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Alors que le gouvernement français a annoncé ce vendredi le prolongement de 15 jours de la période de confinement, Vincent Martin, le président de la fédération des travaux publics de Bourgogne Franche-Comté, invite les 1100 entreprises de la région à ne pas reprendre le travail ce lundi. « Il n’est pas question de mettre la vie de nos salariés en danger » explique le responsable. Dans ce contexte, Mr Martin vient de rédiger un courrier aux élus locaux pour leur demander ‘d’interrompre immédiatement et officiellement l’ensemble des chantiers sur le plan juridique ». Le responsable souligne que les entreprises restent mobilisées pour les travaux d’urgence et les astreintes, liés au maintien de la sécurité publique, mais qu’elles ne reprendront pas encore complètement leur activité ».

Vincent Martin s’attend à des lendemains difficiles. « Certaines entreprises ne parviendront pas à relever la tête » explique-t-il. Anticipant la reprise du travail, il demande clairement aux pouvoirs publics de prendre les décisions qui s’imposent pour « aider les entreprises à se relever ». Pour Mr Martin, « des facilités administratives devront être prises pour leur permettre de redresser leur économie ». « Les chefs d’entreprise sont des gens responsables. Nous avons conscience que nous ne pouvons pas vivre aux crochets de deniers publiques, via les activités partielles. Il y a un système qui s’appelle les congés payés en France, qui doivent être forcés » explique le chef d’entreprise. Et de conclure : « Nous devons tous faire un effort pour l’économie, les emplois et pour le bien de la France ».

En cette période de confinement et dans un premier temps, son église s’est appliquée à communiquer sur les décisions préfectorales, auprès des fidèles. Il estime le taux d’équipement internet de ses membres à une large majorité et dispense des appels téléphoniques individuels pour converser le plus souvent possible avec les personnes les plus isolées et s’assurer que ces paroissiens vont bien. Privée de cultes physiques, très rapidement, l’ensemble de la communauté s’est emparée des outils simples que sont Skype, WhatsApp et Zoom. Avec ces derniers, se créaient naturellement des petits groupes autonomes par affinité ou par lieu géographique, qui entretiennent le dialogue. « Ces petits comités existaient déjà avant le confinement » explique Franck Jeanneret.

En tant que Pasteur, il anime aussi des petits groupes et met en ligne régulièrement des vidéos avec une citation biblique. Enfin, une opération de plus grande ampleur est prévue pour le dimanche de Pâques, un culte via l’application Zoom, 2 services seront dispensés dans la journée. Il ne semble pour l’heure pas inquiet sur les moyens de connexion, ni sur la capacité du système à connecter nombre de participants.

Enfin, concernant la Paroisse Protestante Mennonite, Franck Jeanneret nous fait savoir qu’elle a mis en place un groupe WhatsApp pour des échanges au quotidien, et forts des informations recueillies, les membres entrent en prière chez eux, à 18h00.

L’OFSP, vient de communiquer son nouveau bilan qui fait état de 12 161 personnes positives, et déplorant désormais 197 décès. Pour la première fois, l’Office Fédéral de la Santé Publique indique également le nombre de personne hospitalisée à l’échelle du pays, 1069 personnes ce vendredi.

Enfin, un nouveau patient français est désormais pris en charge aux soins intensifs d’un hôpital neuchâtelois, l’ARS Franche-Comté, confirme qu’un réseau de collaboration est en place entres les pays.

Malgré les mesures de confinement, la nuit de ce vendredi 27 mars a été mouvementée à Tavaux. Les gendarmes de Dole se sont retrouvés dans une course poursuite avec une Golf rouge, précédemment repérée à Foucherans vers 2h30 du matin. À son bord : deux jeunes hommes de 19 ans. Refusant d’obtempérer aux agents, le conducteur a pris la direction de Tavaux. La course s’est terminée rue de la Paix, où les deux protagonistes sont descendus et ont souhaité terminer leur fuite à pieds avant d’être interceptés. Ils ont alors été verbalisés pour non-respect des règles de confinement. Les gendarmes leur ont attribuée une amende de 135€ avant de les conduire au poste. Sous l’emprise d’alcool et de produits stupéfiants, ils ont été placés en garde à vue.

Cette situation sanitaire est prise très au sérieux. Ce contexte si particulier n’est pas sans inquiéter les personnes en situation de handicap. Les sourds et malentendants et leurs proches s’interrogent grandement sur les moyens mis en œuvre pour ce public afin de lui permettre de faire face aux difficultés du quotidien, liées notamment à sa capacité de s’exprimer et de se faire comprendre. Accéder aux informations ou encore exprimer un mal qui le touche, dans un contexte par exemple ou les soignants doivent porter un masque pour se protéger et protéger les autres, sont autant de difficultés qu’il faut surmonter   .

Ainsi, le monde associatif et militant se mobilise pour éviter l’exclusion et surtout permettre la prise en charge la meilleure possible. A Besançon, l’association Adepa Bourgogne Franche-Comté a d’ores et déjà pensé à des outils qui faciliteront ces moments où la communication est indispensable. Comme le souligne Christine Singh, la déléguée régionale de l’association, cette communication passe par l’écrit. Ainsi, des documents ont été créés. Elle demande également à ses adhérents de privilégier les déplacements avec une ardoise et un crayon pour rendre les échanges plus aisés.

L’Adepa Bourgogne Franche-Comté rappelle qu’il existe dans la région un réseau « sourd santé » et un point écoute soutien psychologique. Pensez également à composer le 114 si vous souhaitez échanger avec un médecin sur des symptômes qui pourraient vous inquiéter.

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