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A Morez, un collectif a vu le jour au début du mois d’octobre. Baptisé « Moréziens en colère », il s’inquiète de la situation de la ville. Les désaccords avec la municipalité en place portent sur le nouvel emplacement du marché, le développement économique de la cité jurassienne, sa propreté et l’insécurité notamment. Il est également demandé à l’équipe du Maire Laurent Petit de changer sa politique et de mieux prioriser les projets à venir. S’ils ne sont pas contre l’implantation d’une voie verte et d’une voie douce et la construction d’un hôtel de luxe, les opposants aimeraient également que la ville s’interroge sur le déclin du marché ou encore la fermeture annoncée de plusieurs commerces. Le premier de la liste est le « leaderprice ». D’autres pourraient subir le même sort, comme les enseignes Liddle et Bricomarché.

Actuellement, « Moréziens en colère » compte 250 membres. En 15 jours, le nombre de personnes qui ont rejoint le collectif a subitement augmenté. Ce qui prouve les réelles inquiétudes qui se manifestent. En parallèle, une pétition circule pour dénoncer le déplacement du marché. « En une semaine, elle a rassemblé 712 signatures » selon leurs auteurs.

L'interview de la rédaction / M. Malfroy

 

Dans le cadre du congrès des Républicains qui élira son candidat pour la présidentielle de 2022 en décembre prochain, Valérie Pécresse est attendue le 3 novembre en Franche-Comté. Elle se rendra notamment à Dole, où elle sera accueillie par le Député LR Jean-Marie Sermier et le Maire de la cité Jean-Baptiste Gagnoux.

Dans le cadre du congrès des Républicain, qui élira en décembre prochain son candidat pour la présidentielle d’avril prochain, après Xavier Bertrand, c’est au tour de Michel Barnier d’être reçu dans le Doubs. M. Barnier se rendra à Montbéliard, tiendra une conférence de presse à Besançon, avant d’animer une réunion publique, à 19h30, au théâtre municipal à l’hôtel de ville de la cité des Princes.

Face à la montée du coût de la vie, et notamment pour faire face à la flambée des prix à la pompe, le Premier ministre Jean Castex a annoncé hier soir au journal télévisé de TF1 la mise en place, à partir de décembre, d’une indemnité de 100 euros pour les Français qui gagnent moins de 2.000 euros net par mois. 38 millions de Français en bénéficieront. Le versement de cette « indemnité inflation » s’effectuera de manière automatique. Ce matin, alors que les prix du gazole et du sans-plomb, ont atteint un nouveau record en France,  Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement,  a annoncé que les étudiants boursiers et fiscalement autonomes seront concernés.

Le retour des Gilets Jaunes

Dans les rues du centre-ville de Besançon, cette annonce ne fait pas l’unanimité. Pour beaucoup, elle n’est pas à la hauteur de la situation et ne permet pas de couvrir les augmentations successives du moment. Dans ces conditions, à Besançon, comme ailleurs, comme ce fut déjà le cas le week-end dernier, les Gilets Jaunes pourraient de nouveau occuper les ronds-points ce samedi.

On écoute ces Franc-comtois désabusés, excédés et démunis face à cette situation, qui impacte grandement leur pouvoir d’achat. Certains ont d’ailleurs d’ores et déjà prévu de réduire leurs dépenses pour les fêtes de fin d’année.

Le reportage de la rédaction

Anne Vignot, la Maire de Besançon , ira ce matin, à 11h30, à la rencontre des salariés de l’usine bisontine Flowbird. Suite à la prise de parole du PDG du groupe mercredi, les salariés mobilisés avaient décidé la semaine dernière de se rassembler de nouveau. La situation du site bisontin les questionne.

Pour la énième fois, il est revendu à un fonds d’investissement américain. En 18 ans, la valeur de l’entreprise a été multipliée par 10, laissant des dividendes de plus en plus importants aux dirigeants actionnaires, oubliant les salariés qui, pourtant, eux aussi créent  de la richesse et donnent de la valeur à leur société.

La campagne de l’élection présidentielle se précise chez Les Républicains. En décembre prochain, suite au vote du 25 septembre dernier, le parti de Christian Jacob tiendra son congrès, qui permettra à ses militants,  à jour de cotisation, de choisir leur candidat pour la présidentielle d’avril prochain.  Le 1er tour se déroulera les 1er et 2 décembre. Le 2è tour est prévu les 3 et 4 décembre. Six candidats sont en lice, mais pour obtenir le droit de se participer, ces derniers doivent être en mesure de présenter 250 signatures d’élus, en capacité d’accorder leur parrainage aux candidats à l’élection présidentielle, et répartis sur 30 départements.  Parmi les prétendants, quatre viendront dans les jours et les semaines à venir à la rencontre des militants du Doubs.

Déjà quatre candidats annoncés

Xavier Bertrand est attendu ce jeudi et ce vendredi dans la région. Jeudi, il sera dans le Territoire-de-Belfort. Vendredi, il se rendra dans le Jura, à Pontarlier et Besançon. Il tiendra également une réunion publique, à 20h, à la salle polyvalente de Miserey-Salines. Le 27 octobre, Michel Barnier est annoncé notamment dans le Pays de Montbéliard. Il fera un passage éclair à Besançon. Enfin Eric Ciotti et Valérie Pécresse seront respectivement dans le Doubs les 24 et 25 novembre prochains.

Investitures pour les législatives

En parallèle de la présidentielle, la commission d’investiture du parti, présidée par Eric Ciotti, aura désigné pour le 4 décembre les candidats doubistes aux législatives. Si le sort de la cinquième circonscription est scellé, avec la candidature de la députée sortante Annie Genevard, ailleurs, il faut patienter encore. Les 1ères auditions devraient débuter à la mi-novembre. S’il ne veut pas être sanctionné financièrement, le parti va devoir respecter la parité.

Xavier Bertrand, candidat à l’investiture LR pour l’élection présidentielle du printemps prochain sera dans le Jura ce vendredi. Il animera une réunion, à partir de 11h45, à Dolexpo. Jean-Marie Sermier, président de la fédération LR du Jura et député du département fait savoir qu’il accueillera « tous les candidats qui souhaitent venir dans le Jura ».

Sollicité par le sénateur PS et conseiller régional de Saône-et-Loire Jérôme Durain pour soutenir sa proposition de loi, dite « Ravacley », Jacques Grosperrin n’a pas répondu favorablement à sa demande. Rappelons que cette loi prévoyait de ne pas  renvoyer les jeunes migrants à leur majorité lorsqu’ils sont en apprentissage. Mr Grosperrin explique qu’il existe déjà  une réglementation permettant au préfet de prendre les dispositions nécessaires pour permettre à ces jeunes  de pouvoir rester sur le sol français. « 90 à 95% des jeunes qui sont en apprentissage ont une autorisation de séjour en France » explique-t-il. Et de poursuivre : « Pourquoi faire une loi, alors qu’en réalité la possibilité existe déjà ? ». C’est au préfet que revient la décision finale.

Pour Jacques Grosperrin, la question de l’immigration en France « doit être menée avec discernement ». Pour le parlementaire doubiste, il ne faudrait pas qu’une telle proposition soit « un appel d’air en direction des autres pays ».  Avec Marine Le Pen et la percée d’Eric Zemmour, ce sujet de société doit être pris avec la plus grande des sagesses et des réflexions.  « Ce type de loi pourrait encore favoriser un populisme et peut être voir progresser encore les  idées les plus extrêmes » ajoute Jacques Grosperrin. De toute façon, la loi Ravacley n’est pas passée. Elle a été rejetée par 237 voix contre et 107 voix pour au Sénat.

L'interview de la rédaction / Jacques Grosperrin

Le groupe d’opposition de droite « Besançon Maintenant » s’insurge, si elle devait voir le jour, contre l’idée d’interdire les voitures sur le pont de la république au centre-ville de Besançon. Et ce, dès le printemps 2022. Ludovic Fagaut et son équipe y voient une politique en défaveur de la voiture au centre-ville de Besançon, alors que, selon eux, « elle reste le mode de déplacement de la grande majorité des habitants du Grand Besançon ».

Le communiqué de presse liste les différentes actions qui pourraient confirmer ces dires : suppression de places de parking, journée « sans voiture », problèmes d’accès avec les bornes d’accès au centre-ville, modification de la fréquence des feux et des capteurs de circulation.

« Besançon Maintenant » dénonce une « erreur ». Et de conclure : « le moyen le plus rapide d’accentuer le déclin du centre-ville de Besançon serait d’empêcher les gens d’y entrer ».

Ce vendredi matin, dans le cadre de la semaine de l’intégration, une dizaine d’hommes et de femmes ont été reçus en préfecture pour récompenser leur engagement et leur motivation à s’intégrer dans la société française.

Ils sont Africains, Afghans, Albanais, … tous ont suivi avec assiduité le parcours qui leur était proposé pour pouvoir rester vivre en France. Pris en charge par l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII), ils ont appris la langue française, car il n’y a pas d’intégration possible dans maîtrise de la langue. Cet organisme assure un véritable suivi en accompagnant son public dans les démarches nécessaires pour le logement et la recherche d’un travail. D’ailleurs, à ce sujet, des conventions sont signées avec des entreprises locales et le milieu associatif pour atteindre ce troisième objectif, qui valide une intégration réussie.

Aide-soignante, boulanger, agent de service, éducateur sportif, … ces personnes ont bel et bien trouvé leur place dans la société française. Alors, autant dire que la présence du préfet du Doubs, ce vendredi matin, a renforcé cette appartenance à la nation française.

l'interview de la rédaction / Jean-François Colombet ( préfet du Doubs). Guillaume Germain ( directeur territorial de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration )