refuge SPA du Grand Besançon situé à Deluz. Cindy Cordier, la responsable du site constate une augmentation des abandons, régulièrement enregistrés en cette période de l’année, et des maltraitances.

Le refuge est saturé. Chiens, chats et lapins également occupent davantage les lieux. Ce qui demande une organisation particulière pour gérer au mieux cette situation. Pour la responsable, ce contexte est la résultante de la crise sanitaire et des confinements successifs. « Il y a eu pas mal d’adoptions à cette période et désormais les animaux sont abandonnés, maltraités ou négligés. D’où les nombreuses enquêtes en cours ». A cela s’ajoute, une période estivale peu propice aux adoptions.

Quel message ?

Cindy Cordier rappelle que « pour les animaux, le passage en refuge est traumatisant ». Elle souligne qu’avant de procéder ainsi, d’autres solutions sont à envisager. L’achat et l’adoption d’un animal représentent un coût qu’il faut prévoir dans le budget familial. « Il y a des  budgets vétérinaire,  alimentation, éducation et vacances » conclut Mme Cordier, qui en appelle à une véritable prise de conscience.

L'interview de la rédaction

 

La transhumance des chèvres a fait son grand retour ce dimanche à Besançon. Et ce, pour le plus grand plaisir des petits et des grands. Cette année encore, l’évènement a connu un bel écho populaire. Parties de la promenade Chamars, plusieurs centaines de personnes ont suivi la trentaine de chèvres qui rejoignaient les hauteurs de Planoise pour y entretenir la colline et les prairies.

Une centaine de chèvres et de moutons

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La Ville de Besançon dispose d’une centaine de chèvres et de moutons qui, le printemps venu, quittent leur lieu d’hivernage pour rejoindre les pâtures dans les collines et prairies de la ville. Cette démarche écologique participe à la protection de l’environnement et de la biodiversité. Comme l’explique Fabienne Brauchli, élue en charge de la transition écologique, aux espaces verts et à la biodiversité, « les rôles sont bien définis ». « Il y a les débroussailleurs et les tondeurs. Les chèvres débroussaillent. Elles s’attaquent par exemple aux petits arbustes. Tandis que les moutons, mangent l’herbe. Autrement dit, ils tondent ».

Une randonnée de huit  kilomètres

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Les participants ont quitté le parking Chamars, vers 10h, ce dimanche matin. Huit kilomètres de balade les attendent. A leur arrivée, la Ville a tout prévu, puisque pour réconforter tout ce petit monde, en plus de la présence de la formation musicale bisontine « Folk », des activités en pleine nature seront proposées. Les marcheurs seront également sensibilisés aux fonctionnements de l’éco-pâturage et se verront également dispensés quelques précieux savoirs sur l’indispensable protection de la biodiversité.

Le reportage de la rédaction / Fabienne Brauchly et des participants

Les huit  Ce mardi 19 avril, Margaux Pizzo, responsable du Parc Zoologique de la Citadelle de Besançon a fait le point sur la situation des oiseaux qui se sont évadés du site il y a quelques jours.

Une histoire de tempête

Il y a une dizaine de jours maintenant que 8 oiseaux se sont échappés de leur volière du Parc Zoologique de Besançon. A l’origine, de fortes bourrasques ayant ouvert l’un des portillons où se trouvaient les oiseaux, qui en ont profité pour se donner rendez-vous dans le ciel franc-comtois. Et plus loin encore, l’un d’eux ayant été observé sur le territoire Suisse, à quelques centaines de kilomètres de la Citadelle. Parmi eux : six ibis rouge, une spatule rose et une sarcelle de Bernier, des espèces originaires d’Amérique latine et de Madagascar. Deux d’entre eux ont déjà pu être récupérés grâce à de nombreux témoignages.

L’espoir avant l’inquiétude

Pour résoudre le problème, l’équipe du site a décidé d’aménager une « volière dans la volière » dont les filets sont ouverts et dans laquelle sont disposée des sceaux remplis de nourriture. En plus de cela, la Citadelle a contacté plusieurs interlocuteurs comme la LPO, l’OFB ou encore la FDPZ. A ce jour, l’aubaine est que les six oiseaux encore en liberté appartiennent à des espèces grégaires ou capables de se nourrir par leurs propres moyens. Pas d’inquiétude jusqu’alors car les conditions climatiques sont favorables, mais le temps passe et si à l’automne les oiseaux ne sont toujours pas de retour, la sonnette d’alarme retentira.

L'interview de la rédaction / Margaux Pizzo, responsable du Parc Zoologique de la Citadelle de Besançon

La préfecture du Doubs tire la sonnette d’alarme en raison du risque de propagation de la grippe aviaire observée au sein de l’union européenne. Depuis le début du mois d’août, 130 cas ou foyers d’influenza aviaire ont été détectés dans la faune sauvage ou dans des élevages en Europe, notamment au bord de la mer du Nord et de la mer Baltique.

Dans ce contexte et à l’approche de la période migratoire à risque, la France est en situation de forte vigilance. Trois basses-cours contaminées ont été recensées dans les départements des Ardennes et de l’Aisne en septembre dernier. Dans ces conditions, le niveau de risque a été élevé de « modéré » à "élevé" sur tout le territoire national par arrêté ministériel en date du 4 novembre 2021.