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En cette période si particulière, durant laquelle, chaque jour, le coronavirus gagne du terrain, des salariés sont maintenus à leur poste. Une quasi-obligation pour permettre à la population d’accéder aux produits de première nécessité. Nous avons rencontré Jade ( le prénom a été modifié), une étudiante, qui, en parallèle de ses cours à l’université, avait trouvé ce job à Pontarlier. Elle raconte la peur avec laquelle elle a mené cette mission le plus longtemps possible.

Mais le 16 mars, avant la dernière prise de parole d’Emmanuel Macron, « les conditions n’étaient plus tenables ». « Nous avons vécu une journée horrible » se souvient-elle. « Les gens affluaient en trop grand nombre. Nous étions toutes entourées par un amas de clients, agglutinés les uns aux autres, les caddies débordants de chaque côté. La plupart, sans masques ni gants. Les distances de sécurité, n’en parlons pas. La cadence était insoutenable, nous n’arrivions plus à en voir le bout. La panique avait gagné le Haut-Doubs » explique-t-elle. « La situation devenait beaucoup trop instable pour prendre des risques me concernant et mettre en danger ceux que j’aime. J’avais et ai toujours peur de ce qui peut arriver » commente-t-elle.

Et le confinement ?

Jade prend les mesures de confinement imposées comme « très positives ». « Cette decision est pour moi l’occasion de faire le point sur ma vie et de me retrouver. Aussi, j’en profite pour refaire mes playlists, développer mon côté artistique, réviser mes cours, réorganiser ma chambre, et faire le tri dans mes penderies. Profitez de cette période de calme pour tenter de nouvelles expériences » explique-t-elle. En conclusion, Jade à une pensée pour « ses collègues, les salariés de la grande distribution, pour leur courage et leur motivation dans cette période difficile ». Elle invite la population à respecter cette période de confinement. « Prenez soin de vous et de vos proches » conclut-elle.

Moi, c'est Stéphane, 35 ans, marié à une femme extraordinaire et papa de deux adorables bouts de chou. J'ai beaucoup de chance !

Beaucoup de chance d'être encore en vie surtout ! Je suis né à 6 mois. Je suis donc un grand prématuré à qui on a donné beaucoup trop d'oxygène à la naissance. Résultat : je n'ai plus aucune capacité respiratoire et attends une greffe de poumons à plus ou moins long terme.

Vous l'aurez compris : si j'attrape le virus qui hante tous les esprits, j'ai tous les risques de ne pas y survivre. Me voici donc isolé dans un studio, seul, loin des miens, en priant pour que tout s'arrête enfin, et vite. J'ai peur.  

 Chaque jour passé sans symptômes est une petite victoire, immédiatement entachée par les informations qui nous arrivent, dénombrant le nombre de nouveaux cas quotidiens. Entachée également par les comportements irrespectueux et déraisonnables de personnes se pensant au-dessus de tout, imaginant ne faire aucun mal en continuant sa vie comme avant.

 Et pourtant, vous en faites du mal ! En ne respectant pas les consignes, vous continuez la propagation du virus qui finira par toucher des personnes vulnérables, fragiles. Par des comportements égoïstes, vous prenez le risque de rendre des enfants orphelins, des femmes veuves et des maris éplorés. Vous ne semblez pas mesurer la gravité de vos actions parce-que vous pensez, à tort, ne pas être concernés.

Ce que l'on vous demande de faire n'est pas insurmontable : rester chez vous et ne plus avoir de contacts à l'extérieur, pendant quelques jours. L'épidémie durera tant que les mentalités ne changeront pas.

J'ai peur.
Peur de ne sortir de ce studio que sur un brancard.
Peur de ne plus revoir les miens.
Peur que malgré toutes les précautions mises en place, ce virus ne fasse beaucoup de mal autour de lui.
Et ces peurs, c'est seul que je les combats, dans un minuscule studio avec la télévision pour seule compagnie.

Mais je garde espoir quand même ! Je me dis que les esprits vont se calmer et que la raison va finir par l'emporter sur les plaisirs égoïstes. Je me dis que tout le monde va enfin prendre conscience de son rôle à jouer dans l'éradication de ce virus qui détruit bien des familles.

Je m'appelle Stéphane, j'ai 35 ans ... et je veux vivre !

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D'avance merci pour tout

Texte de Marie Rousselet

La collision entre les fédérations du bâtiment et le gouvernement de la semaine dernière  s’est assouplie ce samedi. Les parties ont trouvé un accord pour maintenir au maximum l'activité sur les chantiers, permettant dans les prochains jours, d’assurer autant que possible la poursuite des chantiers, selon un communiqué commun de trois ministères et trois fédérations du bâtiment. Il est mentionné qu’un guide sur les bonnes pratiques est à paraitre, rappelant les gestes barrières, les procédures adaptées, et la distance entre les salariés.

Du côté des entreprises de la région, la prudence reste de mise, plusieurs d’entre elles ont indiqué, qu’elles ne pourraient reprendre le travail. La question de la réalité de la prise en charge du chômage partiel par l’état reste la préoccupation principale de ces dernières.

Lien pleinair.net : https://pleinair.net/actualites/item/84973-covid-19-soutien-aux-entreprises-retropedalage-du-gouvernement

Dans un communiqué de presse, la cellule de crise des internes de Franche-Comté, constituée par des membres de l'Association des internes et chefs de clinique de Franche Comté et du Syndicat Régional Comtois des Internes en Médecine Générale, réagit au manque de civisme des citoyens francs-comtois.

Le collectif demande à la population de Franche-Comté « de faire preuve d’une prise de conscience collective face à l’ampleur de la situation ». « Cette période pourrait durer de nombreuses semaines. Il est essentiel que nous les Internes puissions travailler dans les meilleures conditions possibles, pour le bien des patients en épargnant au mieux notre propre santé physique et mentale » conclut le communiqué.

En Bourgogne-Franche-Comté, les établissements hospitaliers font face à une augmentation rapide des hospitalisations en déployant des capacités supplémentaires. L’épidémie poursuit sa progression dans notre région, avec ce dimanche 359 patients hospitalisés, dont 100 ont été placés en réanimation, et on déplore 51 décès au total.

Au cours de la semaine à venir, l’objectif de 300 places de réanimation dédiées à la prise en charge des patients atteints du Covid-19 devrait être atteint, en prévision de l’augmentation du nombre de malades graves attendue dans les prochains jours.

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