Du 9 au 11 janvier, le Palais des sports de Besançon deviendra le centre névralgique du para futsal adapté, avec l’accueil des championnats de France. Un rendez‑vous majeur pour la discipline, organisé par le Comité départemental du sport adapté du Doubs (CDSA 25), qui attend 350 sportifs venus de tout l’Hexagone.
Un événement national pour valoriser le sport adapté
Alternante au CDSA 25 et chargée du développement, Camille Eggenspieler rappelle la mission de l’association : « rendre accessible le sport à tous, toute l’année ». Ces championnats constituent l’un des temps forts de cette dynamique. Pendant trois jours, des sportifs présentant une déficience intellectuelle, psychique ou des troubles du spectre autistique se disputeront les titres nationaux. « C’est la finalité de leur saison, le résultat d’un entraînement régulier en club », souligne Camille Eggenspieler. Au total, 25 clubs seront représentés, tous affiliés à la Fédération française du sport adapté.
L'interview de la rédaction : Camille Eggenspieler
Le para futsal, une discipline en plein essor
Encore méconnu du grand public, le para futsal n’est pas une discipline olympique. En revanche, il figure au programme des Global Games, les Jeux mondiaux du sport adapté, véritable équivalent des Jeux olympiques pour ces athlètes. Pour les clubs engagés, ces championnats de France constituent un moment clé : confrontation au plus haut niveau national, visibilité accrue et reconnaissance du travail mené tout au long de l’année.
Trois jours de compétition ouverts au public
Le public est invité à venir découvrir la discipline et encourager les équipes. Les horaires d’ouverture annoncés par l’organisation sont les suivants : vendredi : 18 h – 20h, samedi : 8 h – 19 h et dimanche matin : de 8h à 12h. L’accès est gratuit, et les organisateurs espèrent attirer un large public pour soutenir les athlètes et mieux faire connaître le sport adapté.
Un enjeu sportif… et sociétal
Au‑delà de la compétition, l’événement porte un message fort : celui de l’inclusion par le sport. « Le para futsal permet de pratiquer une activité physique, mais aussi de créer du lien, de la cohésion, de la confiance », rappelle Camille Eggenspieler. Pour le CDSA 25, accueillir ces championnats à Besançon est une manière de valoriser le travail mené dans le département et de renforcer la place du sport adapté dans le paysage sportif local.
Comme l’an dernier, l’équipe française de football pour amputés a prévu un nouveau stage sur le territoire du Grand Besançon. Il se déroulera les 19 et 20 avril prochains sur les installations du FC Montfaucon Morre Gênes La Vèze. A cette occasion, un match contre les U15 du club local sera organisé à 17h, le samedi 19 avril.
Également au programme, une rencontre contre l’AS Perrouse dimanche matin, à partir de 10h. Ce week-end est organisé en l’honneur de Toine, un jeune footballeur amputé de 14 ans. Les bénéfices récoltés permettront de financer la participation du jeune garçon à une compétition sportive, qui rassemble, chaque année, une centaine de jeunes amputés autour de la pratique du football.
C’est un moment qui restera sans doute a jamais gravé dans leur mémoire de champion. Deux jeunes francs-comtois, le Bisontin Jean-Claude Thiévent et le Levitien Jean-Philippe Faivre, médaillés aux Virtus Global Games, ont été reçus ce lundi à l’Elysée par Emmanuel Macron. Durant les derniers championnats du Monde de sport adapté, qui se sont tenus en juin dernier à Vichy, les 122 sportifs français sélectionnés ont décroché 189 médailles, dont 88 en or. Précisons que cette épreuve internationale est ouverte aux sportifs trisomiques et autistes. C’est respectivement en vélo et en tennis que les deux francs-Comtois ont excellé.
Tout au long de cette période hivernale, Apach'Evasion accueille de nombreuses personnes en situation de handicap à la station de Métabief. Grâce à du matériel spécifique, l’association et ses accompagnateurs font découvrir les sports de glisse à leurs visiteurs. En fonction du handicap, la pratique s’effectue avec plus au moins d’autonomie. La rédaction a rencontré Céline et Arthur.
« Ce n’est pas parce que l’on est en situation de handicap que l’on ne peut pas faire comme tout le monde » explique Céline. Pour atteindre cet objectif, la structure bénéficie de matériels, type dual, tandem piloté, uniski et kart-ski. Elle forme des bénévoles à l’utilisation de ces engins adaptés. Arthur en fait partie. Dans le cadre d’un stage, qu’il doit mener avec son école de commerce, sur le thème de l’humanitaire, le jeune homme encadre des sorties. Ce lundi après-midi, il doit assurer une activité en kart-ski. « Cela m’apprend énormément de choses. Cela me permet d’avoir une ouverture d’esprit, de mieux comprendre les personnes en situation de handicap et développer une meilleure empathie » explique l’étudiant. Et de continuer : « La pratique du kart-ski s’adresse aux personnes qui ont une mobilité au niveau du corps. Elles sont plus autonomes que les autres. Je me déplace derrière. Elles m’indiquent la direction qu’elles souhaitent prendre. Je dirige ensuite la sortie grâce à une ligne de vie ».
Partager une activité
En plus de leurs compétences techniques, les pilotes d’Apache Evasion doivent savoir développer de bonnes relations humaines avec leur public, instaurer de la confiance et rassurer. Ils doivent constamment s’adapter en fonction du handicap présent. « Nous devons se mettre à leur place et essayer d’apprécier ce qu’elles ressentent. Il faut beaucoup communiquer. Même si la personne ne peut pas le faire à son tour. C’est important de lui expliquer comment les choses vont se dérouler pour qu’elle puisse être en confiance et à l’aise pour la descente » conclut Céline.
L'interview de la rédaction / Arthur et Céline
Dans le cadre de la semaine nationale handivoile, handivalide et paravoile, l’association pontissalienne « Les Foulques » du Haut-Doubs organise des baptêmes de voile gratuits ce samedi 18 juin, de 14h à 18h, à la base nautique des Grangettes.
« L’objectif de cette journée est de démontrer que le foot peut vraiment apporter sa pierre à l’édifice dans le handicap » souligne Giacinto Fabiano. « On a un public qu’on oublie. Qu’on ne va pas chercher. Et ce qui est dommage, c’est qu’on a des enfants qui adorent ça », poursuit-il. Au programme de cette journée, de nombreux ateliers disposés sur le stade Léo Lagrange, et encadrés par le personnel du Racing Besançon, des éducateurs U11 jusqu’aux joueurs de l’équipe première. Les enfants sont enjoués, et pleinement impliqués dans tous les exercices ludiques qui leur sont proposés. Des jeux d’adresse, de précision, de vitesse, de dribble, de perception, d’habileté. Vers le poteau de corner gauche, une ligne est tracée au sol. Les enfants, les uns derrières les autres, sautent d’un côté à l’autre de cette ligne, sous le rythme soutenu d’un joueur du Racing Besançon clamant : « Rive ! Rivière ! Rive ! Rive ! Rivière ». Et à chaque fois que l’un d’entre eux se trompe, il s’écarte de la piste, jusqu’à ce qu’il n’y ait qu’un seul vainqueur, fou de joie de remporter l’épreuve sous les yeux de ses camarades, des éducateurs, et des joueurs.
Giacinto Fabiano, qui développe la section foot adapté au Racing Besançon, et coordinateur de la journée "Foot adapté".
« Cette journée est destinée aux acteurs du handicap, qui ne nous connaissent pas, qui ne connaissent pas la section, mais aussi aux clubs de foot de la région » indique Giacinto Fabiano. « C’est aussi une façon de présenter le projet que je suis en train de développer, qui est de monter une section adaptée au sein d’un club. Et de démontrer que c’est quelque chose qui est faisable sur n’importe quel autre club » poursuit le coordinateur de la journée. En pleine reconversion professionnelle, Giacinto Fabiano prépare actuellement un DE JEPS (Diplôme d'Etat de la Jeunesse, de l'Éducation Populaire et du Sport) en animation socio-culturelle à l’UFCV à Besançon. « Mon idée c’est d’avoir un métier utile » souligne-t-il. « Je suis rentré à la section adaptée qui était à l’initiative d’une éducatrice du Racing. Et ce qui m’a choqué, c’est que nous n’étions vraiment pas nombreux, alors que je sentais vraiment que les enfants voulaient participer, avaient envie. C’est ce qui a créé mon projet DE pour cette année ».