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Comme toutes les entreprises dites "de service", les centres de contrôle technique  ont fermé après l'annonce de confinement. Une décision prise avant tout, pour protéger employés et clients, mais qui laisse certaines questions en suspens. Des questions auxquelles répond David Lamarche, de l'enseigne Auto Contrôle du Dahon, située à Valdahon et Saint-Vit.

Pour tous ceux ne pouvant pas effectuer leur contrôle technique à cause du confinement, pas de panique. La Ministre chargée des transports, Élisabeth Borne, a annoncé une tolérance de 3 mois à compter du 11 mars. Les gens peuvent donc sans problèmes rouler, au moins jusqu’au 11 juin, avec un contrôle technique expiré.

David Lamarche, qui a mis ses employés en chômage partiel, espère reprendre le travail le 14 avril. Dans un premier temps, il souhaite reprendre en douceur et avec le matériel de protection adéquat, afin d’assurer la réglementation, non seulement pour les véhicules de particuliers, mais aussi pour les véhicules professionnels contraints  de rouler tous les jours malgré le confinement.

David Lamarche ne s’attend pas pour autant à un afflux record lors de la réouverture. Et pour cause, il prévoit déjà à l’avance les rendez-vous pour les personnes qui l’appellent pendant ce confinement, afin d’étendre les contrôles au maximum, et ainsi ne pas mettre en danger sanitaire, employés et clients.

Le Préfet du Doubs vient d’actualiser la liste des marchés alimentaires autorisés à fonctionner durant cette période de confinement. Elle comprend 20 communes. On notera l’absence de la commune de l’Isle-sur-le-Doubs qui a décidé de retirer sa demande.

Ces communes sont les suivantes : Audincourt, Arcey (nouvelle autorisation), Les Auxons, Bavans, Besançon Cassin & Beaux Arts, Dasle (nouvelle autorisation), Emagny, Fesches-le-Châtel, Gennes (nouvelle autorisation), Maîche, Montbéliard place Denfert-Rochereau & Champ de foire, Montenois, Montferrand le Chateau (nouvelle autorisation), Noirefontaine, Novillars, Pontarlier, Pugey, Recologne, Saint-Hippolyte et Vuillafans.

Il est rappelé que ces marchés doivent faire l’objet d’une préparation en amont concernant leur implantation. Ils doivent également adapter l’organisation des pratiques de vente et de distribution de denrées, diffuser et afficher les consignes sanitaires à respecter et mettre en œuvre un dispositif de contrôle de ces mesures

Ce n'est un secret pour personne, le confinement lié au Coronavirus touche fortement l'économie du pays. Malgré les annonces du président Emmanuel Macron pour aider la population, certains se demandent toujours comment va se dérouler l'avenir. Thierry Dietsch, président de l'union des commerçants de Besançon, fait part de l'inquiétude du commerce du centre-ville bisontin, et notament des professionnels  indépendants.

Des mesures pour tous ?

Les mesures annoncées par Emmanuel Macron faisaient état de plusieurs choses. Parmi les mesures majeures, le droit pour les salariés au chômage technique, ainsi que le droit à une aide de 1500 € pour les petits entrepreneurs. Des mesures qui ne s'appliquent pas à tous les commerçants selon Thierry Dietsch : " La plupart du temps, les membres de notre association sont des indépendants, qui ne sont pas  toujours éligibles au fonds de garantie de 1500 €, la plupart d'entre-nous ont déja payé les salaires et on va avoir un problème de trésorerie au mois d'avril."

Une logistique à remettre en place

Au centre-ville de  Besançon, on espère pouvoir de nouveau accueillir les clients en mai prochain. Cela passe néanmoins par un important travail logistique : "Rouvrir un commerce, ça ne se fait pas en deux jours" précise Mr Dietsch. La plupart prépare déja la réouverture. Ré-approvisionner, remettre en place les équipes, cela demande du temps, de l'argent, et de l'aide : "Il faudra que l'État soit aussi fort avec tous les petits commerçants, qui auront tous le couteau sous la gorge qu'il l'est, et c'est bien normal, avec tous ceux qui travaillent actuellement".

Un problème d'éthique

Le dernier souci que pose le confinement est l'immoralité qui ressort du devoir de fermeture. Si ces mesures ont évidemment été prises dans un souci sanitaire, elles permettent tout de même aux grandes surfaces de poursuivre normalement leurs activités contrairement aux petits commerçants : "J'ai des amis qui tiennent des boutiques de vêtements et qui ont commandé leur collection printemps/été : ils font zéro chiffre d'affaires, alors qu'on peut aller en grande surface acheter ce qu'il nous faut. C'est complètement immoral".

La gendarmerie du Doubs indique que depuis le début du confinement, le 18 mars dernier, le nombre d’engagement des unités de gendarmerie du Doubs pour des violences conjugales a plus que doublé dans le département, alors que le nombre de plaintes reçues en la matière a fortement décru.

Pour venir en aide aux victimes, la gendarmerie et le « 39-19 » se coordonnent. Rappelons que le « 39-19 » est un numéro de référence qui assure une écoute et une aide aux victimes de violences conjugales. Sachez également que la brigade numérique de la gendarmerie est à votre écoute. Ce service est accessible 7j/7 et 24h/24. Pour contacter ce service, tapez « brigade numérique gendarmerie » dans un moteur de recherche.

Par ailleurs, les forces de l’ordre indiquent que les pharmacies sont également des relais d’alerte possibles. Enfin, il est toujours bon de souligner que le 114, numéro d’urgence pour les personnes sourdes et malentendantes, est étendu à toutes les victimes de violences intrafamiliales

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