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Un feu s'est déclaré dans un bâtiment agricole de Pierrefontaine-les-Varans ce mercredi, peu avant 13h. D'une surface de 600 mètres carrés, l'ampleur des dégâts ne nous a pas encore été communiqué.

Depuis mardi midi, les français sont confinés. Une situation particulière qui n’est pas toujours facile à vivre. Pour l’heure, un confinement de 15 jours est annoncé, mais il pourrait durer 45 jours. Alors, nous avons demandé à Marie, notre psychopraticienne, qui nous accompagnera très régulièrement durant cette délicate période, comment faire pour vivre au mieux cette situation et surtout si nous n’allons pas péter un câble.

Marie l’explique clairement : « l’interdiction amène de la frustration ». Et de poursuivre : « plus la situation va durer, plus des tensions vont apparaître, plus nos failles vont apparaître et cela multiplier par le nombre de personnes, cela peut faire des étincelles ». La professionnelle ajoute que « l’oppression et l’enfermement sont des craintes qui font partie des peurs primitives ». Même si à la maison, nous sommes censés être dans un milieu sécurisant, pour d’autres le domicile ne l’est pas forcément.

Ainsi, Marie propose de revoir « son mode de vie ». « Il va falloir faire appel à notre créativité pour retisser des liens avec nos proches, en mettant en place des activités, des actions et des évènements » explique-t-elle. Et d’ajouter : « Au final, cela peut être un bien pour un mal ». Marie précise qu’il est également prioritaire «  de pouvoir garder des espaces dans la maison pour se retrouver individuellement ». Marie conseille également de prévoir aussi « des moments intimes au niveau du couple ». « C’est important de cloisonner cet espace pour se respecter en totalité. Sinon, les frustrations seront encore plus importantes ».

Notre psychopatricienne conclut en rappelant qu’il n’est pas utile de planifier des activités et de se sentir obligé d’être constamment en action. Mieux vaut pratiquer seulement quelques activités collectives, et d’accepter de ne rien faire aussi. « Si vous vous mettez trop de pression, vous risquez de vous tirer encore plus une balle dans le pied » conclut-elle.

Il faut désormais monter patte blanche pour passer la frontière. Depuis lundi soir, le conseil fédéral a décidé d’établir des contrôles aux frontières allemandes, françaises et autrichiennes. L’entrée dans le pays ne sera autorisée que pour les Suisses, les personnes disposant d’un permis de séjour et celles voyageant pour le travail. Le transit et le transport de marchandises restent autorisés. A travers ces dispositions, les autorités entendent protéger la population suisse et préserver les capacités du système suisse de santé.

 Bien évidemment, ces mesures engendrent d’énormes difficultés de circulation. A tel point que le temps passé dans les bouchons s’est considérablement allongé depuis le début de semaine. Comptez environ 2 heures pour faire 10 kilomètres.

A quelques kilomètres de la frontière, Mr et Mme Roussel subissent quotidiennement ces aléas. S’ils les comprennent, ils pensent qu’une autre organisation est possible. Ainsi, l’idée de la délivrance d’une vignette qui permettrait de valider une bonne fois pour toute la circulation en situation régulière.

Les Français doivent apprendre à vivre différemment en cette période de confinement. A Pontarlier, les forces de l’ordre sont sur le terrain pour veiller à ce que les habitants et automobilistes respectent bien les consignes en vigueur. Globalement hier, les locaux ont plutôt bien réagi. Reste quelques écarts qu’il faudra oublier dès aujourd’hui car les sanctions risquent de tomber. Une amende à 135 euros est évoquée en haut lieu.

Rappelons que des exceptions sont toujours possibles pour éviter un confinement total. Dans ce cas, les personnes doivent être en mesure de présenter une déclaration sur l’honneur, justifiant sa présence sur le terrain. Cette dernière devant s’effectuer dans un cadre bien défini, précisé par le président de la république lors de sa dernière allocution télévisée.

Le commandant Trousseau invite la population locale à bien respecter cette période de 15 jours minimum, qui pourrait s’étendre sur 45 jours. Le policier appelle ses concitoyens à tenir « une démarche responsable et à ne pas penser qu’à leur situation personnelle, mais à celles et ceux qu’ils côtoient, possibles victimes du virus, et plus particulièrement aux personnes les plus fragiles ».

Mr Trousseau salue certaines initiatives locales qui pointent le bout de leur nez, comme celles mises en œuvre à Doubs, par la commune, et qui permet de venir en aide aux personnes isolées.

La Ville de Besançon indique dans un communiqué de presse que ses accueils physiques et ceux du Grand Besançon sont fermés au public. Les services ont été organisés en télétravail. Un service d’astreinte assure les interventions d’urgence sur les espaces publics, les bâtiments publics et dans le domaine de l’eau et de l’assainissement. Le ramassage des déchets est assuré avec une réduction progressive de la fréquence des passages.

Pour tout renseignement, il convient d’appeler le 03.81.61.50.50 pour la Ville ou le 03.81.87.88.89 pour le Grand Besançon. Dans ce contexte si particulier, Jean-Louis Fousseret appelle les habitants de Besançon et du Grand Besançon à respecter « strictement » les consignes sanitaires donnés par les pouvoirs publics.

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