Les élus bisontins de La France insoumise Séverine Véziès, Hélène Magnien-Faysot et Martin Méllion ont présenté, ce vendredi 4 septembre, leur plan consacré à l’école. Rénovation des bâtiments, adaptation aux canicules, gratuité progressive de la restauration scolaire, inclusion des enfants en situation de handicap et démocratie scolaire figurent parmi leurs principales propositions.
À l’occasion d’une conférence de presse organisée ce vendredi à Besançon, La France insoumise a souhaité apparaître comme une « force de proposition ». Les conseillers municipaux d’opposition Séverine Véziès, Hélène Magnien-Faysot et Martin Méllion ont dévoilé un plan consacré aux écoles bisontines, élaboré à partir de leur programme municipal puis enrichi durant l’été avec des militants disposant de connaissances professionnelles ou associatives dans le domaine éducatif.
Présenté comme un « contre-plan de rentrée », ce projet entend montrer les mesures qui auraient été engagées si La France insoumise avait dirigé la Ville. Certaines propositions pourraient, selon ses représentants, être appliquées rapidement, tandis que les investissements les plus importants seraient échelonnés sur les six prochaines années. Le plan s’articule autour de trois axes : les actions relevant directement des compétences municipales, l’intervention de la Ville auprès de l’État et de l’Éducation nationale, et la participation des enfants, des familles et des personnels au fonctionnement des écoles.
L'interview de la rédaction : Hélène Magnien Faysot. Martin Méllion
Des mesures pour combattre les inégalités sociales
Pour justifier l’urgence de son plan, le groupe insoumis met en avant la situation sociale de nombreuses familles bisontines. Selon les chiffres communiqués pendant la conférence de presse, 23 % de la population de Besançon vivrait sous le seuil de pauvreté. Cette proportion pourrait atteindre 50 % dans certains quartiers populaires. Les élus proposent ainsi la gratuité des fournitures scolaires et une prise en charge immédiate des repas de cantine pour les familles les plus modestes. Ces foyers, qui représenteraient 42 % des familles utilisatrices, bénéficient actuellement du repas à un euro. Le dispositif serait progressivement étendu pour parvenir à une restauration scolaire gratuite pour tous les enfants au cours du mandat. À compter de la rentrée 2027, La France insoumise souhaite également proposer un petit-déjeuner et un goûter dans les écoles. Le coût de la gratuité totale de la restauration, incluant ces repas supplémentaires, est évalué par le groupe à 2,7 millions d’euros sur l’ensemble du mandat. Le plan prévoit par ailleurs une augmentation des aides aux voyages scolaires et aux associations assurant de l’accompagnement aux devoirs. Une collecte de fournitures scolaires a également été organisée par les militants bisontins. Son contenu doit être remis à une association locale, dont l’identité n’a pas été rendue publique.
132 millions d’euros envisagés pour les écoles
Le deuxième grand volet concerne la rénovation des établissements et leur adaptation au changement climatique. Après cinq épisodes caniculaires durant l’été, Séverine Véziès a notamment évoqué la situation de l’école Bourgogne, où la température aurait dépassé les 40 degrés à la fin du mois de juin. Le programme initial d’investissement dans les écoles est estimé par le groupe à 120 millions d’euros sur le mandat. La France insoumise propose de l’augmenter de 10 %, soit 12 millions d’euros supplémentaires, pour porter l’enveloppe totale à 132 millions d’euros.
Ces investissements concerneraient les bâtiments comme les espaces extérieurs. Ils permettraient notamment de financer l’isolation des façades, des planchers et des plafonds, le remplacement des fenêtres par du double ou du triple vitrage, l’amélioration de l’accessibilité et la sécurisation des abords des établissements. Les élus défendent également la création de « cours oasis », davantage végétalisées, permettant une meilleure gestion des eaux de pluie et pouvant accueillir des potagers pédagogiques. Ils souhaitent revoir leur organisation. L’objectif est de concevoir des cours mieux partagées entre les filles et les garçons.
Repenser l’organisation scolaire face aux canicules
Concernant les périodes de fortes chaleurs, le groupe distingue les mesures d’urgence, comme l’installation de brasseurs d’air, de voiles d’ombrage ou la climatisation ponctuelle de certains locaux, des investissements structurels consacrés à l’isolation et à la végétalisation. Les élus estiment toutefois que l’adaptation des bâtiments ne suffira pas. Ils souhaitent engager une réflexion plus large sur le fonctionnement de l’école pendant les canicules. Ils évoquent notamment la possibilité de modifier ponctuellement les horaires, de concentrer les cours durant la matinée ou d’organiser davantage d’activités à l’extérieur lorsque les conditions le permettent. Selon eux, inviter les familles à garder leurs enfants à domicile lors des journées les plus chaudes peut aussi renforcer les inégalités. Les conditions ne sont pas les mêmes pour un enfant vivant dans une maison avec un jardin et pour celui qui réside dans un appartement surchauffé.
La municipalité accusée d’avoir manqué d’anticipation
Séverine Véziès, Hélène Magnien-Faysot et Martin Méllion ont vivement critiqué la préparation de la rentrée par la majorité municipale conduite par Ludovic Fagaut. Ils estiment que le plan de 300 000 euros annoncé par le maire pour lutter contre la chaleur dans les écoles repose principalement sur des équipements d’urgence et ne répond pas aux enjeux de long terme. Les élus insoumis reprochent également au maire de ne pas avoir exposé sa vision de l’école lors du dernier conseil municipal organisé avant l’été. Ils mettent cette enveloppe en parallèle avec les 250 000 euros consacrés au fleurissement de la ville et dénoncent les autres priorités budgétaires de la majorité, parmi lesquelles la vidéosurveillance, l’armement de la police municipale ou les installations du marché de Noël. Les représentants de La France insoumise considèrent cependant qu’un plan d’urgence reste nécessaire et se félicitent de certaines mesures annoncées par la municipalité. Ils reconnaissent également comme une avancée le fait que 99 % des familles puissent désormais bénéficier d’une place à la cantine. Ils attribuent toutefois en partie ce résultat aux actions engagées sous le précédent mandat d’Anne Vignot.
L'interview de la rédaction : Hélène Magnien Faysot. Martin Méllion
Donner davantage de pouvoir aux enfants
Le dernier axe du plan porte sur la démocratie scolaire. Martin Méllion propose la création d’un conseil éducatif local dans chaque école. Cette instance pourrait associer les enseignants, les agents municipaux, les services techniques, les parents, les élus et des habitants du quartier. Une assemblée d’enfants, dotée d’un budget participatif, permettrait également aux élèves de prendre part aux décisions concernant leur établissement. Pour le conseiller municipal, cette participation constituerait une première expérience concrète de la citoyenneté et de la vie démocratique. La France insoumise souhaite enfin ouvrir davantage les bâtiments scolaires aux associations pendant les soirées, les week-ends et les vacances.
Avec ce « contre-plan », Séverine Véziès, Hélène Magnien-Faysot et Martin Méllion entendent défendre une école sociale, écologique, inclusive et davantage ouverte sur les quartiers. Ils demandent désormais au maire de Besançon de présenter sa propre vision de l’école publique pour les six années de son mandat.
Après les nouveaux tirs survenus à Planoise, Séverine Véziès, élue de l’opposition bisontine, représentante de La France insoumise, a exprimé son soutien aux habitants et aux familles du quartier. Elle appelle à renforcer les moyens techniques et d’investigation de la police judiciaire afin de démanteler les réseaux de narcotrafic et leurs circuits financiers. Estimant que les opérations « coups de poing » ont montré leurs limites, elle plaide également pour des politiques de prévention en direction des jeunes et une meilleure prise en charge des personnes touchées par les addictions.
Le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, se félicite de la décision du tribunal administratif de ne pas suspendre l'arrêté anti-mendicité et d'interdiction de la consommation d'alcool sur la voie publique adopté par la nouvelle majorité municipale. Selon lui, « la justice a parlé » en confirmant la légalité de la mesure contestée par des élus de l'opposition. Le maire affirme que cet arrêté ne vise « pas un statut social, mais un comportement », en ciblant les actes d'agression, d'intimidation ou de violence dans l'espace public. Il assure vouloir restaurer la tranquillité et la sécurité des Bisontins, tout en poursuivant l'accompagnement social des personnes en difficulté avec le CCAS et les associations
Le tribunal administratif de Besançon a rejeté la demande de suspension de l'arrêté anti-mendicité pris par la nouvelle majorité municipale. Saisie en référé, la juridiction a estimé qu'il n'existait pas, en l'état du dossier, de doute suffisamment sérieux sur la légalité de la mesure pour en ordonner la suspension. L'arrêté demeure donc applicable. Le recours en référé avait été déposé par Anthony Poulin, élu écologiste, et Séverine Véziès, élue de La France insoumise, tous deux membres de l'opposition de gauche au conseil municipal de Besançon. Ils contestent un arrêté qu'ils jugent inefficace, disproportionné et préjudiciable aux personnes les plus vulnérables.
Une décision qui ne règle pas le fond du dossier
Les deux élus rappellent que cette ordonnance ne tranche pas la légalité de l'arrêté. En référé, le juge administratif examine uniquement si les arguments présentés justifient une suspension en urgence. Le recours pour excès de pouvoir, qui vise à faire annuler l'arrêté sur le fond, suit donc son cours. Les requérants annoncent vouloir renforcer leur argumentaire avec leur avocate afin que les éléments qu'ils estiment insuffisamment examinés soient pleinement pris en compte.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
L'interview de la rédaction : Anthony Poulin
Des arguments laissés de côté selon les requérants
Anthony Poulin et Séverine Véziès regrettent que plusieurs aspects essentiels n'apparaissent pas dans la motivation de la décision. Ils citent notamment la situation de la rue Champron, où se concentrent plusieurs services destinés aux personnes sans domicile, comme la boutique Jeanne-Antide. Selon eux, l'arrêté risque de décourager les personnes les plus précaires de fréquenter ce secteur, par crainte de verbalisation, compromettant ainsi leur accès aux services sociaux. Les élus dénoncent également le caractère flou de la notion de « présence prolongée » dans l'espace public. À leurs yeux, cette formulation entretient une insécurité juridique et produit un effet dissuasif sur l'exercice de droits fondamentaux.
Une mesure jugée inutile et contre-productive
Pour les deux élus d'opposition, les outils juridiques existent déjà pour sanctionner les troubles à l'ordre public. Ils rappellent que les polices nationale et municipale disposent des moyens nécessaires pour intervenir en cas d'agressions, de nuisances ou de comportements répréhensibles. Ils estiment donc que le nouvel arrêté répond davantage à une logique politique qu'à un réel besoin opérationnel. Selon eux, il ne fait que déplacer les situations de mendicité vers d'autres quartiers de la ville, sans apporter de solution durable. Les élus évoquent également les conséquences de l'arrêté en période de fortes chaleurs. Ils estiment qu'il pourrait conduire certaines personnes en grande précarité à éviter des espaces publics ombragés ou des îlots de fraîcheur, comme le square Bouchot, le square Saint-Amour ou la place Granvelle, alors même que ces lieux constituent des refuges lors des épisodes caniculaires.
Un appel à davantage de dialogue
Anthony Poulin et Séverine Véziès regrettent que ce dossier n'ait jamais fait l'objet d'un débat en conseil municipal. Ils affirment avoir sollicité à plusieurs reprises un rendez-vous avec le maire, Ludovic Fagaut, sans obtenir de réponse. Ils plaident pour une approche davantage fondée sur la médiation, le renforcement des associations et des travailleurs sociaux plutôt que sur des mesures qu'ils jugent stigmatisantes envers les personnes vivant dans la rue. Les deux élus ont également rendu hommage à Claire, l'une des requérantes, saluant le courage d'une personne sans domicile qui a accepté de porter cette procédure devant la justice.
Le combat continue
Si Anthony Poulin reconnaît que cette première décision constitue une victoire procédurale pour la majorité municipale, il estime que le débat est loin d'être clos. Les deux élus demandent au maire de retirer, suspendre ou, à tout le moins, de préciser son arrêté afin de limiter ses conséquences sur les publics les plus fragiles.
En parallèle du recours devant le tribunal administratif, ils annoncent poursuivre leur mobilisation politique pour défendre, selon leurs termes, une approche plus humaine de la tranquillité publique et de la lutte contre la précarité.
Alors qu'un nouvel épisode de fortes chaleurs est annoncé après la récente canicule qui a touché la France, les élus de La France insoumise au conseil municipal de Besançon appellent la municipalité à renforcer sans attendre les mesures de protection de la population. Dans un communiqué, ils estiment que « la canicule tue » et jugent insuffisantes les actions actuellement mises en œuvre. Les élus insoumis alertent sur les conséquences sanitaires des vagues de chaleur, en particulier pour les personnes âgées, les enfants, les personnes malades, les sans-abri ou encore les habitants de logements particulièrement exposés aux fortes températures. Ils évoquent également une forte pression sur les établissements de santé et les services hospitaliers.
Davantage de lieux frais ouverts au public
Le groupe demande au maire de Besançon « d'aller au-delà de la simple information sur les points de fraîcheur disponibles dans la ville ». Il propose l'ouverture de tous les lieux climatisés ou naturellement frais pouvant accueillir du public, qu'il s'agisse de bâtiments municipaux, de galeries commerciales volontaires, de cinémas, de salles publiques, de caves accessibles ou encore de lieux de culte. Selon les élus, ces espaces pourraient constituer de véritables refuges lors des prochains épisodes de chaleur extrême.
Plusieurs mesures d'urgence proposées
Les élus de La France insoumise réclament également :
Un conseil municipal exceptionnel demandé
Au-delà de ces mesures immédiates, les élus rappellent leur soutien à des politiques de plus long terme comme la végétalisation de la ville, la désimperméabilisation des sols, la rénovation thermique des logements ou encore la lutte contre les îlots de chaleur urbains. Ils réitèrent enfin leur demande de convocation d'un conseil municipal exceptionnel consacré à l'adaptation de Besançon au changement climatique. Selon eux, certaines décisions peuvent être prises immédiatement par la municipalité, tandis que d'autres nécessitent une coordination avec les services de l'État. Pour les élus insoumis, face à la multiplication des épisodes caniculaires, « chaque jour perdu augmente les risques », estimant que des mesures d'urgence sont désormais indispensables pour protéger les habitants.
Cent jours après la prise de fonctions de Ludovic Fagaut (LR) à la tête de la Ville de Besançon, l'élue municipale de La France insoumise, Séverine Véziès, porte un regard très critique sur le début de mandat du nouveau maire. Elle lui reproche de ne pas avoir pleinement endossé sa fonction, de privilégier une approche idéologique et de négliger, selon elle, les priorités sociales et environnementales de la ville.
« Les Bisontins ont élu un maire, pas un influenceur »
Premier grief formulé par l'élue insoumise : Ludovic Fagaut n'aurait pas encore pris la mesure de ses nouvelles responsabilités. Selon Séverine Véziès, le maire continuerait d'adopter une posture de candidat en cherchant avant tout à s'adresser à son électorat plutôt qu'à l'ensemble des habitants. « Les Bisontins ont élu un maire et pas un influenceur », lance-t-elle, critiquant une communication qu'elle juge davantage tournée vers les réseaux sociaux que vers l'exercice de la fonction municipale. Elle estime qu'un maire doit désormais gouverner « pour tous les Bisontins » et défendre l'intérêt général.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès, élue bisontine insoumise
« Toujours dans une logique d'opposition »
L'élue considère également que Ludovic Fagaut conserve les réflexes qu'il avait lorsqu'il siégeait dans l'opposition municipale. Elle souligne que les élus de La France insoumise n'hésitent pas à soutenir certaines délibérations de la majorité lorsqu'elles leur paraissent aller dans le bon sens. À l'inverse, elle affirme que les propositions déposées par son groupe sont systématiquement rejetées sans débat de fond. Selon elle, cette attitude traduit une volonté de s'opposer par principe plutôt que d'examiner les propositions sur leur contenu.
Des choix budgétaires contestés
Séverine Véziès critique également les premières orientations budgétaires de la nouvelle majorité. Elle évoque notamment les dépenses consacrées à la vidéosurveillance, à l'armement létal de la police municipale ou encore à l'achat de nouveaux chalets pour le marché de Noël. Si elle reconnaît l'intérêt de certaines animations, elle estime que ces investissements ne répondent pas aux besoins prioritaires des habitants. À ses yeux, les moyens auraient dû être davantage orientés vers les écoles, les politiques sociales ou encore l'adaptation de la ville aux épisodes de fortes chaleurs.
Canicule et écoles : « Rien n'était prévu »
L'élue affirme avoir interpellé le maire lors du dernier conseil municipal sur les conséquences de la canicule, notamment à l'approche de la rentrée scolaire. Elle regrette l'absence, selon elle, de mesures spécifiques concernant les écoles, les personnels municipaux ou les enfants les plus fragiles. Séverine Véziès cite également la rénovation thermique des établissements scolaires comme un enjeu majeur face au réchauffement climatique. Elle se dit particulièrement inquiète des déclarations de Ludovic Fagaut laissant entendre qu'il pourrait remettre en cause ce programme de rénovation. Pour l'élue insoumise, une telle orientation revient à ignorer les conséquences déjà visibles du changement climatique.
Des recours devant le tribunal administratif
Sur le plan institutionnel, Séverine Véziès annonce que plusieurs décisions du nouveau maire feront l'objet de recours. Elle confirme qu'un recours a été déposé contre l'arrêté anti-mendicité, qu'elle qualifie d'« arrêté anti-pauvres ». L'audience doit se tenir devant le tribunal administratif ce lundi. Elle critique également le nouveau règlement intérieur du conseil municipal, notamment la création d'un dispositif de blâme à l'encontre des conseillers municipaux. Selon elle, cette disposition vise à limiter la liberté d'expression de l'opposition alors que le maire dispose déjà du pouvoir de police de l'assemblée. Elle assure que son groupe contestera également cette mesure devant la justice administrative.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès, élue bisontine insoumise
« Une politique du XXe siècle »
Au-delà des décisions prises depuis cent jours, Séverine Véziès reproche au maire de ne pas intégrer pleinement les enjeux climatiques dans son action municipale. Elle estime que remettre en cause les rénovations énergétiques des écoles constitue « une politique du XXe siècle » et une négation du réchauffement climatique. Pour l'élue de La France insoumise, les épisodes de canicule actuels démontrent au contraire la nécessité d'accélérer les travaux permettant d'améliorer le confort thermique des bâtiments publics.
En conclusion, Séverine Véziès estime que les cent premiers jours de Ludovic Fagaut traduisent davantage une continuité de son rôle d'opposant qu'une prise de hauteur liée à ses nouvelles responsabilités de maire. Elle assure que son groupe poursuivra son action d'opposition, tant dans l'hémicycle que devant les juridictions administratives lorsque cela lui paraîtra nécessaire.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès, élue bisontine insoumise
Face à l'épisode de canicule qui touche actuellement Besançon, Séverine Véziès, élue municipale de La France insoumise, estime que la crise climatique met en lumière de profondes inégalités sociales. Selon elle, la réponse des pouvoirs publics ne peut se limiter à des mesures d'urgence : elle doit s'inscrire dans une stratégie de long terme pour adapter la ville aux épisodes de chaleur appelés à se multiplier.
Des inégalités face à la chaleur
Pour l'élue bisontine, tous les habitants ne vivent pas la canicule dans les mêmes conditions. Elle souligne notamment les difficultés rencontrées par les familles vivant dans des logements mal isolés. Les passoires thermiques de l'hiver deviennent des bouilloires thermiques l'été », résume-t-elle, évoquant les immeubles où les températures deviennent rapidement insupportables. Elle s'inquiète également de la situation dans plusieurs établissements scolaires, où les températures dépassent les 30 degrés. Selon elle, il est nécessaire d'organiser des solutions de repli pour les familles lorsque les enfants doivent quitter prématurément les écoles, en recensant notamment les lieux de fraîcheur accessibles dans la ville.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Une adaptation structurelle de la ville
Pour Séverine Véziès, la canicule ne constitue plus un simple épisode météorologique. « C'est un fait politique que l'on doit traiter de manière politique », affirme-t-elle. Elle appelle ainsi à engager un vaste plan d'adaptation de Besançon au changement climatique. Parmi les mesures qu'elle défend figurent :
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Des propositions pour faciliter l'accès à la fraîcheur
À la suite noyade de deux jeunes au barrage du parc Micaud, alors qu'ils cherchaient à se rafraîchir, l'élue rappelle que les interdictions ne suffisent pas. Selon elle, les collectivités doivent offrir davantage d'alternatives sécurisées.
La France insoumise propose notamment :
Pour Séverine Véziès, ces mesures permettraient de répondre à un besoin naturel de la population tout en limitant les comportements à risque.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Des critiques envers Ludovic Fagaut
L'élue juge insuffisantes les mesures annoncées cette semaine par le maire, Ludovic Fagaut. Elle affirme avoir alerté la majorité municipale dès le dernier conseil municipal sur les conséquences de la canicule, sans obtenir de réponse qu'elle juge satisfaisante. Selon elle, les propositions présentées après le drame restent essentiellement des réponses ponctuelles et ne s'attaquent pas aux causes structurelles du problème. Elle regrette notamment l'absence de politique ambitieuse d'adaptation climatique. Enfin, Séverine Véziès critique les priorités budgétaires défendues par Ludovic Fagaut, estimant que les investissements consacrés à la sécurité ou à certains aménagements urbains devraient davantage bénéficier à des équipements permettant aux habitants de mieux faire face aux épisodes de fortes chaleurs.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Un plan canicule porté par La France insoumise
À travers ces propositions, Séverine Véziès défend une approche qui associe justice sociale et adaptation climatique. Pour l'élue bisontine, la multiplication des vagues de chaleur impose désormais de repenser durablement l'aménagement de la ville afin de protéger l'ensemble des habitants, en particulier les plus fragiles.
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La section bisontine de La France insoumise s'en prend à la stratégie de communication du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dans un communiqué diffusé ces derniers jours. Le mouvement critique notamment la place accordée à l'image de l'élu dans différents supports de communication municipaux. Il évoque la publication récente de magazines mettant en avant le parcours personnel du maire ainsi que sa présence régulière sur les réseaux sociaux à travers des vidéos et photographies liées à ses activités et déplacements.
Une communication jugée excessive
Dans un texte au ton particulièrement satirique, La France insoumise compare le maire à Narcisse, personnage de la mythologie grecque fasciné par son propre reflet. Le mouvement ironise également sur les nombreuses publications consacrées à l'élu, multipliant les références à des mises en scène de son quotidien. Selon les auteurs du communiqué, cette communication serait davantage tournée vers la valorisation de la personnalité du maire que vers la mise en avant des politiques publiques menées par la municipalité.
Des priorités contestées
Au-delà de la forme, La France insoumise estime que les préoccupations des habitants devraient davantage occuper l'espace de communication municipale. Le mouvement interroge la place accordée aux enjeux du quotidien des Bisontins et appelle la majorité municipale à recentrer son action et sa communication sur les besoins de la population. Ce communiqué s'inscrit dans un contexte de critiques régulières de l'opposition à l'égard de la stratégie de communication de la Ville de Besançon et de son maire.
Après la décision du tribunal administratif de Besançon suspendant l'arrêté préfectoral qui interdisait la conférence de Salah Hamouri dans le cadre du Besac Antifa Fest, l'élue municipale bisontine Sévérine Véziès a réagi. Dans un communiqué, elle estime que cette décision constitue également un désaveu pour le président de Grand Besançon Métropole Ludovic Fagaut et son adjoint Franck Monneur, qu'elle accuse d'avoir contribué à la polémique autour de la venue du militant franco-palestinien. Elle dénonce également l'annulation de la réservation d'une salle municipale avant même la décision de justice. Pour Sévérine Véziès, cette suspension représente « une grande victoire » pour les défenseurs de la cause palestinienne et de la liberté d'expression.
La section bisontine de la France insoumise monte au créneau après la publication d'un arrêté anti-mendicité signé par l'adjoint au maire de Besançon, Ludovic Fagaut. La mesure concerne plusieurs secteurs du centre-ville ainsi que la zone commerciale de Châteaufarine. Dans un communiqué diffusé ce jeudi, les militants et élus insoumis dénoncent une décision qu'ils jugent « grave socialement et symboliquement ». Ils regrettent notamment l'absence de débat préalable au sein du conseil municipal et accusent la majorité municipale d'avoir agi sans véritable discussion publique.
« Une politique de stigmatisation »
Pour la France insoumise, cet arrêté ne constitue pas une réponse aux difficultés rencontrées dans l'espace public mais participe à une politique de « stigmatisation » des personnes les plus précaires. Le mouvement estime que la mesure vise davantage à éloigner la pauvreté des zones les plus fréquentées qu'à traiter les causes de la précarité. Les auteurs du communiqué rappellent que le Conseil de l'Europe a récemment critiqué les arrêtés anti-mendicité, considérés comme discriminatoires et contraires aux droits sociaux fondamentaux.
Des outils juridiques déjà existants
La France insoumise souligne que les comportements portant réellement atteinte à l'ordre public, comme les agressions, les menaces, l'ivresse publique ou la mendicité coercitive, peuvent déjà être sanctionnés par les dispositifs légaux existants. Selon le mouvement, l'arrêté municipal relève donc d'un choix politique davantage que d'une nécessité juridique ou sécuritaire.
Un recours envisagé
Les insoumis accusent également la municipalité de privilégier les réponses sécuritaires et la communication au détriment des politiques sociales de fond. Ils citent notamment les questions du logement, de la santé mentale, des addictions, du pouvoir d'achat ou encore de la lutte contre la précarité. La France insoumise annonce enfin qu'elle examinera le contenu précis de l'arrêté avec des juristes afin d'étudier d'éventuels recours. Elle indique également vouloir lancer un appel à la mobilisation citoyenne contre cette mesure qu'elle juge contraire à sa vision d'une ville « solidaire, digne et humaine ».