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Eric Alauzet réagit à son tour à la fusillade survenue hier soir à Besançon, dans le quartier Planoise. Ce jeudi matin, le sénateur du Doubs et candidat à l’élection municipale bisontine s’est rendue dans le quartier Planoise et spécialement rue de Fribourg, le lieu où la violence s’est produite.

Mr Alauzet explique que « des habitants (lui) ont exprimé de la résignation, de l’exaspération et de la colère, comme ils le font lors de (ses) visites régulières dans ce quartier. « Je les assure de mon soutien et de ma détermination à déployer tous les moyens nécessaires pour restaurer l’ordre républicain. C’est le rôle du Maire d’engager toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des Bisontines et des Bisontins. J’ai les yeux grands ouverts : l’insécurité est une réalité, elle gangrène la vie des habitants. Depuis des mois, à leurs côtés, je travaille pour mettre en œuvre des mesures efficaces à la hauteur des enjeux pour la sécurité et la tranquillité publique ».

Mr Alauzet précise qu’il a décidé « d’étendre les missions de proximité de la police municipale en complément des missions régaliennes de la police nationale ». Il propose « d’augmenter les effectifs de la police municipale, de revoir ses missions afin d’élargir son champ d’action, d’étendre ses horaires, de renforcer la coopération avec la Police Nationale, de renforcer la vidéo protection sur les zones sensibles, d’armer les policiers municipaux après une formation exigeante.

Et de conclure : « Pour remédier au problème à la racine, je mènerai une politique de fond axée sur 3 orientations claires : éducation, prévention et tolérance zéro".

La Ville de Besançon fait savoir qu’elle annule le feu d’artifice de Noël prévu ce vendredi soir. Officiellement, il est évoqué « les conditions météorologiques dégradées, le pas de tir actuellement inondé et les prévisions de pluie annoncées pour les deux jours à venir ». Aucune nouvelle date n’est annoncée.

Dans un communiqué de presse, le Parquet de Besançon réagit à la fusillade qui s’est déroulée hier soir, vers 19h30, à Besançon, rue de Fribourg, dans le quartier Planoise.

Il est expliqué « qu’aux environs de 19h30, le commissariat de police de Besançon a reçu plusieurs appels signalant de nombreux coups de feu aux environs de la rue de Fribourg, dans le quartier de Planoise ».

Il est précisé que « deux victimes étaient alors trouvées sur les lieux des faits dont une grièvement blessée par deux balles reçues au niveau du thorax. Son pronostic vital était initialement engagé. La seconde présentait une blessure par balle au niveau d'une cuisse, nécessitant une extraction par intervention chirurgicale. Les deux blessés étaient transportés par les pompiers au CHU de Besançon. Une troisième victime, mineure, atteinte d'un fragment de balle au niveau de la hanche était identifiée et hospitalisée ».

Par ailleurs, les premiers éléments d'investigation ont permis d'établir que deux ou trois personnes dissimulant leur visage avec une cagoule, circulant à pied, avaient pu effectuer les tirs. Environ vingt douilles de munitions d'arme automatique de calibre 5,56 était retrouvées. Les policiers constatèrent aussi que des balles perdues avaient traversé le mur d'un appartement situé à proximité. L'enquête, du chef de tentative d'homicide, a été confiée à la Direction de la Police judiciaire de Dijon

Dans un communiqué de presse , le Préfet du Doubs fait savoir que, suite à la fusillade survenue hier soir dans le quartier Planoise, une sécurisation renforcée sera menée au sein de ce territoire bisontin. Il est expliqué que ce dispositif sera mis en place dès ce soir et dans les prochains jours, « avec le concours de compagnies républicaines de sécurité ». Le nombre de contrôles sera accru sur le quartier.

Dans un communiqué de presse, le sénateur du Doubs Jacques Grosperrin réagit à son tour à la fusillade survenue hier soir dans le quartier Planoise. Il s’interroge sur la mise en place d’un couvre-feu.

« La fusillade le soir de Noël à Planoise est le signe que la situation se tend encore plus de jour en jour, notamment du fait que les forces de l’ordre effectuent un travail efficace pour tenter de mettre à mal les trafics en tous genres. Besançon n’est pas un cas à part, nombre d’autres villes et de quartiers en France sont soumis à la loi que veulent imposer délinquants et trafiquants. Il faut prendre en compte le besoin des habitants de vivre sereinement et en toute sécurité.  Ma position a toujours été claire : mobiliser ensemble la police municipale et la police nationale. Ces situations dramatiques et préoccupantes qui impliquent de jeunes adolescents et des enfants nous incitent à franchir un pas de plus : il nous faut réfléchir à la mise en place d’un couvre-feu. J’appelle l’ensemble des politiques, au-delà de toute posture politicienne, à agir de concert pour trouver les moyens de résorber ce fléau qui nous touche tous ».

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