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Ce jeudi, Le ministre de l'Industrie, Arnaud Montebourg, a indiqué que ses services étudiaient une solution française pour renforcer Alstom, basée sur des capitaux privés et éventuellement publics.

Il a évoqué l'existence de ce «?plan C?» lors d'une rencontre avec les syndicats d'Alstom au cours de laquelle il a réaffirmé son opposition aux offres en l'état des deux prétendants étrangers du groupe, ont rapporté des participants à la réunion.

Des adolescents, qui suivent une formation en agriculture au Lycée Lassale de Levier, se sont intéressés à la problématique de l’épuisement professionnel. Selon différentes études, plus de 3 millions de personnes seraient sujettes à un risque élevé de burn-out. Parmi les travailleurs les plus touchés, les agriculteurs. 24% d'entre-eux se disent en effet victimes de ce trop-plein de pression. Une classe de bac professionnel vient d’écrire une pièce de théâtre en compagnie de son professeur, Jean Pierre Gurtner, sur ce sujet.

L’agriculture serait le premier secteur d’activité concerné par le burn-out, qui se traduit par un épuisement physique, intellectuel et émotionnel. Une passion débordante pour son travail et un stress lié aux lourdeurs administratives, aux revenus, à l’isolement et à la difficulté de s’insérer dans la société et de construire une vie familiale et amicale sont les principales causes de ce syndrome. Aujourd’hui, selon des chiffres de la MSA, un agriculteur se suicide tous les deux jours en France. En Franche-Comté, la structure reçoit, en moyenne, 50 appels de détresse par semaine. Autant dire que la situation des agriculteurs français inquiète.

Un travail reconnu par leurs pairs et les instances agricoles

Pour mieux expliquer le phénomène, le comprendre et le partager avec les principaux concernés, douze jeunes, qui se destinent à ce métier, ont décidé d’évoquer cette problématique sous la forme d’une pièce de théâtre. Pour cette initiative, ils viennent de remporter le trophée régional et national prévention jeunes de la Mutualité Sociale Agricole. « Nous avons créé des personnages avec des caractères différents et nous avons imaginé leur situation dans le temps » explique Laurine. Un agriculteur trop ambitieux, un autre isolé, un troisième trop investi, un quatrième impliqué dans son travail mais également ouvert sur l’extérieur ont  été mis en scène par les lycéens. Pour approfondir leur réflexion, les jeunes se sont documentés, ont questionné une vingtaine d’exploitants et ont rencontré le Dr Jean Jacques Laplante, Directeur de la santé à la Mutualité Sociale Agricole de Franche-Comté.

« Des agriculteurs ont pleuré pendant nos représentations »

Cette initiative a franchi les murs du lycée agricole levitien. Invité lors d’assemblées générales, par la MSA, par des CUMAS, le groupe a permis de mettre en lumière un sujet tabou. « Il est difficile d’en parler. La fierté fait que les agriculteurs ont du mal à montrer qu’ils n’y arrivent pas » expliquent Laurine, Loïc, Sébastien et Florian, très investis dans ce projet. « On sait que nos interventions ont été très appréciés. Certains spectateurs, qui se sont reconnus, ont pleuré pendant les représentations. Nous avons touché des gens » concluent les jeunes qui se sont promis de mener une vie différente lorsqu’ils seront définitivement installés. « Il est important de lutter contre l’isolement et de faire la différence entre vie professionnelle et vie personnelle » complètent-ils.

Un incendie s’est déclaré cet après-midi dans un bâtiment industriel à Geneuille. Le sinistre a pris  dans un atelier. Des produits à base d’ammoniaque et de chlore ont pris feu.

Deux lances à mousse ont été nécessaires pour venir à bout des flammes. Deux personnes, intoxiquées par les fumées, ont été transportées à l’hôpital de Besançon.

Tout au long de cette semaine, les classes de 4è des collèges pontissaliens sont sensibilisées à l’utilisation et au fonctionnement des réseaux sociaux et d’internet. Les interventions s’inscrivent dans le cadre des actions éducatives menées par l’observatoire de la sécurité de la communauté de communes du Larmont. Lancée il y a trois ans, cette initiative a permis de mettre en lumière que les adolescents, pourtant experts dans l’utilisation de ces outils, n’imaginent pas toujours les conséquences et les dangers de ces nouveaux moyens de communication.

« Nous n’avons rien à craindre. Une fois que l’on a retiré une photo ou un commentaire tout disparaît. J’ai plus de 200 amis. Je les connais tous. J’ai déjà échangé au moins une fois avec eux. Mes photos et mes infos personnelles ne sont vues que par mon cercle d’amis. Je ne risque donc rien ». Autant de croyances que les adultes essaient de combattre. « Ils sont très à l’aise avec l’outil. Ils sont nés avec. Ils pensent donc le connaître parfaitement. Cependant, ils n’ont pas conscience de tout ce qui se cache derrière » explique Sylvain Muller, le Conseiller Principal d’Education du collège des Augustins, très investi dans ce projet.

Le cyber-harcèlement

Au cours de cette rencontre, les intervenants ont invité les adolescents à la prudence et ont tenté de faire évoluer les mentalités. « Rien n’est privé. Il faut préserver sa sphère personnelle. On n’est jamais anonyme sur internet » ont martelé Sylvain Müller et Christophe Maire, éducateur à Res’ado. Au cours de la discussion, plusieurs problématiques ont été abordées comme celles du cyber-harcèlement. Une violence devenue « très à la mode » sur les réseaux sociaux.  Derrière leur écran beaucoup d’internautes se sentent puissants et détruisent des vies. Les témoignages et la douleur des victimes sont là pour nous le rappeler. Que dire de ce cauchemar vécu par Amanda Todd, une lycéenne canadienne, harcelée par un individu sur internet. Le pervers en question avait demandé à la jeune fille de se mettre nue via une webcam, avant de diffuser ces photos sur la toile pour mieux la faire chanter. Des menaces qui la conduiront au suicide.

« On ne sait pas ce qui se cache derrière Facebook »

Les jeunes l’admettent bien volontiers. « On ne mesure pas toujours ce qui se cache derrière ce réseau social. Ce matin, nous avons bien compris qu’il existait des personnes malveillantes qui peuvent pirater nos comptes, usurper notre identité et nous salir » explique célya. De leur côté, Christian et Valentin ont déjà prévu de changer les codes de confidentialité de leur compte. « Ca fait peur ce truc » commentent les deux garçons, qui ont ouvert les yeux sur des problèmes qu’ils n’avaient pas encore envisagés.

Ce jeudi, à l’appel de la CGT, les personnels des lycées se sont mobilisés contre le plan lycée du Conseil Régional de Franche-Comté qui prévoit la fermeture de plusieurs établissements scolaires. Selon les syndicats, cinq lycées pourraient fermer leur porte à la rentrée prochaine. Les lycées professionnels de Montjoux et de Saint Amour pourraient en faire partie.

Cet après-midi, à Besançon, le comité de pilotage, qui s’était réuni pour évoquer de nouveau ce projet, a été mouvementé. Les délégués syndicaux ont dû faire le forcing pour y participer. « L’entrée leur ayant été refusée » nous a expliqué Catherine Salvadori, secrétaire Générale CGT.

Le projet définitif du Conseil Régional de Franche-Comté devrait être connu le 27 juin prochain.

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