Hier soir, vers 22h30, un accident de la circulation s’est produit rue de l’Hôtel-de-Ville à Valdahon. Un véhicule seul en cause a percuté une pile de pont. Les sapeurs-pompiers du Doubs ont dû recourir à des techniques de désincarcération pour dégager deux victimes : une jeune fille de 17 ans, grièvement blessée, et un homme de 23 ans, légèrement touché. Tous deux ont été transportés non médicalisés au CHU Jean-Minjoz. La gendarmerie était également présente sur les lieux.
Les forces de l’ordre ont démantelé un réseau structuré actif dans les trafics de stupéfiants et de cigarettes à l’issue d’une série d’interventions conduites à Besançon, dans le quartier des Clairs-Soleils, et dans la commune de Saône, le 1er décembre dernier. L’opération, menée après plusieurs mois d’enquête, a permis l’interpellation de cinq personnes et la saisie de produits stupéfiants, d’armes et de liquidités.
Une enquête débutée en septembre 2025
L’enquête, ouverte en septembre 2025 par la brigade des stupéfiants du service local de police judiciaire de Besançon, a été déclenchée à la suite de signalements. Les policiers ont mobilisé des surveillances et des techniques spéciales d’enquête permettant d’établir l’existence d’un trafic organisé, centré sur les stupéfiants et complété par un trafic parallèle de cigarettes.
Le quartier des Clairs-Soleils constituait l’épicentre des activités, avec des déplacements répétés vers le Luxembourg dans le cadre des approvisionnements.
Interpellations du 1er décembre
Les interpellations liées à cette enquête ont eu lieu le 1er décembre, après plusieurs semaines de préparation. Cinq personnes, âgés de 26 à 51 ans, ont été arrêtées pour trafic de stupéfiants et trafic de tabac. Les saisies réalisées comprennent : 68 kg de cannabis, 998 g d’herbe de cannabis, 5,7 kg d’héroïne, 8 kg de cocaïne. Les policiers ont également saisi : 73 215 euros en espèces, un véhicule, trois armes de poing et deux armes de gros calibre, dont un Desert Eagle. La valeur estimée des stupéfiants s’élève à 1 098 000 euros.
L'interview de la rédaction : Laurent Perraut, Directeur interdépartemental de la police nationale du Doubs.
Premières suites judiciaires : quatre condamnations le 3 décembre
Le 3 décembre 2025, quatre personnes impliquées dans le trafic de cigarettes — trois femmes et un homme — ont été présentées au parquet de Besançon dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Une femme a été condamnée à 18 mois d’emprisonnement avec sursis, 14 000 € d’amende douanière et à la confiscation des sommes saisies. Pour une autre femme, la justice a également prononcé : 18 mois avec sursis, une amende douanière de 14 000 € et une interdiction de port d’armes pendant 5 ans. La troisième femme s’est vu notifier : 10 mois d’emprisonnement ferme, une incarcération immédiate, 14 000 € d’amende douanière, ela confiscation des sommes saisies. Enfin, la quatrième impliquée, concernant le trafic de cigarettes, est un homme. Il a été condamné à 18 mois d’emprisonnement ferme, une incarcération immédiate, 14 000 € d’amende douanière et la confiscation des sommes saisies.
L'interview de la rédaction : Cédric Logelin, Procureur de la République de Besançon.
Volet stupéfiants : une présentation en comparution immédiate
Un individu mis en cause dans le volet stupéfiants a été présenté le 3 décembre en comparution immédiate. Il a demandé un renvoi afin de préparer sa défense, ce qui a conduit à son placement en détention provisoire dans l’attente de son audience, prévue fin janvier 2026. Il demeure présumé innocent.

Laurent Perraut, Directeur interdépartemental de la police nationale du Doubs. Cédric Logelin, Procureur de la République de Besançon.
Suites de l’enquête
Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuelles ramifications nationales ou transfrontalières.
Toutes les personnes mises en cause restent présumées innocentes tant qu’aucune décision judiciaire définitive n’est rendue.
Un accident s’est produit ce vendredi matin, vers 8h, à Beure, à l’angle de la route de Lyon, impliquant une voiture et un poids lourd. La conductrice de la voiture, âgée de 21 ans, est restée piégée dans son véhicule. Elle a été extraite par les secours et évacuée vers l’hôpital de Besançon, blessée légèrement. La conductrice du poids lourd, 61 ans, n’a pas été blessée et a pu rester sur place. La circulation a été coupée dans les deux sens sur la RN83 le temps de l’intervention des secours.
Les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus ce jeudi en fin d’après-midi à Morteau, au lycée Edgard-Faure, pour une suspicion de fuite de gaz. À leur arrivée, aucun gaz n’a été détecté dans l’établissement. Une légère odeur persistait dans une salle, sans origine identifiée. Les relevés se sont révélés nuls. Par précaution, les élèves évacués ont regagné leur domicile. Le fonctionnement du lycée n’a pas été impacté. Des consignes ont été transmises au proviseur concernant la vérification de la VMC.
Un accident de la route s’est produit ce jeudi soir vers 18h sur la route nationale 57, dans le sens Pontarlier–Besançon, à hauteur de Morre. Quatre voitures furent impliqués. Les cinq personnes concernées ont été laissées sur place. L’intervention des secours a provoqué de fortes perturbations de circulation dans le secteur. L’opération s’est achevée en début de soirée.
À la suite du cambriolage survenu dernièrement au Louvre, la question de la sécurité dans les musées revient régulièrement sur le devant de la scène. À Besançon, elle fait toutefois l’objet d’un travail de fond engagé depuis plusieurs années. Rencontre avec Aline Chassagne, élue en charge de la culture, qui détaille les mesures mises en place pour protéger œuvres et visiteurs.
Une stratégie repensée dès la rénovation du Musée des Beaux-Arts
La sécurisation des musées bisontins n’est pas une réaction ponctuelle mais le résultat d’un travail de long terme. Dès la rénovation du Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie, la Ville a revu en profondeur l’ensemble des dispositifs de protection. Ce chantier s’est poursuivi durant le mandat avec un renforcement du plan de sauvegarde des biens culturels, document stratégique couvrant divers risques : incendies, inondations, incidents techniques ou dégradations. Les services de secours du SIS 25 (Service d’incendie et de secours du Doubs) sont associés à cette démarche.
L'interview de la rédaction : Aline Chassagne, élue bisontine en charge de la culture
Un dispositif mêlant technologies et présence humaine
Pour prévenir dégradations et vols, les musées s’appuient sur une combinaison de solutions techniques et humaines. Des moyens techniques renforcés : Vidéosurveillance modernisée, Raccordements au système global de surveillance de la Ville, détecteurs de sécurité et grilles installées sur les accès sensibles, notamment au rez-de-chaussée. De plus, la présence en salle est ajustée selon : les jours d’ouverture, la fréquentation attendue et les périodes d’affluence. Chaque espace doit pouvoir compter sur un agent à proximité. Les équipes sont également équipées de talkies-walkies, facilitant la coordination et la réactivité.
Une évaluation régulière et des exercices grandeur nature
La sécurité fait l’objet d’un suivi continu. Des points annuels sont menés avec les services compétents, et un programme de formation accompagne les agents. En 2022, un exercice grandeur nature simulant un incendie a eu lieu au Musée des Beaux-Arts, en partenariat avec le SDIS du Doubs. Objectif : tester la capacité à évacuer et protéger les œuvres, mais aussi à sécuriser le public en cas d’urgence.
Si chaque musée adapte son dispositif, certaines recommandations sont émises par les services du ministère de la Culture. Besançon s’inscrit pleinement dans ce cadre : seulement 20 % des musées de France disposent d’un plan de sauvegarde des biens culturels, et les musées bisontins en font partie.
L'interview de la rédaction : Aline Chassagne, élue bisontine en charge de la culture
Un investissement conséquent mais indispensable
La sécurité représente un coût non négligeable, particulièrement sur le volet humain. Ce budget, anticipé et pérenne, garantit : une présence suffisante d’agents, leur formation et l’entretien et l’amélioration du matériel. Mme Chassagne rappelle également que les musées de Besançon ont fait le choix d’offrir une vraie proximité entre les visiteurs et les œuvres — certaines étant installées directement au centre des salles. Une liberté qui nécessite, en contrepartie, une surveillance attentive et pédagogique pour préserver les collections.
Préserver et partager le patrimoine
Entre exigences réglementaires, coordination des services et vigilance quotidienne, la Ville de Besançon affirme sa volonté de concilier accessibilité culturelle et protection des œuvres. « Le rôle du musée est avant tout de permettre aux habitants comme aux touristes de rencontrer les œuvres, tout en garantissant leur préservation pour les générations futures », conclut l’élue bisontine.
Un incendie s’est déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi dans un appartement situé au deuxième étage d’un immeuble d’habitation de cinq niveaux, rue Hector Berlioz à Besançon. Les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus rapidement et ont maîtrisé le sinistre à l’aide d’une lance. Les deux occupants avaient pu évacuer les lieux avant l’arrivée des secours. L’intervention entraîne toutefois leur relogement temporaire chez des proches.
Porté disparu depuis mardi midi, Erwann Buttler a été retrouvé sain et sauf ce mercredi. Selon ses proches, il est actuellement « en sécurité, entouré et accompagné ». La disparition du jeune homme de 22 ans avait suscité de l’inquiétude. Un avis de recherche avait été lancé par la police nationale bisontine.
La police du Doubs alerte sur des vols avec usurpation d’identité, suite à une intrusion informatique à la Fédération Française de Tir révélant les données personnelles de 289 000 adhérents. Bien que les informations sur les armes ne soient pas centralisées, des individus se faisant passer pour policiers ou gendarmes ont tenté des contrôles frauduleux chez des détenteurs d’armes, entraînant notamment un vol à Besançon et une tentative d’escroquerie. La police rappelle qu’aucune visite domiciliaire n’est autorisée sans carte professionnelle, et conseille d’appeler le 17 en cas de doute.
À Pouilley-Français, près de Saint-Vit dans le Doubs, l’abattage du troupeau de l’exploitation Lhomme a débuté ce mardi en milieu d’après-midi. Au total, 83 vaches et veaux ont été euthanasiés, après la confirmation d’un cas de dermatose nodulaire bovine, une maladie contagieuse affectant les bovins.
Une décision de justice confirmée
Le tribunal administratif de Besançon avait rejeté en début d’après-midi les deux recours en référé-liberté déposés pour tenter de s’opposer à la mesure. Cette décision a ouvert la voie à l’intervention des services de l’État, qui ont pu procéder comme prévu. Dans un communiqué, le préfet du Doubs a exprimé son « entier soutien à l’éleveur et sa famille dans cette épreuve », tout en appelant « à la responsabilité de chacun ».
Une mobilisation encadrée
Dès le matin, 175 gendarmes avaient été déployés pour sécuriser l’exploitation et encadrer environ 300 manifestants venus dénoncer l’abattage. La mobilisation s’est déroulée dans le calme, malgré quatre interpellations et un tir défensif de LBD effectué face à des tracteurs en mouvement vers les forces de l’ordre, sans faire de blessé selon la préfecture.
Un contexte sanitaire tendu
Cette opération fait suite à la détection, le 28 novembre, d’un premier cas de dermatose nodulaire contagieuse dans le département. Cette maladie, qui impose des mesures sanitaires strictes, a conduit les autorités à ordonner l’abattage du troupeau afin d’éviter toute propagation.
Entre colère et résignation
Samedi déjà , l’agriculteur et sa famille avaient dénoncé publiquement la décision, jugeant la mesure disproportionnée. Ce mardi, malgré la résistance organisée et le soutien des manifestants, l’opération s’est déroulée comme prévu, marquant un tournant douloureux pour l’exploitation et pour la filière locale.