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Le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce de nouvelles violences et dégradations survenues ce samedi 24 octobre, à l’occasion de l’acte II des manifestations. L’élu salue la mobilisation des forces de l’ordre qui, selon lui, ont permis de préserver l’ordre républicain. Présent sur le terrain auprès des policiers et des commerçants, puis au Centre de supervision urbain, il appelle les manifestants pacifiques à se désolidariser des groupes violents. Ludovic Fagaut remercie également les agents municipaux mobilisés pour remettre les espaces publics en état. Il réaffirme sa détermination à garantir la sécurité des habitants, des commerçants et des artisans.

Accusée de vouloir censurer la dimension politique d’une exposition consacrée à l’art et à l’anarchie, la municipalité de Besançon contre-attaque. Ludovic Fagaut défend le changement de titre de cette manifestation culturelle, désormais baptisée « Art en Liberté, de Courbet au street art ». Avec Anne-Rachel Schertz, élue chargée de la culture, et Frédérique Thomas Maurin, chargée des musées, il rejette les accusations de censure et dénonce une polémique entretenue, selon lui, par l’opposition municipale.

Un changement de titre qui cristallise les critiques

Initialement envisagée sous le titre de travail « Art et Anarchie », l’exposition avait ensuite été présentée sous l’appellation « Ni Dieu, ni Maître », avant que la nouvelle municipalité ne retienne « Art en Liberté, de Courbet au street art ». Ludovic Fagaut assure qu’aucune œuvre ni aucun élément du contenu artistique n’a été modifié. Il s’appuie sur l’article 9 de la convention établie avec la Ville de Roubaix, qui autorise chaque partenaire à conduire sa propre campagne de communication. « L’exposition n’a pas été changée, rien de tout cela n’a été modifié », insiste-t-il.

Un budget de 372 000 euros et un enjeu de fréquentation

Pour Anne-Rachel Schertz, le changement de titre répond avant tout à la volonté d’attirer un public plus large. Avec un budget de 372 000 euros, l’exposition doit également générer des recettes de billetterie. La municipalité souhaite notamment séduire les familles, les jeunes et les personnes peu habituées à fréquenter les musées. Autre argument avancé : l’ouverture de l’exposition a été avancée du 4 mars au 27 février, soit une semaine supplémentaire de présentation. Une décision que l’équipe municipale juge incompatible avec une volonté de censure.

Frédérique Thomas Maurin défend vivement le choix municipal

Ancienne directrice du musée Courbet d’Ornans pendant quatorze ans, Frédérique Thomas Maurin a vivement réagi aux accusations visant la municipalité. « Nous accuser de vouloir faire de la censure, c’est absolument ridicule », affirme-t-elle. L’élue défend également Ludovic Fagaut, avec lequel elle a collaboré sur plusieurs projets culturels. « Ça me fatigue d’entendre dire perpétuellement que Ludovic Fagaut est sectaire et contre la culture », déclare-t-elle, évoquant notamment les ambitions municipales autour du Palais Granvelle. Elle explique par ailleurs que le titre « Art en Liberté » s’inspire d’une lettre de Gustave Courbet adressée au ministre des Arts en juin 1870, lors de son refus de la Légion d’honneur. Le peintre y revendiquait son indépendance à l’égard des écoles, des institutions et des régimes politiques, à l’exception de celui de la liberté.

Courbet et les penseurs socialistes toujours au programme

La municipalité assure que la dimension politique de l’exposition demeure intacte. À Besançon, une attention particulière sera portée aux relations entre Gustave Courbet, Pierre-Joseph Proudhon et les penseurs socialistes. Frédérique Thomas Maurin insiste également sur la nécessité d’élargir les publics. Elle cite la dernière exposition « Chorégraphie », qui aurait accueilli environ 11 000 visiteurs, un résultat qu’elle juge inférieur aux fréquentations habituelles du musée des Beaux-Arts. « La culture, c’est ce qui peut rassembler tout le monde », souligne-t-elle.

Ludovic Fagaut accuse l’opposition de rechercher le « bad buzz »

Au-delà du débat culturel, Ludovic Fagaut s’en prend directement à ses opposants. Il leur reproche de multiplier les controverses depuis six mois, de rechercher le « bad buzz » et de déformer les décisions municipales. Il conteste particulièrement les accusations formulées lors du précédent conseil municipal concernant un supposé changement du nom d’une œuvre. Pour le maire, cette polémique détourne l’attention de l’essentiel : rendre l’exposition accessible au plus grand nombre. « Je considère que la culture aujourd’hui doit être un espace de rencontre et pas un sujet de division », affirme-t-il.

Ludovic Fagaut et son équipe souhaitent recentrer les discussions sur le contenu artistique de l’exposition. Ils maintiennent que le changement de titre relève uniquement d’un choix de communication, destiné à « davantage rassembler que cliver ».

Après les dégradations et pillages survenus ce samedi à Besançon, lors de la mobilisation sociale, le maire Ludovic Fagaut condamne les violences, qu’il attribue à « l’ultragauche ». Dans une vidéo, il appelle au calme et apporte son soutien aux habitants, aux commerçants et aux forces de l’ordre. Évoquant notamment les vitrines vandalisées du CIC et de Lacoste, il souhaite que les images de vidéoprotection permettent d’identifier les responsables et demande qu’ils paient les réparations.

Les écologistes bisontins réagissent aux insultes et aux attaques visant le maire Ludovic Fagaut et sa famille. S’ils condamnent fermement ces agissements, ils reprochent au maire de ne pas avoir manifesté la même fermeté lorsque d’autres élus ont été pris pour cible. Ils citent notamment les menaces de viol visant Séverine Véziès et les insultes racistes subies par Hasni Alem. Ils rappellent également que Ludovic Fagaut avait lui-même employé l’expression « idéologie Khmer vert » pour qualifier la politique d’Anne Vignot en 2020. Les écologistes réclament une condamnation systématique des insultes et des menaces, indépendamment des appartenances politiques.

Le changement de nom de l’exposition consacrée aux liens entre l’art et l’anarchie, attendue en février 2027 au musée des Beaux-Arts de Besançon, provoque une controverse politique. L’exposition, initialement intitulée « Ni Dieu ni maître », sera présentée sous le nom « L’Art en liberté ». Une décision vivement contestée par Aline Chassagne, conseillère municipale communiste d’opposition et ancienne adjointe à la culture, qui dénonce une intervention politique dans un projet construit depuis plusieurs années par des professionnels des musées.

Un changement de titre qui interroge l'ancienne élue à la culture

La décision de la nouvelle majorité municipale bisontine de rebaptiser l’exposition consacrée à l’anarchie dans les arts suscite une vive réaction d’Aline Chassagne. La municipalité dirigée par Ludovic Fagaut estime que le titre initial, « Ni Dieu ni maître », présente une dimension trop politique. Elle lui préfère « L’Art en liberté », au nom d’une conception du musée comme lieu de culture et de divertissement, à distance des polémiques. Pour l’ancienne adjointe à la culture, cette justification ne tient pas compte du travail scientifique engagé autour de l’événement. « C’est un travail qui est mené depuis quasiment deux ans avec la ville de Roubaix, avec tout un ensemble de scientifiques. Ce changement de titre d’exposition est particulièrement surprenant, voire inquiétant », réagit-elle.

L’élue communiste va plus loin et s’interroge sur la portée politique de cette intervention. Elle accuse le maire LR de pratiquer une forme de « cancel culture », consistant, selon elle, à effacer certains éléments historiques ou culturels au profit de ses propres orientations idéologiques. Aline Chassagne dénonce notamment ce qu’elle considère comme une contradiction entre la défense de la liberté revendiquée par une partie de la droite et la volonté de modifier le titre d’une exposition élaborée par des spécialistes.

L'interview de la rédaction : Aline Chassagne 

Une exposition ancrée dans l'histoire ouvrière et libertaire de Besançon

Au-delà de la controverse politique, l’ancienne élue insiste sur les fondements historiques du projet. L’exposition, conçue en partenariat avec Roubaix et désormais Martigues, doit explorer les relations entre les mouvements libertaires et la création artistique. Elle mobilise plusieurs disciplines, des arts plastiques à l’architecture, en passant par le cinéma, la mode et le design. Pour Aline Chassagne, cette approche trouve une résonance particulière à Besançon, dont l’histoire industrielle et horlogère est marquée par la circulation des idées sociales et libertaires au XIXe siècle. Elle rappelle notamment les échanges entre les ouvriers horlogers bisontins et ceux de La Chaux-de-Fonds, en Suisse, ainsi que l’importance des réflexions autour de la coopération, de l’autogestion et de la remise en cause des rapports de domination. L’élue cite également trois figures historiques associées à Besançon : Pierre-Joseph Proudhon, Gustave Courbet et Victor Hugo. Des personnalités qui, chacune à leur manière, ont interrogé l’ordre social et politique de leur époque. Selon elle, le titre initial permettait précisément de rendre compte de cet héritage et de replacer les œuvres présentées dans leur contexte historique.

L'interview de la rédaction : Aline Chassagne 

La liberté artistique au cœur du désaccord

Aline Chassagne souligne également que le projet ne se limite pas à une approche historique. Il doit mettre en relation des œuvres du XIXe et du début du XXe siècle avec des créations contemporaines, notamment issues du graffiti et des pratiques artistiques actuelles. Elle évoque la présence, dans les collections bisontines, d’œuvres de Paul Signac, ainsi que les donations du couple Besson. Elle précise que la Fondation Signac soutient le projet. L’ancienne adjointe espère néanmoins que le changement de titre n'entraînera aucune modification du contenu scientifique ou de la sélection des œuvres.

« L’exposition ne va pas fondamentalement être changée et les œuvres qui étaient prévues d’être exposées, en tout cas je le souhaite, vont l’être », explique-t-elle. Cette polémique lui rappelle également celle entourant une fresque de l’artiste Nacle consacrée aux violences policières et qui avait été recouverte. Pour Aline Chassagne, ces situations posent une question fondamentale : jusqu’où les responsables politiques peuvent-ils intervenir dans les choix artistiques ? « La liberté de l’artiste, elle est fondamentale. [...] Le politique doit intervenir le moins possible sur cette liberté de l’artiste », affirme-t-elle.

L'interview de la rédaction : Aline Chassagne 

« La culture, c'est profondément politique »

Interrogée sur sa propre expérience à la tête de la politique culturelle bisontine, Aline Chassagne reconnaît que la culture ne peut être totalement dissociée des choix politiques. « Je pense que la culture, c’est profondément politique », admet-elle. Elle distingue toutefois les orientations générales d’une politique culturelle de l’intervention directe des élus dans les propositions scientifiques ou artistiques des établissements. Selon elle, les artistes participent au débat démocratique en questionnant les normes sociales, les rapports de pouvoir et les évolutions de la société. Cette dimension politique de la création ne devrait pas, à ses yeux, justifier une intervention des élus sur le contenu des œuvres ou sur les mots employés pour les présenter.

Pour illustrer son propos, elle revient sur l’exposition « Le Beau Siècle », consacrée au XVIIIe siècle à Besançon, dont la programmation avait été engagée avant son arrivée aux responsabilités. Elle assure ne jamais avoir envisagé d'en modifier l'orientation en fonction de ses propres convictions. « Est-ce que, de par mon orientation politique, je me serais permise de remettre en question la restauration d’un tableau représentant un roi ? Non », souligne-t-elle, rappelant son attachement aux recommandations scientifiques des équipes muséales.

Un débat sur la place du politique dans les musées

Cette controverse dépasse désormais la seule question du titre d’une exposition. Elle révèle deux approches différentes du rôle des responsables municipaux dans la programmation culturelle. La nouvelle majorité assume sa volonté de privilégier un intitulé qu’elle juge moins politique et davantage tourné vers la découverte culturelle. À l’inverse, Aline Chassagne considère que cette décision risque de remettre en cause l’autonomie des professionnels des musées et la liberté de présenter des courants artistiques dans toute leur dimension historique et idéologique. L’élue communiste demande ainsi que le travail engagé par les conservateurs, les historiens et les partenaires scientifiques soit respecté.

L'interview de la rédaction : Aline Chassagne 

À quelques mois de l’ouverture annoncée en février 2027, la question reste donc posée : où se situe la frontière entre la responsabilité politique d’une municipalité dans la gestion de ses établissements culturels et l’indépendance scientifique et artistique des équipes qui conçoivent les expositions ?

Le sénateur Les Républicains du Doubs, Jacques Grosperrin, dénonce les attaques visant Ludovic Fagaut et sa famille sur les réseaux sociaux. Dans son communiqué, le parlementaire condamne des méthodes qu’il juge indignes du débat démocratique, notamment lorsque les enfants d’élus sont pris pour cible. Il salue la décision de Ludovic Fagaut de porter plainte et lui apporte son soutien, ainsi qu’à ses proches. Jacques Grosperrin appelle également l’ensemble des responsables politiques bisontins à condamner sans ambiguïté ces agissements.

Le conseil municipal de Besançon se réunira ce jeudi 15 octobre à 17 heures, à l’hôtel de ville. Parmi les 31 rapports inscrits à l’ordre du jour figurent une modification du règlement intérieur, le financement de la nouvelle école Tristan-Bernard et le renouvellement de l’Assemblée des sages. Dans un entretien, le maire LR Ludovic Fagaut défend une limitation des prises de parole et annonce avoir déposé plainte pour des publications sur les réseaux sociaux.

Deux prises de parole de cinq minutes par groupe et par rapport

La modification du règlement intérieur devrait constituer l’un des principaux sujets de discussion de cette séance. Ludovic Fagaut souhaite instaurer deux prises de parole de cinq minutes par groupe et par rapport. Une mesure qu’il justifie par la durée du précédent conseil municipal : selon lui, la séance avait commencé à 17 heures pour s’achever à 1 h 15 du matin, soit huit heures quinze de débats. Le maire reproche à l’opposition de privilégier des « tribunes politiques partisanes » au détriment de l’examen des dossiers. Il l’accuse de mener une « obstruction démocratique » et affirme vouloir recentrer les échanges sur les affaires municipales. Interrogé sur le risque de restreindre la liberté d’expression, Ludovic Fagaut assure que le dispositif envisagé respecte le cadre légal et s’appuie sur la jurisprudence. Avec quatre groupes d’opposition disposant chacun de deux interventions de cinq minutes, il souligne que leurs prises de parole pourraient représenter quarante minutes par rapport.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, maire de Besançon

Urbanisme : plusieurs opérations d’aménagement au programme

Les élus examineront également les comptes rendus annuels de plusieurs opérations d’aménagement. L’ordre du jour comprend notamment les dossiers des Vaîtes, des Hauts-du-Chazal et de Saint-Jacques Arsenal, mais aussi ceux de Grette-Brulard-Polygone, de la caserne Vauban et de la Viotte.  Pour Ludovic Fagaut, ces dossiers doivent permettre de débattre de l’évolution de la ville, de l’aménagement urbain et du développement des logements.

Tristan-Bernard : le maire défend la construction d’une nouvelle école

Le plan de financement et les demandes de subventions pour la construction du nouveau groupe scolaire Tristan-Bernard, dans le quartier des Vaîtes, seront soumis au conseil municipal. Ludovic Fagaut indique avoir obtenu une étude comparative entre la réhabilitation de l’établissement actuel et la construction d’une nouvelle école. Selon lui, les deux solutions présentent des coûts proches, mais la construction neuve apparaît plus pertinente. Le maire défend donc cette option, estimant qu’elle répond mieux aux besoins du secteur.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, maire de Besançon

Renforcer l’accompagnement des victimes

Autre dossier annoncé par le maire : le financement d’un troisième poste d’intervenant social en commissariat et en gendarmerie. Ludovic Fagaut présente cet accompagnement comme une réponse aux besoins des victimes, notamment des femmes confrontées à des violences. Une subvention à France Victimes 25 pour le financement d’un intervenant figure à l’ordre du jour. Les élus examineront également un soutien à Solidarité Femmes Besançon dans le cadre de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre.


L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, maire de Besançon

Une Assemblée des sages de quarante membres

Le renouvellement de l’Assemblée des sages, ouverte aux personnes de 60 ans et plus, sera également discuté. Le dispositif présenté par Ludovic Fagaut prévoit trente membres tirés au sort parmi les candidats et dix personnes désignées par le maire. L’appel à candidatures doit être lancé à l’issue des Rendez-vous de l’âge, annoncés le 3 novembre à Micropolis. Cette assemblée pourra contribuer aux réflexions municipales sur le vieillissement, les mobilités, la sécurité ou d’autres sujets concernant la vie à Besançon.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, maire de Besançon

Des plaintes pour des publications sur les réseaux sociaux

En marge des dossiers municipaux, Ludovic Fagaut affirme avoir déposé plainte au pénal pour des publications qu’il considère comme insultantes, diffamatoires ou relevant d’appels à la haine. Il dénonce notamment des associations de son image à des références nazies et des attaques visant son épouse ou ses enfants. « Il faut savoir dire stop », explique le maire, qui distingue la confrontation politique des attaques personnelles. Selon ses déclarations, au moins quatre personnes sont nommément visées, ainsi que des comptes dont l’identité des utilisateurs devra être établie. Il précise que des élus figurent parmi les personnes concernées, sans les nommer.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, maire de Besançon

« Il y a une ligne. Elle a été franchie ».  Le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, annonce son intention de porter plainte après des attaques répétées sur les réseaux sociaux depuis la campagne des élections municipales.

L’édile dénonce notamment des propos visant sa famille et des comparaisons avec le nazisme, qu’il considère comme injurieuses. « La critique politique est légitime, les amalgames et les attaques personnelles ne le sont pas », affirme Ludovic Fagaut, déterminé à engager une action judiciaire.

 

À Besançon, la matinée a été marquée par plusieurs épisodes de violence autour des lycées. Selon l’édile bisontin, environ 150 jeunes cagoulés ont été repérés dans différents secteurs. Une jeune femme a été interpellée au lycée Victor‑Hugo pour des faits liés à un incendie. Trois autres interpellations ont eu lieu près de Chaland et Canot lors d’affrontements avec les forces de l’ordre, tandis qu’un véhicule de gendarmerie a été visé par des projectiles sur le pont Canot.

Le maire Ludovic Fagaut appelle à l’apaisement et met en garde contre toute tentative de récupération politique susceptible d’alimenter les débordements. Il distingue clairement les lycéens mobilisés des casseurs et insiste sur la nécessité de préserver la sécurité des jeunes et des habitants. La municipalité réaffirme son soutien aux forces de l’ordre, à la communauté éducative et aux journalistes pris à partie durant ces incidents.

Dans un communiqué, l’association Solmiré critique vivement la réaction de Ludovic Fagaut, maire de Besançon, après la manifestation contre la loi « permis de tuer ». Elle dénonce son indignation face à des traces de peinture ou à la fresque « la police tue », tout en restant silencieux, selon elle, sur les violences policières et les violences administratives touchant notamment les mineurs étrangers isolés dans le Doubs. Solmiré estime que le maire défend avant tout un « ordre bourgeois », et appelle à nommer les violences plutôt qu’à les cacher.