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Pour la 3ème année consécutive, l'Université Savoie Mont-Blanc réalise une Enquête nationale sur la qualité du lien entre la population et les forces de sécurité intérieure. Chaque citoyen peut ainsi donner son avis au travers d'un questionnaire qui lui sera adressé par mail. Pour s'inscrire, il faut télécharger une demande de participation sur le site www.eqp21.fr, l'imprimer et la rapporter complétée au commissariat central de Besançon ou Planoise, Montbéliard, Héricourt ou Pontarlier. Pour les personnes qui ne peuvent pas imprimer le formulaire, il est également possible de se rendre directement dans les divers commissariats pour s'inscrire.

Jacques Grosperrin, sénateur du Doubs, porte-parole et référent de Valérie Pécresse pour la Franche-Comté, appelle les adhérents de la région à la soutenir en votant pour elle lors du deuxième tour de la primaire des Républicains qui se terminera ce samedi. Rappelons qu’Éric Ciotti est arrivé en tête avec 25,59% des voix et Valérie Pécresse deuxième avec 25%. Michel Barnier a terminé troisième (23,9 %), suivi de Xavier Bertrand (22,4 %) et Philippe Juvin (3,1 %).

« À l’issue du premier tour de la primaire, nous connaissons les deux qualifiés pour l’investiture. J’ai une pensée pour tous les candidats éliminés. Ils participeront à la belle équipe de France qui saura nous conduire à la victoire en avril prochain. Et je félicite Éric CIOTTI pour le score important qu’il a réalisé.

Référent et porte-parole de Valérie PÉCRESSE pour la Franche-Comté, j’appelle tous les électeurs de cette primaire à se tourner vers elle pour le deuxième tour. Je sais que beaucoup vont le faire dans notre parti. Je connais bien Valérie PÉCRESSE, depuis longtemps. Ses compétences. Son opiniâtreté » 

Depuis le 23 octobre, 80 réservistes participent à la préparation militaire gendarmerie (PMG) à Besançon. L’objectif est de pourvoir au recrutement de la réserve. Un candidat breveté PMG est apte à être recruté comme militaire du rang de réserve pour tenir un poste d’exécutant sous la responsabilité d’un gendarme d’active. Il peut ensuite, en suivant une formation continue, accéder aux grades supérieurs. La formation est centrée sur l’apprentissage des missions élémentaires des agents de la force publique et la maîtrise de l’arme de dotation.

 

Un engagement fort

 

Ce sont 900 réservistes qui sont répartis sur toute la Franche-Comté, et 360 au niveau du Doubs, qui œuvrent jour et nuit aux côtés de la gendarmerie. Le rythme est soutenu, ils sont mobilisables toute l’année, en fonction des disponibilités. Cela peut concerner jusqu’à 120 jours chaque année, la nuit tout comme le week-end. « Des gens prennent même des vacances spécialement pour s’engager avec la réserve opérationnelle » souligne le lieutenant-colonel Petit, en charge de la réserve opérationnelle du Doubs. Il s’agit d’un engagement républicain fort, une démarche citoyenne déterminée, qui a convaincu Quentin, 24 ans, étudiant en droit. « C’est ce qui fait notre fierté. C’est donner du temps pour les autres. Il faut qu’il y ait des gens qui puissent être présents pour la nation, pour le pays, et pour les concitoyens. C’est un sacrifice, mais pour moi c’est très important ». Des propos partagés et soutenus par Romane, 19 ans. « On a vu avec la crise Covid que c’était hyper important de s’engager. Pouvoir porter l’uniforme bleu c’est une fierté et un honneur. La PMG, une fois qu’on est dedans, on est un peu mordu ! ».

 

Une formation complète et exigeante

 

« On ne vient pas là par hasard, on a une formation exigeante. On leur demande des comportements et des réactions exemplaires, qu’ils doivent mener à travers cette formation, et ensuite sur le terrain » précise le lieutenant-colonel Petit. « Ils ont une formation continue, avec un stage de 15 jours. Et ensuite une autre formation continue sur une année, avec des recyclages permanents, de manière à pouvoir œuvrer de manière efficiente sur le terrain » poursuit-il. Pour pouvoir intégrer la PMG, il faut être volontaire. Mais aussi de nationalité française, âgé de 17 à 40 ans, avoir effectué la JAPD, la JDC ou la phase 1 du SNU, être apte physiquement et avoir « une bonne moralité ». Ensuite il faut suivre une formation théorique en enseignement à distance pendant plusieurs mois, passer des examens intellectuels et physiques, ainsi que des entretiens. Si ces étapes ont été concluantes, alors vous êtes invités à passer cette PMG. Il s’agit de 15 jours complets au sein de la caserne, en internat, avec des cours théoriques et pratiques.

 

« La réserve opérationnelle est là pour compléter le dispositif de la gendarmerie en matière de lutte contre la délinquance, mais pas seulement. Ça peut être l’assurance de proximité, tout comme des interventions routières, ou encore la lutte contre les violences familiales » Lieutenant-colonel Petit

 

« Extenué… mais heureux »

 

La formation a débuté le 23 octobre et s’achèvera le 6 novembre. Deux semaines intenses au cours desquelles ces réservistes ont appris à se connaître, à vivre ensemble, et former un groupe homogène. Une cohésion de groupe puissante est née, et des liens se sont tissés entre tous les réservistes. C’est d’ailleurs ce qui a plu et motivé les troupes à de nombreuses reprises. « J’ai adoré ces deux semaines. Il y a un vrai esprit de corps qu’on retrouve dans peu d’endroits. Il y a cette forme de discipline, mais on sait aussi rigoler quand il faut » confie Romane sans cacher une certaine émotion. « Je suis très fier d’être allé au bout de ces 15 jours, c’est un stage assez éprouvant. Il faut être solide, ce n’est pas une colonie de vacances. Mais on est très heureux d’avoir acquis toutes ces connaissances » révèle Quentin à son tour. Même si la formation s’achève au-delà de ces quinze jours, d’autres petites formations, avec des enseignements à distance et de examens en physique se prolongeront pour les réservistes. « L’objectif, c’est de leur donner le plus d’outils et de clés possibles. Qu’ils aient un bagage intellectuel et physique pour mieux aborder les situations auxquelles ils seront confrontés » conclut le lieutenant-colonel Petit.

Dans le cadre du Schéma Directeur Départemental d’Aménagement Numérique, la commune de Doubs sera éligible à la fibre optique à partir de novembre prochain. L’éligibilité des domiciles pourra être testée à l’adresse à partir du site internet www.doubs-thd.org. Ce réseau de fibre optique a été construit par le Syndicat mixte Doubs THD. Le réseau est donc public et ouvert à tous les fournisseurs d’accès internet qui le souhaitent. Une réunion publique se tiendra le 26 octobre à 20h, à l’Espace Rives du Doubs, 12 rue du Puits. Elle aura pour but d’expliquer, de façon neutre, les types d’offres disponibles auprès des fournisseurs d’accès et de présenter les modalités de raccordement au réseau. Si certains de ces fournisseurs d’accès démarchent déjà, au téléphone ou à domicile, le Syndicat mixte Doubs THD invite à attendre la réunion publique du 26 octobre, où des messages utiles et d’autres informations spécifiques pourront être passés.

A l’initiative de la commune de Doubs, une marche sera organisée le jeudi 21 octobre à 18h pour la lutte contre le cancer du sein. Plusieurs espaces d’information seront accessibles, avec différentes associations et professionnels de santé. On notera la présence du professeur Bosset, président de la ligue contre le cancer. Après cette marche de 3km, une soupe sera offerte à l’arrivée. Il sera possible de se restaurer un peu plus à la buvette ou au « bar à crêpes », en profitant des animations musicales menées par Les cocos du jeudi et Zikadoo. Tous les bénéfices ainsi que les dons seront intégralement reversés à la lutte contre le cancer. A prévoir, quelques accessoires ou un tee-shirt rose !

Depuis 2018, un protocole de suivi spécifique franco-suisse est mis en place sur la zone de présence permanente du loup, dénommée « ZPP du Marchairuz ». La meute identifiée évolue sur un territoire allant du Mont d’Or dans le Doubs, à la Valserine dans le Jura et le canton de Vaud en Suisse. Le suivi mis en place côté français est coordonné par la direction régionale de l’Office français de la biodiversité. Il comporte une phase de suivi par piégeage photographique, en période estivale, ainsi qu’une phase de prospection, en période hivernale.

Le suivi estival 2021, sur le département du Doubs, a permis de confirmer la reproduction de l’espèce et l’installation d’une 2e meute sédentarisée sur le massif du Risoux. Le suivi hivernal, qui pourra être engagé prochainement, permettra d’affiner la connaissance sur cette nouvelle meute et de connaître plus précisément ses déplacements. Des échanges avec les correspondants suisses ont été établis et se poursuivront pour un suivi coordonné des meutes identifiées.

Un comité départemental « grands prédateurs » sera également organisé courant octobre pour partager, avec les différents acteurs concernés par la présence du loup et du lynx, les dernières informations de suivi et présenter le dispositif d’alerte et d’accompagnement des éleveurs (aides et indemnisations).

Un homme soumis à ce dispositif a été localisé et interpellé, alors qu’il venait de proférer des menaces de mort à l’encontre de son ex-compagne et de ses enfants. Condamné en juin 2021, cet homme de 59 ans a été incarcéré à titre provisoire, dans l’attente d’une décision sur la révocation sans doute partielle de son sursis.

 

Le pire a été évité

 

Cet outil mis en place sur tout le territoire national depuis un an vise à lutter contre les violences conjugales, et de limiter le risque de récidive. Pour cette raison, il avait été administré à cet homme de 59 ans suite à son jugement en juin dernier. L’homme souffrant d’une pathologie lourde, et en l’absence d’antécédent judiciaire, c’est une peine d’emprisonnement assortie d’un sursis probatoire qui lui a été appliquée. Seulement, le 24 septembre, sa famille indique que le quinquagénaire monte en pression. Ses enfants contactent alors la gendarmerie par téléphone : « il veut venir tuer tout le monde ». Rapidement, l’homme qui habite à proximité de la frontière suisse est localisé, et interpellé par les forces de l’ordre. Il sera incarcéré à titre provisoire, dans l’attente d’une décision sur la révocation sans doute partielle de son sursis. Il pourrait voir la moitié de sa peine en sursis appliquée en prison ferme, et l'autre partie pourrait rester en sursis, toujours avec la pose du bracelet. "Le but serait de garder une sorte d'épée Damoclès au-dessus de sa tête. Parce que, parfois, certains profils continuent à ruminer en détention suite à leur détention, et sortent de prison encore plus remontés, plus revanchards", souligne le procureur de la République de Besançon, Étienne Manteaux. Il s’agit de la première incarcération suite au non-respect du bracelet anti rapprochement dans le Doubs.

 

Un dispositif pouvant sauver des vies

 

La juridiction de Besançon a déjà ordonné l’utilisation de deux de ces dispositifs, avec l’accord des victimes, condition indispensable à sa mise en place. De plus, le parquet de Besançon dispose constamment de trois bracelets anti rapprochement, mais le garde des Sceaux assure qu'il n'y a pas de limite et que des bracelets supplémentaires pourraient être livrés en cas de besoin. Étienne Manteaux en profite d’ailleurs pour évoquer l’affaire « Razia Askari », cette dame poignardée à mort en pleine rue par son mari, en 2018 à Besançon. Le procès est prévu pour les 8, 9 et 10 décembre prochains. « Dans cette affaire, un bracelet anti rapprochement aurait été un outil efficace pour protéger Madame Askari  », regrette le procureur de la République.

 

Etienne Manteaux, procureur de la République de Besançon : 

 

 

Mercredi à Besançon se tenait la journée nationale du sport scolaire. Chaque année, la JNSS vise à promouvoir les activités des associations et des fédérations sportives scolaires auprès des élèves, des équipes éducatives, des parents d'élèves et du monde sportif local. Ce mercredi à Besançon, l’événement se déroulait au chemin du Cul des Près, à l’orée de la forêt de Chailluz. Cette manifestation sportive se déroulait aussi en simultanée sur les sites de Belfort, Malbuisson et Vesoul. Dans les lycées, la JNSS a été conjuguée à la traditionnelle lycéenne, qui cette année était mixte.

 

JNSS

 

Une JNSS étalée sur 4 sites

 

Cette journée était organisée chaque année avant la crise sanitaire. Elle est désormais remise au goût du jour, maintenant que les conditions le permettent, avec le souci de ne pas trop rassembler d’effectif au même endroit. C’est donc sur 4 sites principaux qu’ont été réparties les festivités : Besançon, Belfort, Malbuisson et Vesoul. C’est d’ailleurs depuis Besançon que le recteur Jean-François Chanet a pu découvrir, grâce à un duplex vidéo avec les 3 autres sites de l’académie, les activités proposées sur les autres sites, et échanger avec des nombreux acteurs de cette journée. « On a essayé de renouer avec la notion de rencontre, et on s’en fait vraiment une joie, tout en respectant l’ensemble des protocoles. Par exemple, on a étalé l’ensemble des lycéennes, et on s’est appliqué de faire en sorte que chaque groupe ne se brasse jamais. C’est pour ça que l’on a 6 ateliers avec 6 rotations, et toutes les lycéennes faites sous forme de rotation » précise Serge Mommessin, directeur du Service Régional UNSS de l’Académie de Besançon.

 

Le sport, mais pas que

 

Comme chaque année, des thèmes en lien direct avec le sport étaient aussi au centre de l’événement, et présentés à travers des stands. On pouvait y retrouver l’égalité des genres, la lutte contre le harcèlement, l’homophobie, ou encore le développement durable. « Une approche à la fois de santé publique et d’égalité » précise le recteur Jean-François Chanet. « Ce sont des thèmes qui nous sont chers sur la JNSS au niveau national, comme le développement durable » poursuit Serge Mommessin. « Et on l’avait décidé avec monsieur le recteur, cette journée serait aussi l’occasion de mettre en avant l’inclusion, et l’égalité à travers nos lycéennes » souligne le directeur du Service Régional UNSS de l’Académie de Besançon. Des très nombreux établissements de l’académie ont donc répondu à l’appel ce mercredi, afin de proposer à ses élèves toutes ces animations sportives, ainsi que plusieurs districts qui se sont mobilisés sur les collèges. « C’est vraiment une JNSS qui va lancer notre année, et on va essayer de mobiliser toute cette jeunesse à travers le sport et l’éducation » s’enthousiasme Serge Mommessin.

Julie Cretin, jeune Doubienne de 21 ans originaire de Bouverans, a gagné son ticket pour Miss France samedi dernier, à la Commanderie à Dole. La 2ème dauphine Miss Doubs représentera ainsi la Franche-Comté lors de l’élection le 11 décembre prochain. Elle succède à Coralie Gandelin élue en 2020. Un rêve de petite fille pour cette étudiante en master marketing communication.

 

Tout d’abord, félicitations. Vous avez été élue Miss Franche-Comté hier soir, à la Commanderie de Dole. Que ressent-on lorsqu'on reçoit le diadème de Miss Franche-Comté 2021 ?

C’est un moment où le temps s’arrête. Vraiment, j’ai eu un mélange d’émotions que je ne saurais décrire. Je pense qu’il faut le vivre pour pouvoir en parler. C’est tellement de joie, d’émotions très fortes, je suis vraiment ravie et je n’attends qu’une chose : aller à la rencontre des francs-comtois et essayer de les représenter le mieux possible à l’élection de Miss France.

 

Racontez-nous le déroulement de cette soirée magique, comment l’avez-vous vécu ?

Cette soirée a été préparée en amont depuis pas mal de temps, on a fait pas mal de répétitions, parce que tout était vraiment chorégraphié. Il y avait des pas à apprendre, pour pouvoir offrir un spectacle incroyable à toutes les personnes qui se sont déplacées. On a aussi accueilli notre Miss France, Amandine Petit, qui est venue rencontrer les francs-comtois pour la première fois. Et puis la soirée s’est merveilleusement bien passée puisque j’ai remporté le titre, et j’ai atteint mon objectif. Mon rêve de petite fille.

 

Vous vous sentez prête depuis longtemps ?

Oui et non. On ne se prépare jamais vraiment à ce que ce soit nous. Mais en tout cas, j’y pensais depuis longtemps. Depuis toute petite j’aime les Miss, je suis les Miss, et je voulais tenter ma chance. C’est chose faite et j’en suis trop heureuse.

 

Le programme doit être bien chargé maintenant ! Qu’est-ce que Julie Cretin va faire dans les prochains jours ?

Le programme est très chargé ! L’élection de Miss France arrive très bientôt, en décembre prochain. Et c’est une élection qui se prépare. Quelque chose qui me tient vraiment à cœur c’est d’aller à la rencontre des francs-comtois, pour pouvoir les mettre en avant, partager leur passion, leur belle personnalité, et pour pouvoir ensuite les représenter du mieux possible. L’élection se prépare aussi physiquement et mentalement, comme avec des cours de catwalk (NdlR : la scène que parcourent les mannequins dans un défilé de mode), du média training, en apprenant à bien parler, à bien s’exprimer, c’est important. Et à toujours s’intéresser à ce qui nous entoure, pour se préparer au mieux à cette élection.

 

Il y a des engagements que vous aimeriez porter jusqu’à Miss France ?

C’est vrai que je n’ai pas très bien vécu mes années de collège. Et aujourd’hui j’aimerais bien parler du harcèlement scolaire avec la voix qui m’a été donnée. Et si ça peut permettre d’aider des jeunes, ce serait encore mieux.

 

Comment est-ce qu’on représente la Franche-Comté à l’élection de Miss France ?

En s’y préparant ! J’ai vraiment envie d’aller à la rencontre des francs-comtois, de prendre connaissance de leurs projets, de leurs ambitions, pour pouvoir les représenter de la meilleure manière possible.

 

Être candidate à l’élection de Miss France, c’est un rêve qui est dans la tête de beaucoup de jeunes filles. Vous y êtes parvenue, qu’est-ce que vous pourriez dire à ces filles qui en rêvent ?

Je leur dirais qu’il faut vraiment se lancer. Miss France c’est un rêve, pour moi la première. Je ne pensais pas forcément pouvoir l’atteindre, mais il faut oser, il faut franchir le pas, se lancer, s’inscrire. Il faut tenter sa chance et honnêtement, on n’a rien à perdre. Parce que même celles qui n’ont pas eu d’écharpes hier soir, ont été très heureuses de cette soirée. C’est une aventure qui nous a toutes fait grandir. Personnellement, je me suis fait onze copines samedi soir, c’était incroyable. C’était une aventure magique, et même pour celles qui n’ont pas eu d'écharpes, l'aventure continue parce qu’elles restent Miss dans leur département toute l’année.  

Le Musée Courbet rouvre ses portes ce jeudi après plusieurs mois de travaux. À cette occasion, une exposition sur Courbet et Picasso nommée « Révolutions ! » est présentée au public jusqu’au 18 octobre.

C’est l'événement artistique de l’été à Ornans. Après de longs mois de travaux, le musée Courbet rouvre ses portes ce jeudi. À cette occasion, le directeur du musée Benjamin Foudral a vu les choses en grand. Une exposition sur Courbet et Picasso nommée « Révolutions ! » sera présentée aux visiteurs, et ce jusqu’au 18 octobre. Les amateurs d’arts pourront ainsi y découvrir une soixantaine d'œuvres réalisées par les deux peintres, grâce à un partenariat prestigieux avec le Musée d’Orsay, ou encore les Musées Picasso de Paris et Barcelone. Plus qu’une simple vitrine de leurs œuvres, l’exposition, et son commissaire scientifique Thierry Savatier, nous plongent directement au cœur de la vie de ces deux peintres de renom. Si leurs styles sont bien différents, l’exposition nous en apprend davantage sur leurs similitudes avec un parcours divisé en 5 thèmes distincts : « Jeux d’images », « Le faiseur de chair et le diseur de nu », « Liberté d’abord », « Misères », et « Picasso regarde Courbet ».

Deux « révolutionnaires » dans l’art

Tout au long de l’exposition, on apprend de quelle manière Courbet et Picasso sont, chacun à leur manière, des « révolutionnaires », des artistes ayant marqué une rupture avec l’art conventionnel de leur temps. Il s’agit par exemple d’une rupture avec l’idéal, notamment dans la représentation des corps féminins. Les deux maîtres de la peinture rompent avec les œuvres sans défauts de leur temps et souhaitent montrer les corps « tels qu’ils sont réellement ». Courbet peint par exemple les femmes avec une pilosité pubienne et des formes généreuses, ce qui faisait scandale à l’époque au sein de l’habituel académique. Picasso s’en inspire grandement en effectuant plusieurs peintures montrant le nu de manière crue et dérangeante (Les Demoiselles d’Avignon - 1907), symbole de sa liberté de création.

Demoiselles de la SeinePIcasso

Les Demoiselles des bords de la Seine, Gustave Courbet (1857) : Tous droits réservés au Musée des Beaux-Arts de Paris et au Musée Courbet d'Ornans

Les Demoiselles des bords de la Seine, Pablo Picasso (1950) : Tous droits réservés au Kunstmuseum de Bâle (Suisse) et au Musée Courbet d'Ornans

Des artistes engagés

Un autre point commun partagé par Gustave Courbet et Pablo Picasso est l’engagement politique et social. Chacun vit au cours de sa vie plusieurs mutations politiques importantes, mais tous deux font front à leur manière aux figures d’autorités. Courbet s’oppose à Napoléon III, quand Picasso, lui, se confronte à Franco, dictateur espagnol du XXème siècle. Concernant leur rapport aux mutations sociales, l’essor industriel dans l’Europe du XIXème donne naissance au prolétariat, et la misère qui en découle marque particulièrement les deux artistes. Courbet montre la réalité que les élites refusaient de voir dans sa série « Les Grands Chemins », quand Picasso peint la misère dans sa « période bleue » via des portraits de paysans, prostituées, ou autres ouvriers, dans des tons bleutés.

Bohémienne

 

La Bohémienne et ses enfants, Gustave Courbet (1853-1854) : Tous droits réservés à la collection privée de Hong Kong, et au Musée Courbet d'Ornans

Le Musée Courbet fait peau neuve

Outre la grande exposition « Révolutions ! » qui sera bien évidemment son attraction majeure du ces trois prochains mois, le Musée Courbet fait peau neuve pour cette réouverture. L’éclairage, la décoration, le placement des œuvres… Tout ou presque a été amélioré afin de plonger en immersion totale les visiteurs, et afin de mettre en valeur les œuvres inestimables mises en avant. Aux côtés du département, le musée prend également ses responsabilités en termes d’écologie. Le système d’éclairage ainsi que la méthode de conservation des œuvres sont désormais plus respectueux de l’environnement.