Choix du secteur :
Se connecter :

Plusieurs rassemblements sont annoncés ce mardi 6 octobre, dans le cadre d’une journée de mobilisation en soutien au mouvement lycéen. Dans le Jura, deux rendez-vous sont prévus : à 10 heures devant le lycée Jean-Michel, à Lons-le-Saunier, puis à 13 heures devant la sous-préfecture de Dole. Cette nouvelle journée de mobilisation intervient au lendemain du rassemblement de quelque 400 jeunes devant le lycée Jean-Michel. Les lycéens y avaient exprimé leur colère et leurs inquiétudes.

À Besançon, la matinée a été marquée par plusieurs épisodes de violence autour des lycées. Selon l’édile bisontin, environ 150 jeunes cagoulés ont été repérés dans différents secteurs. Une jeune femme a été interpellée au lycée Victor‑Hugo pour des faits liés à un incendie. Trois autres interpellations ont eu lieu près de Chaland et Canot lors d’affrontements avec les forces de l’ordre, tandis qu’un véhicule de gendarmerie a été visé par des projectiles sur le pont Canot.

Le maire Ludovic Fagaut appelle à l’apaisement et met en garde contre toute tentative de récupération politique susceptible d’alimenter les débordements. Il distingue clairement les lycéens mobilisés des casseurs et insiste sur la nécessité de préserver la sécurité des jeunes et des habitants. La municipalité réaffirme son soutien aux forces de l’ordre, à la communauté éducative et aux journalistes pris à partie durant ces incidents.

La mobilisation lycéenne s’intensifie nettement. En fin de matinée, dans le Doubs, les forces de l’ordre faisaient état d’une vingtaine d’interpellations après plusieurs épisodes de violence et des dégradations aux abords de différents établissements.

Selon la préfecture du Doubs, dans le cadre de la mobilisation lycéenne de ce jeudi, des incidents ont  été provoqués « par des groupes cherchant la confrontation avec les forces de l’ordre ». Le préfet Rémi Bastille rappelle que manifester est un droit qui doit s’exercer dans le respect de la loi. Il salue le professionnalisme des forces de sécurité et condamne les violences à leur encontre.

La matinée a été marquée par une série d’incidents autour de plusieurs établissements scolaires, avec des blocages, des tirs de mortiers, des feux volontaires et plusieurs blessés légers.

Incidents en série dès l’aube à Besançon

Les premières tensions sont apparus devant le lycée Jules‑Haag : feux de poubelles et d’abribus, jets de projectiles contre les camions de pompiers, et une policière légèrement blessée. Dans le même temps, plus de cent élèves ont bloqué le LP Condé, où un mortier a été saisi. A Pontarlier, les lycées Xavier Marmier et Toussaint Louverture sont concernés également, avec des jets de pétards et des feux de poubelles. Des interpellations ont été effectuées par les forces de l’ordre

Mobilisation massive à Dole et agression d’un CPE

À Dole, près de 500 lycéens se sont rassemblés. Selon nos confrères du journal « Le Progrès », la situation s’est tendue lorsqu’un CPE a été touché par un tir de mortier, sans blessure. L’auteur présumé a été  interpellé. Les manifestants se sont ensuite rendus au  lycée Charles‑Nodier, où environ 150 jeunes étaient mobilisés, avant de se diriger vers l’hôtel de ville.

Fumigènes et mortiers à Planoise

À Besançon, entre 300 et 400 lycéens ont bloqué l’accès au lycée Victor‑Hugo. Des fumigènes et tirs de mortiers nous ont été signalés. Dans la matinée également, des violences été enregistrées devant le lycée Louis Pergaud

 

Des lycéens poursuivent leur mobilisation ce jeudi 1er octobre à Besançon, dans le prolongement de la journée de mardi. Moyens pour l’Éducation nationale, conditions d’apprentissage et volonté de faire entendre leur voix nourrissent leur engagement. À la faculté des lettres, des étudiants rejoignent également le mouvement.

L'interview de la rédaction 

Des inquiétudes sur les conditions d’enseignement

Au lycée Pasteur, les jeunes interrogés dénoncent les coupes budgétaires et les difficultés de remplacement des enseignants. L’un d’eux rapporte que, l’an dernier,  des élèves de terminale STMG auraient été privés, pendant six mois, d’un professeur dans une matière présentée au baccalauréat. Selon son témoignage, ils ont dû préparer l’épreuve avec une partie seulement du programme. Les critiques portent également sur Parcoursup et, plus largement, sur les inégalités dans l’accès à l’éducation. Pour ces lycéens, la mobilisation de mardi ne pouvait rester sans lendemain. « Aujourd’hui, on est mobilisés pour rappeler que ça ne s’arrête pas », explique l’un d’eux.

L'interview de la rédaction 

Faire entendre une voix sans bulletin de vote

Les lycéens rencontrés décrivent un sentiment de décalage entre la visibilité du mouvement et la prise en compte de leurs demandes. Ils estiment que les dégradations occupent davantage de place dans le débat public que leurs revendications. « On n’a pas le droit de vote », rappelle un adolescent, qui présente la mobilisation dans les établissements comme un moyen de participer au débat public. Les jeunes rencontrés défendent une démarche pacifique et réclament des engagements concrets pour améliorer leurs conditions d’études.

L'interview de la rédaction 

Les relations avec la police au cœur des témoignages

Les incidents de mardi alimentent également leur colère. Ils dénoncent des violences policières et des propos outrageant à leur égard. Ce jeudi, une nouvelle escalade dans la violence a été constatée. L’ancienne maire de Besançon Anne Vignot s’est rendue au lycée Jules Haag pour calmer les esprits et appeler jeunes et forces de l’ordre au calme. Son objectif est d’essayer de sécuriser au maximum ces moments parfois belliqueux , qui peuvent conduire à des accidents, parfois irréparables et des drames.  Au lycée Ledoux, un élève de 1ère  souhaite réunir élèves, enseignants, direction, assistants d’éducation et policiers pour échanger et envisager des mesures concrètes. L’objectif avancé : défendre le droit à l’éducation et l’égalité des chances.

À la faculté des lettres, des revendications communes

La mobilisation trouve aussi un écho à la faculté des lettres, au centre-ville de Besançon. Une personne interrogée sur place explique que les étudiants souhaitent soutenir les lycéens tout en portant leurs propres inquiétudes sur le coût des études, les aides au logement et l’accueil des étudiants étrangers. Le collectif  exprime également des craintes concernant la gouvernance de l’université Marie et Louis Pasteur et la place accordée au secteur privé. Pour les participants au mouvement, ces questions renvoient à une même préoccupation : préserver l’accès à l’enseignement supérieur, notamment pour les jeunes les plus modestes.

L'interview de la rédaction 

Une poursuite du mouvement à organiser

La suite doit encore se décider collectivement. À la faculté des lettres, une assemblée générale est annoncée pour ce jeudi soir. Dans les lycées, la reconduction des blocages dépendra des discussions et de l’évolution de la journée. Un appel à rejoindre une manifestation mardi 6 octobre est également évoquée. Les jeunes interrogés affichent leur volonté de poursuivre la mobilisation jusqu’à obtenir des réponses sur leurs conditions d’éducation.

L'interview de la rédaction 

La Communauté de Communes du Grand Pontarlier lance ses animations vacances pour la Toussaint et Noël : activités culturelles, sportives et de loisirs pour les 4‑17 ans, à petits prix. Inscriptions dès le 5 octobre pour les résidents (6,50 € le stage) et le 12 octobre pour les non‑résidents (13 €). Accueil au service Éducation‑Jeunesse, 69 rue de la République, face à la Sous‑préfecture.

À Besançon, plusieurs mobilisations lycéennes se sont tenues ce mardi matin, en marge de la mobilisation nationale. Environ 300 élèves se sont rassemblés au lycée Pergaud, 150 devant Pasteur, et près de 200 à Jules Haag. Les actions se sont déroulées sans incident majeur, à l’exception du lycée Tristan‑Bernard, à Planoise, où des jets de pétards et feux de poubelle ont été constatés, sans affrontement avec les forces de l’ordre. Rappelons qu’un rassemblement intersyndical est prévu à 13 h 30, place de la Révolution, au centre ville de Besançon.

Le Service Civique Solidarité Seniors prévoit de recruter 346 jeunes volontaires en Bourgogne-Franche-Comté pour la période 2026-2027. Auprès des personnes âgées, à domicile ou en établissement, leur mission consiste à créer du lien. Une expérience qui profite aux deux générations, souligne Damien Yuzuki, responsable régional du dispositif.

Partager un jeu de société, jardiner, cuisiner ensemble ou aider une personne âgée à échanger en visioconférence avec sa famille : ces activités constituent le quotidien des jeunes engagés dans le Service Civique Solidarité Seniors, également appelé SC2S. Derrière ces moments simples, l’objectif est de lutter contre l’isolement et de favoriser les rencontres entre générations. En Bourgogne-Franche-Comté, 346 volontaires sont recherchés pour la campagne 2026-2027. Lors de la précédente période, 260 des 284 missions ouvertes ont été pourvues. Ces 260 jeunes ont ainsi accompagné 5 475 personnes âgées dans la région.

L'interview de la rédaction : Damien Yuzuki, responsable régional du dispositif.

Du temps pour échanger et retrouver une vie collective

Déployé depuis 2021, le dispositif répond à un besoin renforcé par le vieillissement de la population et l’éloignement géographique des familles. L’isolement peut concerner les personnes vivant à domicile, mais aussi les résidents d’établissements, malgré la présence quotidienne de professionnels. Les volontaires interviennent sur le terrain de la convivialité. À domicile, ils se déplacent en binôme et construisent progressivement une relation grâce à des visites régulières. Les activités proposées servent avant tout de point de départ à la rencontre. En Ehpad, leur présence peut aussi encourager les résidents à sortir de leur chambre. Un échange le matin, la présentation d’une animation, puis un accompagnement pour rejoindre le groupe l’après-midi contribuent à renouer avec la vie collective. « Les jeunes vont leur permettre de savoir quelle est l’activité de l’après-midi, de les inciter », explique Damien Yuzuki.

L'interview de la rédaction : Damien Yuzuki, responsable régional du dispositif.

Un engagement qui fait aussi grandir les jeunes

Les bénéfices de ces rencontres concernent également les volontaires. Selon le responsable régional, cette expérience renforce leur sentiment d’utilité et leur compréhension des enjeux liés au vieillissement. Elle peut aussi aider des jeunes qui s’interrogent sur leur avenir à trouver des repères. « Ce n’est pas que les seniors qui sont aidés », insiste-t-il. Les échanges permettent de découvrir des parcours de vie, de prendre confiance et de développer des relations qui peuvent se prolonger après la mission. Damien Yuzuki indique ainsi que, six mois après leur engagement, la moitié des jeunes interrogés conservent des liens avec les personnes accompagnées ou avec leur structure d’accueil. Un signe, à ses yeux, que ces rencontres dépassent le seul cadre d’une mission d’intérêt général.

Des volontaires formés et accompagnés

Les missions présentées durent de six à douze mois, à raison de 24 à 35 heures par semaine. Elles s’adressent aux jeunes de 16 à 25 ans, et jusqu’à 30 ans en situation de handicap. La motivation et la capacité à rejoindre les lieux de mission constituent des critères essentiels. Les volontaires bénéficient d’une immersion dans leur structure d’accueil, puis de six journées de formation réparties sur leur engagement. Ils apprennent notamment à mieux comprendre les personnes âgées et à construire une relation avec elles. Des échanges de pratiques et un accompagnement dans leur projet d’avenir complètent ce parcours. Si un jeune ne trouve pas sa place, une autre orientation peut être recherchée avec les partenaires du territoire. L’objectif est de l’accompagner dans la suite de son parcours.

Des missions à découvrir dans la région

Le dispositif travaille avec des Ehpad, des centres communaux d’action sociale, des collectivités ou encore des centres sociaux. Il accompagne ces structures dans la définition des missions et l’accueil des volontaires. Pour les jeunes intéressés, les offres sont consultables sur le site du Service Civique Solidarité Seniors. Une occasion de s’engager concrètement auprès des aînés, tout en découvrant ce que chaque génération peut apporter à l’autre.

Pour de plus amples informations : sc-solidariteseniors.fr/jecandidate 

Info Jeunes et le Crous BFC orchestrent la deuxième édition du forum « Trouve ton Job Étudiant ! » ce jeudi 24 septembre, de 11h à 14h, sur le parvis du Resto U Lumière. Soutenu par la Région et la Ville de Besançon, l'événement réunit de nombreux recruteurs pour proposer des contrats à temps partiel adaptés aux emplois du temps universitaires. Grande distribution, restauration, animation ou garde d'enfants : les opportunités couvrent des secteurs variés pour l'année 2026-2027.

Sur place, les étudiants trouveront aussi des conseils pratiques sur le BAFA, le droit du travail et la plateforme locale accueiletudiantbesancon.fr. En parallèle, entreprises et particuliers peuvent déposer leurs offres gratuitement toute l'année sur jobs-bfc.fr et jobaviz.fr. Un rendez-vous clé pour sécuriser son job de rentrée en un temps record.