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Ce jeudi 12 novembre, plusieurs responsables de structures politiques, syndicales et associatives tenaient une conférence de presse au kiosque Granvelle. S’en est suivi la présentation d’une tribune signée par ces représentants, mais aussi par quelques citoyens. L’objectif est de dénoncer la dérive actuelle de l’islamisme radicale, mais aussi l’extrême droite.

Le but de cette tribune ?

Barbara Romagnan, ancienne députée, et Séverine Véziès militante de la France Insoumise, expliquent l’importance d’agir collectivement pour appeler à la raison et à la participation au maintien de la paix civile dans le pays. Par ce biais, la volonté est de s’unir pour alerter de la gravité de la situation et sur la « dérive » qui est en train de s’opérer en France. « Je n’ai jamais été aussi inquiète pour mon pays, sur tous les aspects » déclare la responsable de la France Insoumise à Besançon. Les deux représentantes déplorent l’utilisation de la rhétorique de l’extrême droite par le gouvernement, et dénoncent la stigmatisation « des personnes d’origines maghrébines ». Par ailleurs, elles refusent avoir à choisir à nouveau entre Emmanuel Macron et Mari Le Pen en 2022.

Qui en sont les signataires ?

Des très nombreuses organisations se sont réunies pour se mettre d’accord sur un texte commun. Cela a pris du temps, mais il était « très important d’échanger et de discuter » pour que cette tribune soit la plus complète et la plus notable possible, selon Barbara Romagnan. Plus de 22 organismes et 85 signataires ont participé à la rédaction de cette tribune. On peut constater la présence de Evelyne Ternant, secrétaire générale du PCF, Kevin Bertagnoli, conseiller municipal de Besançon et membre de Génération.s, Marc Paulin, militant SUD santé sociaux, Marcel Ferreol référent Génération.s, Claire Arnoux, militante France Insoumise. Ainsi que SOS Racisme, la FSU, EELV, LFI… 

La tribune est disponible sur le site : https://framaforms.org/islamisme-radical-extreme-droite-ne-tombons-pas-dans-le-piege-de-la-division-1604909542

Les escroqueries sur internet progressent notamment sur le secteur de Pontarlier. L’utilisation en hausse d’internet et des réseaux sociaux en cette période de confinement expliquent sans doute cette situation. Ces affaires concernent de nombreux domaines comme la revente ou l’achat d’un produit, le placement d’argent, l’aide à un ami ou encore les relations amoureuses. Le Commandant Trousseau appelle la population à la prudence et à veiller à vérifier que le site sur lequel ils effectuent une transaction, un paiement est bien sécurisé. D’autant plus que les recours et les actions contre ces sites, le plus souvent localisé à l’étranger, sont compliqués, pour ne pas dire impossibles. « Les trop bonnes affaires sont souvent des escroqueries, il faut faire attention à ce que l’on fait » conseille le Commandant Trousseau.

Attention aux cambriolages

L’action et la présence de la police ont permis de limiter ces exactions. Fin septembre, début octobre, une augmentation des vols dans les commerces pontissaliens et crépusculaires, au domicile des particuliers, est enregistrée par le commissariat de police de Pontarlier. A ce jour, ces méfaits ont cessé, mais la vigilance doit toujours être de mise. C’est la raison pour laquelle, le commandant Trousseau, le patron de la police de Pontarlier, rappelle toujours les bonnes pratiques. Certes d’ici quelques semaines, à l’approche des fêtes de fin d’année, le plan anti-hold-up sera activé pour protéger les commerces et les commerçants et éviter les tentations, néanmoins, chacun est invité à adopter les bons comportements. « Les commerçants doivent mettre leur boutique sous alarme, penser à mettre en route le détecteur de présence et verrouiller toutes les ouvertures » explique le Commandant. Même prudence chez les particuliers : « prévenir en cas de présence suspecte chez le voisin ou de démarchage qui interpelle, fermer sa porte à clé, inspecter les différents endroits de la maison et notamment la cave, où l’on peut entreposer des choses plus ou moins onéreuses, notamment en cette période de préparation de fêtes ».

Ce vendredi, les élus du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté débattront sur le budget 2021 dans un contexte sanitaire « incertain ». Marie-Guite Dufay, la présidente de la région, annonce avoir voulu « taper un grand coup ». Cela passe notamment par un ajustement du budget 2020, avec l’octroi de 5,6 millions d’euros pour le pacte régional pour l’économie de proximité renforcé, avec une ouverture sur les charges de fonctionnement, et notamment le paiement des loyers, qui est actuellement une véritable inquiétude chez les commerçants et les artisans. Une aide exceptionnelle de 2 millions d’euros est également consentie pour les étudiants de 2è et 3è années d’école d’infirmière qui sont actuellement réquisitionnés par l’ARS pour intervenir dans les hôpitaux de la région. Soit une augmentation de 100 euros par semaine sur leurs indemnités.

400 millions d'euros supplémentaires d'investissement

Concernant le budget 2021, Mme Dufay annonce une somme de 400 millions d’euros supplémentaires dans le domaine de l’investissement. Des dépenses qui seront actives dès le 20 novembre prochain. Cette somme permettra la création de 4000 places supplémentaires de formation, notamment dans les domaines sanitaire et social, l’accompagnement vers la transition énergétique et écologique et le soutien aux initiatives de l’économie sociale et solidaire. Se pose désormais la question des recettes pour compenser ces charges. La collectivité compte notamment sur le soutien de l’état. « Pas question d’augmenter la fiscalité » a déclaré Mme Dufay.

Les prochaines élections régionales

Concernant les élections régionales. Pour l’heure, leur déroulement au printemps prochain semble être compromis. Marie Guite Dufay serait favorable à leur tenue en juin prochain. Sinon, il faudra sans doute attendre l’après élection présidentielle de 2022. Si le scrutin de juin prochain se confirme, la présidente socialiste du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté pourrait faire connaître sa décision concernant sa candidature au mois de mars.

Le Secours Catholique de Franche-Comté a rendu public ce jeudi matin les données de son rapport statistique annuel sur la pauvreté dans la région. Comme on pouvait s’y attendre, crise sanitaire oblige, les chiffres sont inquiétants. En Franche-Comté, comme ailleurs, la situation se dégrade encore. Sur les 20.000 francs-comtois qu’elle a accompagnés en 2019, l’association constate un nombre important de bénéficiaires vivant sous le seuil d’extrême pauvreté ( 716 euros par mois). Cela concerne des familles entières, des mères isolées, des personnes de plus de 60 ans ou encore des ressortissants étrangers. On notera également la présence dans ce triste palmarès des travailleurs pauvres, qui, malgré une activité professionnelle, ne peuvent pas subvenir entièrement à leurs besoins.

Un reste à vivre quasi inexistant

« Le niveau de pauvreté est extrême » explique Antoine Aumônier, délégué régional du Secours Catholique. Une fois qu’elles ont payé leurs dépenses contraintes ( loyer, charges locatives, dépenses d’énergie, frais de scolarité », ces personnes ne peuvent plus accéder à d’autres besoins comme se nourrir, s’habiller, se cultiver, … . Leur reste à vivre étant proche de zéro euro. Au niveau national, 40% des ménages, aidés par le Secours Catholique, ne peuvent pas assurer ces dépenses-là. Ces situations ont un impact sur la vie sociale indéniable. L’isolement est une réalité. D’autant plus que, par peur ou par fierté, beaucoup d’entre elles ne sollicitent pas l’aide dont elles ont droit. « Ces gens parviennent à s’en sortir. Ils ont beaucoup de mérite. Ce sont des supers héros » ajoute Mr Aumônier.

Un revenu minimum garanti

Pour aider ces familles, ces personnes dans la plus grande précarité, le Secours Catholique plaide pour l’instauration d’un revenu minimum garanti de 893 euros mensuels, soit la moitié du niveau de vie médian, mais en deçà du seuil de pauvreté, dont le montant s’élève à 1063 euros. « Cette aide serait accessible dès l’âge de 18 ans et aux étrangers dès l’obtention de leur titre de séjour » conclut Antoine Aumônier.

Dans un communiqué de presse, le parti Génération-S souhaite un rassemblement de la gauche écologiste et sociale pour les prochaines élections régionales. Il appelle à laisser de côté « les divisions d’appareil et les égos et de s’appuyer sur la richesse des acteurs régionaux pour porter un projet écologique et social commun, capable de résister à la montée du populisme identitaire et d’offrir une alternative au pouvoir actuel ».

Quatre pistes sont avancées pour « favoriser une dynamique victorieuse » : construire dès le premier tour une liste ouverte à toutes les composantes de la Gauche et de l’Ecologie, sous un label commun, sans aucun candidat se réclamant de la majorité présidentielle et des droites et avec un encadrement éthique des mandats.

Rappelons qu’en septembre dernier, la division à gauche dans le département du Doubs lui a fait perdre son unique siège de sénateur. Alors que l’union d’une partie de la gauche à Besançon a permis à Anne Vignot de remporter la mairie de Besançon en juin dernier.

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