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Législatives anticipées : rencontre avec Sonya Morrisson ( Lutte Ouvrière)

Publié le 21 Jui. 2024 à 12:06
Tags: Politique | lutte ouvrière | sonya morrisson | legislatives 2024 |
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Législatives anticipées : rencontre avec Sonya Morrisson ( Lutte Ouvrière) Sonya Morrisson et Claude Cuenot, son suppléant

Plein Air continue de donner la parole aux candidats engagés dans les élections législatives. Dans la cinquième circonscription du Doubs, les valeurs de Lutte Ouvrière seront représentées par Sonya Morrisson, qui s’était déjà présentée en 2022. La candidate appelle les salariés à se mobiliser pour créer un rapport de force dans les entreprises et la société et améliorer les conditions de vie des travailleurs. « Ceux qui font tourner la société ».

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m ’appelle Sonya Morrisson. Je suis enseignante dans un collège rural. Je suis profondément touchée et révoltée par cette société capitaliste, qui nous mène de crise en crise. Je m’engage auprès des travailleurs pour changer les choses et renverser le pouvoir de ceux qui nous exploitent et qui dirigent dans la société.

Dans quel état d’esprit êtes-vous à la veille de ce scrutin par rapport au contexte politique, économique et social ?

Beaucoup de travailleuses et de travailleurs ont été choqués par les résultats des élections européennes avec la montée de l’extrême droite. Cette colère est légitime. Je vois que la société évolue dans un sens qui n’est pas favorable aux travailleurs. Il faut que les choses changent, lorsque l’on voit les prix qui augmentent et les difficultés que l’on éprouve à boucler les budgets de fin de mois. Il faut du changement, mais il faut que cela vienne des travailleurs. Il faut que l’on se mobilise. Que l’on prenne conscience que ce n’est pas dans les élections que l’on parviendra à obtenir des augmentations de salaire ou lutter contre le chômage. Il faut créer le rapport de force et se préparer à lutter contre le pouvoir et les patrons.

Vous pensez que l’on exprime mal cette colère, en votant pour le Rassemblement National par exemple ?

Certains disent qu’ils veulent essayer le rassemblent National car ils ne l’ont jamais fait. D’autres pensent que Jordan Bardella est un candidat antisystème. Ils se trompent. Tous les politiciens, qui nous font des promesses  pour se faire élire, mènent une politique contre la classe ouvrière, les travailleurs et nos intérêts  lorsqu’ils sont  au gouvernement ou élus député. On le constate déjà. L’extrême droite est déjà en train de revenir sur un certain nombre d’éléments de son programme, sur les retraites par exemple. J’ai confiance dans la capacité des travailleurs à dire stop à toutes ces attaques et à renouer avec la combativité et la confiance d’appartenir à tous ceux qui font tourner la société. Cela devrait être aux travailleurs de prendre les décisions de la société.

Comment vous situez-vous dans cette union des forces de gauche ?

On veut défendre un programme de lutte et pas un programme électoral. On a vu la gauche au gouvernement et au pouvoir. A chaque fois qu’ils ont réussi à être élus, ils ont trahi les intérêts des travailleurs. Beaucoup ont été dégoutés et écœurés. On maintient notre programme de lutte pour les travailleurs.

Quelles valeurs avez-vous envie de défendre ?

Il faut que l’on renforce notre camp. Ces élections sont une opportunité pour le faire. Il faut que l’on rappelle nos revendications en tant que travailleurs : augmentation des salaires, échelle mobile des salaires, augmentation  des salaires en fonction des prix, partage du travail entre tous et s’organiser dans les entreprises pour créer le rapport de force qui sera nécessaire pour imposer toutes ces choses-là.  

L'interiew de la rédaction : Sonya Morrisson