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L’Association Vélo Besançon (AVB) a organisé un apéro-vélo samedi 12 septembre, à proximité du pont de la République. L’objectif était de rencontrer les habitants, de présenter les différents scénarios de réouverture du pont à la circulation automobile et de mobiliser autour de la défense des cyclistes et des piétons. Selon l’association, la pétition opposée au retour des voitures avait recueilli près de 2 500 signatures en deux jours. L’AVB fait également état de nouvelles adhésions à l’occasion de ce rassemblement.

Des bénéfices contestés pour la circulation

Dans un communiqué daté du 8 septembre, l’association s’appuie sur un document de travail de Grand Besançon Métropole, établi en août 2026. Selon l’association, un document de travail de Grand Besançon Métropole évoque, en cas de réouverture, un gain d’environ deux minutes trente le matin, pour un flux estimé à 150 véhicules par heure de pointe. L’AVB estime ces bénéfices limités au regard des conséquences possibles pour les autres usagers. Elle indique que le scénario qui semblerait privilégié par la municipalité prévoit de transformer l’un des deux trottoirs en piste cyclable. L’association redoute notamment un allongement des parcours piétons et des conflits d’usage avec les vélos ou le tramway.

Une demande de transparence et de concertation

L’association critique également la méthode employée. Elle affirme avoir sollicité des échanges avec la nouvelle municipalité sans avoir été associée à l’étude. Elle demande que les comptages, les données et les différents scénarios soient rendus publics avant toute décision. Pour l’AVB, l’aménagement actuel a amélioré les conditions de déplacement des cyclistes et des piétons. Elle souhaite donc que les conséquences d’une réouverture soient débattues avec les associations d’usagers.

D’autres rendez-vous annoncés

L’AVB relaie la Marche pour le climat, prévue samedi 26 septembre à 14 heures au parc des Glacis. Elle annonce également une vélorution intitulée « Pistes en danger », samedi 10 octobre à 14 heures, au départ de Micaud.

L’Association Vélo Besançon demande à Grand Besançon Métropole de rendre publique l’étude consacrée à une éventuelle réouverture du pont de la République aux voitures avant toute décision. Selon l’association, le gain serait limité à environ deux minutes trente le matin pour 150 véhicules par heure, tandis que le scénario envisagé supprimerait l’un des deux trottoirs au profit d’une piste cyclable. L’AVB redoute une dégradation des déplacements et de la sécurité des piétons et demande à être associée aux discussions. Un rassemblement est prévu samedi 12 septembre, de 11 h à 12 h, sur le pont, avant la Marche pour le climat du 26 septembre et une vélorution le 10 octobre.

Les écologistes bisontins s’opposent à la volonté du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, de rouvrir le pont de la République à la circulation automobile. Ce mardi matin, ils ont commencé à compter les cyclistes et les piétons qui empruntent cet axe actuellement réservé aux mobilités douces et au tramway.

Des comptages réalisés pendant plusieurs jours

Cette opération doit se poursuivre durant plusieurs jours. Les militants comptabilisent séparément les cyclistes entrant et sortant du centre-ville ainsi que les piétons. Entre 7 heures et 9 heures, selon des chiffres communiqués par le parti, 290 vélos et trottinettes ont été recensés dans le sens entrant, vers le centre-ville, et 82 dans le sens sortant. Il a également été enregistré 495 piéton dans le sens entrant et 187 dans le sens sortant. Selon Anthony Poulin, élu écologiste bisontin, les dernières études faisaient état de plus de 1 200 cyclistes et piétons utilisant quotidiennement le pont. Les résultats des nouveaux comptages seront transmis à la municipalité. Les écologistes demanderont également au maire de leur communiquer l’ensemble des études déjà réalisées sur la fréquentation du secteur et les différents scénarios d’aménagement envisagés.

L'interview de la rédaction : Anthony Poulin, élu écologiste bisontin 

Une fréquentation en forte progression

Anthony Poulin rappelle qu’environ 700 cyclistes et piétons empruntaient quotidiennement le pont lorsque les voitures y circulaient encore. Moins d’un an après la suppression du trafic automobile, cette fréquentation aurait dépassé les 1 200 passages par jour. Pour l’élu, cette progression démontre l’efficacité de l’aménagement actuel : « Lorsque l’on réalise des aménagements qualitatifs, les piétons et les cyclistes s’en emparent ». Les écologistes considèrent ainsi que le pont de la République a trouvé sa place comme axe sécurisé d’entrée dans le centre-ville pour les piétons et les cyclistes.

Un impact limité sur les temps de trajet

La fermeture du pont est parfois présentée comme l’une des causes des difficultés de circulation à Besançon. Anthony Poulin conteste cette analyse. Selon lui, les études fondées notamment sur les données GPS ont montré que la mesure aurait entraîné, au maximum, un allongement de deux minutes du temps de trajet pour une centaine d’automobilistes aux heures de pointe. L’élu estime donc que la réouverture du pont n’apporterait pas de réponse durable à la congestion générale. Il redoute au contraire une augmentation du trafic sur des secteurs déjà très chargés, notamment à proximité de la place Leclerc.

L'interview de la rédaction : Anthony Poulin, élu écologiste bisontin 

 

La sécurité des piétons et des cyclistes au cœur du débat

La configuration du pont rendrait difficile la cohabitation entre les différents modes de déplacement. Une réouverture aux voitures pourrait remettre en cause la piste cyclable à double sens ou contraindre les cyclistes à emprunter les trottoirs, jugés trop étroits pour garantir la sécurité de tous. La présence du tramway et l’augmentation de sa fréquence constituent également un enjeu. Les écologistes veulent éviter de multiplier les points de confrontation entre automobilistes, cyclistes, piétons et transports en commun.

Anthony Poulin s’inquiète aussi d’une éventuelle remise en circulation des voitures sur la voie actuellement réservée aux bus, devant le Conservatoire à rayonnement régional et à l’entrée du pont.

Encourager les déplacements de moins de trois kilomètres

Pour l’élu écologiste, la réduction des bouchons passe davantage par le développement de la marche et du vélo que par la création de nouvelles possibilités de circulation automobile. Une part importante des trajets effectués en voiture à Besançon concerne, selon lui, des distances inférieures à trois kilomètres. Des itinéraires continus et sécurisés pourraient inciter davantage d’habitants à choisir la marche ou le vélo pour ces courts déplacements. « Pour que les personnes utilisent ces alternatives, il faut qu’elles se sentent en sécurité », souligne Anthony Poulin, qui présente l’aménagement du pont de la République comme l’un des éléments de cette politique.

pont de la republique

Une décision jugée trop politique

Au-delà des questions de mobilité, Anthony Poulin reproche à Ludovic Fagaut de vouloir revenir sur une mesure prise par l’ancienne municipalité pour marquer une rupture politique. « Il faut arrêter de vouloir déconstruire tout ce qui a été fait avant », affirme-t-il. L’élu écologiste invite le maire à reconnaître que la transformation du pont a permis d’améliorer la sécurité et de développer les déplacements à pied et à vélo.

Les écologistes demandent désormais que toutes les données disponibles soient rendues publiques et qu’un débat soit organisé au sein de la Ville et de Grand Besançon Métropole avant toute modification. Leur position reste inchangée : le pont de la République doit demeurer réservé aux piétons, aux cyclistes et au tramway.

À Besançon, le projet de réouverture du pont de la République aux voitures suscite une vive opposition. Dans un communiqué, les associations Vélo Besançon et Trottoirs Libres dénoncent une « régression » et appellent la municipalité à maintenir l’actuel aménagement réservé au tramway, aux piétons et aux cyclistes.

Elles mettent en avant des enjeux de sécurité, rappelant la difficulté de faire cohabiter tous les usages sur cet ouvrage, ainsi que des questions d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. Les associations évoquent également un contre-sens écologique, dans un contexte d’urgence climatique, et pointent le coût d’un éventuel réaménagement récent.

Enfin, elles préviennent qu’elles resteront vigilantes et pourraient engager des recours si le projet devait se concrétiser.

Le pont de la République va bientôt être réaménagé à Besançon. Il sera réservé aux piétons, vélos et transports en commun. Les travaux doivent débuter dès le lundi 14 février, si la météo reste clémente. C'est un des projets adoptés par le conseil municipal de Besançon le jeudi 27 janvier dernier, pour interdire ce passage au trafic des voitures. La voie de circulation actuelle sera transformée en voie cyclable.

 

Clap de fin pour les voitures 

C’est dans la continuité de la piétonisation du centre-ville entamée en 1974, que le pont de la République sera bientôt réservé aux piétons et aux vélos, « pour redonner leur juste place à tous les modes de transport » indique Marie Zéhaf, conseillère municipale déléguée à la voirie de proximité. Plusieurs aménagements seront réalisés sur cet édifice afin de le réserver au tramway, cycles et piétons, dont les déplacements seront améliorés et priorisés. Une voie cyclable à double sens sera aménagée à la place de la voie actuellement réservée aux voitures. La partie du pont entre le secteur Cusenier et l'Île Saint-Pierre restera accessible aux ayants-droits du port fluvial du moulin Saint-Paul. Sur cette portion de voie, une zone de rencontre sera aménagée avec les règles qui s’appliquent : piétons et cyclistes prioritaires, circulation limitée à 20km/h. La circulation et l’accès au centre-ville s’organiseront désormais par les ponts Robert Schwint et Bregille. Une programmation optimisée des carrefours à feux sera aussi réalisée afin de tenir compte des nouveaux flux de circulation.

 

Rendre le pont plus sûr pour les piétons et cyclistes

Environ 3000 véhicules empruntent ce pont chaque jour. En proportion aux heures de pointe, cet ouvrage est utilisé à 51% par les transports en commun, 30% par les piétons (soit 700 personnes par heure), 13% par les voitures (soit 300 véhicules) et 6% par les cyclistes (soit 150 vélos). Avec l'interdiction aux voitures, le but est de rendre cet ouvrage plus sûr pour les piétons et les cyclistes. Si la météo est favorable, les travaux doivent commencer le lundi 14 février, au début des vacances scolaires, et durer environ un mois. Durant les travaux, le pont restera accessible aux piétons, cyclistes et au tramway. Un stand d’information destiné à répondre aux questions des habitants se tiendra le jeudi 10 février de 17h à 19h sur le pont de la République côté Helvétie.