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Y aura-t-il bientôt un vaccinodrome à Besançon ? Sans doute. Mais son ouverture va dépendre de la quantité de vaccins qui sera octroyée au département du Doubs dans les semaines à venir. Son ouverture à Micropolis pourrait être effective à compter de la mi-mai, mais, pour ce faire, il faudrait que le département puisse bénéficier d'un total de 15.000 doses de vaccin par semaine.

Aujourd'hui, les 14 centres de vaccination départementaux ont à leur disposition entre 8.000 et 10.000 doses chaque semaine. Lors de son ouverture, ce site de grande capacité pourra assurer quotidiennement la vaccination de 1.000 personnes. Par ailleurs, Joël Mathurin, le préfet du Doubs, rappelle que l'installation d'un tel équipement ne remettra aucunement en cause l'existence des centres de vaccination précédemment déployés sur tout le territoire départemental.

Le 30 mars dernier, vers midi, dans le quartier des Pareuses à Pontarlier, un jeune homme de 20 ans a été interpellé en possession de 80 euros et 14 grammes de résine de cannabis, répartis dans cinq sachets différents. Plusieurs consommateurs ont été identifiés et entendus. Ils ont reconnu que l'individu était leur fournisseur.

Ce dernier serait également impliqué dans une autre affaire. Des faits de violences volontaires aggravées, vol et trafic de stupéfiants lui sont reprochés. La perquisition qui a été menée chez lui a permis de découvrir du matériel servant au trafic de drogue. L'individu a été déféré ce jeudi.

Suite à la prise de parole d'Emmanuel Macron mercredi soir et de Jean Castex devant les parlementaires ce jeudi, Joël Mathurin, le préfet du Doubs, a dressé le bilan de la situation épidémique dans le département du Doubs et la déclinaison localement des mesures prises par l'exécutif.

Tout d'abord, l'épidémie progresse fortement dans le Doubs. Le variant britannique est désormais majoritaire. Les variants sud-africain et brésilien représentent 11% des personnes contaminées (4,5% au niveau national). Dans ce contexte, l'impact sur le système hospitalier est important. La situation est « tendue » au CHU Minjoz. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle une coopération transfrontalière est envisagée pour le transfert des patients en réanimation.

Rassemblements et attroupements durant le week-end pascal

Mr Mathurin a rappelé que les arrêtés qu'il avait pris dernièrement, pour freiner la propagation du virus, ont été prolongés. Ainsi, le port du masque reste obligatoire sur tout le territoire départemental urbanisé. Par ailleurs, celui concernant  la consommation d'alcool sur la voie publique reste d'actualité. A ce sujet, les contrôles seront renforcés dès ce week-end et tout au long de ce mois d'avril. Les rassemblements et les attroupements seront également sous haute surveillance. « L'heure des barbecues n'est pas encore venue » a martelé le préfet du Doubs, qui brandit la sanction et la verbalisation pour ceux qui ne respecteraient pas les règles dans la sphère privée. « Pas plus de six personnes » prévient le représentant de l'état. Il en sera de même dans l'espace privé en intérieur, où une intervention pour « tapage » est toujours possible pour constater les faits et faire respecter les règles en vigueur. Mr Mathurin fait savoir également que les manifestations non déclarées seront sanctionnées. Les rassemblements de contestation déclarés seront autorisés au cas par cas, après voir vérifié que les organisateurs prendront et feront appliquer toutes les mesures imposées.

Les déplacements inter-régionaux

Ils restent tolérés jusqu'à lundi soir. Ensuite, l'application d'un déplacement dans un rayon de 10 kilomètres autour de chez soi s'imposera, tout en respectant le couvre-feu. L'attestation de circulation deviendra alors une nécessité.

La fermeture des écoles

Comme l'avait annoncé le Président de la République. Les écoles, collèges et lycées fermeront leur porte pour trois ou quatre semaines à compter de ce vendredi soir. Des cours en distanciel seront assurés tout au long de la semaine prochaine pour tous les niveaux. Enfants et adolescents seront ensuite en vacances durant quinze jours. La reprise en présentiel est programmée pour le 26 avril pour les écoliers et le 2 mai pour les collégiens et lycéens. Mr Mathurin assure que les enfants des soignants et des professions prioritaires seront accueillis dans les écoles et les centres de loisirs durant les vacances scolaires.

La police nationale bisontine annonce la fin des recherches concernant Quentin Jeanroy, qui était porté disparu depuis le 15 février. Le jeune homme a été localisé ce jeudi 1er avril.

Après le président Emmanuel Macron hier soir, le premier ministre Jean Castex a donné davantage d'explications quant aux mesures restrictives annoncées. Le premier ministre s’est exprimé devant l’assemblée nationale mais n'a pas convaincu l’opposition. Tous les membres de celle-ci, de droite comme de gauche, ont refusé de prendre part au vote.

Comme pressenti, le président Emmanuel Macron s’est exprimé hier lors d’une allocution télévisée afin d’annoncer de nouvelles mesures restrictives mises en place face à la dégradation de la situation sanitaire. Les restrictions en vigueur dans 19 départements en vigilance renforcée sont étendues à l’ensemble du territoire. Les crèches et établissements scolaires sont fermés pour trois semaines. Enfin, la vaccination va s’accélérer dans les prochaines semaines avec une ouverture à tous les plus de 60 ans à la mi-avril, aux plus de 50 ans à la mi-mai, et à tous les majeurs autour de la fin de l’été.

Un accueil mitigé à l’Assemblée Nationale et au Sénat

Au lendemain de ces annonces, le Premier Ministre Jean Castex est venu au sein de l’hémicycle afin d’exposer ces mesures aux députés. Douche froide pour le numéro 1 du gouvernement qui n’aura bénéficié que du soutien de la majorité. Tous les groupes d’opposition n’ont pas souhaité prendre part au vote, sauf le Rassemblement National, qui a exprimé un vote contre. Pour les autres, pas question de prendre part à un « simulacre de démocratie », selon les mots de Jean-Marie Sermier, député Les Républicains du Jura : « Nous l’opposition, sommes mis de côté. Personne parmi les oppositions de droite, de gauche, ou du centre n’a pu participer. Ce n’est pas sérieux de débattre ce matin d’un propos émis par le président la veille devant des millions de français ». Même son de cloche cette après-midi devant le Sénat. L’intervention de Jean Castex est très mal accueillie par les élus, qui reprochent également à la majorité l’absence de débats et d’écoute avec l’opposition.

LREM fait la sourde oreille

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé. Le député Jean-Marie Sermier regrette cette absence d’écoute de la part de la majorité présidentielle, d’autant que plusieurs mesures proposées par l’opposition ont finalement été adoptées quelques semaines plus tard : « On a fait au moins  douze ou treize propositions extrêmement précises. On nous a dit non quand on voulait la généralisation des tests, puis deux mois plus tard ils ont généralisé les tests. Quand on a averti sur le manque de lits de réanimation après les deux premières vagues, le président nous a dit non. Et puis ce matin, une promesse de 10 000 lits est faite. Il y a une gestion chaotique de cette crise et nous comprenons que les français aient peur, car ils sentent bien que rien n’est maîtrisé.

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