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L’ARS Bourgogne-Franche-Comté assure une surveillance sanitaire de la qualité des eaux de baignade dans la région. Avec la noyade, les infections liées à une eau de mauvaise qualité par contact cutané ou par ingestion, figurent au rang des principaux dangers. Il est donc recommandé de se baigner dans des zones surveillées, où le contrôle sanitaire affiche des résultats satisfaisants.

 

La surveillance sanitaire 

Ce contrôle réglementaire comporte des analyses microbiologiques de l’eau et des relevés avec un intervalle de temps maximum de 30 jours entre 2 prélèvements. Un premier prélèvement a lieu 10 à 15 jours avant l’ouverture de la baignade. En cas de mauvais résultat, l’ARS peut demander au gestionnaire de fermer la baignade et réalise un prélèvement dit de recontrôle.

Les analyses du contrôle sanitaire sont sur certains sites complétées par des recherches de cyanobactéries. Certaines espèces de ces micro-algues peuvent produire et libérer des toxines à l’origine de risques sanitaires pour les baigneurs, les usagers d’activités nautiques ou les consommateurs des produits de la pêche. Les effets les plus fréquents actuellement connus font suite à des contacts (irritation de la peau, du nez, de la gorge et des yeux) ou à une ingestion (maux de ventre, diarrhées, nausées, vomissements).

 

Des règles de classement

La qualité des eaux de baignade est évaluée selon les règles de classement de la directive européenne. Sur la base des résultats des analyses effectuées sur une période de quatre ans, il est attribué à l’eau de baignade une des 4 classes de qualité suivantes : Excellente, bonne, suffisante et insuffisante.

Plus de 82 % des sites d’excellente qualité. En 2021, sur les 85 sites de baignades naturelles recensées en Bourgogne-Franche-Comté, les résultats du classement ont été les suivants :

  • Qualité excellente : 69 sites
  • Qualité bonne : 7 sites
  • Qualité suffisante : 2 sites (Ounans et Champagne-sur-Loue)
  • Qualité insuffisante : 2 sites (Parcey et Belmont)
  • Pas de classement : 5 sites (nombre insuffisant de prélèvements ou nouvelle baignade)

Outre ces baignades naturelles, la région comporte également 2 baignades artificielles. Ce sont des baignades dont l’eau est maintenue captive, c’est-à-dire séparée des eaux de surface ou souterraines par des aménagements. Ces baignades font l’objet d’un suivi plus rapproché avec analyse de paramètres supplémentaires.

Le Ségur de la Santé propose de faire des hôpitaux de proximité des « laboratoires en matière de coopération territoriale ». En Bourgogne-Franche-Comté, un arrêté fixant une première liste régionale des établissements concernés a été signé le 21 décembre dernier, à l’issue d’une procédure ouverte par un appel à candidatures publié en juin 2021. 25 établissements sont labellisés sur l’ensemble du territoire régional.

 

Les hôpitaux de proximité exercent une activité de médecine, proposent des consultations de différentes spécialités, disposent de plateaux techniques de télésanté, d’imagerie et de biologie médicale, ou d’un accès vers ces équipements. Ils assurent un premier niveau de gradation des soins hospitaliers et participent, le cas échéant, à la bonne orientation des patients, vers d’autres établissements ou structures adaptées à leurs besoins.

 

Les nouvelles missions des hôpitaux de proximité, ainsi que leur fonctionnement au quotidien, sont confortés par un financement sécurisé : d’une part, leur activité de médecine bénéficie d’une garantie pluriannuelle de financement, d’autre part, leurs projets renforçant l’accès aux soins seront accompagnés par une dotation de responsabilité territoriale. 

L’ARS a indiqué ce jour que la circulation virale continue d'augmenter dans notre région. Elle préconise vivement l’intensification de la vaccination et des gestes barrières, dans la perspective de l’allègement progressif des mesures de restriction. « Le niveau de circulation du virus en Bourgogne-Franche-Comté confirme l’ampleur exceptionnelle de la vague épidémique que connaît la région » souligne l’Agence Régionale de Santé. L’incidence en population générale se monte à près de 2 800 cas pour 100 000 habitants sur la dernière période de 7 jours, le taux de positivité des tests, en hausse de 10 points par rapport à la semaine dernière, approchant les 30 %.

Alors que l’épidémie reprend de plus belle en France et en Europe, Plein Air a tenté de comprendre cette situation, alors que pourtant 90% de la population française éligible est vaccinée.  Un relâchement des mesures barrières, une baisse de la protection vaccinale et le variant omicron sont sans doute à l’origine de cette nouvelle crise. La rédaction a rencontré Alain Morin, directeur de la santé publique de l’ARS Bourgogne Franche-Comté

Pourquoi est-il si important de se faire vacciner ?

Il est important de continuer de se faire vacciner car nous avons une reprise épidémique. Nous avons un relâchement des mesures barrières. Le virus circule plus. Par ailleurs, nous avons une baisse de la protection, conférée par les premières injections du vaccin. Au bout de six mois, la protection commence à baisser. Il est important comme tous les vaccins de renouveler l’action de protection par un rappel.

On nous a quand même vendu le vaccin comme le remède miracle. Que grâce à lui, la Covid-19 ne serait plus qu’un mauvais souvenir. On se rend compte quelques mois plus tard que ce n’est pas vraiment le cas. Pourtant, 90% de la population est vaccinée. Nous avons l’impression que l’on revit la même situation qu’il y a un an et même plus. Qu’en pensez-vous ?

Nous avons effectivement une reprise épidémique. Néanmoins, nous constatons beaucoup moins de formes graves en Bourgogne-Franche-Comté que lors des précédentes crises épidémiques. On se souvient que lors de la 2è vague, nous avions enregistré plus de 4500 décès à l’hôpital. Plus de 1200 patients décédés dans les Ehpad. Ce qui n’est plus le cas. Le vaccin protège très bien contre les formes graves. Simplement, il faut le renouveler pour protéger encore. Le vaccin protège moins contre les formes non graves. La protection est également plus faible sur la transmissibilité du virus. Les 10% de la population qui ne sont pas vaccinés  sont les plus à risque. Ces personnes sont plus sujettes à développer des formes graves. Plus le virus circule, plus elles sont en contact avec ce virus.

Et les enfants ?

La haute autorité de santé vient de sortir un avis préconisant la vaccination des 5-11 ans pour les enfants les plus à risque. Ceux qui présentent des maladies graves ou qui ont des parents immunodéprimés. Les enfants portent le virus. C’est en cela qu’il est important qu’ils soient vaccinés. Néanmoins, ils développent des formes beaucoup moins graves que les personnes âgées.

Chaque jour,  on a l’impression que  la fin du monde est proche. Parfois, il semblerait que l’on joue sur les peurs. Que sait-on réellement du virus Omicron ? Est-il si dangereux que cela ?

On n’en sait pas grand-chose. Ce variant s’est développé très rapidement en Afrique du Sud. Il est devenu majoritaire dans certaines provinces. On le retrouve désormais, à peu près, dans le monde entier. Ce variant commence à diffuser. Cela ne veut pas dire qu’il est énormément plus contagieux. On ne sait pas. On ne sait pas non plus qu’elle est son niveau de dangerosité. Des mesures de précaution sont prises. Pour l’instant, nous n’avons pas de connaissances scientifiques suffisantes pour dire quoique ce soit sur ce variant. Si ce n’est que c’est très préoccupant.

Comment qualifieriez-vous cette situation ?

Nous avons été surpris par l’ampleur de cette cinquième vague. Nous avons des taux d’incidence qui montent très régulièrement et qui vont très vites. Nous avons un afflux de patients assez conséquent à l’hôpital, dans les services de médecine et de réanimation.  Cela concerne surtout des gens non-vaccinés. On va remettre sous tension les établissements de santé de la région en déclenchant des plans blancs.

Comprenez-vous la lassitude exprimée par la population ?

Je la comprends bien parce que moi aussi. Très honnêtement, cela fait deux ans que l’on gère cette crise. Je préférerais avoir une vie normale, mais nous sommes confrontés à un virus qui est extrêmement dangereux. On voit des signes d’inquiétude par rapport aux nouveaux variants. On constate de la reprise au niveau hospitalier. On peut comprendre la lassitude, mais il ne faut pas relâcher la garde. Il faut être prudent. Il faut se faire vacciner. Les doses de rappel sont disponibles. Il est important d’avoir sa dose de rappel. Il est important de maintenir les gestes barrières parce que l’on n’est pas à la merci de contaminer quelqu’un.

Un nouveau confinement est-il possible ? Est-il envisagé ?

Je n’ai pas d’information précise. Cela dépend de notre action individuelle. Respectons les mesures barrières. Allons nous faire vacciner. Nous casserons ainsi la dynamique de l’épidémie.

S’accordant sur un préavis de grève national ce jeudi 10 juin, une mobilisation de psychologues s’est tenue à Besançon devant l’Agence Régionale de Santé. Les professionnels de santé du CHU Minjoz ont été rejoints par ceux du CHS de Novillars et des psychologues de Dijon. Un petit comité a été reçu par Frédéric Cirillo, adjoint au directeur de l’organisation des soins et responsable du département ressources humaines du système de santé à l’ARS. Des mesures menaçant leur emploi Les psychologues ont dénoncé ce jeudi une série de mesures menaçant selon eux de plus en plus leurs pratiques. Ils ont aussi pointé du doigt un manque flagrant de concertation entre ces professionnels et les services de l’Etat. Parmi leurs revendications, les manifestants mobilisés ce jeudi alertent sur le salaire de début de carrière, inférieur à celui des infirmiers. Ils déplorent que le Ségur de la santé exclue la revalorisation des psychologues. Tout comme l’augmentation de leur salaire, ils demandent également l’accès direct du public aux consultations des psychologues dans les établissements de la fonction publique hospitalière. Les psychologues souhaitent aussi une réduction de la précarité et des temps partiels dans ces métiers de plus en plus sollicités, notamment depuis l’impact de la crise du Covid-19. « Tout se fait au détriment de l’hôpital » Autre motif d'inquiétude : le tarif insuffisant des remboursements des consultations. « Cela ne permet pas aux psychologues libéraux d’en vivre. Les remboursements sont insuffisants » déplore Emelyne Collot, psychologue au CHS Novillars. « L’impression qu’on a, c’est que tout cela se fait au détriment de l’hôpital » souligne à nouveau la psychologue de Novillars. Des équipes de plus en plus réduites selon elle, ne permettant pas de prendre en charge correctement la plupart des patients. « A l’hôpital, ce sont des patients qui ont besoin d’équipes pluridisciplinaires, de soins conséquents » s’inquiète Emelyne Collot. Une délégation de quatre personnes a été reçue hier à l’ARS : 2 psychologues du CHS de Novillars et deux du CHU Minjoz de Besançon. L’objectif : se faire entendre. « Il y a un problème avec les mesures proposées en ce moment, et ce n’est plus possible. Tout ça a été fait sans concertation, il faut que ça puisse être réfléchi plus largement. La prise en charge du soin psychologique est quelque chose de global, qui ne peut pas se traiter seulement en quelques séances que l’on va vous donner chez un psy en libéral » regrette Emelyne Collot.