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Le Haut-Doubs tire un bilan positif de sa saison estivale 2026. Sébastien Populaire, maire de Touillon-et-Loutelet et vice-président de la communauté de communes Lacs et Montagnes du Haut-Doubs chargé du tourisme, souligne l’attrait du territoire pour les vacanciers en quête de fraîcheur. Après un bon mois de septembre, les vacances de la Toussaint doivent prolonger cette dynamique.

Des vacanciers à la recherche de fraîcheur

« On a eu un bel été dans le Haut-Doubs », résume Sébastien Populaire. Selon l’élu, environ 30 000 visiteurs ont été accueillis dans les six bureaux de l’office de tourisme répartis sur le territoire. Un chiffre qui témoigne de leur fréquentation, sans constituer un décompte de l’ensemble des touristes ayant séjourné dans le Haut-Doubs. Parmi les tendances marquantes de cet été, il relève la recherche de fraîcheur, parfois désignée par le terme anglais « coolcation », autrement dit les vacances au frais. Le territoire attire ainsi des visiteurs venus des centres urbains proches, mais aussi une clientèle originaire du sud de la France, désireuse de trouver des températures plus agréables. Les visiteurs étrangers restent également présents. Sébastien Populaire cite notamment les Suisses et les Néerlandais, qu’ils soient de passage ou venus spécialement découvrir les atouts de la région.

L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire 

La chaleur modifie les horaires des sorties

Les activités de plein air demeurent « un marqueur fort de notre territoire », souligne le vice-président chargé du tourisme. Les fortes chaleurs ont toutefois fait évoluer les habitudes des vacanciers. Les sorties se sont davantage concentrées le matin ou en fin de journée, lorsque les températures permettaient de profiter plus confortablement des espaces naturels. La recherche de fraîcheur s’accompagne aussi d’un intérêt pour les visites patrimoniales. Sébastien Populaire évoque notamment l’abbaye de Montbenoît et le fort Saint-Antoine parmi les lieux à découvrir.

L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire 

Une dynamique prolongée à l’arrière-saison

Après l’été, le mois de septembre a également été satisfaisant, selon l’élu. La clientèle évolue alors, avec une présence plus marquée des seniors et des couples. Les rendez-vous du territoire contribuent à prolonger son attractivité. Sébastien Populaire cite la sortie du Mont d’Or et l’Ultra-Trail des Montagnes du Jura, l’UTMJ, qui a attiré de nombreux participants et visiteurs. Ces événements accompagnent la fréquentation touristique au-delà de la période estivale.

La Toussaint pour découvrir un autre visage du Haut-Doubs

Avec les vacances de la Toussaint, le territoire entend mettre en avant les paysages d’automne. Les couleurs de la saison offrent un nouveau cadre aux randonnées et aux promenades familiales, lorsque les conditions météorologiques le permettent. Cette période constitue aussi une occasion de découvrir le patrimoine et la gastronomie locale, à laquelle Sébastien Populaire accorde une place importante dans l’offre touristique. Pour l’élu, l’enjeu est de montrer que le Haut-Doubs ne se limite pas aux saisons d’été et d’hiver : le territoire possède des atouts pour accueillir les visiteurs tout au long de l’année.

L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire 

Face à la sécheresse et à la baisse des ressources en eau, Gérard Dèque, maire de Métabief et président de la communauté de communes Lacs et Montagnes du Haut-Doubs, appelle les habitants à limiter leurs usages. Il prévient que l’alimentation au robinet pourrait être compromise si la situation continue de se dégrader.

« C’est très grave. » Gérard Dèque insiste sur la fragilité de l’approvisionnement en eau dans le Haut-Doubs. Selon l’élu, les quelques précipitations récentes ne suffisent pas à compenser le manque de pluie durant la période estivale. Elles peuvent donner l’impression d’une amélioration, alors que les ressources restent sous tension. Le président de la communauté de communes appelle donc à une prise de conscience collective. L’enjeu est de préserver l’eau disponible pour les besoins essentiels et de maintenir l’alimentation des habitants dans les prochaines semaines.

L'interview de la rédaction : Gérard Dèque 

Limiter les usages pour préserver l’approvisionnement

Le message de Gérard Dèque est direct : chacun doit réduire sa consommation. Il demande notamment de renoncer au lavage des voitures et d’utiliser l’eau « avec parcimonie ». L’élu évoque également le possible recours, à courte échéance,  à des palettes d’eau et à un approvisionnement par camion pour répondre aux besoins minimums des populations dans les communes en difficulté. Ces solutions illustrent la gravité d’une situation qui pourrait toucher davantage de localités. L’alimentation assurée par le lac reste, elle aussi, un sujet de préoccupation. Selon Gérard Dèque, cette ressource diminue et ne dispense pas de prendre des mesures d’économie.

L'interview de la rédaction : Gérard Dèque 

Une gestion coordonnée à l’échelle intercommunale

La communauté de communes exerce la compétence eau depuis le début de l’année, précise son président. Gérard Dèque estime que cette organisation permet d’apporter une réponse plus cohérente aux difficultés actuelles. À ses yeux, une gestion séparée par chaque commune compliquerait la recherche de solutions. L’échelle intercommunale facilite la coordination des moyens et les échanges avec les territoires voisins, également concernés par les tensions sur la ressource.

Préparer le territoire à de nouvelles sécheresses

Pour expliquer cette vulnérabilité, Gérard Dèque évoque la nature karstique du sous-sol : l’eau s’infiltre et circule rapidement. Il souligne aussi l’irrégularité des précipitations, qu’il relie au changement climatique. Au-delà de l’urgence, les services de la communauté de communes travaillent avec les intercommunalités voisines pour trouver des réponses durables. La réflexion, engagée depuis l’été, porte notamment sur la maîtrise des consommations et les possibilités de conserver davantage d’eau.

Gérard Dèque considère que ces épisodes sont appelés à se reproduire. Dans l’immédiat, il insiste sur la responsabilité de chacun : économiser l’eau doit permettre de préserver un approvisionnement devenu fragile.