Nouveau nom, mais même niveau de compétition pour le Racing Besançon. Conséquence de la refonte de la pyramide du football français et de la création de la Ligue 3, qui remplace l’ancien niveau National, le National 3 de la saison dernière est devenu le National 2. C’est donc à cet échelon que les Bisontins repartent au combat ce week-end. Pour lancer cette nouvelle saison, le Racing recevra Thonon Évian samedi à 18 heures au stade Léo-Lagrange. Un adversaire qui avait mis fin à ses derniers espoirs d’accession au printemps dernier. À l’heure des retrouvailles, Roland Girard affiche ses ambitions. Recrutement, objectifs, soutien municipal et état de la pelouse : le président bisontin passe les principaux dossiers en revue.
Dans quel état d’esprit êtes-vous à quelques jours du début du championnat ?
Je suis impatient, comme tout le monde au club. Cela fait plus d’une centaine de jours que nous n’avons pas disputé un match de championnat, avec un véritable enjeu. Les rencontres de préparation se sont plutôt bien passées, mais leur vérité n’est pas celle de la compétition. Nous avons donc hâte de retrouver le stade Léo-Lagrange samedi soir.
L'interview de la rédaction : Roland Girard, président du Racing Besançon
Les objectifs de la saison ont-ils déjà été fixés ?
Nous avons défini en interne des objectifs précis avec le staff et le groupe, aussi bien pour le championnat que pour la Coupe de France. Nous préférons les garder pour nous. Le Racing reste néanmoins ambitieux. Nous voulons réussir notre premier quart de championnat et continuer à construire pour atteindre, à terme, les divisions supérieures. Il n’existe toutefois pas de pression démesurée pour terminer absolument à la première place cette saison.
L'interview de la rédaction : Roland Girard, président du Racing Besançon
Le compétiteur que vous êtes souhaite-t-il faire mieux que la saison dernière ?
Oui. La saison dernière, nos espoirs d’accession ont pris fin lors de l’avant-dernière journée, après notre défaite à domicile face à Thonon Évian, que nous retrouvons justement ce samedi. Cela fait deux ans que nous ne sommes pas très loin, même s’il nous manque encore quelque chose. Notre objectif déclaré est d’être présent dans l’emballage final au mois de mars. Nous verrons ensuite ce qu’il sera possible d’obtenir en fin de saison.
« Besançon doit retrouver une place dans le sport français »
Le maire de Besançon attend de meilleurs résultats de la part des principaux clubs de la ville. Partagez-vous cette attente ?
Oui. La municipalité a envoyé un signal fort au moment de l’attribution des subventions. Des moyens supplémentaires ont été réorientés vers les quatre clubs majeurs : les deux clubs de handball, le basket et le Racing Besançon. Le message est clair : il existe une volonté de soutenir davantage le sport d’élite afin de faire briller Besançon. Le reste du mouvement associatif continue d’être accompagné, mais un nouvel élan est donné à ces quatre clubs. Besançon doit retrouver une place dans le paysage sportif français.
L'interview de la rédaction : Roland Girard, président du Racing Besançon
Considérez-vous que le Racing Besançon n’est pas à sa place en National 2 ?
Non, le Racing n’est pas à sa place à ce niveau. Plus largement, cela fait de nombreuses années que les sports collectifs bisontins ne brillent plus suffisamment. Il a manqué un élan, une vision et de l’ambition autour du sport à Besançon. La nouvelle municipalité apporte aujourd’hui cette dynamique.
Un recrutement « très ciblé »
Quel regard portez-vous sur le recrutement réalisé durant l’intersaison ?
Nous avons créé une cellule de recrutement au début de l’année et je me suis entouré d’un responsable dans ce domaine. Elle a travaillé pendant six mois en amont du mercato. Ce travail, mené avec l’entraîneur, nous a permis d’établir des contacts de qualité et de cibler précisément les profils recherchés. Le recrutement comporte toujours une part d’incertitude, mais cette organisation doit nous permettre de limiter les erreurs. Pour le moment, nous sommes satisfaits de notre mercato.
L'interview de la rédaction : Roland Girard, président du Racing Besançon
L’effectif est-il désormais complet ?
Oui, nous disposons de l’effectif que nous souhaitions. Il est doublé et de qualité, aussi bien sur le terrain qu’en dehors. Une véritable cohésion s’est déjà créée entre les joueurs et cela devrait se ressentir dans le jeu. Pour nous, le mercato est terminé depuis longtemps.
Nous devons cependant composer avec l’absence de quelques joueurs importants. L’alternance entre les terrains synthétiques et les pelouses en herbe, associée aux conditions climatiques, a provoqué quelques problèmes physiques. La situation devrait progressivement rentrer dans l’ordre, mais nous serons un peu handicapés lors des premiers matches.
« Les clubs effectuent eux aussi des choix »
Le Racing éprouve-t-il des difficultés à fidéliser ses joueurs ?
Il ne faut pas considérer que les joueurs sont toujours à l’origine des départs. Le football est fait de choix et choisir, c’est aussi renoncer. Chaque année, le club décide de ne pas conserver certains éléments. Cet été, nous avons connu seulement deux départs de joueurs sur lesquels nous comptions, au sein d’un groupe de 25 éléments. Les autres mouvements résultent de décisions prises par le staff, en fonction des caractéristiques sportives ou de l’état d’esprit. Aujourd’hui, les rotations dans les effectifs découlent de plus en plus des choix des clubs, et pas uniquement de ceux des joueurs.
L'interview de la rédaction : Roland Girard, président du Racing Besançon
Une pelouse partiellement endommagée
Dans quel état se trouve la pelouse du stade Léo-Lagrange avant la première journée ?
Elle est partiellement endommagée. Nous avons eu une réunion constructive avec les services des espaces verts et des sports de la ville. Tout est mis en œuvre pour que le terrain soit dans le meilleur état possible. Nous jouerons bien samedi à Léo-Lagrange, même si les conditions ne seront pas optimales. La pelouse sera la même pour les deux équipes. Ce sera donc à nous de faire la différence dans les conditions qui nous seront proposées.
L'interview de la rédaction : Roland Girard, président du Racing Besançon
Racing Besançon – Thonon Évian, ce samedi à 18 heures, au stade Léo-Lagrange.
Le 8ᵉ tour de la Coupe de France verra s’affronter ce samedi, à 13h30, le Racing Besançon, pensionnaire de National 3, et Freyming-Merlebach, équipe de Régionale 2. Une affiche sur le papier favorable aux Bisontins, mais dont le contexte appelle à la plus grande prudence.
Un tirage « clément » mais trompeur
Sur le papier, le Racing part favori. Deux divisions séparent les deux formations, ce que reconnaît volontiers la direction sportive du club bisontin. Toutefois, « il y a un adage qui dit que le tirage est bon lorsqu’on gagne le match » explique Roland Girard, le Président du Racing. Le club estime avoir bénéficié d’un tirage « dit clément », mais ne se cache pas derrière cet avantage théorique : vigilance maximale. D’autant que Freyming-Merlebach réalise une saison parfaite jusqu’ici. L’équipe est invaincue depuis le début de l’exercice, portée par une dynamique exceptionnelle et l’enthousiasme d’un public qui jouera un rôle essentiel.
L'interview de la rédaction : Roland Girard, président du Racing Besançon
Un déplacement long et un contexte hostile
Le match se jouera en Moselle. Un environnement que le Racing ne connaît pas, et qui ne correspond pas à un cadre traditionnel de rencontre de haut niveau. Autour d’une simple main courante, 1 500 spectateurs sont attendus pour pousser les leurs. Le staff du Racing insiste : « Le contexte est particulier ». Jouer à l’extérieur, sur un terrain peu familier, face à un adversaire sans complexe et porté par tout un club, peut faire basculer la rencontre.
L'interview de la rédaction : Roland Girard, président du Racing Besançon
Un groupe serein mais perfectible
La Coupe de France joue un rôle particulier dans la saison du Racing. Elle transcende l’équipe, qui vise clairement les 32es de finale, objectif affiché. « On est à un match d’y arriver », rappelle M. Girard. Côté sportif, le début de saison en championnat est jugé « moyen » : le Racing se situe au milieu de tableau, loin de ses ambitions. Le groupe comporte de nombreux nouveaux joueurs, un entraîneur arrivé récemment et un collectif encore en progression. Néanmoins, « l’alchimie se crée depuis quelques matchs », ce qui nourrit l’optimisme.
La Coupe, un objectif sportif… et financier
Contrairement à d’autres clubs qui la considèrent comme un bonus, la Coupe de France représente pour le Racing un véritable double objectif. Elle offre des émotions uniques — comme lors du tour précédent, où le club a éliminé Thionville, le leader de National 2 — mais aussi un apport financier essentiel pour une structure amateur. À l’heure où les comptes sont scrutés dans le football non professionnel, chaque tour passé représente un bol d’air.
Coup d’envoi à 13h30 : un match à ne surtout pas sous-estimer
Favori, mais en terrain hostile. Supérieur sur le papier, mais confronté à une équipe en pleine confiance. Le Racing Besançon se sait attendu et observé. Pour espérer poursuivre son épopée, il devra maîtriser ses émotions, respecter son adversaire et imposer son jeu. Car en Coupe de France, plus que nulle part ailleurs, la hiérarchie ne demande qu’à être renversée.
L'interview de la rédaction : Roland Girard, président du Racing Besançon