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Protéger le loup tout en préservant les élevages : Une réunion au sommet ce lundi

Publié le 03 Oct. 2022 à 18:10
Tags: loup | massif du jura | eleveurs |
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Protéger le loup tout en préservant les élevages : Une réunion au sommet ce lundi Jean-Paul Celet, préfet référent du Plan national "Loup et activités d'élevages", Jean-François Colombet, préfet du Doubs et Serge Castel, préfet du Jura
Comment protéger le loup tout en préservant les élevages ? Une question épineuse qui anime vivement les débats en ce moment dans le massif du Jura. Ce lundi 3 octobre, un rassemblement très attendu s’est tenu du côté de Labergement-Sainte-Marie, dans le Haut-Doubs. Il s’agissait d’une réunion regroupant éleveurs, agriculteurs, protecteurs du loup ainsi que les autorités publiques. « Une séance de travail intéressante qui en appelle beaucoup d’autres » a indiqué Jean-François Colombet, le préfet du Doubs. Avant d’ajouter que des mesures de protection vont être testées dans quelques semaines.

 

Ce lundi 3 octobre étaient réunis Jean-François Colombet, le préfet du Doubs, Jean-Paul Celet, préfet référent du Plan national "Loup et activités d'élevages", Serge Castel, préfet du Jura, et Cornelis Neet, directeur général de l'environnement du Canton de Vaud en Suisse. Mais aussi des représentants de l'agriculture ainsi que des associations environnementales.

« Les échanges ont été intéressants et respectueux. Un véritable esprit de concorde a régné durant toute la séance. Personne ne veut la fin du loup dans le massif. Et tout le monde veut préserver l’élevage. Donc on peut poursuivre ces deux objectifs, nous en sommes convaincus » a indiqué Jean-François Colombet.

De nombreux sujets ont été évoqués lors de cette réunion. Des explications ont été données concernant les spécificités du territoire et celles de l’élevage, avec les règles du cahier des charges des AOP fromagères, en particulier celle du comté, qui parfois peuvent être pénalisantes, contraignant à ne pas mettre en place certaines mesures. Il a aussi été fait un point précis sur la prédation avec l’Office Français de la Biodiversité. Une 3ème meute n’est pas scientifiquement établie, comme ce qui a été prétendu ces derniers jours. A l’heure actuelle, seulement celles du Risoux et du Marchairuz sont fixées. Et puis les débats ont été ouverts à la salle, où chacun a pu participer et apporter son témoignage.

« Il faut protéger l’élevage qui est très important pour notre territoire, qui produit de la richesse pour la ruralité. Et tout faire pour protéger les loups, parce que la France a posé sa signature, et la France respectera sa signature. L’espèce lupine doit naturellement être protégée » a soutenu Jean-François Colombet.  

La semaine dernière, le préfet du Doubs s’est rendu sur le terrain accompagné de Marie-Guite Dufay, la présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, ainsi qu’avec des associations de protection de l’environnement et des agriculteurs. Ensemble, ils sont tombés d’accord pour confier à l’Agence Régionale de la Biodiversité (un établissement public au sein duquel toutes les parties sont représentées), le soin de conduire dans quelques semaines, des expérimentations sur la façon de protéger les troupeaux sur le massif du Jura, impliquant toutes ses spécificités.