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Suite à l'annnce de confinement il y a une quinzaine de jours, une des inquiétudes résidait dans la capacité des citoyens à poursuivre certaines activités primordiales. Parmi ces activités, le don du sang, qui ne peut se permettre de prendre congé. Dr. Barisien, coordinateur de l'activité de prélèvement à l'EFS de Bourgogne-Franche-Comté, revient sur la situation et les besoins de l'établissement français du sang.

Y'a-t-il une inquiétude aujourd'hui sur la quantité de sang à l'EFS ?

Non il n'y en a plus aujourd'hui. L'inquiétude est arrivée à la veille du confinement qui nous a conduit à supprimer un certain nombre de séances de prélèvement. De nombreux lieux nous ont informé de leur incapacité à nous recevoir. Heureusement, le Directeur Général de la santé a pris très vite la parole pour annoncer que le don du sang persistait et que les citoyens pouvaient se rendre aux collectes.

Plus d'inquiétudes aujourd'hui, est-ce que cela  veut dire que les citoyens ont répondu présent malgré les circonstances ?

Oui. Nous avons  vu une très grosse fréquentation et mobilisation des citoyens sur les sites de collecte et dans nos maisons du don. Nous avons atteint un niveau de stock de produits sanguins très satisfaisant. Aujourd'hui,  on est dans une situation confortable qui nous permet de repousser des collectes prévues de quelques semaines.

Les donneurs restent des fidèles,  ou assiste-t-on  à une mobilisation plus générale ?

On a biensûr vu arriver nos donneurs habituels, qui se sont précipités sur nos collectes. Mais je pense qu'il y a aussi une prise de conscience des non-donneurs ou d'anciens donneurs, qui se ruent également dans nos maisons du don.

Les besoins sont-ils plus importants en cette période ?

Non. Ils sont moins importants. Cela s'explique par le nombre d'opérations non urgentes qui ont été repoussées, pour permettre aux soignants de se concentrer sur la pandémie.

J'imagine qu'il ne faut pas pour autant baisser la garde ?

La transfusion sanguine reste indispensable et vitale pour un bon nombre de patients. Des patients pris en charge pour des pathologies cancéreuses, des maladies du sang, ou pour des opérations urgentes qui nécessitent une transfusion sanguine. Aujourd'hui on demande aux personnes de programmer leur don sur la durée et de répondre présentes  lorsqu'elles voient des affiches pour des collectes.

D'autant plus que ce qui est vrai aujourd'hui ne le sera peut-être pas dans 15 jours ?

Oui. Nous avons trouvé la bonne organisation pour prélever le nécessaire. On se garde les moyens d'appeler l'urgence si on se trouve en difficulté, ce qui peut arriver étant donné que l'on ne sait pas comment va évoluer l'épidémie. On est tranquille pour une dizaine de jours mais nous  restons très vigileants.

 

Si vous souhaitez donner votre sang:

- Site internet : https://www.efs.sante.fr/besancon

- Téléphone : 03 81 61 56 15

Et si on voyageait avec le biathlète Quentin Fillon Maillet ? Confiné, le Jurassien invite au voyage ses nombreux fans, via son compte twitter. Le champion franc-comtois propose ainsi les plus beaux paysages qu’il a eu l’occasion d’apprécier et de découvrir lors de ses différentes séances d’entraînement qui se sont tenues au cours de ces douze derniers mois. L’invitation tient toutes ses promesses. Les premières photographies sont sublimes.

Pour pallier à l’ennui de ses abonnés, la médiathèque municipale des Rousses a mis en place un service de livraison à domicile. Pour l’instant limité à la commune, il permet d’emprunter cinq livres par semaines, qu’il s’agisse de BD, romans ou documentaires. Pour ce faire, un réseau de bénévoles est déployé. Ces derniers déposeront les livres devant la porte du domicile, aucun contact n’est donc nécessaire.

La médiathèque a également pensé aux personnes n’étant pas adhérentes. Il est possible pour elles de se faire également livrer mais seulement des dons ou livres au rebut.

Pour toute demande d’emprunt, un accueil téléphonique est assuré au 09 63 64 84 77 entre le mardi et le samedi de 8h à 12h et de 13h à 17h. Un mail est également à disposition pour passer commande : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Dans un communiqué de presse, la FRSEA de Bourgogne Franche-Comté, le syndicat des jeunes agriculteurs de la région et la chambre régionale d’agriculture de Bourgogne Franche-Comté indiquent qu’une cellule de crise régionale en lien avec les administrations a été mise en place pour limiter au maximum l’impact du COVID 19, sur les exploitations agricoles, les entreprises agricoles et agroalimentaires, mais aussi pour faire le lien avec l’ensemble des acteurs concernés.

Pour les signataires, « de nombreuses difficultés émergent ». Il est expliqué que des filières sont bloquées ou déstabilisées avec des stocks périssables (lait, horticulture, maraîchage, ...), qu’un manque de bras sur les exploitations et dans les entreprises apparaissent et des productions fermières sans marché ne sont pas sans conséquences ». Enfin, les agriculteurs bourguignons et francs-comtois comptent sur « tous les opérateurs en particulier les grandes et moyennes surfaces pour valoriser les produits agricoles de notre région ».

L'initiative vient d'un enseignant. Patrick Desfeux, enseignant pour la série STI2D, travaille beaucoup avec les découpes laser et les impressions 3D. Après avoir vu une vidéo de Centrale Supelec Paris (université parisienne), il a décidé d'entreprendre ce projet de confection de visières. Le but, se montrer solidaire en aidant, avec ses moyens, les cabinets d'infirmiers, ainsi que les hôpitaux du Val de Morteau et de Pontarlier.

Sophie Labre, proviseur du lycée, a tout de suite accepté et soutenu l'initiative : "On avait déja donné tous nos stocks de masques et de blouses, à nos personnels soignants. Là, on a tout de suite accepté quand Patrick Desfeux nous a parlé du projet".Un projet que l'enseignant réalise seul, pour éviter que le matériel soit manipulé par trop de monde.

Concernant la quantité, l'établissement s'adapte aux besoins : "On les réalise à la demande. Entre 10 et 15 par jour. Pour l'instant on en a confectionné 46. La prochaine commande est pour l'hôpital de Morteau et on imagine que si les infirmières en ont besoin elles viendront nous le demander."

Les initiatives solidaires et nécessaires se multiplient aux quatre coins de l'hexagone en attendant la deuxième livraison de masques prévue ce mercredi.

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