Le 9 décembre, lors de la seconde lecture du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2026 à l’Assemblée nationale, la ministre Amélie de Montchalin s’est engagée à maintenir la prise en charge des cures thermales. Une issue que la sénatrice jurassienne Sylvie Vermeillet salue « comme une reconnaissance du rôle du thermalisme dans le modèle de soins et le dynamisme des territoires ».
Cette décision intervient après une mobilisation de toute la filière et une contre-attaque parlementaire menée par l’élue centriste. Elle s’était opposée à la réduction annoncée du remboursement (de 100 % à 65 % pour les patients en affection de longue durée, et de 65 % à 15 % pour les autres), dénonçant une mesure « injuste et néfaste » qui aurait privé le pays de 4,8 milliards d’euros de retombées économiques et fiscales, notamment pour Salins-les-Bains et Lons-le-Saunier.
Mardi, en séance au Sénat, la sénatrice jurassienne Sylvie Vermeillet a dénoncé le projet gouvernemental visant à réduire drastiquement la prise en charge des cures thermales, passant de 100 % à 65 % pour les patients en affection de longue durée et de 65 % à seulement 15 % pour les autres. « Une mesure qui menacerait directement les cités thermales de Salins-les-Bains et Lons-le-Saunier, en imposant un reste à charge de plusieurs centaines d’euros » explique-t-elle.
Mme Vermeillet rappelle que le thermalisme, « bien que marginal dans le budget de la Sécurité sociale, génère 4,8 milliards d’euros de retombées économiques et fiscales ». Elle appelle le gouvernement à renoncer à cette orientation et à engager un dialogue avec la filière « pour préserver ce modèle de soin et de développement territorial ».