Transports scolaires gratuits, tarification sociale dans les cantines, accompagnement à l’orientation, prévention et rénovation des bâtiments : la Région Bourgogne-Franche-Comté présente ses priorités pour la rentrée 2026-2027. Elle consacre cette année 336 millions d’euros à ses 128 lycées publics. Plusieurs opérations sont notamment engagées dans le Doubs et le Jura. Ce matin, Jérôme Durain, le président de la région Bourgogne Franche-Comté a tenu une conférence de presse à Dijon.
La Région Bourgogne-Franche-Comté entend poursuivre son accompagnement des lycéens malgré un contexte budgétaire contraint. Son action concerne aussi bien les conditions matérielles d’apprentissage que la mobilité, la restauration, l’orientation ou encore la prévention. Le budget régional consacré aux lycées atteint 336 millions d’euros en 2026, dont plus de 143 millions destinés aux ressources humaines. La collectivité emploie 3 247 agents, parmi lesquels 2 844 personnels permanents travaillant notamment dans l’accueil, la restauration, l’hébergement et l’entretien des établissements.
Des aides pour limiter les dépenses des familles
La gratuité des transports scolaires est maintenue pour les ayants droit. Les jeunes de moins de 26 ans peuvent également bénéficier d’une réduction de 50 % toute l’année sur le réseau TER. Les trajets sur les 91 lignes régulières du réseau régional Mobigo sont proposés à deux euros. Une aide de 300 euros au permis de conduire est par ailleurs accordée aux jeunes les plus modestes. Dans les lycées professionnels, la Région finance les équipements nécessaires aux formations. Selon les filières, l’économie annoncée peut atteindre 280 euros en seconde professionnelle hôtellerie-restauration, 106 euros dans les métiers de la construction durable et 300 euros en CAP horlogerie.
Plus de dix millions de repas servis chaque année
La tarification sociale est également reconduite dans les restaurants scolaires et les internats. En 2026, 12 000 familles en ont bénéficié. Le repas peut revenir au maximum à 3,69 euros dans le cadre d’un forfait de cinq jours et être gratuit sous certaines conditions de ressources. Plus de dix millions de repas sont préparés chaque année dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté. La Région souhaite porter à 75 %, d’ici à 2028, la part des produits locaux ou biologiques servis aux élèves. La carte Avantages Jeunes doit, quant à elle, devenir gratuite à la rentrée 2026-2027 pour les nouveaux bacheliers qui exercent un emploi saisonnier durant l’été.
Orientation, stages et découverte des métiers
Pour aider les jeunes à construire leur parcours, la collectivité propose des ressources sur les formations et les métiers. Une plateforme régionale rassemble plus de 4 700 offres de stages. Les lycéens et apprentis peuvent aussi obtenir une aide pour effectuer une expérience à l’étranger, la bourse Dynastage pouvant atteindre 2 280 euros. Une nouvelle édition du salon Explore les métiers est annoncée en mars 2027. En 2025, la manifestation avait accueilli plus de 14 000 visiteurs et présenté plus de 150 métiers.
Sécurité, addictions et violences sexistes
La Région poursuit également son programme de sécurisation des lycées. Lancé en 2017, celui-ci représente 18 millions d’euros. Deux millions supplémentaires sont mobilisés en 2026 pour renforcer les accès, moderniser la vidéoprotection, améliorer les systèmes d’alerte et former les personnels.
Une expérimentation consacrée à la prévention des addictions sera menée cette année dans onze lycées, en partenariat avec la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives. Des actions concernent également la prévention des violences sexistes et sexuelles ainsi que l’éducation à la vie affective et relationnelle.
La collectivité soutient par ailleurs plusieurs dispositifs d’éducation citoyenne, scientifique, culturelle et médiatique. Parmi eux figurent BFC Reporter, les simulations de Parlement européen, l’Échappée littéraire et des projets portés directement par les élèves.
Plus de 620 millions d’euros de travaux engagés
Propriétaire des 128 lycées publics de Bourgogne-Franche-Comté, la Région gère un patrimoine de 1 400 bâtiments représentant plus de 2,3 millions de mètres carrés. Plus de 170 opérations sont actuellement engagées, pour un montant supérieur à 620 millions d’euros.
Dans le Doubs, un service commun de restauration reliant les lycées Victor-Hugo et Tristan-Bernard, à Besançon, a été inauguré en février 2025. L’opération a représenté 13,2 millions d’euros. La modernisation de l’internat du lycée Louis-Pergaud, chiffrée à 15,5 millions d’euros, a été inaugurée en avril dernier. À Morteau, la restructuration du lycée Edgar-Faure, estimée à 26 millions d’euros, doit prochainement entrer dans sa phase de travaux. À Pontarlier, la modernisation et l’extension du service de restauration du lycée Xavier-Marmier représentent un investissement de 10,35 millions d’euros. Des études sont également menées au lycée Toussaint-Louverture et au lycée Jules-Haag de Besançon.
Dans le Jura, plusieurs chantiers concernent les lycées Victor-Bérard à Morez, Mancy à Lons-le-Saunier, du Bois à Mouchard et Duhamel à Dole. Ils portent notamment sur la sécurité, la conformité des internats, l’isolation thermique et la rénovation des réseaux informatiques.
Au total, les principales opérations réceptionnées ou en cours dans l’ensemble de la Bourgogne-Franche-Comté représentent 45 chantiers et un engagement pluriannuel supérieur à 205 millions d’euros.
Jean-Philippe Allenbach, président du Mouvement Franche-Comté, demande à la Région Bourgogne-Franche-Comté de cesser le financement de « La Pive », qualifiant de « gaspillage » les 440 000 € alloués à la monnaie locale sur 2019-2025. S'appuyant sur des rapports d'activité, il dénonce un échec après dix ans, avec seulement 493 adhérents fin 2024 contre 4 500 espérés, et un taux d'autofinancement bien en deçà des projections.
La Région Bourgogne–Franche-Comté renforce son soutien à l'installation des jeunes agriculteurs. À compter de septembre, la Dotation Jeunes Agriculteurs (DJA) sera portée à 65 000 euros, un montant présenté comme le plus élevé de France. Cette revalorisation vise à faciliter le renouvellement des générations, alors qu'un agriculteur sur deux devrait partir à la retraite dans les prochaines années. Pour le président de la Région, Jérôme Durain, cette mesure doit permettre aux jeunes de créer des exploitations « solides, viables et pérennes ».
Le président de la Région Bourgogne–Franche-Comté, Jérôme Durain, sera en déplacement dans le Haut-Doubs ce mercredi 3 juin sur le thème des solidarités en milieu rural. La visite débutera à Bonnétage avec une présentation du projet de maison de santé pluridisciplinaire, suivie d'un passage à la fruitière du village. L'après-midi se poursuivra aux Fontenelles avec une réunion consacrée aux enjeux du Parc naturel régional du Doubs Horloger et aux mobilités du territoire, avant un temps d'échanges conclusif.
À l’occasion de l’assemblée plénière des 29 et 30 avril du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, le président socialiste Jérôme Durain a livré un long plaidoyer en faveur de l’action régionale, dans un contexte marqué par les tensions internationales, la hausse des coûts de l’énergie et les restrictions budgétaires imposées aux collectivités. Entre défense du pouvoir d’achat, critiques du désengagement de l’État et annonces sur la formation, l’agriculture ou encore la sécurité, l’exécutif régional a tenté d’affirmer sa ligne politique : celle d’une « protection concrète » des habitants.
Un discours placé sous le signe de la crise énergétique
Dès les premières minutes de son intervention, Jérôme Durain a évoqué « une situation internationale très dégradée », pointant notamment les conséquences géopolitiques de la crise au Moyen-Orient et du blocage du détroit d’Ormuz. Selon lui, la flambée des prix de l’énergie affecte directement les finances régionales, notamment dans les secteurs des transports et des lycées. Le président régional a également dénoncé ce qu’il qualifie « d’inflation démagogique », visant implicitement certains responsables politiques accusés d’exploiter la crise énergétique à des fins électorales.
Le pouvoir d’achat comme axe central
Face à cette conjoncture, le chef de l’exécutif régional a cherché à démontrer que la Région agit déjà comme un amortisseur social. Il a détaillé une série de dispositifs présentés comme des mesures structurelles de soutien au pouvoir d’achat. Parmi les principales politiques mises en avant : la gratuité des ressources pédagogiques pour les lycéens, les aides à la restauration et à l’hébergement scolaire, la gratuité des transports scolaires dans les territoires où la Région est compétente, les tarifs TER et bus maintenus à un niveau jugé « attractif » et le soutien aux étudiants boursiers et aux stagiaires des filières sanitaires et sociales. Jérôme Durain a notamment insisté sur le coût réel des repas scolaires, expliquant qu’un repas facturé entre 3,69 et 5 euros aux familles représente en réalité une dépense moyenne de 10 euros pour la collectivité. Autre annonce politique notable : la Région souhaite désormais « sanctuariser » les premiers paliers tarifaires des TER, afin d’éviter toute hausse sur les trajets du quotidien empruntés par les travailleurs.
Une charge frontale contre l’État
Le ton s’est durci lorsqu’il a été question des finances publiques. Le président régional accuse l’État d’avoir imposé à la collectivité une perte de 80 millions d’euros en deux ans. Selon lui, les régions paient le prix d’une politique budgétaire nationale qui fragilise leurs capacités d’action, tout particulièrement dans le domaine de la formation professionnelle. Le désengagement de l’État sur ce volet constitue l’un des points les plus offensifs du discours. Jérôme Durain a dénoncé une baisse de 25 millions d’euros des financements consacrés à la formation professionnelle, entraînant la suppression annoncée d’environ 1 700 places de formation. Dans le même temps, il affirme vouloir maintenir un soutien ciblé aux territoires ruraux ; aux secteurs en tension comme l’industrie, le BTP ou l’hôtellerie-restauration et aux publics les plus fragiles et les moins qualifiés.
Agriculture, eau et souveraineté territoriale
L’assemblée régionale devait également examiner une convention de partenariat avec la Chambre régionale d’agriculture. Le président a annoncé un engagement régional de 150 millions d’euros sur la période 2026-2028 pour accompagner le secteur agricole. Dans son discours, il a insisté sur les enjeux de souveraineté alimentaire, de renouvellement des générations agricoles et d’adaptation au changement climatique. La question de l’eau a occupé une place importante dans son intervention. Jérôme Durain a évoqué les épisodes de sécheresse dans le Haut-Doubs, mais aussi les inondations ayant frappé plusieurs départements ces dernières années. Il a défendu une stratégie régionale articulée autour de quatre axes : la préservation des milieux aquatiques, l’amélioration de la ressource, la végétalisation urbaine et la sensibilisation des populations.
Sécurité et cybersécurité : de nouveaux chantiers
Autre priorité affichée : la sécurité. Jérôme Durain a annoncé avoir confié à l’ARNIA, l’agence régionale du numérique et de l’intelligence artificielle, une mission stratégique en matière de cybersécurité. L’objectif : protéger les services publics régionaux et accompagner les collectivités face à la multiplication des cyberattaques. Il a également confirmé l’ouverture d’un chantier consacré aux addictions dans les lycées, en lien avec les rectorats, les autorités sanitaires et la préfecture de région. Une dizaine d’établissements pilotes ont déjà été identifiés. Par ailleurs, une convention entre la Région, la SNCF et la Gendarmerie nationale est en préparation afin de renforcer la sécurité dans les TER.
Industrie : vigilance sur Stellantis, satisfaction autour d’Arabelle Solutions
Sur le terrain économique, le président régional s’est montré préoccupé par plusieurs dossiers industriels sensibles, notamment ceux de Gemdoubs et de Stellantis. Il a évoqué avec inquiétude les menaces pesant sur le site de Vesoul après l’annonce d’un transfert d’activité pouvant fragiliser près de 190 emplois.
Transparence et éthique : une réponse à la défiance
En conclusion, Jérôme Durain a annoncé un renforcement des dispositifs de contrôle éthique au sein de la collectivité régionale. Parmi les mesures évoquées : le renouvellement du comité d’éthique ; la création d’un dispositif indépendant de signalement et un partenariat avec Transparency International. Une manière, selon lui, de répondre à « la défiance réelle entre certains citoyens et les élus ». À travers cette intervention très politique prononcée lors de l’assemblée plénière régionale des 29 et 30 avril 2026, le président de Région aura cherché à installer une ligne de crête : défendre les services publics régionaux, dénoncer les arbitrages budgétaires de l’État et affirmer le rôle protecteur des collectivités dans une période de fortes tensions économiques et sociales.
En Bourgogne-Franche-Comté, le président Jérôme Durain monte au créneau : il dénonce la fragilisation des CESER, ces instances de dialogue entre syndicats, associations et société civile. Selon lui, la simplification voulue par le Parlement menace la démocratie locale. Il promet de défendre coûte que coûte le CESER régional.
Le président de la Région Bourgogne‑Franche‑Comté, Jérôme Durain, a demandé à la ministre de la Culture, Rachida Dati, le rapatriement temporaire en région du célèbre Autoportrait de Gustave Courbet, dit Le Désespéré. Cette requête fait suite à l’accord entre le musée d’Orsay et le Qatar Museums Authority, qui permet d’exposer l’œuvre à Paris pendant cinq ans. Pour Jérôme Durain, ce partenariat doit aussi profiter aux territoires : accueillir ce chef‑d’œuvre en 2026 serait, selon lui, un symbole fort pour la région et pour la diffusion de la culture au‑delà de la capitale.
Les Jeunes Agriculteurs Bourgogne-Franche-Comté ont publié une lettre ouverte à destination du Président et des élus régionaux. Ils dénoncent des retards persistants dans le versement des aides et l’instruction des dossiers, qualifiant la situation d’« intenable » pour les exploitations et les porteurs de projets.
Le syndicat exige des décisions claires et immédiates, notamment sur les paiements d’investissements, la sécurisation des dossiers en souffrance. Une réponse écrite est attendue avant le 5 décembre prochain. À défaut, une mobilisation régionale est annoncée lors de la Session plénière du 11 décembre. Les JA affirment : « Le temps des excuses est terminé. Le temps des actes commence maintenant. »
À l’issue de l’assemblée élective du 5 septembre, la nouvelle gouvernance régionale a été constituée autour du nouveau président Jérôme Durain. Quinze vice-présidents ont été désignés, chacun chargé d’un portefeuille stratégique couvrant les grands enjeux du territoire : cohésion, transition écologique, emploi, mobilité, culture, santé, jeunesse, sécurité…
Voici la composition officielle :
Le socialiste Jérôme Durain, 56 ans, a été élu ce matin président du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, à Dijon. L’ancien sénateur de Saône-et-Loire succède à Marie-Guite Dufay, recueillant 54 voix, sur 71, face au candidat de la droite, Jean-Marie Sermier.
Le Rassemblement national n’a pas présenté de candidat. Jérôme Durain veut placer son mandat sous le signe de la proximité, de la sécurité et de l’attractivité du territoire. La première assemblée sous sa présidence se tiendra le 16 octobre.