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Politique : L’intergroupe de gauche quitte le groupe majoritaire

L’intergroupe au conseil municipal de Besançon, composé d’élus socialistes, communistes, écologistes et de la société civile, a décidé de prendre davantage ses distances avec le Maire de Besançon et les élus de la République En Marche. Le collectif, qui concentre treize élus, vient de décider de quitter le groupe majoritaire, un espace de débat au sein du conseil municipal de Besançon. Â« Nous voulons exprimer ainsi de façon plus large nos différences Â» expliquent Anne Vignot et Christophe Lime. Jean-Louis Fousseret, le maire de la cité, en a été informé par courrier.

Ces opposants à la politique nationale d’Emmanuel Macron « veulent éviter toute confusion politique Â» avec la République En Marche et les élus bisontins de l’ancienne gauche plurielle qui ont décidé de rejoindre le parti du Président de la République. Selon eux, « le groupe majoritaire au conseil municipal de Besançon n’a plus de cohérence Â». Ainsi, « par souci de clarté et de clarification Â» vis-à-vis des électeurs qui leur ont fait confiance en 2014, ils se devaient d’opérer ainsi. Il est fait allusion à certaines décisions politiques nationales, qui ont un impact au niveau communal. Pour Jean-Sébastien Leuba, la non-réaction du maire de Besançon à la suppression des contrats aidés, qui s’est traduite par des suppressions de postes dans les quartiers prioritaires bisontins, est un exemple parmi tant d’autres de cette réalité. Anne Vignot et Christophe Lime évoquent également les politique du logement, et notamment social, et migratoire à Besançon.

Pourquoi ne pas démissionner ?

Pour l’heure, les membres de l’intergroupe n’entendent pas démissionner. « On nous a mis dans une situation compliquée. Ce n’est pas nous qui avons rompu le pacte Â» expliquent-ils. Et de conclure : « Le jour où nous ne pèseront plus dans les décisions, nous quitterons le conseil municipal Â». A tous ceux qui associent Besançon a une ville gérée par la République en Marche, l’intergroupe rappelle que la majorité actuelle a été élue sur un programme de gauche et que la ville est depuis longtemps un bastion de la gauche. Affaire à suivre.