L’association Rockatoc organise la première édition de Cœur de Rocka ce samedi 3 octobre, à la salle des fêtes du Russey, dans le Haut-Doubs. Quatre concerts sont à l’affiche de cette soirée solidaire, dont celui de Cali. Sur chaque entrée à 10 euros, 5 euros seront reversés à la Ligue contre le cancer.
Faire vivre la musique tout en soutenant une cause : c’est l’ambition de Cœur de Rocka, le nouveau rendez-vous proposé par l’association Rockatoc. Pour cette première édition, les organisateurs misent sur une programmation ouverte à plusieurs univers musicaux et un tarif accessible. « C’est une soirée de concerts qui joint l’utile à l’agréable », explique Carole Rambaud, présidente de l’association. La solidarité constitue le fil conducteur de l’événement, avec la moitié du prix de chaque billet destinée à la Ligue contre le cancer.
Une soirée rendue possible par le succès des Rocka jeudi
Si Cœur de Rocka fait ses premiers pas, Rockatoc dispose déjà d’une solide expérience dans l’animation locale. Depuis 2016, l’association organise les Rock à jeudi : des apéros-concerts gratuits proposés chaque jeudi de juillet et août sur la place du village. Des associations locales participent également à ces rendez-vous en assurant la restauration. Cette dynamique estivale permet aujourd’hui à Rockatoc de porter un nouveau projet. « Le succès des Rocka jeudi est très porteur », souligne Carole Rambaud. Il donne à l’association les moyens de proposer une soirée à 10 euros, sans faire supporter au public l’ensemble de son coût.
L'interview de la rédaction : Carole Rambaud, présidente de l'association
Cali en tête d’affiche, du reggae à l’électro
Pour cette première édition, les organisateurs ont souhaité élargir leur horizon musical. « Le rock, c’est notre ADN », rappelle la présidente. Mais l’objectif est aussi de réunir différents publics autour de la chanson française, du reggae et de l’électro. Cali sera la tête d’affiche de la soirée. À ses côtés, le groupe Broussaï apportera ses sonorités reggae, tandis que Watwatah reprendra le répertoire de Matmatah. Le duo Castor & Pollux proposera, pour sa part, une relecture électro des grands standards de la chanson française. Quatre concerts pour permettre à chacun de trouver sa place dans cette soirée, tout en découvrant d’autres styles.
L'interview de la rédaction : Carole Rambaud, présidente de l'association
Une mobilisation attendue pour soutenir la Ligue
Au-delà de l’affiche, Rockatoc espère mobiliser largement autour de la lutte contre le cancer. « On sait à quel point l’accompagnement que propose la Ligue contre le cancer peut être précieux », insiste Carole Rambaud. La fréquentation aura donc un effet direct sur le montant du don : « Plus le public sera au rendez-vous, plus le chèque qu’on pourra leur donner sera conséquent. » Cette première édition pourrait-elle en appeler d’autres ? L’association préfère attendre le bilan. Si le succès est au rendez-vous, elle envisagera de renouveler l’expérience.
Informations pratiques
Cœur de Rocka : samedi 3 octobre 2026, à la salle des fêtes du Russey. Ouverture des portes à 19 heures, fermeture prévue à 3 heures. Entrée : 10 euros, dont 5 euros reversés à la Ligue contre le cancer. La billetterie en ligne est accessible depuis les réseaux sociaux de l’association Rockatoc. Deux points de vente physiques sont également proposés : Super U au Russey et le bar Le Terminus à Morteau.
Porté par quatre jeunes, le festival Urban Wave donne rendez-vous au public le 31 juillet prochain à Pontarlier. Musique, tatouage, piercing et graffiti sont au cœur de ce projet pluridisciplinaire. Pour concrétiser cette deuxième édition, les organisateurs lancent un appel aux sponsors et aux bénévoles. Rencontre avec le jeune artiste pontissalien Etheer.
Faire se rencontrer différentes formes de création et offrir une place à ceux qui les font vivre : c’est l’ambition du festival Urban Wave. Après une première édition organisée en juin dernier, l’équipe prépare un deuxième rendez-vous qu’elle souhaite encore plus ambitieux, le 31 juillet prochain à Pontarlier. Etheer décrit un événement ouvert à plusieurs univers. « C’est un festival qui regroupe différents artistes musicaux, mais on reçoit aussi des tatoueurs, des graffeurs,… », explique-t-il. L’objectif est de permettre à ces artistes de s’exprimer au sein d’un même événement.
L'interview de la rédaction : Etheer
Quatre jeunes à l’origine du projet
À l’initiative d’Urban Wave, quatre jeunes ont choisi de se structurer en association pour donner corps à leur idée. Leurs compétences se croisent entre musique, mode et communication. L’équipe travaille notamment avec une marque de vêtements pontissalienne, une collaboration qui élargit les perspectives du festival au-delà de la scène musicale.Cette complémentarité de développer le projet et de nouer de nouveaux contacts. Le collectif entend également s’agrandir pour accompagner la préparation de cette deuxième édition.
Un appel aux sponsors, même pour des contributions modestes
Pour les organisateurs, le financement reste aujourd’hui le principal obstacle. « Le plus grand problème auquel on fait face aujourd’hui, c’est le manque de financement », souligne Etheer. L’association recherche donc des sponsors prêts à accompagner l’événement, quel que soit le montant de leur participation. Les petits commerces sont eux aussi invités à rejoindre l’aventure. Etheer évoque ainsi une contribution de 50 euros comme un soutien bienvenu. En contrepartie, les organisateurs prévoient plusieurs formes de visibilité : un support à afficher en vitrine pour signaler le partenariat, ainsi qu’une présence sur l’affiche, le site internet et sur le lieu du festival, le jour de l’événement. « Les sponsors permettent de réduire le coût du billet pour les spectateurs et d'offrir un événement accessible » explique le jeune artiste.
L'interview de la rédaction : Etheer
Des bénévoles recherchés et un lieu à préciser
L’appel concerne également les bénévoles, dont l’aide sera nécessaire le jour J. Les personnes intéressées peuvent dès à présent prendre contact avec l’équipe. Si la date et la ville sont annoncées, le lieu précis reste à définir. Selon Etheer, des discussions sont en cours avec la mairie de Pontarlier. D’ici là, l’association poursuit sa mobilisation pour réunir les moyens humains et financiers nécessaires à ce deuxième rendez-vous.
Pour soutenir le festival ou devenir bénévole : sur les réseaux sociaux, urbanwave.event, ou par courriel à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
À 18 ans, le jeune artiste haut-doubiste Etheer souhaite ouvrir un nouveau chapitre de son parcours musical. Sorti ce dimanche, son single « Dramatique » marque la transition entre un premier album nourri de son histoire personnelle et un deuxième projet davantage tourné vers les autres et les sujets de société.
L'interview de la rédaction : Etheer
Un morceau pour raconter le chemin parcouru
Avec « Dramatique », Etheer revient sur les émotions qui traversaient son premier album, L’Odeur des larmes, sorti le 18 juillet 2025. Écrit après une rupture sentimentale, ce projet de dix titres lui avait permis de se présenter au public à travers une écriture intime. Aujourd’hui, le jeune rappeur veut montrer que sa vie a changé, et ses textes avec elle. Ce nouveau single raconte cette évolution : les difficultés traversées, le chemin parcouru et la volonté d’avancer. « C’est simplement pour montrer à l’auditeur que ce que je racontais avant, ça a évolué », explique-t-il. Une transformation dans laquelle il espère que ceux qui le suivent pourront, eux aussi, se reconnaître. « Dramatique » devrait être son dernier single avant le prochain album. La priorité va désormais à la construction de ce deuxième projet, qui ne possède encore ni titre ni date de sortie.
L'interview de la rédaction : Etheer
Du récit personnel aux histoires des autres
Si sa première création était centrée sur ses propres sentiments, Etheer souhaite désormais élargir son propos. Son ambition : raconter d’autres parcours, aborder des sujets sensibles et contribuer à faire évoluer les représentations du rap. Un premier morceau, intitulé « L’Aube », pose les bases de cette démarche. Inspiré de certains éléments du vécu d’une auditrice, il évoque notamment les violences et les épreuves traversées par une femme. Il ne s’agit pas de reproduire fidèlement son histoire, mais de construire un récit à partir de ce qui a touché l’artiste. Cette orientation traduit une volonté d’assumer une parole plus engagée. Pour Ether, la musique peut aussi permettre de rendre visibles des réalités difficiles à évoquer. « Le silence ne changera rien », estime-t-il.
L'interview de la rédaction : Etheer
Un album pensé comme un ensemble
Le rappeur prépare ce projet avec Weez, qui intervient sur la composition instrumentale et le mixage. Etheer insiste sur la dimension collective de cette création, nourrie d’échanges et d’une complicité construite au fil du temps. Tous deux souhaitent développer des sonorités plus organiques, avec des guitares et des percussions, tout en conservant une démarche rap. Cette approche pourrait également permettre, à terme, de proposer des concerts avec des musiciens. L’image devrait occuper une place importante. Ether imagine des clips proches du court métrage et un album dont les morceaux se répondraient. Il entend prendre le temps nécessaire pour donner de la cohérence à l’ensemble.
Écouter les retours pour progresser
Dans cette recherche, le regard des autres compte. Etheer fait écouter ses morceaux à des personnes qui ne travaillent pas dans la musique, afin de comprendre comment ils sont reçus au-delà du studio. L’exercice oblige parfois à revoir ses certitudes. Un titre dont l’artiste est particulièrement fier ne provoque pas toujours l’enthousiasme espéré. « Il y a beaucoup de remises en question », reconnaît-il. Sans considérer chaque avis comme un verdict, il estime ces échanges nécessaires pour prendre du recul.
La sensibilité comme point de rencontre
Etheer bénéficie aussi du soutien de ses parents, bien qu’ils ne soient ni musiciens ni amateurs de rap à l’origine. Il voit dans leur adhésion la preuve que la sensibilité de ses textes peut créer des passerelles entre des univers différents. Vivre de sa musique reste son objectif. Mais le jeune artiste accepte que ce parcours demande du temps. Pour l’heure, il veut construire une œuvre dans laquelle il se reconnaisse et poursuivre ce dialogue avec ceux qui l’écoutent.
A découvrir sur toutes les plateformes de musique.
À 29 ans, Gladys vient de dévoiler « L’Âme au corps », sa première composition enregistrée et diffusée auprès du grand public. La chanteuse du Haut-Doubs, également membre du duo Rose and Rooster, espère désormais poursuivre l’aventure jusqu’à la réalisation d’un album.
Plus de vingt ans de chant
La musique accompagne Gladys depuis l’enfance. Installée dans le Haut-Doubs, la jeune femme chante depuis l’âge de 8 ans et se produit sur scène depuis plus de vingt ans. Parallèlement à sa carrière artistique, elle a récemment repris ses études et obtenu son diplôme de psychomotricienne. Si elle avait déjà écrit plusieurs morceaux, Gladys n’avait encore jamais mené l’un d’eux jusqu’à son enregistrement et sa diffusion. Un manque de confiance et de légitimité qu’elle est progressivement parvenue à dépasser. « Le fait de faire partie d’un groupe et de jouer en concert m’a beaucoup aidée à prendre confiance dans mes compétences musicales et à mener ce projet à bien », explique-t-elle.
L'interview de la rédaction : Gladys
Un dialogue entre l’âme et le corps
Écrite en 2023 puis enregistrée à la fin du mois d’août, « L’Âme au corps » s’inscrit dans le registre de la variété française. La chanson met en scène le dialogue entre un corps qui cherche sa place et une âme, ou un esprit, qui s’éparpille et « papillonne ». Le morceau est né d’un travail collectif et familial. Gladys a coécrit le texte avec sa mère, tandis que la partie au piano a été composée par sa professeure de chant. La jeune artiste a imaginé la mélodie avant d’interpréter la chanson à sa manière. Le titre a été enregistré dans un studio installé au KLAB, le tiers-lieu associatif de Pontarlier, dans le studio géré par Hebi Stud. Il est désormais disponible sur plusieurs plateformes musicales, notamment Spotify, Deezer, iTunes et Amazon. Les liens d’écoute sont regroupés sur la page Instagram « Gladys.Musicandco ».
Rose’N’Rooster, une aventure fondatrice
Depuis deux ans, Gladys forme également le duo Rose ans Rooster avec John, chanteur et guitariste. Cette collaboration lui a permis de donner une nouvelle dimension à son parcours artistique et de multiplier les prestations en public. Le duo, qui interprète principalement des chansons en anglais, compte déjà une quarantaine de concerts. Il s’est notamment produit durant l’été dans plusieurs communes du Haut-Doubs ainsi qu’à Ornans.
« La musique, c’est une histoire de partage », souligne Gladys, qui souhaite désormais écrire et enregistrer de nouvelles chansons en français. Son objectif, à plus long terme, est de réunir ces compositions dans un premier album.
L'interview de la rédaction : Gladys
Du jeudi 2 au dimanche 5 juillet, la presqu'île du Malsaucy accueillera la 36e édition des Eurockéennes de Belfort. Plus de 50 artistes sont attendus, parmi lesquels The Offspring, Orelsan, Pulp, The Lumineers, Aya Nakamura, Ben Harper & The Innocent Criminals, Feu! Chatterton et The Hives. À quelques jours du festival, la billetterie est presque complète : les pass 3 et 4 jours ainsi que les billets des jeudi et vendredi sont sur le point d'être épuisés.
Le CHU Besançon Franche-Comté propose deux rendez-vous ouverts au public cette semaine à l’hôpital Jean-Minjoz. Jeudi 18 juin, une journée d’information et de prévention sur les risques liés au soleil se déroulera de 9 h à 17 h dans le cadre de la campagne Juin Jaune, consacrée à la lutte contre les cancers de la peau. Vendredi 19 juin, le hall principal accueillera plusieurs concerts de 12 h à 17 h à l’occasion de la Fête de la musique. Patients, visiteurs et professionnels pourront profiter gratuitement de cette programmation musicale.
Le festival Via Musica fera son retour du 3 au 7 juin à Besançon et dans plusieurs communes du territoire. À travers la musique ancienne, baroque ou contemporaine, l’événement défend depuis plus de vingt ans une vision ouverte de la culture. Entre transmission, pédagogie et dialogue entre les arts et les publics, les organisateurs revendiquent une musique accessible à tous.
« La musique appartient à tous »
À Besançon, le festival poursuit son ambition : faire de la musique un espace de dialogue plutôt qu’un lieu de séparation. Lors de la présentation de cette 21e édition, Arthur Schoonderwoerd, le directeur de l’évènement, a insisté sur cette idée forte : opposer tradition et modernité n’a pas de sens dans le domaine musical. « Une œuvre n’efface jamais une autre œuvre. Elle lui répond, elle la prolonge, elle la transforme », explique le directeur artistique. Selon lui, une musique du XVIIe siècle peut dialoguer naturellement avec une création contemporaine, tout comme une tradition populaire peut rencontrer une écriture plus savante. Le festival refuse ainsi l’image d’un rendez-vous réservé aux spécialistes. « La musique appartient à tous. Chacun peut y entrer par une émotion, une histoire ou une rencontre », poursuit-il.
La musique comme apprentissage de l’écoute
Au cœur du projet figure également une forte dimension pédagogique. Les organisateurs défendent l’enseignement musical comme un outil essentiel d’apprentissage collectif. « La musique nous apprend à écouter avant de répondre », souligne le directeur artistique. Une idée qui dépasse largement le cadre artistique : jouer ensemble impose d’écouter les autres voix, d’accepter les différences et les tensions.
Le discours prend aussi une dimension plus politique et sociétale. Les organisateurs rappellent que certains régimes autoritaires ont historiquement cherché à imposer une culture unique en faisant taire les voix dissonantes. « L’harmonie n’est pas l’absence de différences. C’est la capacité à faire vivre ensemble des voix qui ne sont pas identiques », affirme-t-il. Le festival entend ainsi défendre une culture du dialogue dans une époque jugée très polarisée.
Plus de 50 bénévoles mobilisés
L’événement repose également sur un important réseau de bénévoles. Chaque année, plus d’une cinquantaine de personnes participent à l’organisation des concerts et à l’accueil du public. « Un festival ne concerne jamais seulement les artistes qui montent sur scène », rappelle l’équipe organisatrice. Installation des lieux, accueil, logistique ou transport : les bénévoles constituent une part essentielle de cette aventure culturelle.
Des lieux patrimoniaux investis à Besançon
Depuis 21 ans, Via Musica investit plusieurs lieux emblématiques ou méconnus de Besançon et de ses environs. Cette année encore, concerts et créations prendront place dans des espaces chargés d’histoire. Parmi eux : l’ancienne chapelle des Carmes, le grand salon de l’université, la chapelle de la Sainte-Famille ou encore le temple du Saint-Esprit. Des lieux choisis autant pour leur acoustique que pour leur dimension patrimoniale. « Quand on entre dans ces espaces, on n’écoute pas seulement de la musique. On entre dans une histoire qui nous précède », estime le directeur artistique.
Entre musique ancienne, jazz et créations originales
La programmation mêlera musique médiévale, baroque, Renaissance et créations plus contemporaines. Plusieurs rendez-vous originaux sont annoncés, comme un « concert promenade » baptisé Le Chemin d’Arcadie, alternant marche et séquences musicales dans différents lieux. Le public pourra également découvrir une relecture jazz des sonates de Scarlatti par la pianiste sud-coréenne Yooni, ou encore assister à une masterclass donnée par le claveciniste et pianofortiste belge Jos van Immerseel au Conservatoire à rayonnement régional du Grand Besançon. Des concerts participatifs, un repas médiéval et plusieurs temps de médiation culturelle complètent la programmation.
L'interview de la rédaction : Arthur Schoonderwoerd, directeur du festival.
Soutenu par la Ville de Besançon, la Région, la DRAC, Grand Besançon Métropole et plusieurs partenaires privés et associatifs, Via Musica poursuit ainsi son objectif : faire de la musique un espace de rencontre, de transmission et d’ouverture. Pour de plus amples informations : https://festivallaviamusica.com
Le rendez-vous organisé à La Rodia sera l’occasion de mettre en lumière plusieurs projets d’action artistique qui seront présentés lors de la soirée du festival A DO MI CI LE, prévue le 2 juin prochain. Depuis plus de quinze ans, ce festival singulier fait entendre « des voix que l’on écoute trop rarement ». L’événement est devenu au fil des années un espace où la création artistique rejoint les réalités sociales, où les parcours de vie rencontrent la scène et où la musique devient un outil de lien social, d’expression et de dignité.
Trois créations présentées au public
Pour cette nouvelle édition organisée à La Rodia, trois projets artistiques seront proposés au public lors d’un concert gratuit ouvert à toutes et tous le mardi 2 juin prochain. Le premier projet, intitulé « De la rue à la rime », a été mené avec l’artiste bisontin Primate et des personnes sans domicile fixe accompagnées par la Boutique Jeanne Antide. Soutenu par la Fondation pour le Logement et la SACEM, ce projet a été construit en seulement trois semaines à travers une dizaine d’ateliers d’écriture et de répétitions.
Le deuxième projet, « Voix de femmes », réunit des femmes victimes de violences et de grande précarité autour d’une chorale animée par le musicien Jordan Teixeira. Certaines participantes sont engagées parallèlement dans des démarches d’insertion ou de reconstruction personnelle. Enfin, le public retrouvera le spectacle de Maggy Bolle avec les Novil’arts rois, un groupe composé de patients et de soignants du centre hospitalier spécialisé de Novillars. Créée il y a quatre ans, cette aventure artistique revient sur la scène bisontine dans quelques jours.
L'interview de la rédaction : l'artiste bisontin Primate
Une aventure humaine avant tout
Pour les organisateurs, ces projets demandent un important travail d’accompagnement. Les répétitions se déroulent dans les mêmes conditions que celles d’artistes professionnels accueillis à La Rodia. Pendant que certains groupes préparent les Eurockéennes ou le Hellfest dans les autres salles, les participants de « De la rue à la rime » construisent eux aussi leur spectacle. « Le plus difficile, c’est souvent d’amener les personnes jusqu’au projet et de réussir à maintenir le groupe », expliquent les équipes. Certains participants vivent encore dans la rue, d’autres traversent des situations administratives, sociales ou familiales très compliquées. Mais les organisateurs constatent aussi des effets très concrets au fil des années. Plusieurs anciens participants ont retrouvé un emploi, un logement ou renoué des liens familiaux grâce à ces expériences artistiques.
L'interview de la rédaction : un participant

Changer le regard sur la précarité
Au-delà du spectacle, les porteurs du projet défendent une autre vision de l’action sociale. Pour eux, la culture ne doit pas arriver uniquement « après » l’insertion, mais peut devenir un moteur de reconstruction. À travers cette soirée du 2 juin, la Rodia et ses partenaires souhaitent avant tout montrer que derrière les parcours de précarité existent aussi des artistes, des talents et des histoires capables de rassembler un large public.
Un concert réunissant deux chœurs d’hommes se tiendra ce samedi 9 mai, à 20h30, à l’église Saint-Laurent d’Ornans. Le public pourra entendre « Le C(h)œur de Lou(v)e », de la vallée de la Loue, dirigé par Chantal Marguet, qui accueillera pour l’occasion « Le Chœur de Loups », formation venue de Lubersac, en Corrèze, sous la direction de Christian Roque. L’entrée sera libre.
L’artiste jurassien Hubert-Félix Thiéfaine s’apprête à faire ses adieux à la scène. À 77 ans, il lancera son ultime tournée, « Des adieux …/… », avec une première date le 3 octobre prochain. Cette tournée traversera une quarantaine de villes jusqu’en juin 2027, avant un dernier concert à Reims. Dans la région, deux rendez-vous : le 3 avril 2027 à l’Axone de Montbéliard et le 14 mai 2027 à Dijon.
Côté billetterie, la prévente Fnac ouvre ce mardi 31 mars à 12h, suivie de la mise en vente générale jeudi 2 avril à midi. Une ultime chance d’applaudir l’une des grandes voix du rock poétique français.