Choix du secteur :
Se connecter :
 

A l’instar des autres partis de gauche, excepté l’Union Populaire, le Parti Communiste n’a que trop peu recueilli de voix pour espérer quoi que ce soit hier soir. Une lourde défaite qui en appelle à la remise en question et au renouveau.

Un constat alarmant

2,3%, c’est le score obtenu dimanche soir par Fabien Roussel, candidat du Parti Communiste Français, au premier tour de l’élection présidentielle. Plus qu’une déconvenue personnelle, c’est le reflet de la chute de la quasi-totalité de la gauche politique. En effet, depuis l’élection de François Hollande en 2012, seul Jean-Luc Mélenchon a réussi à se frayer un chemin dans le naufrage du gauchisme en élargissant son électorat. Mais chacun sa route, chacun son chemin. Le candidat communiste n’entend pas s’arrêter là et ne compte en aucun cas rallier sa cause à celle des insoumis.

Garder espoir

La fierté, voilà le sentiment qui domine désormais. La satisfaction d’avoir rassembler quelques centaines de milliers de personnes derrière lui et d’avoir « semer des graines » tweet Fabien Roussel. Symbole d’espoir pour l’avenir, le rassemblement et le militantisme de ses électeurs seront pour lui des points d’appui pour reconstruire une gauche « forte, nouvelle, populaire, en capacité de gagner demain ». Et c’est tout le mal qu’on peut lui souhaiter.
D’ici là, le candidat du PCF rejoint ses confrères et appelle à se servir « du seul bulletin à notre disposition », celui d’Emmanuel Macron, pour faire barrage à l’idéologie d’extrême droite.

L'interview de la rédaction / Matthieur Guinebert ( PCF du Doubs)

 

Le rassemblement National arrive en tête dans plusieurs communes du Doubs. Marine Le Pen confirme son ancrage dans certains secteurs ruraux : Bulle, Levier, Abbans Dessous, Roulans, Bondeval, Bonnétage, Belleherbe, où Eric Zemmour réalise un bon score également. Concernant les plus grosses agglomérations du département, A Morteau, Emmanuel Macron arrive en tête. Valérie Pécresse n’arrive qu’en 4è position sur les terres de la députée Annie Genevard. A Pontarlier aussi, le Président de la République sortant arrive  en tête, derrière Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Eric Zemmour.

Dans le Jura. A Champagnole, Marine Le Pen se classe en première position, devant Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. A Dole, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon sont au plus haut. Valérie Pécresse, pourtant soutenu par Jean-Baptiste Gagnoux, l’édile dolois, ne séduit pas. A Lons-le-Saunier, tenue par la gauche depuis les dernières élections municipales, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon sont au coude à coude. Marine Le Pen est en 3è position. A Saint-Claude, la victoire revient à Jean-Luc Mélenchon, suivi d’Emmanuel Macron et Marine Le Pen.  

Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, les réactions se multiplient dans la région. Pour Barbara Romagnan, l’ancienne députée du Doubs, « un travail de fond de reconstruction d'une offre politique de gauche crédible, face à la crise écologique, capable de reconquérir les couches populaires » est une nécessité. Elle voit en l’union populaire, qui s’est imposée à gauche, « la légitimité et la responsabilité d’organiser la gauche écologiste pour les semaines qui viennent ».

BARBARA ROMAGNAN

Karima Rochdi, soutien local d’Emmanuel Macron,  souligne « la performance » du président de la république candidat, « qui améliore son score de 4 points par rapport à 2017 ». Elle prévoit une deuxième partie de campagne « dure ». Et de conclure : « certains points du programme, comme les retraites, doivent être expliqués. Nous avons maintenant deux semaines pour rassembler une majorité contre le danger que l’extrême droite fait courir au pays ».

KARIMA ROCHDI

Marine Le Pen et le Front National se sont qualifiés hier soir pour le second de l’élection présidentielle. En Bourgogne Franche-Comté, Mme Le Pen  est arrivée en tête avec 27,35% des suffrages. Si dans le Doubs, Emmanuel Macron la devance, dans le Jura, elle s’est hissée en première position. Pour Julien Odoul, conseiller régional en Bourgogne Franche-Comté et porte-parole de la candidate, les résultats obtenus sont  « porteurs d’espoir ».

Pour ceux qui tenteraient de diaboliser le Front National, il rappelle que Marine Le Pen est « la candidate du pouvoir d’achat » et « de l’amélioration du quotidien », avant de lister l’ensemble des mesures sociales et démocratiques qu’elle prendrait si elle arrive à l’Elysée. Julien Odoul demande à ses concitoyens de ne pas « écouter les caricatures et les exagérations » des opposants, mais de comparer le programme de chacun des deux candidats qui s’affronteront durant les quinze prochains jours.

Rassembler

C’est le mot d’ordre lancé par Julien Odoul, qui appelle « tous les patriotes français » à rejoindre Marine Le Pen. « Il faudra convaincre tous les Français qui refusent la retraite à 65 ans, qui aspirent à plus de sécurité, d’ordre républicain et qui veulent reprendre le contrôle. Ceux qui ne veulent pas que des directives soient ordonnés et commandités par un cabinet de conseils étranger, comme McKinsey, mais qui souhaitent retrouver la pleine maîtrise de leur destin ».

Il n’y a pas de doute, la campagne de l’élection présidentielle se poursuit. Les deux candidats vont se livrer pleinement dans la bataille, avec l’Elysée dans le viseur.

L'interview de la rédaction / Marine Le Pen

 

A Besançon, Jean-Luc Mélenchon arrive en tête du 1er tour de l’élection présidentielle avec 32% des suffrages. Emmanuel Macron arrive en deuxième position avec 27% des voix. Contrairement à sa performance nationale, Marine Le Pen est tenue à distance. Elle apparaît en troisième position avec 13,7% suffrages exprimés.

Les autres candidats

Yannick Jadot – EELV : 6,3%

Éric Zemmour – Reconquête ! : 6 %

Valérie Pécresse – Les Républicains : 4,4%

Anne Hidalgo- Parti Socialiste : 2,1%

Fabien Roussel - Parti Communiste Français : 2,1 %

Jean Lassalle – Résistons ! : 1,7 %

Nicolas Dupont-Aignan – Debout La France : 1,7 %

Philippe Poutou – Nouveau Parti Anticapitaliste : 0,8%

Nathalie Arthaud – Lutte Ouvrière : 0,7%

Ce dimanche s’est tenu le 1er Tour de l’élection présidentielle. Comme en 2017, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont qualifiés pour le 2è tour de ce scrutin qui se déroulera le 24 avril prochain. En région Bourgogne Franche-Comté le taux de participation s’élève à 77%/ Marine Le Pen arrive en tête avec 27,3% des voix. Macron est deuxième avec 26,3% des suffrages. La troisième place revient à Jean-Luc Mélenchon (18,5%).

Les autres candidats

Éric Zemmour – Reconquête ! : 6,6 %

Valérie Pécresse – Les Républicains : 5,1%

Yannick Jadot – EELV : 4,4%

Jean Lassalle – Résistons ! : 4,2%

Nicolas Dupont-Aignan – Debout La France : 2,8%

Fabien Roussel - Parti Communiste Français : 2,1%

Anne Hidalgo- Parti Socialiste : 1,8%

Philippe Poutou – Nouveau Parti Anticapitaliste : 0,9%

Nathalie Arthaud – Lutte Ouvrière : 0,7%

Emmanuel Macron – Marine Le Pen,  c'est l'affiche du second tour que les français ont découvert ce dimanche à 20h, la même qu'il y a 5 ans. Les nombreux militants et soutiens de la République en Marche tiennent à alerter face à la menace que représente l'extrême droite, tout en défendant les mesures de leur candidat, Emmanuel Macron. Comme c'est le cas d’Éric Alauzet député LREM du Doubs.

La crainte de l'extrême droite

« Si la victoire de Marine Le Pen est improbable, elle n'est pas impossible » ce sont les mots du parlementaire doubiste qui s’inquiète sur la possibilité de voir Marine Le Pen l'emporter le 24 avril prochain.

Durant ces deux prochaines semaines, les deux candidats vont devoir clarifier leur programme qui sont « les deux programmes les moins identifiés par les français ». Emmanuel Macron ne pourra pas faire l’impasse d’expliquer son projet, tout en « montrant les risques que représente le programme de Marine Le Pen».

Affirmer son projet

Etant le candidat sortant, Emmanuel Macron va devoir faire le bilan de son quinquennat tout en se projetant sur les cinq prochaines années à venir. « Il devra faire preuve de beaucoup de pédagogie et d'explications durant ces 15 prochains jours ».

Le candidat de la République en Marche devra éclaircir ses intentions concernant le RSA, les retraites et son lié à  l'éducation nationale. « Faire campagne en voulant augmenter l'âge du départ à la retraite est courageux et risqué, même si l'horizon est plus à 64 ans » au lieu de 65 ans comme annoncé dans le programme d'Emmanuel Macron.

L'interview de la rédaction / Eric Alauzet

 

Ce dimanche s’est tenu le 1er Tour de l’élection présidentielle. Comme en 2017, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont qualifiés pour le 2è tour de ce scrutin qui se déroulera le 24 avril prochain. Dans le département du Doubs, avec un taux de participation de 77,1%, Emmanuel Macron arrive en tête (27,5%). La deuxième place revient à Marine Le Pen (24%). Jean-Luc Mélenchon est en troisième position (20,06%).

Les autres candidats

Éric Zemmour – Reconquête ! : 7 %

Valérie Pécresse – Les Républicains : 5,4%

Yannick Jadot – EELV : 4,7%

Jean Lassalle – Résistons ! : 3,1%

Nicolas Dupont-Aignan – Debout La France : 2,8%

Fabien Roussel - Parti Communiste Français : 1,8%

Anne Hidalgo- Parti Socialiste : 1,7%

Philippe Poutou – Nouveau Parti Anticapitaliste : 0,8%

Nathalie Arthaud – Lutte Ouvrière : 0,7%

Avec 4,8 points, Valérie Pécresse n’a pas convaincu les électeurs de droite. Un score en dessous des 5% qui ne passent pas inaperçus. Le sénateur LR Jacques Grosperrin, le président du comité de soutien de Valérie Pécresse dans le Doubs y voit « un vote de colère » et un échiquier politique complètement renverser par Emmanuel Macron.

Le parlementaire doubiste ne cache pas sa déception.  ‘C’est un score qui ne correspond pas à la personnalité de Valérie Pécresse. Nous avions une candidate de grande qualité. La forme n’a pas tenu » explique M. Grosperrin. Habitué aux joutes électorales, Jacques Grosperrin ajoute que  le vote utile a desservi la candidate Les Républicains. « Je pense que beaucoup d’électeurs de notre famille politique  ont voté pour Emmanuel Macron » ajoute Mr Grosperrin.

Le Sénateur du Doubs rappelle que l’élection présidentielle se décline en quatre tours. Il se projette déjà sur le scrutin des législatives de juin prochain. « Le seul parti d’opposition doit être Les Républicains. Je ne vois pas les extrêmes devenir le parti d’opposition pour la France » conclut-il

L'interview / Jacques Grosperrin

 

A quelques jours de l’élection présidentielle, la préfecture du Jura rappelle aux personnes qui ne peuvent pas se rendre aux urnes les 10 ou 24 avril prochains, qu’il est possible de voter par procuration.

Deux possibilités sont mises en œuvre : En faisant une demande en ligne https://www.elections.interieur.gouv.fr/ , qu'il convient ensuite de valider dans un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie, dans les deux mois qui suivent ou en se rendant directement dans un commissariat de police, dans une brigade de gendarmerie ou au Tribunal judiciaire ou de proximité où vous remplissez un formulaire. Il est rappelé qu’afin de donner procuration vous devez être muni d'un justificatif d'identité.