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Après les violences survenues samedi 17 octobre à Besançon, Séverine Veziès, élue bisontine de La France insoumise, livre son analyse de la crise sociale et politique qui traverse le pays. Dans un entretien, elle met en cause la politique d'Emmanuel Macron, dénonce la stratégie de maintien de l'ordre et appelle le gouvernement à répondre aux revendications de la jeunesse. L'élue critique également l'attitude du maire de Besançon, Ludovic Fagaut (LR), qu'elle accuse d'instrumentaliser les événements à des fins politiques. Tout en défendant la légitimité des mobilisations sociales, elle appelle à des manifestations pacifiques.

Une crise sociale profonde, conséquence selon elle de dix années de macronisme

Pour Séverine Veziès, les violences et les tensions sociales observées ces derniers jours ne peuvent être dissociées d'un malaise plus profond qui traverse la société française. L'élue de La France insoumise considère que la situation actuelle résulte directement des politiques conduites depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir. « C'est une crise qui est de toute façon très profonde et qui est le fruit finalement de dix années de macronisme », affirme-t-elle. Elle évoque une accumulation de difficultés sociales et un sentiment de colère qui s'exprime désormais dans la rue. À ses yeux, le gouvernement ne peut espérer une sortie de crise sans apporter de réponses concrètes aux revendications. Séverine Veziès dénonce notamment ce qu'elle qualifie de « stratégie de pourrissement de la situation », estimant que l'exécutif laisse les tensions s'installer plutôt que d'engager un véritable dialogue politique.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Trois revendications prioritaires pour répondre à la colère de la jeunesse

L'élue insoumise identifie trois revendications majeures qui, selon elle, doivent constituer la base d'une réponse gouvernementale. Elle réclame tout d'abord un investissement supplémentaire de 10 milliards d'euros en faveur de la jeunesse et des lycées. Elle demande également la suppression de Parcoursup, dont le fonctionnement est contesté par une partie des jeunes mobilisés. Enfin, Séverine Veziès défend un blocage des prix pour répondre aux difficultés de pouvoir d'achat. « Les gens n'en peuvent plus et n'arrivent plus à faire leurs courses et sont complètement pris à la gorge », déclare-t-elle. Pour la représentante de La France insoumise, ces revendications traduisent des préoccupations sociales auxquelles le pouvoir politique doit apporter des réponses rapides. « La solution ne peut être que politique », insiste-t-elle.

Maintien de l'ordre : Séverine Veziès demande un changement de stratégie

Interrogée sur les affrontements qui ont marqué les manifestations, Séverine Veziès met directement en cause les méthodes de maintien de l'ordre. Elle estime que la réponse policière ne peut constituer l'unique réponse à la colère sociale. « On ne peut pas pendant des semaines ne pas les écouter, leur envoyer les forces de l'ordre pour les mater et espérer que tout ça s'apaise », affirme-t-elle. Selon l'élue, cette stratégie risque au contraire d'alimenter les tensions. « La violence amène à la violence », poursuit-elle, tout en affirmant la nécessité de préserver le caractère pacifique des mobilisations. Séverine Veziès appelle donc à une double évolution : un changement de doctrine dans la gestion des manifestations et une réponse politique aux revendications exprimées. Elle affirme également que des manifestants auraient été victimes de violences policières lors des événements de samedi à Besançon.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Ludovic Fagaut accusé d'instrumentaliser les violences à des fins politiques

L'élue insoumise critique notamment l'appel au rassemblement lancé par le maire à la suite des violences, dans le prolongement de l'initiative de l'Association des maires de France. Elle estime que cette démarche, présentée comme un appel au rassemblement, a au contraire contribué à accentuer les divisions. « Je regrette finalement que l'appel à rassemblement qu'a initié Monsieur Fagaut suite à la demande de l'AMF était lui-même très clivant », déclare-t-elle. Pour Séverine Veziès, un rassemblement destiné à défendre les valeurs républicaines ne peut faire abstraction des revendications sociales portées par les jeunes manifestants. Elle reproche également au maire de mettre en cause La France insoumise plutôt que d'interroger la responsabilité du gouvernement dans la crise actuelle. « Il utilise ces événements pour des jeux politiciens locaux. C'est absolument irresponsable », affirme-t-elle.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

« Les véritables responsables sont à l'Élysée et au gouvernement »

Séverine Veziès élargit sa critique à certains responsables politiques bisontins, qu'elle accuse de chercher à tirer profit des événements. Selon elle, les réactions politiques locales détournent l'attention des causes profondes de la mobilisation. « Les véritables responsables de cette situation, ils sont à l'Élysée, ils sont au gouvernement », soutient-elle. L'élue estime que les revendications de la jeunesse sont légitimes et que l'absence de réponse politique contribue à entretenir la colère. Elle considère également que La France insoumise est particulièrement visée dans le débat politique local en raison de son opposition à la majorité municipale.

De nouvelles manifestations envisagées samedi prochain

Interrogée sur la possibilité de nouveaux rassemblements samedi 24 octobre, Séverine Veziès estime que la mobilisation sociale pourrait se poursuivre. « Je pense effectivement qu'il va y avoir d'autres rassemblements », indique-t-elle, sans confirmer l'organisation d'une manifestation précise. Elle rappelle que La France insoumise soutient les mouvements sociaux, mais ne revendique pas leur organisation. L'élue souhaite notamment que les syndicats prennent toute leur place dans l'encadrement des prochaines mobilisations, afin d'éviter de nouveaux débordements. « On compte sur les syndicats pour permettre finalement une mobilisation encadrée et faire en sorte que tout ceci se passe bien », explique-t-elle.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

« La violence ne sert pas nos revendications, elle va les desservir »

Malgré ses critiques à l'encontre du gouvernement et des forces de l'ordre, Séverine Veziès affirme clairement son opposition aux violences qui pourraient accompagner les prochaines manifestations. « La violence ne sert pas nos revendications, elle va les desservir », reconnaît-elle. Elle plaide pour la poursuite d'un mouvement social pacifique, tout en renouvelant ses accusations concernant les méthodes policières employées lors des derniers rassemblements. Pour l'élue insoumise, la sortie de crise passe donc par une mobilisation encadrée, une évolution des pratiques de maintien de l'ordre et, surtout, une réponse gouvernementale aux revendications sociales.

 

Après les violences et les dégradations survenues ce samedi lors de la mobilisation sociale à Besançon, l’élue insoumise Séverine Véziès appelle ceux qui partagent son combat à refuser les pillages et les saccages. Elle juge ces actions sans signification politique et contraires aux méthodes de son mouvement. Tout en mettant en cause la responsabilité d’Emmanuel Macron et des gouvernements successifs dans les tensions actuelles, elle estime que l’issue ne peut être que politique.

Les élus bisontins de La France insoumise Séverine Véziès, Hélène Magnien-Faysot et Martin Méllion ont présenté, ce vendredi 4 septembre, leur plan consacré à l’école. Rénovation des bâtiments, adaptation aux canicules, gratuité progressive de la restauration scolaire, inclusion des enfants en situation de handicap et démocratie scolaire figurent parmi leurs principales propositions.

À l’occasion d’une conférence de presse organisée ce vendredi à Besançon, La France insoumise a souhaité apparaître comme une « force de proposition ». Les conseillers municipaux d’opposition Séverine Véziès, Hélène Magnien-Faysot et Martin Méllion ont dévoilé un plan consacré aux écoles bisontines, élaboré à partir de leur programme municipal puis enrichi durant l’été avec des militants disposant de connaissances professionnelles ou associatives dans le domaine éducatif.

Présenté comme un « contre-plan de rentrée », ce projet entend montrer les mesures qui auraient été engagées si La France insoumise avait dirigé la Ville. Certaines propositions pourraient, selon ses représentants, être appliquées rapidement, tandis que les investissements les plus importants seraient échelonnés sur les six prochaines années. Le plan s’articule autour de trois axes : les actions relevant directement des compétences municipales, l’intervention de la Ville auprès de l’État et de l’Éducation nationale, et la participation des enfants, des familles et des personnels au fonctionnement des écoles.

L'interview de la rédaction : Hélène Magnien Faysot. Martin Méllion 

Des mesures pour combattre les inégalités sociales

Pour justifier l’urgence de son plan, le groupe insoumis met en avant la situation sociale de nombreuses familles bisontines. Selon les chiffres communiqués pendant la conférence de presse, 23 % de la population de Besançon vivrait sous le seuil de pauvreté. Cette proportion pourrait atteindre 50 % dans certains quartiers populaires. Les élus proposent ainsi la gratuité des fournitures scolaires et une prise en charge immédiate des repas de cantine pour les familles les plus modestes. Ces foyers, qui représenteraient 42 % des familles utilisatrices, bénéficient actuellement du repas à un euro. Le dispositif serait progressivement étendu pour parvenir à une restauration scolaire gratuite pour tous les enfants au cours du mandat. À compter de la rentrée 2027, La France insoumise souhaite également proposer un petit-déjeuner et un goûter dans les écoles. Le coût de la gratuité totale de la restauration, incluant ces repas supplémentaires, est évalué par le groupe à 2,7 millions d’euros sur l’ensemble du mandat. Le plan prévoit par ailleurs une augmentation des aides aux voyages scolaires et aux associations assurant de l’accompagnement aux devoirs. Une collecte de fournitures scolaires a également été organisée par les militants bisontins. Son contenu doit être remis à une association locale, dont l’identité n’a pas été rendue publique.

132 millions d’euros envisagés pour les écoles

Le deuxième grand volet concerne la rénovation des établissements et leur adaptation au changement climatique. Après cinq épisodes caniculaires durant l’été, Séverine Véziès a notamment évoqué la situation de l’école Bourgogne, où la température aurait dépassé les 40 degrés à la fin du mois de juin. Le programme initial d’investissement dans les écoles est estimé par le groupe à 120 millions d’euros sur le mandat. La France insoumise propose de l’augmenter de 10 %, soit 12 millions d’euros supplémentaires, pour porter l’enveloppe totale à 132 millions d’euros.

Ces investissements concerneraient les bâtiments comme les espaces extérieurs. Ils permettraient notamment de financer l’isolation des façades, des planchers et des plafonds, le remplacement des fenêtres par du double ou du triple vitrage, l’amélioration de l’accessibilité et la sécurisation des abords des établissements. Les élus défendent également la création de « cours oasis », davantage végétalisées, permettant une meilleure gestion des eaux de pluie et pouvant accueillir des potagers pédagogiques. Ils souhaitent revoir leur organisation. L’objectif est de concevoir des cours mieux partagées entre les filles et les garçons.

Repenser l’organisation scolaire face aux canicules

Concernant les périodes de fortes chaleurs, le groupe distingue les mesures d’urgence, comme l’installation de brasseurs d’air, de voiles d’ombrage ou la climatisation ponctuelle de certains locaux, des investissements structurels consacrés à l’isolation et à la végétalisation. Les élus estiment toutefois que l’adaptation des bâtiments ne suffira pas. Ils souhaitent engager une réflexion plus large sur le fonctionnement de l’école pendant les canicules. Ils évoquent notamment la possibilité de modifier ponctuellement les horaires, de concentrer les cours durant la matinée ou d’organiser davantage d’activités à l’extérieur lorsque les conditions le permettent. Selon eux, inviter les familles à garder leurs enfants à domicile lors des journées les plus chaudes peut aussi renforcer les inégalités. Les conditions ne sont pas les mêmes pour un enfant vivant dans une maison avec un jardin et pour celui qui réside dans un appartement surchauffé.

La municipalité accusée d’avoir manqué d’anticipation

Séverine Véziès, Hélène Magnien-Faysot et Martin Méllion ont vivement critiqué la préparation de la rentrée par la majorité municipale conduite par Ludovic Fagaut. Ils estiment que le plan de 300 000 euros annoncé par le maire pour lutter contre la chaleur dans les écoles repose principalement sur des équipements d’urgence et ne répond pas aux enjeux de long terme. Les élus insoumis reprochent également au maire de ne pas avoir exposé sa vision de l’école lors du dernier conseil municipal organisé avant l’été. Ils mettent cette enveloppe en parallèle avec les 250 000 euros consacrés au fleurissement de la ville et dénoncent les autres priorités budgétaires de la majorité, parmi lesquelles la vidéosurveillance, l’armement de la police municipale ou les installations du marché de Noël. Les représentants de La France insoumise considèrent cependant qu’un plan d’urgence reste nécessaire et se félicitent de certaines mesures annoncées par la municipalité. Ils reconnaissent également comme une avancée le fait que 99 % des familles puissent désormais bénéficier d’une place à la cantine. Ils attribuent toutefois en partie ce résultat aux actions engagées sous le précédent mandat d’Anne Vignot.

L'interview de la rédaction : Hélène Magnien Faysot. Martin Méllion 

Donner davantage de pouvoir aux enfants

Le dernier axe du plan porte sur la démocratie scolaire. Martin Méllion propose la création d’un conseil éducatif local dans chaque école. Cette instance pourrait associer les enseignants, les agents municipaux, les services techniques, les parents, les élus et des habitants du quartier. Une assemblée d’enfants, dotée d’un budget participatif, permettrait également aux élèves de prendre part aux décisions concernant leur établissement. Pour le conseiller municipal, cette participation constituerait une première expérience concrète de la citoyenneté et de la vie démocratique. La France insoumise souhaite enfin ouvrir davantage les bâtiments scolaires aux associations pendant les soirées, les week-ends et les vacances.

Avec ce « contre-plan », Séverine Véziès, Hélène Magnien-Faysot et Martin Méllion entendent défendre une école sociale, écologique, inclusive et davantage ouverte sur les quartiers. Ils demandent désormais au maire de Besançon de présenter sa propre vision de l’école publique pour les six années de son mandat.

Après les nouveaux tirs survenus à Planoise, Séverine Véziès, élue de l’opposition bisontine, représentante de La France insoumise, a exprimé son soutien aux habitants et aux familles du quartier. Elle appelle à renforcer les moyens techniques et d’investigation de la police judiciaire afin de démanteler les réseaux de narcotrafic et leurs circuits financiers. Estimant que les opérations « coups de poing » ont montré leurs limites, elle plaide également pour des politiques de prévention en direction des jeunes et une meilleure prise en charge des personnes touchées par les addictions.

Le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, se félicite de la décision du tribunal administratif de ne pas suspendre l'arrêté anti-mendicité et d'interdiction de la consommation d'alcool sur la voie publique adopté par la nouvelle majorité municipale. Selon lui, « la justice a parlé » en confirmant la légalité de la mesure contestée par des élus de l'opposition. Le maire affirme que cet arrêté ne vise « pas un statut social, mais un comportement », en ciblant les actes d'agression, d'intimidation ou de violence dans l'espace public. Il assure vouloir restaurer la tranquillité et la sécurité des Bisontins, tout en poursuivant l'accompagnement social des personnes en difficulté avec le CCAS et les associations

Le tribunal administratif de Besançon a rejeté la demande de suspension de l'arrêté anti-mendicité pris par la nouvelle majorité municipale. Saisie en référé, la juridiction a estimé qu'il n'existait pas, en l'état du dossier, de doute suffisamment sérieux sur la légalité de la mesure pour en ordonner la suspension. L'arrêté demeure donc applicable. Le recours en référé avait été déposé par Anthony Poulin, élu écologiste, et Séverine Véziès, élue de La France insoumise, tous deux membres de l'opposition de gauche au conseil municipal de Besançon. Ils contestent un arrêté qu'ils jugent inefficace, disproportionné et préjudiciable aux personnes les plus vulnérables.

Une décision qui ne règle pas le fond du dossier

Les deux élus rappellent que cette ordonnance ne tranche pas la légalité de l'arrêté. En référé, le juge administratif examine uniquement si les arguments présentés justifient une suspension en urgence. Le recours pour excès de pouvoir, qui vise à faire annuler l'arrêté sur le fond, suit donc son cours. Les requérants annoncent vouloir renforcer leur argumentaire avec leur avocate afin que les éléments qu'ils estiment insuffisamment examinés soient pleinement pris en compte.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

L'interview de la rédaction : Anthony Poulin 

Des arguments laissés de côté selon les requérants

Anthony Poulin et Séverine Véziès regrettent que plusieurs aspects essentiels n'apparaissent pas dans la motivation de la décision. Ils citent notamment la situation de la rue Champron, où se concentrent plusieurs services destinés aux personnes sans domicile, comme la boutique Jeanne-Antide. Selon eux, l'arrêté risque de décourager les personnes les plus précaires de fréquenter ce secteur, par crainte de verbalisation, compromettant ainsi leur accès aux services sociaux. Les élus dénoncent également le caractère flou de la notion de « présence prolongée » dans l'espace public. À leurs yeux, cette formulation entretient une insécurité juridique et produit un effet dissuasif sur l'exercice de droits fondamentaux.

Une mesure jugée inutile et contre-productive

Pour les deux élus d'opposition, les outils juridiques existent déjà pour sanctionner les troubles à l'ordre public. Ils rappellent que les polices nationale et municipale disposent des moyens nécessaires pour intervenir en cas d'agressions, de nuisances ou de comportements répréhensibles. Ils estiment donc que le nouvel arrêté répond davantage à une logique politique qu'à un réel besoin opérationnel. Selon eux, il ne fait que déplacer les situations de mendicité vers d'autres quartiers de la ville, sans apporter de solution durable. Les élus évoquent également les conséquences de l'arrêté en période de fortes chaleurs. Ils estiment qu'il pourrait conduire certaines personnes en grande précarité à éviter des espaces publics ombragés ou des îlots de fraîcheur, comme le square Bouchot, le square Saint-Amour ou la place Granvelle, alors même que ces lieux constituent des refuges lors des épisodes caniculaires.

Un appel à davantage de dialogue

Anthony Poulin et Séverine Véziès regrettent que ce dossier n'ait jamais fait l'objet d'un débat en conseil municipal. Ils affirment avoir sollicité à plusieurs reprises un rendez-vous avec le maire, Ludovic Fagaut, sans obtenir de réponse. Ils plaident pour une approche davantage fondée sur la médiation, le renforcement des associations et des travailleurs sociaux plutôt que sur des mesures qu'ils jugent stigmatisantes envers les personnes vivant dans la rue. Les deux élus ont également rendu hommage à Claire, l'une des requérantes, saluant le courage d'une personne sans domicile qui a accepté de porter cette procédure devant la justice.

Le combat continue

Si Anthony Poulin reconnaît que cette première décision constitue une victoire procédurale pour la majorité municipale, il estime que le débat est loin d'être clos. Les deux élus demandent au maire de retirer, suspendre ou, à tout le moins, de préciser son arrêté afin de limiter ses conséquences sur les publics les plus fragiles.

En parallèle du recours devant le tribunal administratif, ils annoncent poursuivre leur mobilisation politique pour défendre, selon leurs termes, une approche plus humaine de la tranquillité publique et de la lutte contre la précarité.

Alors qu'un nouvel épisode de fortes chaleurs est annoncé après la récente canicule qui a touché la France, les élus de La France insoumise au conseil municipal de Besançon appellent la municipalité à renforcer sans attendre les mesures de protection de la population. Dans un communiqué, ils estiment que « la canicule tue » et jugent insuffisantes les actions actuellement mises en œuvre. Les élus insoumis alertent sur les conséquences sanitaires des vagues de chaleur, en particulier pour les personnes âgées, les enfants, les personnes malades, les sans-abri ou encore les habitants de logements particulièrement exposés aux fortes températures. Ils évoquent également une forte pression sur les établissements de santé et les services hospitaliers.

Davantage de lieux frais ouverts au public

Le groupe demande au maire de Besançon « d'aller au-delà de la simple information sur les points de fraîcheur disponibles dans la ville ». Il propose l'ouverture de tous les lieux climatisés ou naturellement frais pouvant accueillir du public, qu'il s'agisse de bâtiments municipaux, de galeries commerciales volontaires, de cinémas, de salles publiques, de caves accessibles ou encore de lieux de culte. Selon les élus, ces espaces pourraient constituer de véritables refuges lors des prochains épisodes de chaleur extrême.

Plusieurs mesures d'urgence proposées

Les élus de La France insoumise réclament également :

  • l'élargissement des horaires d'ouverture des piscines municipales et une adaptation des tarifs ;
  • la réquisition des logements vacants afin de mettre à l'abri les personnes sans domicile ;
  • un renforcement de l'information auprès des personnes isolées et des publics les plus vulnérables ;
  • la mise en place d'un plan d'urgence pour identifier les « logements bouilloires », installer rapidement des protections solaires ou des systèmes de ventilation et prévoir des solutions de relogement temporaire lorsque la situation l'exige.

Un conseil municipal exceptionnel demandé

Au-delà de ces mesures immédiates, les élus rappellent leur soutien à des politiques de plus long terme comme la végétalisation de la ville, la désimperméabilisation des sols, la rénovation thermique des logements ou encore la lutte contre les îlots de chaleur urbains. Ils réitèrent enfin leur demande de convocation d'un conseil municipal exceptionnel consacré à l'adaptation de Besançon au changement climatique. Selon eux, certaines décisions peuvent être prises immédiatement par la municipalité, tandis que d'autres nécessitent une coordination avec les services de l'État. Pour les élus insoumis, face à la multiplication des épisodes caniculaires, « chaque jour perdu augmente les risques », estimant que des mesures d'urgence sont désormais indispensables pour protéger les habitants.

Cent jours après la prise de fonctions de Ludovic Fagaut (LR) à la tête de la Ville de Besançon, l'élue municipale de La France insoumise, Séverine Véziès, porte un regard très critique sur le début de mandat du nouveau maire. Elle lui reproche de ne pas avoir pleinement endossé sa fonction, de privilégier une approche idéologique et de négliger, selon elle, les priorités sociales et environnementales de la ville.

« Les Bisontins ont élu un maire, pas un influenceur »

Premier grief formulé par l'élue insoumise : Ludovic Fagaut n'aurait pas encore pris la mesure de ses nouvelles responsabilités. Selon Séverine Véziès, le maire continuerait d'adopter une posture de candidat en cherchant avant tout à s'adresser à son électorat plutôt qu'à l'ensemble des habitants. « Les Bisontins ont élu un maire et pas un influenceur », lance-t-elle, critiquant une communication qu'elle juge davantage tournée vers les réseaux sociaux que vers l'exercice de la fonction municipale. Elle estime qu'un maire doit désormais gouverner « pour tous les Bisontins » et défendre l'intérêt général.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès, élue bisontine insoumise 



« Toujours dans une logique d'opposition »

L'élue considère également que Ludovic Fagaut conserve les réflexes qu'il avait lorsqu'il siégeait dans l'opposition municipale. Elle souligne que les élus de La France insoumise n'hésitent pas à soutenir certaines délibérations de la majorité lorsqu'elles leur paraissent aller dans le bon sens. À l'inverse, elle affirme que les propositions déposées par son groupe sont systématiquement rejetées sans débat de fond. Selon elle, cette attitude traduit une volonté de s'opposer par principe plutôt que d'examiner les propositions sur leur contenu.

Des choix budgétaires contestés

Séverine Véziès critique également les premières orientations budgétaires de la nouvelle majorité. Elle évoque notamment les dépenses consacrées à la vidéosurveillance, à l'armement létal de la police municipale ou encore à l'achat de nouveaux chalets pour le marché de Noël. Si elle reconnaît l'intérêt de certaines animations, elle estime que ces investissements ne répondent pas aux besoins prioritaires des habitants. À ses yeux, les moyens auraient dû être davantage orientés vers les écoles, les politiques sociales ou encore l'adaptation de la ville aux épisodes de fortes chaleurs.

Canicule et écoles : « Rien n'était prévu »

L'élue affirme avoir interpellé le maire lors du dernier conseil municipal sur les conséquences de la canicule, notamment à l'approche de la rentrée scolaire. Elle regrette l'absence, selon elle, de mesures spécifiques concernant les écoles, les personnels municipaux ou les enfants les plus fragiles. Séverine Véziès cite également la rénovation thermique des établissements scolaires comme un enjeu majeur face au réchauffement climatique. Elle se dit particulièrement inquiète des déclarations de Ludovic Fagaut laissant entendre qu'il pourrait remettre en cause ce programme de rénovation. Pour l'élue insoumise, une telle orientation revient à ignorer les conséquences déjà visibles du changement climatique.

Des recours devant le tribunal administratif

Sur le plan institutionnel, Séverine Véziès annonce que plusieurs décisions du nouveau maire feront l'objet de recours. Elle confirme qu'un recours a été déposé contre l'arrêté anti-mendicité, qu'elle qualifie d'« arrêté anti-pauvres ». L'audience doit se tenir devant le tribunal administratif ce lundi.  Elle critique également le nouveau règlement intérieur du conseil municipal, notamment la création d'un dispositif de blâme à l'encontre des conseillers municipaux. Selon elle, cette disposition vise à limiter la liberté d'expression de l'opposition alors que le maire dispose déjà du pouvoir de police de l'assemblée. Elle assure que son groupe contestera également cette mesure devant la justice administrative.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès, élue bisontine insoumise 

« Une politique du XXe siècle »

Au-delà des décisions prises depuis cent jours, Séverine Véziès reproche au maire de ne pas intégrer pleinement les enjeux climatiques dans son action municipale. Elle estime que remettre en cause les rénovations énergétiques des écoles constitue « une politique du XXe siècle » et une négation du réchauffement climatique. Pour l'élue de La France insoumise, les épisodes de canicule actuels démontrent au contraire la nécessité d'accélérer les travaux permettant d'améliorer le confort thermique des bâtiments publics.

En conclusion, Séverine Véziès estime que les cent premiers jours de Ludovic Fagaut traduisent davantage une continuité de son rôle d'opposant qu'une prise de hauteur liée à ses nouvelles responsabilités de maire. Elle assure que son groupe poursuivra son action d'opposition, tant dans l'hémicycle que devant les juridictions administratives lorsque cela lui paraîtra nécessaire.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès, élue bisontine insoumise 

Face à l'épisode de canicule qui touche actuellement Besançon, Séverine Véziès, élue municipale de La France insoumise, estime que la crise climatique met en lumière de profondes inégalités sociales. Selon elle, la réponse des pouvoirs publics ne peut se limiter à des mesures d'urgence : elle doit s'inscrire dans une stratégie de long terme pour adapter la ville aux épisodes de chaleur appelés à se multiplier.

Des inégalités face à la chaleur

Pour l'élue bisontine, tous les habitants ne vivent pas la canicule dans les mêmes conditions. Elle souligne notamment les difficultés rencontrées par les familles vivant dans des logements mal isolés.  Les passoires thermiques de l'hiver deviennent des bouilloires thermiques l'été », résume-t-elle, évoquant les immeubles où les températures deviennent rapidement insupportables. Elle s'inquiète également de la situation dans plusieurs établissements scolaires, où les températures dépassent les 30 degrés. Selon elle, il est nécessaire d'organiser des solutions de repli pour les familles lorsque les enfants doivent quitter prématurément les écoles, en recensant notamment les lieux de fraîcheur accessibles dans la ville.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Une adaptation structurelle de la ville

Pour Séverine Véziès, la canicule ne constitue plus un simple épisode météorologique. « C'est un fait politique que l'on doit traiter de manière politique », affirme-t-elle. Elle appelle ainsi à engager un vaste plan d'adaptation de Besançon au changement climatique. Parmi les mesures qu'elle défend figurent :

  • un programme massif de rénovation thermique des bâtiments, notamment des écoles ;
  • le développement d'îlots de fraîcheur afin que chaque habitant puisse accéder rapidement à un espace rafraîchi ;
  • des mesures d'urgence destinées aux populations les plus vulnérables.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Des propositions pour faciliter l'accès à la fraîcheur

À la suite noyade de deux jeunes au barrage du parc Micaud, alors qu'ils cherchaient à se rafraîchir, l'élue rappelle que les interdictions ne suffisent pas. Selon elle, les collectivités doivent offrir davantage d'alternatives sécurisées.

La France insoumise propose notamment :

  • l'élargissement des horaires d'ouverture des piscines durant les épisodes de fortes chaleurs ;
  • la gratuité des piscines pendant ces périodes ;
  • l'ouverture gratuite de certains lieux climatisés, comme les musées ;
  • des tarifs réduits dans les cinémas afin d'offrir davantage de refuges contre la chaleur.

Pour Séverine Véziès, ces mesures permettraient de répondre à un besoin naturel de la population tout en limitant les comportements à risque.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Des critiques envers Ludovic Fagaut

L'élue juge insuffisantes les mesures annoncées cette semaine par le maire, Ludovic Fagaut. Elle affirme avoir alerté la majorité municipale dès le dernier conseil municipal sur les conséquences de la canicule, sans obtenir de réponse qu'elle juge satisfaisante. Selon elle, les propositions présentées après le drame restent essentiellement des réponses ponctuelles et ne s'attaquent pas aux causes structurelles du problème. Elle regrette notamment l'absence de politique ambitieuse d'adaptation climatique. Enfin, Séverine Véziès critique les priorités budgétaires défendues par Ludovic Fagaut, estimant que les investissements consacrés à la sécurité ou à certains aménagements urbains devraient davantage bénéficier à des équipements permettant aux habitants de mieux faire face aux épisodes de fortes chaleurs.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

 

Un plan canicule porté par La France insoumise

À travers ces propositions, Séverine Véziès défend une approche qui associe justice sociale et adaptation climatique. Pour l'élue bisontine, la multiplication des vagues de chaleur impose désormais de repenser durablement l'aménagement de la ville afin de protéger l'ensemble des habitants, en particulier les plus fragiles.

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La section bisontine de La France insoumise s'en prend à la stratégie de communication du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dans un communiqué diffusé ces derniers jours. Le mouvement critique notamment la place accordée à l'image de l'élu dans différents supports de communication municipaux. Il évoque la publication récente de magazines mettant en avant le parcours personnel du maire ainsi que sa présence régulière sur les réseaux sociaux à travers des vidéos et photographies liées à ses activités et déplacements.

Une communication jugée excessive

Dans un texte au ton particulièrement satirique, La France insoumise compare le maire à Narcisse, personnage de la mythologie grecque fasciné par son propre reflet. Le mouvement ironise également sur les nombreuses publications consacrées à l'élu, multipliant les références à des mises en scène de son quotidien. Selon les auteurs du communiqué, cette communication serait davantage tournée vers la valorisation de la personnalité du maire que vers la mise en avant des politiques publiques menées par la municipalité.

Des priorités contestées

Au-delà de la forme, La France insoumise estime que les préoccupations des habitants devraient davantage occuper l'espace de communication municipale. Le mouvement interroge la place accordée aux enjeux du quotidien des Bisontins et appelle la majorité municipale à recentrer son action et sa communication sur les besoins de la population. Ce communiqué s'inscrit dans un contexte de critiques régulières de l'opposition à l'égard de la stratégie de communication de la Ville de Besançon et de son maire.