Un sous-marin dérobé à Ferney-Voltaire, dans l’Ain, entre le 1er et le 21 octobre, a été retrouvé dans le secteur de Besançon. La victime avait repéré son engin en vente sur le site Leboncoin. Alertés, les policiers bisontins ont mené plusieurs investigations avant de localiser le submersible. Une opération organisée le 26 octobre a permis de récupérer l'appareil et d'interpeller un Bisontin de 27 ans. Un second homme, âgé de 47 ans, a également été entendu. Les deux suspects sont convoqués devant un délégué du procureur de la République.
Dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 octobre, vers 23h30, rue de l'Amitié, les policiers ont intercepté une Citroën DS3 qui venait de stationner en urgence à leur vue. Lors du contrôle, le conducteur, âgé de 20 ans, s’est avéré conduire malgré une suspension de permis. Soumis au dépistage des stupéfiants, il s'est révélé positif. Les fonctionnaires ont également découvert un couteau de type « Opinel » dissimulé dans sa poche.
Placé en garde à vue, l'intéressé a reconnu le port d'arme prohibé mais a nié être au volant au moment des faits. Le véhicule a été restitué au passager, propriétaire de plein droit par l'intermédiaire de son père. Remis en liberté à l'issue de sa garde à vue le 26 octobre, le jeune homme devra répondre de ses actes devant la justice le 31 mai 2027 à 15h30, dans le cadre d'une convocation par officier de police judiciaire (COPJ).
Dimanche soir, vers 19h45, un individu de 30 ans connu des services de police a été repéré par une patrouille de la BAC, rue de Fribourg, dans le quartier Île-de-France à Besançon. Recherché pour l'exécution d'une peine, il a été interpellé et placé en rétention judiciaire. L'homme n'ayant pas souhaité faire appel de la décision qui lui a été notifiée, il a été présenté ce lundi matin au magistrat. Il a été condamné à 6 mois de prison ferme et incarcéré dans la foulée.
Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre, vers 3h, une patrouille de police a repéré un utilitaire de type Renault Kangoo circulant à très vive allure sur les boulevards à Besançon. Intercepté rue de Vesoul, le conducteur a été soumis au contrôle de son alcoolémie.
L'éthylotest a affiché un taux de 1,18 gramme d'alcool par litre de sang, largement supérieur au seuil délictuel. L'homme, âgé de 25 ans, a fait l'objet d'une mesure de garde à vue différée. Entendu ultérieurement par les enquêteurs, le jeune automobiliste a pleinement reconnu les faits, expliquant qu'il revenait d'une soirée organisée pour l'anniversaire d'un ami.
À l'issue de sa garde à vue le 25 octobre, il s'est vu remettre une convocation devant le délégué du procureur de la République pour le 2 mars 2027 à 09h00. Une ordonnance pénale lui sera notifiée, prévoyant un stage de sensibilisation à la sécurité routière, une amende de 300 euros ainsi qu'une suspension de son permis de conduire pour une durée de 5 mois.
Des personnes, âgées de 16 à 41 ans, ont été interpellées samedi 24 octobre à Besançon, en marge des manifestations qui ont donné lieu à des tensions avec les forces de l’ordre. Port d’armes de catégorie D, participation à un attroupement après sommation de se disperser, violences sur les forces de l’ordre, outrages et infractions liées aux stupéfiants figurent parmi les faits reprochés. Plusieurs personnes ont reconnu une partie des faits, tandis que d’autres contestent les accusations. Les gardes à vue sont terminées et différentes suites judiciaires ont été décidées.
Des premières interpellations dès le début de l’après-midi
Les premières interpellations sont intervenues peu avant 14 heures, dans le centre-ville de Besançon.
Rue des Granges, un homme de 32 ans a été contrôlé avec une bombe lacrymogène, du sérum physiologique, des gants et un masque de protection dans son sac à dos. Il a expliqué avoir oublié la présence de l'aérosol et assuré ne pas avoir l'intention de provoquer des troubles. Il a été convoqué devant un délégué du procureur le 17 décembre, dans le cadre d'un classement sans suite sous condition prévoyant une contribution citoyenne de 150 euros.
Quelques minutes plus tard, place de la Révolution, un homme de 28 ans a été interpellé avec un couteau et quatre grammes de cannabis. Il a affirmé rentrer chez lui après avoir aidé un ami à déménager. Une contribution citoyenne de 300 euros est prévue dans le cadre d'une procédure de classement sous condition, avec une convocation le 3 décembre.
Rue Goudimel, un adolescent de 16 ans a également été contrôlé en possession de plusieurs outils et de huit grammes d'herbe de cannabis. Il a expliqué utiliser ces outils pour réparer sa moto, régulièrement en panne. Il a reconnu détenir les stupéfiants. Une convocation devant un délégué du procureur est fixée au 16 décembre, avec une contribution citoyenne de 200 euros envisagée.
Des tensions avec les forces de l'ordre en fin de journée
Les interpellations se sont poursuivies dans l'après-midi et en soirée, notamment dans les secteurs de la rue de Dole, de Battant et du quai de Strasbourg.
Rue de Dole, un homme de 24 ans a été arrêté à 16h25 pour participation à un attroupement après sommation de se disperser, avec le visage dissimulé. Une contribution citoyenne de 150 euros est prévue.
Rue d'Arènes, un homme de 21 ans, porteur d'un masque de chantier à cartouche, a reconnu avoir renvoyé des grenades lacrymogènes au sol, tout en contestant avoir lancé d'autres projectiles. Il devra se présenter devant un délégué du procureur le 7 janvier 2027.
Rue Battant, une femme de 41 ans a été interpellée pour participation à un attroupement, outrage et rébellion. Elle conteste l'ensemble des faits. Elle affirme avoir dissimulé son visage à cause du froid et déclare avoir été malmenée par les forces de l’ordre lors de son interpellation. Elle est convoquée devant la justice le 30 avril 2027.
Des jets de projectiles reconnus par plusieurs manifestants
Les faits les plus directement liés aux affrontements ont été relevés en soirée, notamment quai de Strasbourg.
À 18h35, un jeune homme de 19 ans a été interpellé alors qu'il lançait, selon les éléments de procédure, des projectiles en direction des forces de l'ordre. Il a reconnu avoir ramassé des palets de grenades lacrymogènes pour les renvoyer vers les forces de l’ordre. Il détenait également 3,20 grammes de cannabis, destinés, selon ses déclarations, à sa consommation personnelle.
Un autre adolescent de 16 ans a reconnu avoir lancé un caillou vers les forces de l'ordre après avoir consommé de l'alcool dans un bar du quartier Battant. Les deux intéressés font l'objet de procédures de classement sous condition, avec une contribution citoyenne de 300 euros chacun.
Au pont Battant, un homme de 18 ans a reconnu avoir insulté des gendarmes. Il est convoqué le 8 avril 2027 dans le cadre d'une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, avec une convocation devant le tribunal également prévue le 23 juin 2027.
Deux nouvelles interpellations au pont Battant
Vers 19h50, deux autres personnes ont été interpellées au niveau du pont Battant, dans le quartier de la Madeleine.
Une jeune femme de 18 ans était notamment en possession de ciseaux, de désinfectant, de sérum physiologique et de gants. Elle est convoquée devant un délégué du procureur le 7 janvier 2027, avec une contribution citoyenne de 300 euros envisagée.
Un homme de 22 ans, venu de Dole, a également été contrôlé avec plusieurs équipements de protection, dont une cagoule intégrale et un masque respiratoire à cartouche. Il a reconnu être venu participer à la manifestation et s'être équipé en prévision d'une confrontation avec les forces de l'ordre, sans déclarer vouloir s'en prendre directement à elles. Lors de son audition, il a également admis avoir participé aux troubles survenus à Besançon le 17 octobre. Il est convoqué devant un délégué du procureur le 28 janvier 2027.
Ces procédures apportent un éclairage sur les incidents qui ont marqué la journée du samedi 24 octobre à Besançon, une semaine après les précédents troubles du 17 octobre.
À Besançon, la justice administrative a rejeté le recours déposé par l’intersyndicale Solidaires, Force ouvrière, CGT, FSU et la Ligue des droits de l’homme contre l’arrêté préfectoral interdisant de manifester.
La décision a été prise sans audience contradictoire. Le juge des référés invoque notamment l’absence de déclaration préalable et des risques de troubles à l’ordre public.
Des arguments vivement contestés par les organisations syndicales, qui dénoncent une atteinte au droit de manifester. Elles réfutent notamment la présentation des lycéens mobilisés comme des jeunes violents et rappellent le caractère pacifique de leur mouvement.
Malgré cette décision, l’intersyndicale maintient son appel à soutenir les mobilisations.
Le parquet de Besançon a ouvert une enquête pour « violence par personne dépositaire de l'autorité publique » après la diffusion d’une vidéo montrant un policier frapper un manifestant à terre avec une matraque. Les faits se sont déroulés le 17 octobre dernier à Besançon. Les investigations ont été confiées à la cellule déontologie de la Police nationale du Doubs, tandis qu'une enquête administrative a également été déclenchée par la préfecture.
Une patrouille de police est intervenue ce mercredi 21 octobre 2026, vers 16h05, à l’arrêt de tramway « Polygone » sur le boulevard Charles-de-Gaulle, à la suite d'une altercation violente opposant un usager à des contrôleurs de la société Keolis. Le suspect, âgé de 23 ans, avait refusé de présenter un titre de transport valide et avait tenté de prendre la fuite en bousculant l'un des agents.
Intervenu pour prêter main-forte à son collègue, le second contrôleur a reçu un violent coup de tête au visage, nécessitant son transfert vers le CHU Minjoz pour y être examiné. Interpellé et placé en garde à vue, le jeune homme a contesté les faits, affirmant pour sa part avoir été agressé par les agents. Sa garde à vue a pris fin le 22 octobre et il devra répondre de ses actes lors d'une convocation par officier de police judiciaire (COPJ) programmée le 24 mai 2027.
Un vol de remorque a été constaté lundi matin dans une zone artisanale de Bulle, près de Pontarlier. Les faits se sont produits dans la nuit de dimanche à lundi. Le matériel dérobé est une remorque de 2,7 tonnes. Une enquête est en cours, menée par les gendarmes de la compagnie de Pontarlier, afin d'identifier les auteurs du vol.
Dans le Jura, cinq jeunes hommes font l’objet de sanctions administratives pour consommation répétée de stupéfiants. Le préfet a décidé de suspendre pour six mois les permis de conduire de trois individus âgés de 20, 22 et 25 ans. Deux autres, de 20 et 22 ans, ne pourront pas obtenir leur permis pendant la même période. Le département figure parmi les premiers à appliquer la loi RIPOST, entrée en vigueur le 18 août dernier, qui autorise ces mesures même sans infraction au Code de la route.