La Ville de Besançon veut reprendre la main sur les problèmes de tranquillité publique qui touchent le square Saint-Amour. Entouré d’élus et de représentants des riverains, Ludovic Fagaut a présenté une série de mesures destinées à lutter contre les rassemblements nocturnes, les nuisances sonores et les trafics observés sur place.
Un lieu devenu sensible avec les beaux jours
Selon le maire de Besançon, l’arrivée des beaux jours entraîne une intensification des regroupements dans ce secteur de la Boucle. Le square Saint-Amour est régulièrement utilisé comme lieu de rassemblement en soirée, parfois après la fermeture des bars, avec des conséquences directes sur la qualité de vie des habitants. La municipalité évoque des nuisances sonores répétées, des consommations d’alcool et de protoxyde d’azote, mais aussi des trafics de stupéfiants. Depuis un an, une cinquantaine d’interventions de la police municipale et nationale ont été recensées sur le secteur. « À partir de 22 h ou 23 h, cela devient très complexe pour les riverains », a résumé Ludovic Fagaut, qui affirme avoir voulu « anticiper » avant une aggravation de la situation.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Vidéoprotection et fermeture nocturne
Pour tenter d’enrayer ces phénomènes, plusieurs dispositifs ont été mis en place. Une caméra de vidéoprotection a été installée afin de surveiller le square en continu. La Ville a également décidé de maintenir l’éclairage public toute la nuit afin d’éviter les zones d’ombre, jugées propices aux regroupements et aux trafics. Mesure phare annoncée par la municipalité : la fermeture du square Saint-Amour entre 22 h et 6 h jusqu’au 31 octobre 2026. Des potelets et des chaînes ont été installés aux différentes entrées afin d’empêcher matériellement la traversée nocturne du site. Un arrêté municipal interdit désormais l’accès au square durant cette plage horaire.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une stratégie appelée à s’étendre
Ludovic Fagaut assure que ces décisions ont été prises en concertation avec les riverains, réunis récemment avec les élus municipaux. La Ville affirme vouloir agir rapidement sur les questions de tranquillité publique et n’exclut pas de déployer des dispositifs similaires dans d’autres secteurs de Besançon confrontés aux mêmes difficultés. « Nous voulons une ville apaisée où la tranquillité publique et la sécurité des habitants soient respectées », a insisté le maire, qui voit dans cette opération un premier test avant une possible extension à d’autres quartiers bisontins.
Face à la montée « de l’insécurité dans le quartier Battant à Besançon », le député Laurent Croizier a saisi le préfet du Doubs. Il dénonce « l’inaction de la municipalité malgré les témoignages alarmants des habitants et commerçants, confrontés à une recrudescence des trafics, des violences et des dégradations ». Estimant que la situation requiert des mesures urgentes pour restaurer l’ordre et garantir la tranquillité publique, le député appelle « à une réponse ferme des autorités. Les riverains, se sentant abandonnés, espèrent des actions concrètes pour améliorer leur quotidien ».
La semaine dernière, 35 gendarmes jurassiens ont mené des contrôles de proximité près des établissements scolaires, sous réquisition de la procureure de la République. 450 élèves ont été concernés par ces vérifications, qui ont permis de détecter une faible quantité de stupéfiant sur un élève. Par ailleurs, les unités de sécurité routière ont contrôlé une vingtaine de bus scolaires, révélant une infraction pour défaut de contrôle technique. « Ces opérations seront reconduites tout au long de l’année scolaire » préviennent les forces de l’ordre.
A Besançon. Les effectifs de la police municipale seront-ils bientôt au complet ? Tout laisse à penser que oui. En tout cas, Anne Vignot, maire de Besançon, s’est montrée très rassurante sur ce point. Sur l’effectif de 69 personnes que compte le service bisontin, 52 personnes ont d’ores et déjà été recrutées. La Maire de Besançon s’est félicitée de la qualité des nouveaux venus. 17 personnes manquent encore à l’appel.
A Besançon, la société Keolis décline une nouvelle campagne sur la sécurité à Besançon. « La sécurité, c’est trop bête de pas y penser », tel est le slogan proposé. L’objectif est de sensibiliser le grand public au respect de la signalisation, à l’adoption de bons comportements dans les véhicules et à la vigilance, en faisant attention aux angles morts. En 2024, 230 accidents et incidents bus et trams ont été enregistrés sur le réseau bisontin. Il a également été enregistré 44 chutes à bord des bus et trams.
Dans le cadre de cette campagne, une action de sensibilisation des automobilistes, des piétons et des deux roues se tiendra ce mardi 28 janvier au carrefour République, au centre-ville de Besançon. Les usagers seront sensibilisés au respect de la signalisation de 8h à 9h30 et de 17h à 18h, correspondant aux heures de pointes.
Dans un communiqué de presse, Laurent Croizier, député Modem du Doubs, représentant l’opposition municipale à Besançon, réagit à l’installation de sept caméras de vidéoprotection dans la cité comtoise. Il regrette qu’Anne Vignot, la maire écologiste, n’ait pas « entendu plus tôt les demandes de l’opposition municipale et celles de la police nationale et de la justice ».
Il invite la municipalité à changer "de braquet en matière de politique de sécurité : poursuivre l’installation de nouvelles caméras, recruter les 18 policiers municipaux manquants depuis 2020, armer la police municipale et créer une brigade de soirée au sein de la police municipale ».
Face à l’augmentation des agressions envers les personnes âgées, le commissariat de police de Besançon décline, jusqu’au 15 septembre, un dispositif de sécurité spécifique à destination des aînés isolés. Il s’agit d’une mesure unique en France. Inspirée de l’opération « Tranquillité Vacances », il mobilise un policier, qui passe au domicile des personnes concernées pour leur délivrer quelques conseils pour mieux se protéger. Puis, au moins une fois par jour, une patrouille en tenue, se déplaçant avec un véhicule non identifiable, passe pour rassurer et dissuader les éventuels agresseurs. Pour de plus amples informations, n’hésitez pas à contacter le commissariat bisontin.
Dans un communiqué de presse, l’opposition municipale de droite « Besançon Maintenant » dénonce le projet de la Ville de Besançon de développer la vidéo-verbalisation au profit de la vidéo-protection. Ludovic Fagaut pointe une décision prise « sans concertation, sans aucune consultation publique, ni débat ». « Comment comprendre que la priorité soit donnée à la mise en place de la vidéo-verbalisation plutôt qu’à la sécurité des citoyens et la résolution des crimes et délits que permet la vidéo-protection ? ’ s’emporte M. Fagaut.
L’élu bisontin demande que cesse « cette politique écologique punitive envers les automobilistes ». Il est rappelé que la vidéo-verbalisation détecte et sanctionne : le non-respect des feux tricolores et du panneau STOP, des distances de sécurité, du non-port de la ceinture de sécurité, de l’utilisation du téléphone portable, des bandes d’arrêt d’urgence, la vitesse,… . « C’est purement et simplement l’application de l’idéologie anti-voiture à Besançon » ajoute le responsable politique. Et de conclure : « Il y a un déni de réalité sur ce qui se passe. Pour nous la priorité aujourd’hui est bien de protéger l’ensemble des Bisontins, quartier par quartier. La vidéo-protection n’est plus à démontrer au niveau de son efficacité ».
L'interview de la rédaction / Ludovic Fagaut
Un accident a eu lieu sous le tunnel de la Citadelle ce lundi après-midi à Besançon. L’endommagement de la barrière, qui est un équipement de sécurité, oblige de fermer le tunnel à partir de 16h jusqu’à mercredi.
La Préfecture du Doubs indique qu’elle organise, en collaboration avec les autorités du canton de Vaud, un exercice technique dans le tunnel ferroviaire du Mont d’Or. Il vise notamment à s’assurer de la compatibilité des véhicules helvètes avec le réseau ferroviaire français.
Différents services de l’état, la SNCF, mais également les services du canton de Vaud et les Chemins de fer fédéraux suisses seront mobilisés. Ce qui engendrera des mouvements de véhicules et des personnels des services d’intervention autour du tunnel. Les services de sécurité et de secours pourront également activer leurs dispositifs lumineux et sonores.