Pour l'élu communiste Hasni Alem, les cent premiers jours de Ludovic Fagaut à la tête de la Ville de Besançon marquent une rupture avec la précédente majorité, mais aussi les limites d'une gouvernance qu'il juge trop personnelle. Il critique une politique « revancharde », une communication omniprésente et un manque de dialogue avec l'opposition.
« Une rupture, mais pas dans le bon sens »
Interrogé sur les cent premiers jours du nouveau maire de Besançon, Hasni Alem reconnaît d'abord que Ludovic Fagaut a tenu sa promesse de rompre avec la mandature précédente menée par Anne Vignot. Selon lui, cette rupture s'est traduite par des choix systématiquement opposés à ceux de l'ancienne majorité. Mais l'élu communiste estime que cette stratégie se heurte désormais « au mur du réel », notamment face aux épisodes de canicule. Il cite en exemple la politique de fleurissement engagée par la nouvelle municipalité, qu'il considère inadaptée aux enjeux du changement climatique. « Il va désormais devoir gouverner et faire des choix dans l'intérêt général, et non dans une logique de revanche politique », affirme-t-il.
L'interview de la rédaction : Hasni Alem
Un maire qui « n'a pas encore endossé pleinement son rôle »
Hasni Alem estime que Ludovic Fagaut conserve davantage une posture d'opposant que de maire. Il lui reproche notamment ses relations avec les élus de gauche, évoquant la manière dont serait traitée Anne Vignot ainsi qu'un manque de concertation avec l'opposition. À ses yeux, l'exemple le plus révélateur reste la réaction municipale après le décès de deux jeunes noyés dans le Doubs. L'élu communiste assure que son groupe souhaitait participer à une réflexion commune sur les mesures à mettre en œuvre, mais que le maire aurait préféré élaborer seul son plan d'action. « Dans un moment aussi grave, le consensus aurait dû primer », estime-t-il.
Une communication jugée excessive
Autre critique formulée par Hasni Alem : la place prise par la communication du maire. S'il reconnaît que la précédente majorité n'avait peut-être pas suffisamment communiqué, il considère que la situation actuelle est devenue inverse. Selon lui, les habitants voient quotidiennement des vidéos du maire sur les réseaux sociaux, tandis que les autres membres de la majorité demeurent quasiment invisibles. « On ne voit que Ludovic Fagaut », résume-t-il, estimant que cette personnalisation excessive du pouvoir traduit « une vision monarchique » de la gouvernance municipale.
L'interview de la rédaction : Hasni Alem
Une équipe municipale peu visible
Pour l'élu communiste, cette forte personnalisation pourrait rapidement atteindre ses limites. Il estime qu'un maire ne peut durablement gouverner seul et qu'il devra nécessairement s'appuyer davantage sur son équipe. Hasni Alem regrette qu'aucun adjoint ne parvienne aujourd'hui à émerger politiquement, laissant, selon lui, toute la lumière au seul maire. Il compare cette stratégie à « l'hyperprésidence » de Nicolas Sarkozy, dont il estime qu'elle avait fini par lasser une partie des Français.
L'interview de la rédaction : Hasni Alem
Des recours judiciaires toujours en cours
Sur le terrain juridique, Hasni Alem confirme que le recours engagé contre l'arrêté municipal anti-mendicité doit connaître une première étape devant le tribunal administratif de Besançon ce lundi. Il précise toutefois qu'aucune décision définitive n'est attendue immédiatement. Concernant le nouveau règlement intérieur du conseil municipal, l'opposition étudie également différentes voies de recours, en lien avec les autres groupes minoritaires et la préfecture. L'article prévoyant la possibilité d'un blâme envers les élus apparaît, selon lui, comme le point le plus problématique.
L'interview de la rédaction : Hasni Alem
« Nous continuerons à combattre ces orientations »
Malgré les tensions avec la majorité municipale, Hasni Alem rappelle que les élus communistes votent favorablement près de 80 % des délibérations présentées en conseil municipal. Selon lui, les désaccords portent essentiellement sur les grandes orientations politiques et sur la méthode de gouvernance. Interrogé sur les éventuelles sanctions prévues par le nouveau règlement intérieur, l'élu conclut avec ironie : « Les blâmes de Ludovic Fagaut, pour moi, ce sont des médailles. »
Cette prise de position s'inscrit dans une série d'entretiens réalisés avec les différents responsables politiques bisontins à l'occasion des cent premiers jours de mandat de Ludovic Fagaut à la tête de la Ville de Besançon.
Cent jours après la prise de fonctions de Ludovic Fagaut (LR) à la tête de la Ville de Besançon, l'élue municipale de La France insoumise, Séverine Véziès, porte un regard très critique sur le début de mandat du nouveau maire. Elle lui reproche de ne pas avoir pleinement endossé sa fonction, de privilégier une approche idéologique et de négliger, selon elle, les priorités sociales et environnementales de la ville.
« Les Bisontins ont élu un maire, pas un influenceur »
Premier grief formulé par l'élue insoumise : Ludovic Fagaut n'aurait pas encore pris la mesure de ses nouvelles responsabilités. Selon Séverine Véziès, le maire continuerait d'adopter une posture de candidat en cherchant avant tout à s'adresser à son électorat plutôt qu'à l'ensemble des habitants. « Les Bisontins ont élu un maire et pas un influenceur », lance-t-elle, critiquant une communication qu'elle juge davantage tournée vers les réseaux sociaux que vers l'exercice de la fonction municipale. Elle estime qu'un maire doit désormais gouverner « pour tous les Bisontins » et défendre l'intérêt général.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès, élue bisontine insoumise
« Toujours dans une logique d'opposition »
L'élue considère également que Ludovic Fagaut conserve les réflexes qu'il avait lorsqu'il siégeait dans l'opposition municipale. Elle souligne que les élus de La France insoumise n'hésitent pas à soutenir certaines délibérations de la majorité lorsqu'elles leur paraissent aller dans le bon sens. À l'inverse, elle affirme que les propositions déposées par son groupe sont systématiquement rejetées sans débat de fond. Selon elle, cette attitude traduit une volonté de s'opposer par principe plutôt que d'examiner les propositions sur leur contenu.
Des choix budgétaires contestés
Séverine Véziès critique également les premières orientations budgétaires de la nouvelle majorité. Elle évoque notamment les dépenses consacrées à la vidéosurveillance, à l'armement létal de la police municipale ou encore à l'achat de nouveaux chalets pour le marché de Noël. Si elle reconnaît l'intérêt de certaines animations, elle estime que ces investissements ne répondent pas aux besoins prioritaires des habitants. À ses yeux, les moyens auraient dû être davantage orientés vers les écoles, les politiques sociales ou encore l'adaptation de la ville aux épisodes de fortes chaleurs.
Canicule et écoles : « Rien n'était prévu »
L'élue affirme avoir interpellé le maire lors du dernier conseil municipal sur les conséquences de la canicule, notamment à l'approche de la rentrée scolaire. Elle regrette l'absence, selon elle, de mesures spécifiques concernant les écoles, les personnels municipaux ou les enfants les plus fragiles. Séverine Véziès cite également la rénovation thermique des établissements scolaires comme un enjeu majeur face au réchauffement climatique. Elle se dit particulièrement inquiète des déclarations de Ludovic Fagaut laissant entendre qu'il pourrait remettre en cause ce programme de rénovation. Pour l'élue insoumise, une telle orientation revient à ignorer les conséquences déjà visibles du changement climatique.
Des recours devant le tribunal administratif
Sur le plan institutionnel, Séverine Véziès annonce que plusieurs décisions du nouveau maire feront l'objet de recours. Elle confirme qu'un recours a été déposé contre l'arrêté anti-mendicité, qu'elle qualifie d'« arrêté anti-pauvres ». L'audience doit se tenir devant le tribunal administratif ce lundi. Elle critique également le nouveau règlement intérieur du conseil municipal, notamment la création d'un dispositif de blâme à l'encontre des conseillers municipaux. Selon elle, cette disposition vise à limiter la liberté d'expression de l'opposition alors que le maire dispose déjà du pouvoir de police de l'assemblée. Elle assure que son groupe contestera également cette mesure devant la justice administrative.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès, élue bisontine insoumise
« Une politique du XXe siècle »
Au-delà des décisions prises depuis cent jours, Séverine Véziès reproche au maire de ne pas intégrer pleinement les enjeux climatiques dans son action municipale. Elle estime que remettre en cause les rénovations énergétiques des écoles constitue « une politique du XXe siècle » et une négation du réchauffement climatique. Pour l'élue de La France insoumise, les épisodes de canicule actuels démontrent au contraire la nécessité d'accélérer les travaux permettant d'améliorer le confort thermique des bâtiments publics.
En conclusion, Séverine Véziès estime que les cent premiers jours de Ludovic Fagaut traduisent davantage une continuité de son rôle d'opposant qu'une prise de hauteur liée à ses nouvelles responsabilités de maire. Elle assure que son groupe poursuivra son action d'opposition, tant dans l'hémicycle que devant les juridictions administratives lorsque cela lui paraîtra nécessaire.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès, élue bisontine insoumise
Ludovic Fagaut, maire de Besançon et président de Grand Besançon Métropole, poursuit la constitution de sa nouvelle équipe dirigeante. Après plusieurs changements intervenus ces dernières semaines au sein de l'administration et du cabinet du maire, parfois accompagnés d'inquiétudes et d'arrêts de travail parmi les agents,inquiets pour leur avenir professionnel, l'élu annonce la nomination de Sébastien Lenoir au poste de directeur général des services. Fort de plus de vingt ans d'expérience dans la fonction publique territoriale, il rejoindra Besançon le 17 août prochain après avoir exercé à Nice, Annecy et Sens. Il aura pour mission de piloter l'administration municipale et intercommunale et d'accompagner la mise en œuvre du projet de la nouvelle majorité.
Le conseiller départemental Raphaël Krucien interpelle l'exécutif du Département du Doubs sur l'évolution du nombre de bénéficiaires du RSA. Dans une question orale transmise à la présidente du Département et qui sera examinée lors de l'assemblée départementale de ce lundi, il demande à Ludovic Fagaut, premier vice-président en charge des solidarités, de préciser les sources des chiffres qu'il avait présentés lors de la séance du 27 avril dernier.
Selon l'élu d'opposition, les données avancées par l'exécutif pour démontrer l'efficacité de sa politique d'insertion seraient en contradiction avec les statistiques officielles publiées par la Drees. Raphaël Krucien affirme notamment qu'en 2025, le nombre de bénéficiaires du RSA a progressé de 4,38 % dans le Doubs contre 0,47 % au niveau national. Il s'interroge également sur les écarts entre les chiffres communiqués par le Département et ceux de la Drees concernant le nombre d'allocataires.
Dans un communiqué, l'élu estime que les données mises en avant par la majorité départementale relèvent davantage de la communication politique que de la réalité statistique et reproche à Ludovic Fagaut d'avoir accusé ses opposants de mentir lors des débats. La majorité départementale devra répondre publiquement à ces interrogations lors de la séance de lundi.
La fresque réalisée par l'artiste bisontin Nacle, boulevard Diderot à Besançon, pourrait bientôt bénéficier d'un cadre officiel garantissant sa conservation. Sur les réseaux sociaux, sans doute sous la pression populaire et médiatique, Ludovic Fagaut, le Mairen, a affiché sa volonté de préserver cette œuvre qui véhicule, selon lui, « un message fort » tout en mettant en valeur le talent des artistes locaux. La Ville annonce ainsi son intention de régulariser cette réalisation dans le respect de la réglementation nationale en matière d'urbanisme. Elle souhaite également assurer sa pérennité grâce à la mise en place d'une convention d'entretien avec l'artiste.
Au-delà de cette œuvre, la municipalité entend poursuivre le développement des arts urbains sur le territoire bisontin. Parmi les engagements annoncés figurent l'ouverture de nouveaux espaces dédiés à l'expression artistique, notamment à travers le déploiement de murs d'expression libre. Un volet pédagogique est également envisagé. La Ville souhaite associer l'artiste, les établissements scolaires et les habitants autour de la fresque afin de favoriser les échanges et la sensibilisation à l'art urbain.
« Préserver, valoriser et transmettre : c'est ainsi que nous ferons grandir Besançon », souligne l’édile. Dans cette perspective, un premier échange téléphonique a déjà eu lieu à l'initiative de la Ville avec Nacle. Une rencontre doit désormais être organisée dans les prochains jours afin d'évoquer l'avenir de l'œuvre et les différents sujets qui y sont liés.
La section bisontine de La France insoumise s'en prend à la stratégie de communication du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dans un communiqué diffusé ces derniers jours. Le mouvement critique notamment la place accordée à l'image de l'élu dans différents supports de communication municipaux. Il évoque la publication récente de magazines mettant en avant le parcours personnel du maire ainsi que sa présence régulière sur les réseaux sociaux à travers des vidéos et photographies liées à ses activités et déplacements.
Une communication jugée excessive
Dans un texte au ton particulièrement satirique, La France insoumise compare le maire à Narcisse, personnage de la mythologie grecque fasciné par son propre reflet. Le mouvement ironise également sur les nombreuses publications consacrées à l'élu, multipliant les références à des mises en scène de son quotidien. Selon les auteurs du communiqué, cette communication serait davantage tournée vers la valorisation de la personnalité du maire que vers la mise en avant des politiques publiques menées par la municipalité.
Des priorités contestées
Au-delà de la forme, La France insoumise estime que les préoccupations des habitants devraient davantage occuper l'espace de communication municipale. Le mouvement interroge la place accordée aux enjeux du quotidien des Bisontins et appelle la majorité municipale à recentrer son action et sa communication sur les besoins de la population. Ce communiqué s'inscrit dans un contexte de critiques régulières de l'opposition à l'égard de la stratégie de communication de la Ville de Besançon et de son maire.
Un temps menacé, l'œuvre du street artiste Nacle restera finalement visible pour le moment. Une rencontre doit prochainement réunir le maire de Besançon et l'artiste afin d'échanger sur la création de nouveaux espaces dédiés à l'expression urbaine. Dans un communiqué, la municipalité rappelle toutefois que cette réalisation aurait dû faire l'objet d'une autorisation préalable, les règles d'urbanisme s'imposant à tous. Tout en saluant la qualité artistique du travail et le message porté, la Ville choisit donc la voie du dialogue en attendant cet échange.
Le prochain conseil municipal de Besançon, prévu jeudi soir, s’annonce dense et houleux. Lors d’une conférence de presse préparatoire, la majorité municipale et son chef de fil, Ludovic Fagaut, le maire bisontin, a présenté plusieurs dossiers majeurs : une décision budgétaire modificative de plus de 2 millions d’euros, le renforcement de la sécurité, l’évolution du règlement des crèches municipales, le maintien du centre de vaccination et des ajustements dans l’exécutif municipal.
Annie Gauthier démissionne pour raisons de santé
Le maire a d’abord annoncé la démission d’Annie Gauthier, adjointe à la culture, en raison de graves problèmes de santé. Elle quitte également son mandat de conseillère municipale. Franck Defrasne fera son entrée au conseil municipal. Anne-Rachel Schertz prendra la délégation à la culture, tandis que Franck Defrasne récupérera notamment les missions liées au numérique.
Le règlement intérieur du conseil municipal modifié
Le règlement intérieur du conseil municipal va être toiletté. Le temps de parole sera notamment élargi lors des débats d’orientation budgétaire et du vote du budget. Chaque élu pourra disposer d’un premier temps de parole allant jusqu’à dix minutes, puis d’une seconde intervention de trois minutes. Un nouvel article prévoit également la possibilité d’un blâme en cas de trouble à la séance. Cette sanction, sans portée juridique, devra être soumise au vote du conseil municipal.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Plus de 2 millions d’euros réinjectés dans le budget
La décision budgétaire modificative numéro 1 représente un peu plus de 2 millions d’euros. Elle vise, selon la majorité, à consolider les priorités du nouveau mandat. Parmi les principales mesures figurent 150.000 euros supplémentaires pour le sport de haut niveau. L’ESBF et le Grand Besançon Doubs Handball recevront chacun 60.000 euros, tandis que le BesAC bénéficiera de 30.000 euros. La Ville prévoit également plus de 50.000 euros pour l’achat de nouveaux chalets pour le marché de Noël, 42.000 euros pour une étude de faisabilité autour de la mise en valeur du Kursaal, 63.000 euros pour le musée comtois et 250.000 euros pour la valorisation du patrimoine Vauban.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Sécurité : dix policiers municipaux et trente caméras supplémentaires
La sécurité constitue un autre axe fort. Dix postes de policiers municipaux supplémentaires sont en cours de recrutement. Un moniteur de maniement des armes prendra ses fonctions le 1er septembre, dans le cadre de la volonté municipale d’armer la police municipale. La Ville prévoit aussi 46.000 euros supplémentaires pour renforcer les capacités de stockage liées à la vidéoprotection. Trente nouvelles caméras doivent être installées. Leur emplacement est travaillé avec la police nationale afin de mieux couvrir certaines zones de fuite et de réduire les angles morts.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Les Chaprais bénéficieront de 30 minutes de stationnement gratuit
La gratuité du stationnement aux Chaprais passera de 15 à 30 minutes à compter du 1er septembre. Cette mesure représentera environ 22.000 euros de recettes en moins pour la collectivité en année pleine. L’objectif affiché est de soutenir la vie commerciale du quartier, notamment rue de Belfort.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Près de 500.000 euros pour les quartiers prioritaires
La décision budgétaire prévoit également près de 500.000 euros pour les quartiers prioritaires de la ville. Ces crédits doivent soutenir les projets associatifs et de quartier, avec notamment la création d’un espace sportif et associatif dans le quartier de l’Amitié, l’amélioration des conditions d’accueil à l’épicerie alimentaire de la salle Haag, à Montrapon, ainsi que le renouvellement de la signalétique à Planoise.
Crèches : un règlement plus souple pour les familles
Le règlement des établissements d’accueil du jeune enfant sera actualisé. Il entrera en vigueur en août 2026. La Ville souhaite simplifier les démarches des familles. Le délai de prévenance pour poser les congés passera de 28 à 7 jours pour les vacances scolaires et les grandes vacances. Les parents pourront aussi poser des congés en demi-journée. Les justificatifs permettant une défacturation en cas d’absence de l’enfant seront élargis. La municipalité veut également mieux prendre en compte les couples dont les deux parents travaillent, en augmentant le nombre de points attribués lors des commissions d’attribution. Le maire insiste : cette évolution ne retire rien aux familles monoparentales, mais vise à reconnaître les contraintes professionnelles des couples actifs.
Le centre municipal de vaccination maintenu
La Ville proposera aussi le maintien du centre municipal de vaccination, créé en 1983. Celui-ci a assuré l’an dernier environ 3.000 consultations et plus de 3.000 vaccinations. La réforme du financement impose désormais une habilitation de l’Agence régionale de santé. La municipalité affirme vouloir conserver cet outil, présenté comme essentiel pour les publics éloignés du soin. Le centre permet notamment de vacciner sans reste à charge les personnes de plus de six ans.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Vital’Été et Mardis des rives au programme estival
La Ville a également présenté les temps forts de l’été. Vital’Été reposera sur trois axes : biodiversité, outdoor environnement et activités équestres. Des activités qui seront reparties sur plusieurs secteurs de la ville. Sans oublier le point névralgique du complexe sportif Michel Vautrot. Une subvention d’environ 37.000 euros sera accordée aux associations participantes. Enfin, « les Mardis des Rives » proposeront sept soirées concerts dans le Grand Besançon, avec une soirée de clôture à Besançon. La programmation, construite avec La Rodia et Le Bastion, fera la part belle aux musiques du monde, au reggae, au jazz, au blues, au hip-hop et à la soul
Une dizaine de personnes ont tenté de déplacer samedi 13 juin les palmiers récemment installés sur le pont Battant à Besançon pour les déposer devant l'hôtel de ville. Cette action symbolique visait à dénoncer la politique de fleurissement du maire Ludovic Fagaut, qui a porté le budget consacré aux espaces fleuris de 50 000 à 250 000 euros. Parmi les participants figurait Benoît Cypriani, ancien adjoint d'Anne Vignot, conduit au commissariat pour une vérification d'identité.
La municipalité annonce une plainte
La municipalité dénonce une tentative de vol et de dégradation. Elle annonce le dépôt d'une plainte et rappelle que plusieurs massifs floraux ont déjà été visés ces derniers jours. Pour l'exécutif municipal, ces actions portent atteinte aux aménagements réalisés dans l'espace public.
Les écologistes défendent une démarche citoyenne
De son côté, Anthony Poulin, président du groupe des élus Les Écologistes, Génération.s et Société civile, estime que l'action relevait d'une démarche « symbolique et citoyenne ». Il souligne qu'aucune dégradation n'a été constatée et s'interroge sur l'intervention des forces de l'ordre ainsi que sur la médiatisation de l'identité d'un participant. Selon lui, « criminaliser des initiatives revendicatives » éloigne le débat des questions de fond.
Au-delà des palmiers, un débat sur la ville
Pour l'élu écologiste, cette polémique dépasse la seule question esthétique. Elle renvoie à la place du vivant dans l'espace public et aux choix de végétalisation face aux enjeux climatiques. Cette affaire illustre ainsi les divergences persistantes entre les partisans d'un embellissement urbain assumé par la majorité municipale et ceux qui défendent des aménagements davantage orientés vers l'adaptation écologique de la ville.
Jusqu’au 14 juin, le territoire de Grand Besançon Métropole vit au rythme de la nouvelle édition de Grandes Heures Nature. Présenté cette semaine à la Citadelle, le rendez-vous consacré aux sports de pleine nature entend franchir un nouveau cap, tant en matière de fréquentation que de rayonnement touristique.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Plus de 4 000 sportifs attendus
Après avoir réuni entre 3 300 et 3 500 participants en 2025, les organisateurs visent désormais plus de 4 000 engagés sur les différentes épreuves. Plus de 25 000 visiteurs sont également attendus tout au long du week-end. Pour le président de Grand Besançon Métropole, Ludovic Fagaut, le festival doit désormais changer d'échelle. « Aujourd'hui, il faut que ce festival voie plus grand, voie plus large. Nous devons inscrire Grand Besançon Métropole dans le paysage national comme la référence du sport outdoor », affirme-t-il. L'élu voit dans cette manifestation bien plus qu'un simple rendez-vous sportif. « L'outdoor est un levier d'attractivité, mais aussi un levier de développement économique », insiste-t-il.
Faire du Grand Besançon une référence nationale
L'ambition est clairement affichée : attirer davantage de visiteurs venus de toute la France et renforcer l'image du territoire comme destination de pleine nature. « Nous devons faire venir davantage de touristes pour pratiquer les activités proposées pendant ces quatre jours. Besançon et Grand Besançon Métropole ont l'ambition commune d'installer durablement cet événement et notre territoire de jeu grandeur nature comme une référence au niveau national », poursuit Ludovic Fagaut. Pour les élus, Grandes Heures Nature constitue ainsi une vitrine du territoire, capable de valoriser à la fois les activités sportives, le patrimoine, les paysages et les savoir-faire locaux.
Un terrain de jeu unique entre nature et patrimoine
Le coup d'envoi sera donné le jeudi 11 juin à la Citadelle avant trois journées d'animations concentrées autour du site de Chamars. Au total, 22 communes de Grand Besançon Métropole seront concernées par les différents parcours, représentant près de 180 kilomètres d'itinéraires à travers forêts, collines, villages et sites patrimoniaux. Pour Willy Joly, directeur du festival, cette richesse constitue la principale force de Grandes Heures Nature. « En moins de cinq minutes depuis le centre-ville, on peut être en immersion dans un espace naturel. Avec nos sept collines, nos forts et notre patrimoine, le territoire offre un terrain de jeu exceptionnel », explique-t-il. Le responsable insiste également sur la complémentarité entre pratique sportive, découverte du patrimoine et mise en valeur des paysages du Grand Besançon.
L'interview de la rédaction : Willy Joly, directeur du Festival Grandes Heures Nature
Le swimrun, grande nouveauté de l'édition 2026
Parmi les nouveautés figure l'arrivée du swimrun, une discipline en plein développement associant course à pied et natation en eau libre. Les concurrents alterneront plusieurs portions de course et de nage dans le Doubs. Le grand parcours reliera Roche-lez-Beaupré à Chamars. « Cette épreuve permet de retrouver la rivière comme terrain sportif. Elle confirme que le Doubs est un élément central du territoire », souligne Willy Joly.
L'interview de la rédaction : Willy Joly, directeur du Festival Grandes Heures Nature
Des épreuves pour tous les publics
Le programme comprendra également plusieurs rendez-vous devenus incontournables :
Cette dernière discipline, qui se déroulera ce jeudi soir, à 19h30, à la Citadelle, bénéficie d'une mise en scène spectaculaire avec un show immersif mêlant vidéo, lumière et performances sportives. Un ancien champion du monde d'escalade est annoncé comme invité d'honneur. Près de 1 000 scolaires participeront également aux activités organisées le vendredi.
Un festival tourné vers l'avenir
Au-delà de l'aspect sportif, Grandes Heures Nature entend promouvoir un mode de vie plus respectueux de l'environnement. Le village outdoor installé à Chamars proposera des espaces consacrés au sport-santé, au tourisme durable et à la préservation des milieux naturels.
Créé en 2019, le festival poursuit sa montée en puissance. Pour les élus du Grand Besançon, l'objectif est désormais clair : faire du territoire une destination incontournable des sports de nature et un moteur d'attractivité touristique et économique pour toute la région.