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Dans le procès de Nicolas Zepeda, les témoignages se sont succédés ce lundi. Cinq témoins ont été appelés à la barre. Ces étudiants ont tous évoqué les cris entendus dans la nuit du 4 décembre 2016 dans la chambre 106 de l’étudiante japonaise. De véritables cris d’horreurs, terrifiants, de ceux qui glacent le sang.

Leur évocation a d’ailleurs provoqué l’effondrement de la mère de Narumi. Pour clôturer cette journée, les images de vidéosurveillance ont été montrées à la cour, notamment celle de la nuit du 1er décembre. On y voit notamment un homme, le visage masqué, se balader à l’arrière du bâtiment Rousseau sur le campus de la Bouloie à Besançon et prendre des photos.  Nicolas Zepeda sera entendu ce mardi.

Parlera davantage, n’en dira pas plus… La deuxième semaine du procès de Nicolas Zepeda débute  ce lundi aux assises du Doubs. La semaine dernière, les avocats des parties civiles ont senti l’accusé parfois fébrile, voire même déstabilisé.

L’avocat bisontin Randall Schwerdorffer, qui assiste Arthur Del Piccolo, le dernier petit ami de Narumi Kurosaki, pense que Zepeda est peut-être en train de réaliser un travail psychologique sur lui-même, qui le conduira à s’exprimer davantage. L’audience reprend ce lundi matin, à 10h, au palais de justice de Besançon. Le nouvel interrogatoire de l’accusé sur les faits est programmé  en fin d’après-midi.

L'interview de la rédaction / Randall Schwerdorffer

 

La deuxième semaine de procès de l’affaire Zepeda débutera ce lundi à 10h aux assises du Doubs.  Une semaine que la famille de l’étudiante japonaise redoute énormément. Cette dernière a été déstabilisée à plusieurs reprises par les réponses de Zepeda lors des différents interrogatoires auxquels il a été soumis. C’est lundi à 17h que l’accusé sera de nouveau interrogé sur les faits. Les parties civiles, au nombre de cinq, assistées par maîtres Galley et Schwerdorffer, seront auditionnées mercredi. Maître Galley est au micro de la rédaction.

L'interview de la rédaction / Maître Galley

 

Nicolas Zepeda a été placé dos au mur en ce quatrième jour d’audience, le dernier de cette première semaine de procès qui s’achève. Auditionné, le commandant Touris a d’ailleurs insisté sur le fait que le téléphone de Narumi a effectué le même trajet que Nicolas Zepeda après sa disparition, comme en témoigne les différentes connexions identifiées en Espagne, mais surtout au Chili. Or, Nicolas Zepeda est bel et bien rentré seul sur le territoire chilien. Ces éléments accablants pourraient bien faire vaciller le Chilien. 

Le commandant a également dû faire face aux questions des avocats. Il a répondu à des interrogations concernant le corps de Narumi, en émettant des hypothèses sur la manière dont il aurait pu être transporté depuis la chambre,  jusqu’à l’endroit où il serait caché. Le commandant a également fait part de la difficulté de la recherche du corps, car les recherches ont véritablement commencé des mois après la disparition, rappelant qu’un corps en pleine nature pouvait être altéré par des animaux. 

La défense a également posé des questions au policier, en essayant tant bien que mal  de lui faire émettre l’hypothèse que Narumi pourrait être en vie. Soulignant le fait qu’il aurait été difficile pour Zepeda de transporter un corps, ainsi que sa valise,  jusqu’à sa voiture. Il n’est pas allé dans ce sens, et a rappelé que, «  lors d’un incident de ce type, il est très probable que l’accusé ait été en mesure de transporter tout cela, sous le coup de l’adrénaline ». 

La fin de l’audience du jour s’est articulée sur un point judiciaire extrêmement technique. Mais au-delà de la forme, c’est le fond de ce débat qui va avoir un impact fort sur le procès lors des prochains jours. En effet, de nouvelles images de vidéosurveillance devraient être dévoilées lors de l’audience. Découverte tardivement par le chef d’enquête de police, ces images pourraient être accablantes pour Nicolas Zepeda. Le débat de fin d’audience entre la défense et les avocats de la partie civile concernaient d’ailleurs ces vidéos. Les deux parties étaient d’accord sur leur diffusion, qui figurent au dossier d’instruction et qui sont légitimement diffusables. Cependant, la défense trouvait que cette manœuvre était irrégulière, et qu’il était souhaitable de solliciter un supplément d’information pour respecter un principe de droit. 

L’audience a été suspendue vers 14h, et reprendra lundi matin à 10h. 

 

Le quatrième jour du procès de Nicolas Zepeda s’est poursuivi ce vendredi.

L’audience a débuté à 8h ce matin par des visioconférence avec Tokyo. Trois personnes se sont succédées pour apporter leur témoignage. Le premier, Kaisuke Kameiama est âgé de 56 ans et est professeur universitaire au Japon. Il est le directeur du centre informatique de l’université de Tsukuba. Il a été sollicité par la police japonaise afin de fournir les traces de connexion au réseau universitaire depuis les comptes de Narumi et Zepeda. Il a été relevé qu’environ cinquante connexions ont été effectuées sur le compte de Narumi depuis des appareils appartenant à Nicolas Zepeda après le 20 Août, date du départ de l’étudiante japonaise pour la France. Ces connexions sont considérées comme illicites, et soulève la piste d’une véritable "traque informatique" de la part de l’accusé. 

Le deuxième témoin de la matinée, Takeshi Manaka, âgé de 47 ans, exerce des fonctions techniques au sein de l’université de Tsukuba. Il lui a été demandé d’analyser l’historique de l’utilisation du compte de Narumi. Il a relevé que le compte de Narumi avait été utilisé sur le campus de Tsukuba alors que l’étudiante avait déjà quitté le territoire japonais pour Besançon. Mais ce qui a particulièrement attiré l’attention de son enquête, c’est cette mystérieuse connexion effectuée après la disparition de Narumi au moins de Décembre 2016. Cette connexion a été effectuée depuis l’étranger, mais l’adresse IP de l’appareil ainsi que le type d’appareil utilisé n’a pas pu être identifié. Malgré tout, il a été détecté que cette connexion aurait été effectué via des fournisseurs internets espagnols. 

Enfin le troisième témoin, un officier de police japonais, n’a apporté aucun élément nouveau à l’enquête, et son passage devant la cour a été très confus. Il a soulevé deux erreurs dans le rapport effectué par son service, mais cela concernait des éléments de détails qui n’avaient aucune importance. 

D’intenses recherches

L’audience a été suspendue à 10h, pour une reprise à 10h30 avec l’intervention du commandant de police Christophe Touris.  Le commandant présente l’enquête dans sa globalité pour commencer. Il évoque Arthur Del Piccolo comme premier suspect de cette enquête, mais il a vite été écarté au vu des éléments. Nicolas Zepeda a très rapidement été considéré comme le suspect principal de l’affaire. Le commandant évoque les différents moyens mis en œuvre pour essayer de retrouver le corps de Narumi. Il évoque notamment toutes les battues effectuées, ainsi que les différentes zones aquatiques dans lesquelles les plongeurs sont intervenus. Toutes les recherches n’ont pas abouti à la découverte du corps. Le commandant présente ensuite les déplacements de Nicolas Zepeda, notamment la nuit du 4 Décembre, ainsi que la nuit du 5 au 6 Décembre, nuit où il a quitté le campus de Besançon pour se rendre vers les environs de Dole. Tous les déplacements ont pu être obtenus grâce au déclenchement d’antennes relais téléphoniques ainsi qu’avec la localisation de sa voiture. Il présente également la soirée  du 1er Décembre, où il s’était déjà rendu dans les environs de Dole et de la forêt de Chaux.  Tous les éléments fournis sont déjà connus, mais le commandant apporte une expertise minutieuse, minute par minute, en nommant exactement les lieux où les antennes ont été déclenchés lors de ces nuits. 

Le commandant présente ensuite un élément extrêmement troublant et qui place Nicolas Zepeda dans une position très délicate. Le 6 Décembre, un billet de train Besançon/Lyon pour le jour même a été acheté avec la carte bancaire de Narumi. Cet achat a été effectué depuis le centre commercial de la toison d’or à Dijon. Au même moment, une connexion a été effectuée sur le compte Facebook de Narumi, depuis la toison d’or de Dijon. Nicolas Zepeda est la seule personne qui a été localisée par les enquêteurs à la toison d’or de Dijon ce jour-là. 

Des connexions après la disparition de Narumi

De plus, quelques jours plus tard, une nouvelle connexion au compte Facebook de Narumi est remarquée. Cette connexion est effectuée avec une adresse IP qui est liée à une localisation en Espagne. Nicolas Zepeda est justement en Espagne à ce même moment.  Enfin, une connexion au compte gmail de Narumi a été remarquée en Décembre, après sa disparition. Les informations relatives à cette connexion indique un élément troublant. La connexion a été effectuée depuis le fuseau horaire chilien. Nicolas Zepeda était au Chili à ce moment-là. 

Le commandant présente donc tous les éléments relatifs aux connexions sur les comptes de Narumi, après la date de sa disparition, et toutes les connexions sont reliés à Nicolas Zepeda, que ça soit via les adresses IP, où les lieux des connexions. 

Lors de cette troisième journée de procès, ce sont les camarades de classe de Narumi Kurosaki, lorsqu’elle étudiait le français au centre linguistique de Besançon en 2016, qui sont venus témoigner. Ils soupçonnent tous Zepeda d’avoir usurpé son identité sur le web, et Narumi avait d’ailleurs dit à plusieurs d’entre eux qu’il lui avait piraté ses comptes sociaux.

« Elle était inquiète de voir qu'il avait piraté son compte Facebook et pouvait voir tout ce qu'elle faisait dans la vie à Besançon ?"  Me Galley

"Oui c'est ce que je pense" répond la témoin.

"Des amis à elle ont disparu de son compte Facebook et elle pensait que c'était à cause de Nicolas Zepeda. Et aussi je crois que leur rupture ne s'était pas bien passé" une ancienne camarade de classe de la victime. 

"On pense que ce n'est pas toi qui réponds" écrivent les camarades de Narumi dans des échanges sms après sa disparition.

Et concernant la contrariété de Narumi par rapport à Nicolas Zepeda : "Elle était très embêtée du fait que Nicolas Zepeda comptait venir en France pour la revoir" précise une témoin.

Plus tard, dans l’après-midi, Nicolas Zepeda a été interrogé longuement sur les faits. Il a maintenu sa version en niant être l’auteur des messages envoyés par Narumi après sa disparition.

 

SCHWERDORFER AVOCAT RANDALL

 

Ensuite, l’avocat général Etienne Manteaux est revenu sur les circonstances des retrouvailles entre Narumi Kurosaki et Nicolas Zepeda.

« Comment la rencontre se fait ? Narumi vient taper à votre carreau ? », s’étonne l’avocat général.

« Je suis dans mon véhicule, garé sur le parking du campus, et oui, Narumi vient toquer côté passager », assure Zepeda.

« C’est donc un hasard complet ? » poursuit l’avocat général. « Vous faites 10.000 kilomètres, vous traversez l’océan, pourquoi ne pas aller taper chambre 106 ? »

Zepeda s’explique : « Je n’étais pas sûr de matérialiser l’idée que j’avais en tête. J’avais honte envers moi-même d’admettre que j’avais cette idée d’aller voir Narumi ».

Sous l’insistance des questions qui lui sont posées concernant sa venue à Besançon, le Chilien avoue finalement, grâce à Me Laffont, son avocate, qu’il était bien motivé par « l’envie et l’espoir de rencontrer » Narumi, ce qu’il a eu tant de mal à assumer.

 

Après une pause de 30 minutes, c’est la jalousie et l'emprise de Nicolas Zepeda qui sont au cœur des débats. Ce dernier exigeait de la japonaise qu’elle supprime les garçons de son compte Facebook, et lui demandait aussi de respecter cinq conditions pour qu’elle devienne une fille meilleure.

« Est-ce que ce n’est pas de la jalousie, peut-être maladivement ? », lui demande Matthieu Husson, le président.

« Je trouve que c’est exagéré de dire ça », répond Nicolas Zepeda. « Elle me raconte des histoires, au lieu de me dire qu’elle est sortie avec des amis, car elle a peur que je puisse faire la même chose au Japon. La confiance était brisée » poursuit-il.

Mais Matthieu Husson soumet une hypothèse à l’accusé : « Elle mentait peut-être parce que vous n’acceptiez pas ce qu’elle faisait ? »

 Nicolas Zepeda répond en contournant la question qui lui est posée, ce qui agace les parties civiles et l’avocat général, qui fulmine depuis son pupitre.

Le président ne comprend pas pourquoi Nicolas Zepeda a réclamé à Narumi, de supprimer de son compte Facebook trois profils de garçon récemment ajoutés.

« Et pourquoi effacer Arthur Del Piccolo ? », précise Matthieu Husson.

« A ce moment-là, je n’ai aucune idée de qui est Del Piccolo. » assure Zepeda.

« Alors pourquoi faut-il qu’elle le supprime ? Lui et pas une fille, par exemple ? »

Nicolas Zepeda refuse d’admettre une quelconque jalousie. « Je ne sais vraiment rien de Arthur del Piccolo à ce moment-là. »

 

La cour d’assises évoque ensuite la vidéo publiée par Zepeda sur Dailymotion le 6 septembre 2016, dix jours après l’arrivée de Narumi en France. Une déclaration froide à l’intention de l’étudiante japonaise, sonnant comme un ultimatum. Mais l’accusé explique que cette vidéo a une fonction de journal intime, pour lui-même. Matthieu Husson souhaite que l’accusé se mette à la place de Narumi, à la vision de cette vidéo. Zepeda répond par des détails techniques, sur l’envoi de cette vidéo, contournant une fois de plus la véritable question.

Avant de poursuivre. « Je pensais à protéger cette belle relation qu’on avait, si on continuait ainsi, cette relation allait se détériorer. C’était la première relation pour Narumi, je trouvais important qu’elle en garde un bon souvenir ».

Le président Husson l’interrompt. « Ce n’était pas à elle d’en juger ? Je ne suis pas sûr qu’elle en ait gardé un bon souvenir »

Me Schwerdorffer saisit l'occasion : « Je ne suis pas sûr qu’elle ait des souvenirs, monsieur le président ».

 L'interview de la rédaction / Me Galley

C’est ensuite Me Galley, avocate de la mère et de la sœur de Narumi, qui se confronte à l’accusé.

« Pourquoi exige-t-il de Narumi de se comporter comme une meilleure fille, en lui listant les cinq conditions pour qu’elle puisse rester avec lui, et ce que signifie devenir une fille meilleure ? ».

« J’essaie de me souvenir du contexte », répond le Zepeda, en difficulté. « Je suis fatigué d’expliquer à chaque fois la situation, c’est Narumi qui demandait quoi faire pour continuer la relation » explique-t-il.

Me Schwerdorffer reprend ensuite le flambeau, continuant de questionner Nicolas Zepeda sur Arthur del Piccolo, afin de lui faire admettre qu’il était jaloux, voire obsédé par le petit ami français de la Japonaise. Ce que le Chilien ne veut pas admettre.

Après plusieurs réponses non satisfaisantes, Etienne Manteaux, l’avocat général, abandonne à son tour l'idée d'interroger plus longuement l'accusé. « Quand on pose une question à Monsieur Zepeda, à la fin de sa réponse, on a oublié sa question »

 

GALEY AVOCATE ZEPEDA

 

Nicolas Zepeda est apparu un peu plus nerveux et déstabilisé en fin de journée, éprouvé par les questions successives du juge, des parties civiles et de l’avocat général. Me Laffont, l’avocate de l’accusé a demandé une suspension jusqu’à demain matin. « Je propose qu’il se repose car il est fatigué. Nous ne sommes pas dans les conditions idéales pour répondre ». Requête acceptée, l’audience reprendra ce vendredi, à 8h.

L'interview de la rédaction / Me Randall Schwerdorffer

La première journée du procès de Nicolas Zepeda aux assises du Doubs s’est conclue ce mardi soir. Comme le souligne Maître Sylvie Galley, avocate de la famille et des proches de Narumi Kurosaki, ces derniers ont été très ébranlés par les propos tenus par l’accusé ce jour.

ZEPEDA ASSISES

En compagnie de Maître Randall Schwerdorffer, qui assiste Arthur Del Piccolo, le petit ami de l’étudiante japonaise, les avocats de la défense pointent l’aplomb avec lequel Zepeda arrange la vérité, malgré parfois des faits très précis que l’enquête et les investigations ont pu mettre en évidence.

ZEPEDA ASSISES 4

Le procès se poursuit ce mercredi, à partir de 9h,  avec l’examen des faits. Notons que le premier interrogatoire de l’accusé sur les faits est prévu ce jeudi après-midi. Des experts sont également attendus à la barre.

ZEPEDA ASSISES 3

C’est un procès hors-norme qui s’est ouvert ce matin au tribunal judiciaire de Besançon. Durant onze jours de procès, la cour va devoir s’adapter au décalage horaire entre la France, le Chili et le Japon, d’autant plus que 45 témoins venus de trois continents différents sont à entendre. Il faudra aussi traduire tous les échanges afin que les différentes parties puissent suivre les débats.

C’est habillé d’une chemise bleu ciel et d’une cravate un peu plus foncée que Nicolas Zepeda s'est installé dans le box derrière ses avocates, Me Jacqueline Laffont et Me Julie Benedetti. Ses parents sont arrivés ce matin au palais de justice de Besançon sans dire un mot, le visage fermé, tout comme la sœur et la mère de Narumi. Ces dernières n’ont d’ailleurs cessé de fixer l’accusé tout au long de l’audience, sans détourner une seule fois le regard.

Plus de cinq ans après la disparition de la jeune étudiante japonaise, Nicolas Zepeda, le principal suspect s'est exprimé pour la première fois devant la cour d'assises du Doubs. Ce dernier a commencé par remercier la cour de lui laisser cette occasion de s’exprimer et de répondre à cette accusation. Il a ensuite poursuivi en sanglot, clamant son innocence, et en soutenant ne pas avoir tué Narumi.

« Un grand merci de me permettre de vous adresser la parole. Et merci de me donner l’opportunité de répondre. Merci de me laisser répondre à cette horrible accusation. C’est une accusation monstrueuse. Ça fait 5 ans que Narumi a disparu. Et depuis, ça a toujours été un cauchemar. J’ai Narumi dans mes pensées depuis 5 ans. Et je ressens de la peine, le chagrin immense de sa famille, de sa maman. Nul jour ne passe sans que je les aie dans mes pensées. Mais je tiens à dire clairement que je n’ai pas tué Narumi. Je refuse toutes ces accusations qu’on porte devant moi. Et j’espère que ce procès apportera la vérité. La vérité et la lumière dont nous avons besoin pour la retrouver » Nicolas Zepeda

C’est un procès hors norme qui va s’ouvrir ce mardi matin au palais de justice de Besançon. A compter du mardi 29 mars, et jusqu’au mardi 12 avril, le Chilien Nicolas Humberto Zepeda Contreras comparaît devant la cour d’appel de Besançon pour l’assassinat de l’étudiante japonaise Narumi Kurosacki, en 2016, à Besançon. Soit onze jours de procès. Précisons que le corps de la jeune femme n’a jamais été retrouvé.

Il aura fallu toute la détermination de la justice française et d’Etienne Manteaux, le Procureur de la République de Besançon, pour obtenir l’extradition du Chilien en France. C’est en mai 2020, après le déplacement des autorités françaises au Chili, qui avaient pu obtenir et assister à un entretien entre une magistrate chilienne et l’accusé, et pour lequel 95 questions avaient été posées, que la cour suprême du Chili a autorisé l’extradition de Zepeda. En juillet 2020, Il se voyait notifier sa mise en examen par le juge d’instruction de Besançon. En février 2021, l’ordonnance de renvoi de Zepeda devant la cour d’assises de Besançon du chef d’assassinat était actée. Le 19 mai de la même année, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Besançon confirmait cette ordonnance.

Nicolas Zepeda sera assisté par Maîtres Jacqueline Lafont et Julie Bendetti, avocates au barreau de Paris. Cinq personnes se sont constituées parties civiles. Les proches de la victime seront défendus par Maître Sylvie Galley, avocate au barreau de Besançon. Arthur Del Piccoloh-Saleh sera assisté de Maître Randall Schwerdorffer, également avocat au barreau de Besançon.

Le procès débutera mardi matin, à 10h. Il sera alors procédé au tirage au sort du jury de jugement. La personnalité de l’accusé sera détaillé mardi après-midi. L’examen des faits sera effectué mercredi. Ce n’est que jeudi après-midi que Nicolas Zepeda sera interrogé.

Le Chilien Nicolas Zepeda, soupçonné du meurtre de l’étudiante Narumi Kurosaki, dont le corps n’a jamais été retrouvé, sera jugé à compter du 28 mars prochain devant la cour d’assises du Doubs. Zepeda a reconnu avoir passé une partie de la nuit du 4 au 5 décembre 2016 dans la chambre de la jeune femme, située sur le campus de la Bouloie. Cette nuit-là, des cris ont été entendus, mais personne n’a prévenu les forces de l’ordre. Le meurtrier présumé clame son innocence. Il a expliqué avoir quitté la jeune femme en vie lors de son passage à Besançon.