Dans la dernière ligne droite de la campagne municipale à Besançon, Éric Delabrousse, candidat investi par le parti Horizons, défend une candidature qu’il veut « centrale, pragmatique et modérée ». Face à ce qu’il décrit comme une bipolarisation entre la maire sortante Anne Vignot et le candidat Ludovic Fagaut, il affirme porter une alternative fondée sur le choix d’un projet plutôt que celui d’un camp. Notoriété, sondages, stratégie politique et vision pour la ville : il répond à nos questions.
À votre avis, quels sont les enjeux de cette élection pour le territoire bisontin ?
Les enjeux tiennent d’abord à un choix. Ce que je préconise, et ce que ma liste porte, c’est le choix d’un projet plutôt que celui d’un camp. Il s’agit de proposer une alternative dans la manière de gérer et de conduire une ville, plutôt que de chercher à maintenir Besançon à gauche ou à la faire basculer à droite.
C’est votre première campagne électorale. Avez-vous mesuré les difficultés ? Vous attendiez-vous à un tel combat ?
Il y a deux choses que j’ai découvertes. D’abord, je n’avais peut-être pas pleinement mesuré l’importance de la notoriété locale pour pouvoir s’imposer dans un débat municipal. Ensuite, j’ai découvert la difficulté, voire la rudesse, d’un combat politique. Le mot « violence » serait peut-être trop fort, mais il est vrai que l’affrontement politique peut être très dur. Dans ma vie professionnelle, je n’ai évidemment pas connu un parcours toujours facile, mais je n’avais sans doute pas imaginé que cela puisse être aussi rude.
L'interview de la rédaction : Eric Delabrousse
Est-il difficile d’exister face à certains candidats ? Faut-il savoir jouer des coudes ?
Certains diront que c’est de bonne guerre, mais il est évident que certains candidats bénéficient d’une notoriété et de fonctions qui les avantagent. Face à un député, à une maire sortante ou encore à un premier vice-président du département, qui dispose par ailleurs d’une grande liberté d’action sur le territoire bisontin, il est forcément plus difficile d’exister. Il y a aussi eu six ans de conseil municipal qui ont installé une forme de bipolarisation. Cette bipolarisation s’est également reflétée dans les médias. Ce n’est pas une critique, c’est simplement un constat. Aujourd’hui, cette bipolarisation se retrouve aussi dans les sondages. Or, les sondages restent des sondages. On a parfois l’impression qu’ils constituent une vérité absolue, ce qui est dommage. Ils contribuent à installer l’idée d’un duel entre Anne Vignot et Ludovic Fagaut, au détriment d’autres projets et d’autres visions de la vie municipale.
L'interview de la rédaction : Eric Delabrousse
Votre message est donc : attention, ce ne sont que des sondages ?
Je ne veux pas faire du « bashing » des sondages. Ils existent et font partie du débat démocratique. Mais il faut aussi rappeler qu’il s’agit de sciences humaines, pas de sciences exactes. Par exemple, lorsqu’un sondage en ligne repose sur environ 600 réponses, dont un peu plus de 400 personnes réellement inscrites sur les listes électorales, et qu’on compare cela aux 66 000 électeurs inscrits à Besançon, il faut garder une certaine prudence. Avec une marge d’erreur d’environ quatre à quatre points et demi, cela peut placer un candidat dans des situations très différentes au soir du premier tour.
Croyez-vous encore à vos chances ?
Bien sûr. Besançon est une ville sociologiquement modérée, plutôt orientée vers le centre gauche. Or, aujourd’hui, les deux principales candidatures ne correspondent pas forcément à cet ADN politique. D’un côté, Anne Vignot, dont on peut penser qu’elle bénéficiera du soutien, voire d’une fusion avec la liste de La France insoumise. De l’autre, Ludovic Fagaut, qui a certes reçu le soutien d’un député MoDem, mais qui reste un candidat issu de la droite. Cela ne correspond pas nécessairement à l’équilibre politique traditionnel de Besançon. Si l’on regarde l’histoire politique de la ville avec Jean Minjoz, Robert Schwint ou Jean-Louis Fousseret, on ne peut pas dire que les positions actuelles s’inscrivent strictement dans cette continuité.
L'interview de la rédaction : Eric Delabrousse
La présence de Jean-François Longeot au meeting de Ludovic Fagaut vous a-t-elle surpris ?
Il s’agit d’une prise de position personnelle. J’ai l’investiture nationale du parti Horizons, et Jean-François Longeot est lui-même sénateur Horizons. Il a choisi de soutenir un candidat qui n’est pas celui investi par son parti. Je ne pense donc pas que cela remette en cause ma légitimité. Est-ce que cela affaiblit mon camp ? Je ne le crois pas. Je suis issu de la société civile. Je suis médecin hospitalier et je n’ai jamais exercé de mandat auparavant. La seule ambition que je porte est municipale, pour Besançon.
L'interview de la rédaction : Eric Delabrousse
N’est-il pas difficile aujourd’hui de porter une ligne de centre droit alors qu’Emmanuel Macron est contesté et qu’Édouard Philippe l’est aussi au Havre ?
Emmanuel Macron est effectivement contesté, comme beaucoup de présidents l’ont été avant lui. Mais il reste un président élu deux fois par les Français. Sa popularité a baissé, notamment en raison de certaines décisions politiques, mais cela ne remet pas forcément en cause les valeurs qu’il porte. Quant à Édouard Philippe, les analyses reposent surtout sur des sondages. Le dernier sondage IFOP montre d’ailleurs qu’il reste aujourd’hui l’un des seuls candidats capables de rassembler le centre et la droite pour empêcher une victoire du Rassemblement national lors de la prochaine présidentielle.
Pourquoi faut-il voter pour Éric Delabrousse à Besançon ?
D’abord parce que je suis un candidat issu de la société civile. Mon engagement est entièrement tourné vers ma ville. Je n’ai pas de carrière politique derrière moi : je propose simplement un projet municipal pour Besançon. Ensuite, parce que je propose le choix d’un projet plutôt que celui d’un camp. Nous avons été les premiers à publier l’intégralité de notre programme dès le début du mois de décembre. C’est un programme clair, construit depuis plusieurs années avec une équipe engagée et compétente.
Enfin, parce que je veux mener une politique pragmatique, modérée et à l’écoute des Bisontins. Une politique qui ne serait pas celle d’un camp contre un autre, mais celle de l’intérêt général. Besançon doit redevenir une ville sûre, ambitieuse, accueillante et solidaire. Au premier tour d’une élection municipale, il est important de voter pour le candidat qui vous ressemble le plus.
Je suis convaincu que beaucoup de Bisontins ne se reconnaissent ni totalement dans Ludovic Fagaut, ni dans Anne Vignot. Besançon n’est pas une ville de droite, mais elle ne souhaite
L'interview de la rédaction : Eric Delabrousse
À Besançon, des bénévoles de l’association L214 ont mené samedi 7 mars une action d’affichage à une semaine du premier tour des élections municipales. Les militants ont encadré de « panneaux de la honte » les affiches du centriste Éric Delabrousse et du RN Jacques Ricciardetti, qui « refusent de s’engager en faveur de la charte portée par l’association ». Cette campagne, baptisée « Le Sauvetage du siècle », propose huit mesures visant à réduire de moitié le nombre d’animaux tués pour l’alimentation d’ici 2030. D’autres candidats ont, eux, déjà pris certains engagements.
À l’approche des élections municipales, Éric Delabrousse officialise la composition de sa liste « Besançon mérite mieux ». Le candidat centriste entend incarner une alternative « apaisée et constructive », en rassemblant des profils venus d’horizons politiques et professionnels variés.
Une équipe revendiquée « à l’image de la ville »
Autour d’Éric Delabrousse, on retrouve des professionnels de santé, des enseignants, des chercheurs, des entrepreneurs, des fonctionnaires et des représentants de la société civile. La liste met en avant un équilibre entre expérience et renouvellement, avec des colistiers âgés de 24 ans pour les plus jeunes. Agnès Martin, en deuxième position, insiste sur la volonté de bâtir « une ville attractive, dynamique, plus juste et solidaire ». Le candidat assure vouloir dépasser les clivages traditionnels pour proposer un projet strictement local, sans interférence avec les débats nationaux.
Un socle programmatique construit dans la durée
Les principaux membres de l’équipe travaillent ensemble depuis plusieurs années. Ce noyau dur affirme avoir mûri un programme de plus de 100 propositions, issues notamment des « Conversations bisontines », des rencontres thématiques organisées avec les habitants.
Parmi les projets phares avancés figure l’aménagement du site de l’hôpital Saint-Jacques, avec la création d’un auditorium à vocation musicale, culturelle et scientifique. Une orientation qui traduit la volonté de renforcer le rayonnement culturel de la capitale comtoise.
Un positionnement politique assumé au centre
Investi par le parti Horizons, Éric Delabrousse bénéficie du soutien d’Édouard Philippe. Sa colistière Agnès Martin représente Renaissance. La liste reçoit également l’appui du Parti radical et intègre des personnalités divers gauche ainsi que des figures issues du monde culturel et associatif, comme l’artiste Kim Nezzar.
Ce rassemblement hétéroclite revendique une ligne centrale, tournée vers la gestion et l’efficacité plutôt que vers l’affrontement idéologique. Reste à savoir si cette stratégie d’ouverture permettra au candidat de s’imposer dans un paysage politique bisontin déjà bien structuré.


Candidat aux élections municipales à Besançon, Eric Delabrousse fait le point sur ses intentions dans le domaine de la culture. À travers une série de propositions, il entend renforcer le rayonnement de la ville, soutenir la création locale et faire de la culture un moteur d’attractivité et de cohésion.
Une ambition : structurer et professionnaliser l’action culturelle
Pour le candidat centriste, la culture ne doit plus être « une variable d’ajustement », mais une politique publique pleinement assumée. Il met en avant la présence d’un artiste au sein de son équipe, afin d’associer expertise artistique, connaissance des réseaux culturels et action municipale. Objectif affiché : proposer une programmation exigeante, accessible à tous, et s’appuyer sur des équipements adaptés pour soutenir les acteurs culturels bisontins.
Un laboratoire d’art vivant à la Rodia
Parmi les mesures phares, Éric Delabrousse propose de transformer la friche artistique de la Rodia en véritable « laboratoire de l’art vivant ». Ce lieu hybride accueillerait plasticiens, écrivains, danseurs et musiciens dans un espace mutualisé intégrant ateliers, studios et scènes de répétition. Des portes ouvertes mensuelles permettraient au public de découvrir les projets en cours et de rencontrer les artistes.
Un auditorium moderne et une Biennale relancée
Autre priorité : l’intégration d’un auditorium moderne au projet Saint-Jacques, afin de consolider l’excellence musicale de Besançon et d’accueillir concerts acoustiques et conférences tout au long de l’année. Le candidat souhaite également relancer la Biennale d’Arts plastiques, rendez-vous d’envergure capable de réunir des centaines d’artistes et de redonner une visibilité nationale à la création régionale.
Mode, harmonies et week-ends festifs
Le programme culturel prévoit aussi la création d’un grand événement de mode à ciel ouvert, « Besançon Fashion », organisé deux fois par an place du 8-Septembre, pour valoriser les créateurs locaux. Éric Delabrousse propose par ailleurs un festival des Harmonies, mettant à l’honneur les ensembles musicaux locaux et des formations invitées, ainsi que le développement de « week-ends festifs » thématiques, associant musique, danse et sport dans l’espace public, avec concerts gratuits en clôture.
Un label pour encourager l’innovation
Enfin, le candidat souhaite créer le label « Besançon Art & Innovation », destiné à récompenser chaque année les projets culturels les plus novateurs du territoire et à attirer des initiatives extérieures.
À Besançon, le candidat centriste Éric Delabrousse place les solidarités et l’inclusion au cœur de son programme pour les municipales de 2026. Face au vieillissement de la population, à la précarité croissante et aux situations de handicap, il défend une politique « humaine, pragmatique et de proximité », fondée sur l’accès aux droits, l’accompagnement des parcours de vie et le soutien aux aidants.
Une solidarité de terrain, lisible et coordonnée
Le candidat souhaite refonder l’action municipale autour d’un principe simple : rendre les dispositifs sociaux plus accessibles et compréhensibles. Il propose ainsi la création d’un guichet social unique, en lien avec le CCAS, pour simplifier les démarches administratives. Des équipes mobiles interviendraient dans les quartiers prioritaires afin d’aller au-devant des habitants et de lever les freins technologiques ou linguistiques. La lutte contre le mal-logement et la précarité alimentaire constitue un autre axe fort. Éric Delabrousse veut renforcer la coopération avec les bailleurs sociaux pour accélérer les rénovations thermiques et développer des logements passerelles destinés aux jeunes en insertion. Les aides alimentaires seraient consolidées, notamment via un partenariat élargi avec les associations et le CCAS, tandis que les jardins partagés seraient encouragés.
Insertion, participation citoyenne et solidarité intergénérationnelle
Le candidat entend également renforcer les dispositifs d’insertion existants. Il souhaite développer les chantiers municipaux et soutenir le programme TAPAJ, qui permet aux jeunes en grande précarité de travailler quelques heures et d’être rémunérés immédiatement. Des clauses sociales seraient introduites dans les marchés publics, et des conventions signées avec les entreprises locales. Pour revitaliser la démocratie locale, Éric Delabrousse propose de réinstaurer des mandats de trois ans pour les conseils citoyens, conseils des jeunes et conseils des sages, assortis d’une rencontre annuelle entre instances. Les projets de quartier bénéficieraient de moyens renforcés, et des formations à la participation citoyenne seraient proposées aux habitants. La solidarité intergénérationnelle occupe également une place importante dans son programme. Le candidat souhaite développer les cohabitations jeunes/seniors, encourager le mentorat et renforcer l’éducation au vivre-ensemble en lien avec les écoles et les associations.
Handicap : une ville plus accessible et plus inclusive
L’inclusion des personnes en situation de handicap doit, selon Éric Delabrousse, irriguer l’ensemble des politiques municipales : espace public, culture, sport, emploi, services municipaux. Il propose la création d’un service municipal dédié aux loisirs adaptés pour les enfants en situation de handicap, ainsi que leur participation à la Mission Accessibilité du CCAS. Le soutien aux aidants et aux seniors constitue un autre volet majeur. Le candidat souhaite mettre en place des minibus itinérants gratuits aux heures creuses, développer des logements inclusifs et multiplier les lieux de répit pour les aidants.
Protéger les femmes victimes de violences
Enfin, Éric Delabrousse fait de la lutte contre les violences conjugales une priorité. Il propose la création de nouvelles places d’hébergement d’urgence, accessibles 24h/24 et accompagnées par des professionnels formés, afin de garantir une protection immédiate et inconditionnelle aux femmes en danger.
À l’approche des élections municipales, Éric Delabrousse place la santé au centre de son programme. Son équipe présente une série de mesures destinées à répondre aux enjeux majeurs du territoire : accès aux soins, prévention, santé mentale et environnement. Le projet, intitulé Besançon mérite mieux, se veut structurant et transversal.
Renforcer la prévention et le bien‑être
Parmi les propositions phares figure la création d’un Pass’ Sport‑Santé, offrant aux Bisontins une heure d’activité physique gratuite dans les clubs municipaux subventionnés.
Cette initiative serait complétée par une journée annuelle d’éducation au bien‑manger, réunissant producteurs locaux, restaurateurs et professionnels de santé pour sensibiliser les habitants à l’équilibre alimentaire dès le plus jeune âge.
Améliorer l’accès aux soins
Le candidat souhaite également faciliter l’orientation des habitants dans le système de santé local. Son équipe propose la création d’un outil municipal recensant les professionnels de santé disponibles, afin de rendre l’offre plus lisible. Autre mesure annoncée : le déploiement de bus de prévention‑santé itinérants. Ces véhicules se rendraient dans les quartiers éloignés des structures de soins pour proposer dépistages, vaccination et actions d’information. Le programme prévoit aussi de favoriser l’installation de maisons de santé pluriprofessionnelles pour renforcer la proximité des soins.
Santé mentale et environnement : deux priorités affichées
Face à la montée du stress, de l’anxiété et de l’isolement, le projet entend développer des dispositifs d’écoute et d’accompagnement pour mieux détecter et orienter les personnes en difficulté.
La dimension environnementale est également intégrée, avec un plan local de santé environnementale visant à réduire les nuisances et à développer des espaces propices à la détente, considérés comme essentiels à l’équilibre physique et psychique.
Pour aller plus loin
L’ensemble des propositions liées à la santé est détaillé dans le document mis en ligne sur le site officiel du candidat : www.edlb2026.net.
Une rencontre publique est également annoncée lors de la prochaine Conversation bisontine, le jeudi 12 février, de 18 h à 20 h, au Café du Temps, 2 voie Gisèle‑Halimi à Besançon.
À Besançon, le candidat Éric Delabrousse condamne le vandalisme visant la permanence d’Anne Vignot. Il dénonce des actes « inacceptables » qui, selon lui, n’ont pas leur place dans une campagne municipale et affaiblissent le débat démocratique. Le candidat appelle à une confrontation des projets et des idées, dans un climat respectueux et tourné vers l’avenir de la ville.
Dans le cadre des municipales 2026, le candidat centristes Éric Delabrousse lance ses « Conversations Bisontines », des rencontres ouvertes à tous pour échanger sur l’avenir de Besançon. Première séance ce jeudi 29 janvier, de 18h à 20h, au Café du Temps, consacrée à l’environnement et au cadre de vie. D’autres rendez‑vous suivront chaque jeudi, ainsi que des temps d’échanges dans les cafés de quartier. Informations sur https://www.edlb2026.net/rencontrer
Éric Delabrousse, le candidat Renaissance aux élections municipales de mars prochain à Besançon, indique que la visite de la députée Prisca Thevenot, ancienne ministre et porte-parole du gouvernement, est annulée et reportée à une date ultérieure. Elle devait apporter son soutien au candidat bisontin ce vendredi 23 janvier.
Prisca Thevenot, députée Renaissance et ancienne ministre et porte parole du gouvernement, sera en visite à Besançon ce vendredi 23 janvier en soutien à la liste d’Éric Delabrousse pour les municipales de mars prochain.
Elle arrivera à 17h40 en tram depuis la gare pour une déambulation dans le centre‑ville, de la place de la Révolution à la Grande Rue et la rue des Granges, à la rencontre des commerçants et des habitants. Un temps d’échange avec militants et soutiens est prévu à 18h30 à la Brasserie des Voyageurs, face à la gare Viotte.