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Dans le cadre de leur mobilisation, portant sur leurs conditions de travail et les moyens alloués aux urgences de l’hôpital de Besançon, les personnels non médicaux des urgences, du centre 15 et du SMUR se rassembleront ce vendredi, à partir de 9h, dans la cour d’honneur de l’hôpital Saint-Jacques à Besançon, où se déroulera le conseil de surveillance du CHRU.

Les manifestants se rendront ensuite en ville pour enseigner les gestes d’urgence à la population. « Il est important d’avoir des connaissances dans les situations actuelles » explique le collectif.

Sébastien Lecornu, le nouveau ministre chargé des collectivité territoriales, était dans le Doubs ce jeudi. Il effectuait son premier déplacement ministériel, quelques jours seulement après sa nomination. Il s’est tout d’abord rendu à Morteau, où il a conclu la 1ère journée du congrès de l’Association nationale des élus de la Montagne (ANEM). Puis, très ponctuel, à 20h15 précises, il s’est arrêté à Besançon pour signer la convention « Cœur de Ville » en présence de Jean-Louis Fousseret, le maire de la cité comtoise. Ce sont plusieurs milliers d’euros qui seront investis pour la revitalisation et la bonne santé du centre-ville de la capitale comtoise. L’habitat, le tourisme, le commerce… autant de projets et d’initiatives qui seront développés d’ici les prochaines années à Besançon.

Concernant sa participation à l’ANEM, le Ministre dit avoir rencontré des élus « en demande ». Rappelons qu’un vrai mécontentement se fait sentir chez les élus locaux qui dénoncent la politique «  de recentralisation » menée par Emmanuel Macron et son gouvernement. Le ministre a pris la parole une quarantaine de minutes en terre mortuacienne. Il a fait un point « sur la méthodologie du gouvernement avec les collectivités territoriales ». « Pour pouvoir réussir la transformation du pays, le gouvernement et le président de la République ont besoin des élus locaux » explique-t-il. Son intervention a également porté sur des sujets liés au territoire de la Montagne comme le changement climatique, la prévention des risques naturels, l’accès à la ressource en eau, les questions de l’enclavement et des accès au numérique ou encore aux soins ». Sébastien Lecornu se dit « heureux » d’avoir pu échanger avec ces élus. Il appelle chacun à « faire œuvre commune pour faire avancer les dossiers et obtenir les résultats qui s’imposent ».

Dans le dossier de l’amiante. La cour d'appel de Besançon a condamné ce jeudi le CHU bisontin pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui entre 2009 et 2013.  La justice confirme ainsi la condamnation de l’établissement en tant que personne morale à 40.000 euros avec sursis.

Cette décision est inédite en France. La direction de l’hôpital a décidé de se pourvoir en cassation. Rappelons qu’une quarantaine d’agents avaient porté l’affaire devant la justice.

Mercredi après-midi, une grosse opération de police a eu lieu à Pontarlier. La police nationale, en collaboration avec la police municipale et l'unité canine de Besançon ont effectué une descente dans le quartier des Pareuses. 

Après la saisie la semaine dernière de 250g de résine de cannabis dans ce même quartier, la patrouille mixte pontissalienne a découvert 60g de résine de cannabis jetés à côté d'un véhicule. Deux jeunes se trouvant à proximité de la voiture ont été interpellés, ils avaient en leur possession 900 euros en liquide. Un troisième  a tenté d'empêcher l'interpellation, il a donc été placé en garde à vue. 

Les deux individus possédant les billets n'ont pas justifié la provenance de cet argent. Des analyses sont en cours, l'enquête se poursuit.

 

Confronté à une importante augmentation du nombre de violences familiales dans le Doubs, 140 condamnations en 2016, l’Etat, le Parquet et le secteur associatif concerné ont décidé de mettre leurs compétences en commun pour donner naissance à un nouveau dispositif permettant d’éloigner le conjoint violent du domicile familial.

Ce projet a vu le jour grâce à la mobilisation de ces partenaires, mais surtout à l’investissement et au soutien de deux femmes, Mme Evelyne Roux Morizet, ancienne procureure de la République de Besançon, et Madame Dahan, présidente de l’ADDSEA du Doubs. Pour les partenaires présents, le service « Altérité » répond à plusieurs objectifs. Tout d’abord à une injustice, celle qui imposait à la victime de quitter le domicile conjugal avec ses enfants pour sa sécurité. Grâce à ce dispositif, les choses évoluent. C’est bien l’agresseur qui est isolé. Il promeut également la prévention de la récidive des auteurs de violences conjugales, en instaurant un accompagnement social personnel et un travail d’introspection avec l’intervention d’une psychologue. Ce qu’il n’est pas possible en détention. Enfin, ce placement permet à l’agresseur de conserver sa vie sociale, tout en veillant au respect des obligations ordonnées par l’autorité judiciaire, en poursuivant son activité professionnelle ou en se lançant dans une démarche sérieuse de recherche de formation ou d’un travail. Par ailleurs, d’un point de vue strictement financier, il apparaît que le coût de la prise charge journalière d’un individu (63 euros) est moins important qu’une incarcération (100 euros). Cette alternative à la prison évite également de remplir davantage la maison d’arrêt de Besançon qui a largement dépassé les 400 détenus qu’elle est en capacité d’accueillir.

15 places réparties dans 12 logements

Le service altérité propose 15 places réparties dans 12 logements dans Besançon. Huit places sont disponibles pour des personnes éloignées du domicile à la suite d’une décision de justice, avec contrôle judiciaire. Sept autres pour les personnes pouvant bénéficier d’un aménagement de peine. Le service propose un hébergement, un accompagnement social et psychologique personnalisé et des groupes de paroles à visée thérapeutique. La durée du séjour dépend de la décision de justice. Rappelons que l’orientation est prononcée sur décision judicaire.

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