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Ce mardi matin, la préfecture du Doubs a accueilli près de 150 nouveaux maires du département à l’occasion d’une journée d’échanges et de formation réunissant les représentants de l’État, les associations d’élus, le Conseil départemental, les procureurs, les services de gendarmerie et plusieurs partenaires institutionnels. Ces nouveaux édiles représentent près d’un tiers des maires du Doubs. Une rencontre placée sous le signe de l’accompagnement, du dialogue et des responsabilités croissantes qui attendent les élus locaux.

« Vous n’êtes pas seuls »

En ouverture de cette matinée de travail, le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a tenu à rassurer les nouveaux élus sur le rôle d’appui des services de l’État. « Un bon maire aujourd’hui, c’est un maire qui sait mobiliser et utiliser un réseau de partenaires », a-t-il déclaré devant les participants, insistant sur la nécessité de travailler avec les intercommunalités, les services de l’État et les différentes structures d’accompagnement. Le représentant de l’État a également rappelé que la commune demeurait « le point de repère essentiel de nos concitoyens Â». Dans un contexte où les responsabilités administratives et juridiques des maires se renforcent, le préfet a multiplié les messages de soutien : « Vous n’êtes pas seuls. Sachez demander de l’aide et de l’accompagnement, ils ne vous seront jamais refusés ". 

L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, préfet du Doubs 

Des maires aussi agents de l’État

Au fil de son intervention, Rémi Bastille a rappelé les nombreuses missions exercées par les maires au nom de l’État : état civil, élections, urbanisme ou encore inscriptions scolaires. « Chaque maire devient, pour l’exercice de certaines missions, un agent de l’État », a-t-il souligné, évoquant également le contrôle de légalité exercé par la préfecture sur les actes administratifs des collectivités. Le préfet a insisté sur l’importance du dialogue en amont avec les services préfectoraux afin d’éviter les contentieux : « Plus tôt vous nous saisirez de vos projets et de vos interrogations juridiques, plus nous pourrons construire ensemble une solution appropriée. »

Budget, exemplarité et sécurité au cœur des préoccupations

Face à des finances publiques de plus en plus contraintes, les nouveaux maires ont aussi été alertés sur la nécessité d’une gestion rigoureuse. Le préfet a rappelé que la Dotation globale de fonctionnement (DGF) resterait stable en 2026 au niveau national, tout en évoquant des restrictions sur certaines aides à l’investissement. « Une gestion rigoureuse et maîtrisée des finances publiques n’est plus une option », a-t-il averti.

L’exemplarité des élus a également occupé une place importante dans son discours. « Impartialité, intégrité, sens de l’intérêt général (…) ne sont pas des principes théoriques », a-t-il martelé. Autre enjeu majeur évoqué : la sécurité publique. En rappelant que les maires sont aussi officiers de police judiciaire, Rémi Bastille a appelé à renforcer la coopération entre élus, forces de sécurité et justice face à la hausse des incivilités et des violences constatée depuis le début de l’année.

Des ateliers pratiques pour les nouveaux élus

Au-delà des discours institutionnels, cette rencontre avait une vocation très concrète. Les nouveaux maires ont participé à plusieurs ateliers thématiques consacrés notamment aux finances publiques, à l’urbanisme, aux responsabilités juridiques des élus ou encore à la sécurité. Des temps d’échange destinés à permettre aux élus, parfois novices dans leurs fonctions, de mieux appréhender les réalités administratives et techniques de la gestion communale.

Cohésion sociale et transition écologique : les grands défis du mandat

En conclusion de son intervention, le préfet du Doubs a souhaité attirer l’attention des maires sur deux défis majeurs des prochaines années : la cohésion sociale et la transition écologique. Face à « un temps propice aux clivages » et à la montée de la désinformation, il a appelé les élus à jouer un rôle d’apaisement et de pédagogie au plus près du terrain.

Concernant le climat, il a rappelé  que les communes sont « en première ligne » pour adapter les territoires aux conséquences du dérèglement climatique : vagues de chaleur, inondations ou maîtrise des consommations énergétiques. « Il en va à la fois de notre avenir, de celui de nos enfants et de notre quotidien dès à présent », a conclu le préfet devant les nouveaux maires du département.

 

 

À compter du 1er janvier 2026, une nouvelle mesure d’organisation du trafic poids lourd entrera en vigueur sur la RN83, entre Bersaillin (Jura) et Besançon (Doubs). Objectif : réduire les nuisances, améliorer la sécurité routière et répondre à une demande ancienne des riverains fortement mobilisés sur ce dossier. Cet arrêté a été signé ce matin, en préfecture, à Besançon, par les préfets du Doubs et du Jura

L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, Préfet du Doubs 

Une réponse attendue par les habitants

Depuis de nombreuses années, les habitants et associations de riverains dénonçaient une circulation intense de poids lourds sur cet axe, génératrice de bruit, de congestion et de dangers routiers. Les préfets du Doubs et du Jura, Rémi Bastille et Pierre-Édouard Colliex, peuvent en témoigner. De très nombreux courriers de doléances, exprimant l’exaspération des citoyens ont été reçus. « Aujourd’hui, on leur répond par une mesure concrète », soulignent les représentants de l’Etat, évoquant un véritable soulagement pour les habitants du Jura et du Doubs.

Ce qui change concrètement

La mesure vise le transit longue distance national et international. Jusqu’à présent, de nombreux camions quittaient les autoroutes A36 et  A39 pour emprunter la RN83, afin d’éviter la boucle autoroutière passant par Dole et de réaliser des économies de péage. Désormais, les poids lourds en transit international ou transeuropéen venant de l’A36 et de l’A39 devront rester sur ces itinéraires. Ils ne pourront plus emprunter la RN83 entre Bersaillin et Besançon. Cette organisation concerne environ 700 poids lourds par jour, soit un tiers du trafic poids lourd actuel sur la RN83, ce qui représente un impact significatif sur la circulation

 

L'interview de la rédaction : Pierre Edouard Colliex, préfet du Jura 

Pas d’interdiction totale

Les autorités tiennent à rassurer : « il ne s’agit pas d’une interdiction générale des poids lourds sur la RN83 Â». La circulation restera autorisée pour la desserte locale, les transporteurs régionaux et les entreprises implantées en Franche-Comté, ainsi que dans les départements limitrophes.  La mesure cible exclusivement le grand transit, sans lien direct avec le territoire traversé.

L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, Préfet du Doubs 

Sécurité et environnement en jeu

La RN83 présente, sur certains tronçons, des caractéristiques sensibles : axe parfois sinueux, étroit, avec des secteurs assimilables à de la route de montagne (côte de l’Arbois notamment). Cette configuration atteint aujourd’hui ses limites face à un trafic poids lourd intense, contribuant à une accidentalité routière préoccupante, notamment au sud de la RN83, au nord de Poligny.

Contrôles et mise en œuvre progressive

La mise en place se fera en plusieurs étapes. A compter du mois de janvier, une phase pédagogique sera mis en place.  Elle se déclinera par des temps d’information et de sensibilisation des chauffeurs routiers, avec des contrôles explicatifs aux sorties d’autoroute.

Une campagne de communication à destination des professionnels du transport.

Une phase de sanction, une fois la mesure pleinement intégrée.

Les forces de l’ordre et les services de l’État (gendarmerie, DREAL) s’appuieront sur les outils de suivi embarqués des poids lourds pour identifier les itinéraires empruntés et vérifier la légitimité de leur passage sur la RN83. Par ailleurs, un travail est en cours avec les éditeurs de GPS afin d’intégrer rapidement cette restriction dans les systèmes de navigation, un levier jugé essentiel pour l’efficacité du dispositif.

Une mesure concertée

Cette décision est le fruit d’un travail collectif approfondi, associant élus locaux, associations de riverains, fédérations de transporteurs, exploitants routiers et services de l’État. Une concertation qui a permis de construire une solution équilibrée, adaptée aux enjeux du territoire. En réorganisant le transit poids lourd, les autorités entendent améliorer durablement la qualité de vie des riverains, renforcer la sécurité et mieux répartir le trafic sur des infrastructures conçues pour l’accueillir.

L'interview de la rédaction : Pierre Edouard Colliex, préfet du Jura 

Après la demande du préfet du Doubs de retirer le drapeau palestinien hissé lundi soir sur l’esplanade des Droits de l’Homme à Besançon, la maire Anne Vignot a adressé une lettre officielle pour défendre ce geste. Elle y évoque « une solidarité assumée avec le peuple palestinien Â» et rappelle « les engagements constants de la Ville en faveur des droits humains Â». Elle précise qu’il a été déployé aux côtés des drapeaux français, européen et ukrainien. L’élue appelle le préfet à reconsidérer sa position, invoquant notamment les propos récents du Président de la République sur la reconnaissance de l’État palestinien.

Dans le Doubs, le CODAF, le Comité Opérationnel Départemental Anti-Fraude, vient de se doter de deux nouvelles conventions, dont le but est de renforcer les actions dans la lutte contre la fraude et faciliter le paiement des amendes. Le premier outil vise à renforcer les échanges d’informations entre tous les services impliqués, qu’il s’agisse des services de l’Etat ( police, gendarmerie, administration préfectorale, douanière, fiscale, DREAL, ARS…), les organismes locaux de protection sociale et le département du Doubs.  L’autre dispositif consiste à améliorer le recouvrement des amendes. Autrement-dit, améliorer la capacité à obtenir le remboursement et le paiement des amendes auprès des gardés à vue. Des modalités facilitées de saisie de numéraire ou de biens (moyens de transport, objets de luxe) sont mises en place pour obtenir les régularisations nécessaires.

L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, préfet du Doubs

CODAF SIGNATURE

                                                                                 Etienne Manteaux ( Procureur de la République de Besançon). Rémi bastille ( préfet du Doubs)

11 millions d’euros d’argent public recouvrés

En 2024, dans le Doubs, la fraude détectée par le CODAF s’élève à près de 11 millions d’euros. Un bilan en augmentation et qui, selon Rémi Bastille, le Préfet du Doubs, montre l’investissement des services dans la lutte contre la fraude. Les commerces de proximité, la livraison à domicile, le transport, le BTP et les garages automobiles ont été particulièrement ciblés. L’année dernière, sous l’égide du CODAF, 120 contrôles ont été menés dans le département du Doubs. Ils ont donné lieu à 11 procédures pour travail dissimulé et huit fermetures administratives d’établissements. Des fermetures pouvant aller jusqu’à 90 jours pour les sanctions les plus lourdes.

CODAF SIGNATURE 3

                                                  Paul-Edouard Lallois ( Procureur de la République de Montbéliard). Chantal Goubert ( directrice des finances publiques du Doubs)

La lutte contre la fraude à la prestation sociale

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, 1er vice président du Conseil Départemental du Doubs, en charge du retour à l'emploi, de l'insertion  et de l'action sociale.

La chasse à la fraude à la prestation sociale fait également partie des missions du CODAF. Le Conseil Départemental, à qui revient la gestion et le financement du RSA, le Revenu de Solidarité Active, et l’Allocation Adulte Handicapé (AAH), en fait une priorité. En 2024, dans le Doubs, sur les 12.300 allocataires du RSA, 200 dossiers frauduleux ont été identifiés par la collectivité. Ce qui représente un total de 1,5 millions d’euros d’argent indûment perçus. Pour mener ce travail de contrôle, et permettre une juste attribution des aides, le département du Doubs a renforcé sa cellule de vérification « du juste droit Â», avec le recrutement de deux agents, pour mieux détecter la fraude en amont. Un travail en étroite collaboration avec la Caisse d’Allocations Familiales, pour repérer les contrevenants, est également réalisé. Le milieu du narcotrafic semble être  très friand de ce genre de tromperie.

Ce jeudi matin, Rémi Bastille,  le préfet du Doubs a invité la presse locale pour faire un point sur les dossiers en cours dans le département. Economie, social, sécurité, politique, mobilités, environnement…. , les dossiers ne manquent pas pour le représentant de l’état.

L’économie

L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, préfet du Doubs

La situation politique et budgétaire étant stabilisée, en tout cas pour le moment, les collectivités locales peuvent désormais apprécier les recettes qui leur sont octroyées pour cette année. La réduction de la contribution des collectivités, estimée à 5 milliards d’euros, a été abaissée à 2 milliards finalement. Dans le département, le conseil départemental du Doubs perd un lourd tribu, avec une réduction de 1,5 millions d’euros des aides apportées par l’état. Une vingtaine de communes sont également concernés, avec des prélèvements à hauteur de « quelques dizaines de milliers d’euros Â». Excepté le Pays de Montbéliard, aucune autre agglomération n’est concernée par cet effort.

Les infrastructures routières

L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, préfet du Doubs

Pontarlier : les travaux de contournement de Pontarlier ont été lancés il y a une dizaine de jours. Les premières démolitions ont commencé le long de la RN57 pour élargir certaines sections. Le chantier devrait officiellement débuter durant le courant du deuxième semestre 2025 pour une fin programmée en 2026.

Aménagement de la RN57 entre Beure et Micropolis : Les travaux prévus sur plusieurs années, au moins une décennie, se déclinent en deux tranches. Les négociations foncières sont en cours, avec une préférence pour les accords amiables, plutôt que des expropriations. Les études se poursuivent. Néanmoins, les premiers aménagements devraient voir le jour en début d’année 2026. Ils concerneront dans un premier temps les accès à Micropolis, avec une réflexion également sur les parkings et la gestion de l’eau. Rappelons que 90 millions d’euros sont apportés par l’état pour le projet global.

Jougne. Se trouvant dans un secteur enclavé, et étant très fortement emprunté, le secteur de Jougne va faire l’objet d’une étude pour réfléchir à une fluidité du trafic routier. Cette entreprise demande des investissements lourds. Le prochain Contrat de Plan Etat-Région, en 2027, devrait apporter les réponses nécessaires.

RN 83, entre Beure (25) et Bersaillin (39). 800 poids-lourds shuntent quotidiennement l’A36 et utilisent cette portion de route, impactant considérablement la sécurité routière. Le préfet du Doubs se veut confiant pour la suite des évènements, avec une fin des études en cours d’ici juin prochain et une mise en application des décisions prises dans le courant du 2è semestre de l’année 2025.

Le commissariat de police de Besançon

L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, préfet du Doubs

Rémi Bastille rappelle qu’il n’est pas prévu de créer un deuxième commissariat à Besançon. Néanmoins, ce nouvel équipement sera doté de services spécialisés. Rappelons que l’endroit a été clairement identifié. Il se trouvera rue de Dole, sur une parcelle communale. Une nouvelle phase est en cours. Elle s’organise avec les services du ministère de l’Intérieur pour la concrétisation effective du projet. Une présence en 2027 pourrait être une éventualité.

Ce mercredi matin, en compagnie d’Anne Vignot, Maire de Besançon, Rémi Bastille, préfet du Doubs, a visité le quartier Battant. Rappelons que ce secteur bisontin a rejoint le dispositif Quartier Prioritaire de la Ville. Au cours de ce déplacement, le représentant de l’état a pu découvrir le secteur et rencontrer ses habitants et échanger sur la situation et le devenir de ce secteur géographique, qui bénéficiera du soutien de l’état. Au menu : les Bains Douches, la salle Battant, la boutique Jeanne d’Antide, … .

Ce mercredi 10 juillet, était célébrée partout en France la journée de la police nationale. Dans le Doubs, les différents services de police départementaux se sont donnés rendez-vous sur la place du 8 septembre à Besançon. Rémi Bastille, préfet du Doubs, et Yves Cellier, le directeur interdépartemental de la police nationale du Doubs, ont remis les médailles du courage et du dévouement, de la sécurité intérieure et de l’honneur. Au total, une vingtaine de personnes ont été décorées lors de cette cérémonie.  Le Préfet du Doubs, en présence d’Etienne Manteaux, le Procureur de la République de Besançon, Christine Bouquin, Présidente du Conseil Départemental du Doubs, Anne Vignot, Maire de Besançon et Matthieu Bloch, député de la 3è circonscription du Doubs, a lu la lettre de Gérald Darmanin, encore ministre de l’Intérieur. Il a également été rendu hommage à ces hommes et ces femmes qui ont perdu la vie ou qui ont été blessés dans l’exercice de leur métier.

L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, Préfet du Doubs

« Des représentants de la République Â»

M. Bastille, le Préfet du Doubs, rappelle, tout d’abord, que ce devoir de mémoire est important et indispensable.  Il s’adresse à celles et ceux qui sont décédés, mais également à tous ces agents « qui ont eu à souffrir des risques qu’impliquent ce métier Â». Le représentant de l’Etat souligne fortement également le rôle « de ces représentants de la République Â» dans le bon fonctionnement de la société,  qu’il s’agisse du maintien de l’ordre, de l’application de la loi, de la protection des biens et des personnes, …. . Il appuie également sur « leur courage Â» et leur investissement, au quotidien, pour leur pays.

L’information est confirmée. Rémi Bastille, le Préfet du Doubs, fait partie de la délégation française qui accompagne Emmanuel Macron en Nouvelle Calédonie. Le représentant de l’état est présenté comme « un connaisseur des Outre-mer et de la Nouvelle Calédonie Â».

Entre 2020 et 2022, il a été secrétaire général du haut-commissariat en  Nouvelle Calédonie, avant d’être nommé préfet chargé d’une mission de service public en 2022. Nos confrères de Nouvelle Calédonie première rappelle qu’il « planchait sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle Calédonie Â».