Et si les vacances étaient l'occasion de découvrir un fromage autrement ? Cet été, le Morbier AOP invite les visiteurs à quitter les sentiers battus pour une immersion au cœur de son territoire. Randonnées, visites de fromageries, animations gourmandes et fête populaire composent un programme qui mêle patrimoine, nature et gastronomie.
Un nouveau sentier pour comprendre le Morbier
La grande nouveauté de l'été se trouve à Morbier, dans le Haut-Jura. Après Métabief et Labergement-Sainte-Marie, un troisième sentier thématique vient compléter le réseau imaginé par le Syndicat interprofessionnel du Morbier. Au départ de la fromagerie de Morbier, cette boucle de 5 kilomètres – avec une variante de 8,5 kilomètres – permet de découvrir les paysages de l'AOP, les prairies, les fermes et les différentes étapes de fabrication du célèbre fromage à la raie noire. Accessible à tous, le parcours a été pensé comme un véritable musée à ciel ouvert, offrant une lecture du territoire où est produit le Morbier AOP.
Une balade qui devient un jeu
Le sentier peut également être parcouru de manière ludique grâce à l'application Jur'Aventures, gratuite sur smartphone. Petits et grands suivent les aventures de trois personnages à travers énigmes et défis, transformant la promenade en véritable chasse aux découvertes. Pour ceux qui préfèrent une balade plus traditionnelle, des panneaux explicatifs jalonnent également l'itinéraire. Avec désormais trois sentiers dédiés au Morbier, la filière mise sur une nouvelle forme de tourisme : plus immersive, plus locale et plus participative.
Le 21 août, place à la Fête du Morbier
Autre rendez-vous incontournable de l'été : la Fête du Morbier, le 21 août. Temps fort de la filière, elle accueillera le traditionnel concours interprofessionnel, où producteurs de lait, fromagers et affineurs présenteront leurs meilleurs fromages devant un jury. Une compétition qui récompense l'excellence mais qui se veut également ouverte au grand public avec dégustations, animations et concours destinés aux enfants.
Le Morbier se réinvente en cuisine
Loin de la seule raclette hivernale, le Morbier affiche cet été un visage résolument moderne. La filière propose de nombreuses idées recettes : tarte fine aux asperges et Morbier, cake salé estival, tartine au Morbier et œuf mollet, smash burger au Morbier fondant, …. Autant de recettes qui montrent la polyvalence d'un fromage capable de trouver sa place aussi bien lors d'un pique-nique que dans une cuisine plus contemporaine.
Des visites gourmandes dans tout le massif
Tout au long de l'été, plusieurs sites ouvrent leurs portes au public. À Métabief, la Fromagerie du Mont d'Or propose chaque matin une visite commentée de ses ateliers. À Chapelle-des-Bois, la fruitière biologique accueille les visiteurs les mercredis et vendredis sur réservation pour découvrir son fonctionnement et déguster ses fromages. À Doucier, la Fruitière du Hérisson organise chaque jeudi de juillet et d'août des portes ouvertes avec visite de l'atelier, découverte d'une ferme et dégustations. Des ateliers de dégustation sont également proposés dans les magasins de Pontarlier, Levier et Les Fourgs.
Un tourisme gourmand en plein essor
À travers ces animations, la filière Morbier AOP ne cherche pas seulement à promouvoir un fromage. Elle propose une véritable immersion dans un territoire où agriculture, paysages et savoir-faire sont intimement liés. Une idée de sortie qui séduira aussi bien les amateurs de randonnée que les gourmands, les familles ou les vacanciers curieux de découvrir autrement l'un des produits emblématiques du massif jurassien.
La Région Bourgogne–Franche-Comté renforce son soutien à l'installation des jeunes agriculteurs. À compter de septembre, la Dotation Jeunes Agriculteurs (DJA) sera portée à 65 000 euros, un montant présenté comme le plus élevé de France. Cette revalorisation vise à faciliter le renouvellement des générations, alors qu'un agriculteur sur deux devrait partir à la retraite dans les prochaines années. Pour le président de la Région, Jérôme Durain, cette mesure doit permettre aux jeunes de créer des exploitations « solides, viables et pérennes ».
Plus de 200 personnes se sont rassemblées ce samedi 27 juin à Morteau à l'appel d'un large collectif d'associations environnementales, agricoles, citoyennes et de formations politiques. Les manifestants dénoncent le projet de loi d'urgence agricole, actuellement examiné au Sénat, qu'ils accusent d'affaiblir la protection de l'eau, des sols, des zones humides et de la biodiversité.

Les organisateurs critiquent également la possible réintroduction de l'acétamipride, un insecticide néonicotinoïde interdit en France depuis 2018. Les associations, parmi lesquelles la LPO, France Nature Environnement, le Conservatoire des Espaces Naturels, la Confédération paysanne et le collectif initié par Dominique Voynet, appellent à défendre une agriculture paysanne conciliant production, protection de l'environnement et santé publique.
La députée écologiste du Doubs, Dominique Voynet, relaie l'appel à un rassemblement prévu le samedi 27 juin à 11 heures devant la gare de Morteau, le fief d’Annie Genevard, la ministre de l’Agriculture. Portée par un large collectif d'associations environnementales, agricoles et citoyennes, cette mobilisation vise à dénoncer plusieurs dispositions du projet de loi d'urgence agricole actuellement examiné au Parlement. Les organisateurs estiment que le texte comporte des reculs en matière de protection de l'eau, des zones humides et de la biodiversité.
Dans un communiqué de presse diffusé vendredi, la Confédération paysanne du Doubs explique les raisons de sa non-participation à la table ronde consacrée à la souveraineté alimentaire organisée le même jour en présence de la ministre de l'Agriculture. Le syndicat affirme ne pas vouloir cautionner ce qu'il considère comme une opération de communication, critiquant notamment la récente loi d'urgence agricole et un modèle qu'il juge favorable à l'industrialisation des exploitations. Il déplore également les conditions d'organisation de la rencontre, les invitations ayant été adressées moins de 24 heures à l'avance. La Confédération paysanne assure rester favorable au dialogue et invite les responsables politiques à venir échanger directement avec les agriculteurs sur leurs fermes.
Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, sera en déplacement dans le Doubs ce vendredi après-midi. Elle visitera le site de Coquy, filiale de la coopérative Terre Comtoise, à Flagey. La ministre échangera ensuite avec des agriculteurs et des salariés autour des enjeux de souveraineté alimentaire et du rôle des coopératives agricoles dans la production française.
La campagne de télédéclaration des aides de la Politique Agricole Commune (PAC) 2026 est ouverte depuis le 1er avril et se poursuit jusqu’au 18 mai prochain. Un dépôt tardif reste possible jusqu’au 9 juin, avec application de pénalités. Dans le Jura, les exploitants agricoles concernés par les conséquences de la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNCB) peuvent solliciter une dérogation au titre de la force majeure pour plusieurs dispositifs d’aides. La demande doit être adressée à la Direction départementale des territoires dans un délai de 30 jours après la télédéclaration. Le préfet du Jura invite les agriculteurs à effectuer cette démarche afin de permettre l’étude des dérogations possibles.
Commercialisé du 10 septembre au 10 mai, le Mont d’Or s’apprête à quitter les étals pour la période estivale. Comme chaque année, ce fromage saisonnier du Haut-Doubs tire sa révérence, laissant derrière lui une saison 2025-2026 particulièrement réussie.
Une saison 2025-2026 en nette progression
Les consommateurs profitent encore des dernières boîtes disponibles. Et les chiffres témoignent d’un engouement croissant. Pour Éric Fevrier, président du Syndicat du Mont d’Or, le bilan est sans appel : « Nous constatons une hausse d’environ 5 % des volumes vendus par rapport à la saison précédente ». Deux facteurs expliquent cette dynamique. D’une part, un été favorable ayant permis de produire des fourrages de grande qualité, essentiels à l’alimentation des troupeaux. D’autre part, une constance dans la qualité de fabrication, saluée par des consommateurs toujours au rendez-vous.
Un fromage devenu symbole de saison
Le Mont d’Or s’est imposé comme un véritable marqueur saisonnier. Produit local par excellence, il répond aux attentes actuelles des consommateurs : authenticité, traçabilité et respect du terroir. Sa production limitée, loin des logiques industrielles de masse, participe à son attractivité. Cette rareté assumée renforce son statut de produit attendu, presque rituel, dont le retour chaque automne est guetté. Plus qu’un simple fromage, le Mont d’Or est devenu une expérience conviviale, associée aux repas d’hiver et aux moments de partage.
Un cahier des charges renforcé pour préserver l’authenticité
Cette fin de saison s’accompagne d’une évolution majeure pour la filière : la publication, le 9 janvier 2026, d’un nouveau cahier des charges de l’A.O.P. Mont d’Or au Journal officiel. Ce cadre renforcé vise à garantir une qualité constante et à préserver l’identité du produit. Il introduit plusieurs mesures concrètes : limitation à 50 vaches laitières par unité de travail annuel, production plafonnée à 1,2 million de litres de lait par exploitation, fertilisation encadrée, avec un maximum de 35 unités d’azote par hectare, minimum de 1,3 hectare d’herbe par vache, interdiction du maïs vert dans l’alimentation et obligation de 80 % de prairies permanentes. Autant d’exigences qui renforcent le lien entre le produit, son terroir et les pratiques agricoles durables.
Un patrimoine vivant du Haut-Doubs
Fabriqué à partir de lait cru et entouré de sa célèbre sangle d’épicéa, le Mont d’Or — également appelé « vacherin du Haut-Doubs » — incarne un savoir-faire ancestral. Produit entre le 15 août et le 15 mars, puis commercialisé jusqu’au 10 mai, il bénéficie d’une Appellation d’Origine Protégée qui ancre sa fabrication dans les territoires d’altitude autour de Pontarlier et Morteau. Avec plus de 9 millions de fromages vendus lors de la saison 2024-2025, la filière confirme sa solidité, tout en refusant toute course à la croissance, privilégiant l’équilibre avec son environnement.
Un rendez-vous déjà attendu
Alors que les dernières boîtes disparaissent progressivement des rayons, une chose est sûre : les amateurs devront patienter jusqu’à l’automne prochain pour retrouver ce produit d’exception. D’ici là, le Mont d’Or laisse derrière lui le souvenir d’une saison réussie — et l’envie, déjà, de le voir revenir.
C’est un événement majeur du monde agricole qui change exceptionnellement de décor. Le Super Comice, habituellement organisé à Pontarlier, se tiendra cette année à Morteau. Un choix dicté par les contraintes sanitaires, après l’annulation de l’édition 2025 en raison de la dermatose nodulaire contagieuse bovine.
Un déplacement imposé par les contraintes sanitaires
En 2025, l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse bovine avait contraint les organisateurs à renoncer à l’événement. Pour cette nouvelle édition, les éleveurs ont opté pour Morteau, située hors zone vaccinale, afin de maximiser les chances de maintien. Mais l’incertitude demeure. « Le contexte sanitaire reste encore à valider », rappelle le maire mortuacien Cédric Bôle. Une décision définitive devrait intervenir dans les prochains mois, en fonction de l’évolution de la situation.
L'interview de la rédaction : Cédric Bôle, Maire de Morteau
Un événement essentiel pour la filière agricole
Pour les professionnels, l’enjeu dépasse la simple organisation d’un comice. Après des mois difficiles, la filière agricole a besoin de se retrouver. « Le milieu agricole a besoin de se fédérer, de se retrouver autour de ces événements », souligne Cédric Bôle. Le Super Comice constitue aussi une vitrine importante pour rapprocher le grand public du monde agricole et valoriser un savoir-faire local ancré dans le territoire.
Une organisation d’ampleur en préparation
Si les conditions sanitaires le permettent, l’événement se tiendra le 24 octobre prochain, au champ de foire de Morteau, avec des animations également prévues en centre-ville, notamment rue de la Gare, et Grande Rue. Près de 20 000 visiteurs sont attendus pour ce rendez-vous incontournable. Une affluence qui impose une organisation minutieuse, actuellement en cours de préparation.
L'interview de la rédaction : Cédric Bôle, Maire de Morteau
Entre espoir et vigilance
Si tous les acteurs espèrent pouvoir relancer la dynamique du Super Comice, la prudence reste de mise. Plusieurs étapes doivent encore être validées avant de confirmer définitivement la tenue de l’événement. Dans ce contexte, collectivités et professionnels avancent de concert, avec un objectif commun : permettre au monde agricole de renouer avec ce temps fort, symbole de convivialité et de reconnaissance.
L'interview de la rédaction : Cédric Bôle, Maire de Morteau
Le Super Comice 2026, initialement prévu à Pontarlier puis annulé en raison de la dermatose nodulaire contagieuse bovine, devrait finalement changer de lieu. Selon plusieurs sources, l’événement devrait être organisé à Morteau. Une conférence de presse est prévue ce jeudi 16 avril à 11h, en mairie de Morteau, afin de préciser les modalités d’organisation. Des annonces sont attendues sur le maintien et les conditions de tenue de cette manifestation agricole majeure.