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Pour la deuxième année consécutive, les gardiens de but du centre de formation du FC Sochaux Montbéliard sont venus s’essayer au trampoline à Besançon. Pour les encadrer, Brice Morin, le responsable des gardiens de but, a fait appel aux entraîneurs bénévoles du trampoline club de Besançon. Cette année, ce sont six jeunes, de U15 à U19, qui se sont essayés à cette pratique au gymnase des Orchamps. Pour Mr Morin, l’objectif est double. Tout d’abord, il s’agit de proposer une activité différente et originale, permettant au groupe de s’échapper du quotidien et de pratiquer d’autres sports, tout en y trouvant un lien avec le ballon rond. C’est aussi un moyen de transmettre des savoirs techniques, que les portiers sochaliens auront l’occasion de mettre en pratique sur d’autres surfaces, mais qui demandent des réflexes proches, comme le repère dans l’espace et aérien.

Adrien Galvez-Diarra (18 ans) est le gardien de but de l’équipe réserve sochalienne. Le jeune homme reconnaît le plaisir qu’il a « de pratiquer une discipline différente, de la partager avec d’autres intervenants et d’acquérir une meilleure maîtrise technique ». Cette position dans les airs fait partie du quotidien chez les gardiens de but. « C’est important de prendre conscience de ce qui se passe autour de nous lors d’un plongeon. Cela évite les blessures et de blesser, développe les réflexes et nous aide à perfectionner nos gestes techniques » explique-t-il.

Mr Mathey, l’un des responsables du club bisontin rappelle qu’ « avant d’être de la compétition, le trampoline était un élément pédagogique pour l’acrobatie ». La liste des disciplines faisant appel à ce sport pour former leurs pratiquants est large. Les astronautes, les parachutistes, les skieurs acrobatiques, le surfeurs, … s’y intéressent grandement avant un projet ou une compétition.

Au trampoline club, les choses sérieuses recommencent le 9 février prochain avec l’open régional Bourgogne Franche-Comté, qualificatif pour les championnats de France de trampoline.

Les U18 du CA Pontarlier Football connaissent leur adversaire pour les 16ès de finale de la Coupe Gambardella. La jeunesse du Haut-Doubs ira défier Montélimar. La rencontre devrait se disputer le dimanche 2 février.

Devant de très nombreux soutiens, Anne Vignot, candidate de l’union de la gauche aux élections municipales de mars prochain à Besançon, a inauguré hier soir, en compagnie de son équipe, sa permanence de campagne, implantée grande rue. Pour la candidate, il s’agit d’un lieu de rencontre et de convivialité. D’ailleurs, des apéros y seront organisés tous les mercredis soirs.

Le programme d’ici le mois de mars prochain est d’ores et déjà établi. Ce vendredi, le député européen Damien Carême est attendu à Besançon sur le thème de la sécurité. Un déplacement à Planoise est prévu. Le 25 janvier, Anne Vignot présentera son programme, qui a été validé par toutes les composantes de sa formation ( EELV, PC, PS, Génération-S et à gauche citoyen). Le 8 février, la candidate écologiste dévoilera sa liste complète. A noter également, la visite de l’eurodéputé Yannick Jadot le 24 février et un meeting politique le 4 mars.

Au cours de la soirée d’hier, celle qui espère devenir « la 1ère femme maire de Besançon », a obtenu les soutiens de Marie Noëlle Schoeller, ancienne adjointe de Jean-Louis Fousseret entre 2001 et 2007 et l’ex-députée du Doubs Barbara Romagnan. Clin d’œil à Jean-Louis Fousseret, Maire sortant, : « je ne renie pas mes valeurs de gauche » a déclaré Mme Schoeller au cours de son intervention. Anne Vignot ressent « un véritable engouement pour l’union de la gauche à Besançon». « Gagnons pour mettre une grosse patate au gouvernement » a ajouté Barbara Romagnan. Il faudra savoir conserver cette dynamique jusqu’à la mi-mars. Rappelons que les élections municipales se dérouleront les 15 et 22 mars prochains.

Environ 1500 personnes ont manifesté ce jeudi matin à Besançon à l’occasion d’une nouvelle journée d’action contre la défense des retraites. Les manifestants se sont rassemblés sur le parvis de la gare Viotte, où les cheminots tenaient une nouvelle assemblée générale.

Dans la nuit du 20 et 21 octobre 2019, Nicolas est frappé par une méningite à méningocoques W. Après deux semaines de semi-coma, il a dû être amputé de quelques doigts et de ses deux pieds. Sa tante, Karine Merveille, habitant à Mouthe, lance un appel dans la région afin d'entrer en contact avec d’autres personnes qui pourraient être dans la même situation que son neveu. Son ambition ? Avoir des conseils pour le futur de Nicolas et essayer de trouver un facteur commun à la contamination, encore flou à l’heure actuelle.

 

Des symptômes dont on ne se doute pas

Son hospitalisation a eu lieu la veille de son anniversaire. Le 21 octobre, le jeune homme, âgé de 21 ans, est d’abord pris d’une forte fièvre, ajoutée à quelques écoulements nasaux et un peu de toux. Des symptômes qui ne l’alarment pas, faisant penser à un début de rhume ou de grippe au premier abord. Après la prise de paracétamol, son état s’améliore un peu. Mais dans la nuit, il se réveille à cause de vomissements et de sa fièvre ayant monté à plus de 40 degrés. Sa maman, inquiète, n’a pas fermé l’œil de la nuit par prévention. « Son instinct de maman lui a dit de ne pas s’endormir » explique Karine.

Et son instinct l’a également poussée à appeler les pompiers. Ces derniers, ne se déplaçant pas pour une simple fièvre, redirigent la mère et son fils vers les urgences de Trévenans. Là-bas, il est rapidement pris en charge. « Et heureusement » rajoute la tante.

 

« Pendant deux jours, les médecins ne savaient pas »

Au fil des heures, son état de santé s’aggrave. La bactérie met son foie, ses reins, sa rate et ses poumons en arrêt. Les extrémités, comprenant ses doigts, ses pieds et son nez, ne sont plus irriguées en sang. Il tombe alors en semi-coma. Une dégringolade qui questionne les médecins et laisse peu de place à l’espoir. « Le soir, le médecin a dit à ma sœur qu’elle n’aurait peut-être plus de fils la nuit suivante, témoigne Karine. Pendant deux jours, on ne savait pas et même les médecins ne savaient pas ce qu’il en était ».

Au bout de ces deux jours et après de multiples examens, le constat tombe : Nicolas a été victime d’une méningite. Le lendemain, la souche est précisée. Il s’agit donc d’une méningite à méningocoques W avec purpura fulminans, encore peu maitrisée dans le domaine médical. Pour le médecin en charge du jeune homme, il s’agit du troisième cas de sa carrière. Un coup de massue pour la famille. « Au début, on pensait à une simple intoxication alimentaire ».

Chaque jour qui passe, l’espoir grandit même s’il reste minime. Et au bout de deux semaines, Nicolas se réveille. Malgré 20 kilos en moins et des nécroses sur les extrémités de son corps, le jeune homme est vivant et la famille soulagée. « Quand il m’a vu, il s’est mis à pleurer et nous a demandé pardon alors que rien n'est de sa faute.» Il comprend vite ce qui lui est arrivé mais a du mal à accepter les amputations à venir. « La première chose qu’il a dite quand le médecin lui a parlé des amputations, c’est qu’il voulait être le plus indépendant possible ».

 

Un appel est lancé

Désormais, Karine souhaite avancer. Elle aimerait rencontrer d’autres personnes ayant également été touchées, afin de partager leurs expériences mais également trouver un dénominateur commun entre les patients. Seule cause probable de la contamination pour les médecins : un porteur sain ferait partie de l'entourage proche de Nicolas. Une explication qui laisse la famille perplexe, le jeune homme ayant le même cercle amical depuis plusieurs années et n'ayant jamais eu de souci, sachant qu'un contact prolongé est nécessaire pour que la bactérie fasse son chemin.

En faisant des recherches, elle a pu trouver quelques articles mentionnant des cas de méningite de la même souche dans la région. S’étant tournée vers l’Agence Régionale de Santé (ARS) au moment de la vaccination obligatoire de Nicolas et ses proches, l’organisme lui a expliqué protéger les différents patients en gardant leurs identités anonymes. Un fait qui pousse Karine à lancer un appel afin que les familles se montrent d’elles-même.

En parallèle, une association devrait voir le jour, même si la Meuthiarde souhaite la monter avec Nicolas, quand il sera prêt. Dans un même temps, un autre sujet lui tient également à cœur. Elle aimerait rencontrer certains élus au sujet des parkings des hôpitaux. Même si elle comprend qu’une partie soit payante pour les visiteurs, elle propose que les familles des patients soient épargnées, expliquant que sa sœur et son conjoint ont déboursé plus de 300€ en visitant Nicolas tous les jours pendant trois semaines.

D'un autre côté, afin d'offrir des prothèses à Nicolas, elle a solicité son cercle professionnel. Grâce à une vente de porte-clés, elle a déjà pu récolter plus de 200€. Un élan de solidarité commence à se mettre en place, une amie lui ayant également proposé de fabriquer des attrape-rêves. Et cet élan, la famille aimerait l'élargir. Contacté sur les réseaux sociaux par la fille de Karine, le rappeur Naps a accepté de faire une vidéo de soutien pour Nicolas. Karine souhaiterait également pouvoir parler avec Théo Curin, un nageur dont l’histoire se rapproche de celle de Nicolas puisque amputé des bras et des jambes après une méningite foudroyante.

 

"Il nous apprend beaucoup"

Aujourd’hui, malgré quelques complications au niveau d’un de ses pieds qui s’est infecté après l’intervention, Nicolas a été amputé et va mieux, même si le chemin à parcourir reste encore long. Après la cicatrisation, il partira dans un centre de rééducation à Héricourt. En apprentissage dans le sanitaire, il va devoir abandonner cette voie à cause de son nouveau handicap. Sa voiture, pour laquelle il avait engagé un crédit, va devoir être adaptée ou changée. Sa rate ayant été retirée, il devra être sous antibiotiques pendant deux ans et ne pas être proche de personnes malades, même d’une simple grippe. Ses reins, quant à eux, ne fonctionnent pas encore complètement mais les médecins ont l'espoir qu’ils retrouvent 100% de leur potentiel un jour.

Des obstacles qui n’ont pas l’air d’altérer la combativité du jeune homme. Sur toutes les photos que nous avons pu voir de lui à l’hôpital, il sourit. « Il nous apprend beaucoup » affirme fièrement sa tante.

 

Si vous êtes ou avez été dans la même situation que Nicolas et que vous souhaitez rentrer en contact avec sa famille, n’hésitez pas à contacter la rédaction de Plein Air, sur le site ou par courriel à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

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