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Lors du conseil municipal de Besançon, Christine Werthe, adjointe au maire en charge de la Citadelle, du patrimoine Vauban UNESCO, des savoir-faire horlogers et du patrimoine touristique, a exprimé sa préoccupation face à la multiplication des saluts nazis constatés au Musée de la Résistance et de la Déportation. L'élue a défendu une politique de fermeté et appelé à une mobilisation collective pour préserver la vocation mémorielle du site.

Un lieu de mémoire confronté à des actes inacceptables

Installé au sein de la Citadelle de Besançon, le Musée de la Résistance et de la Déportation est l'un des établissements de référence en France sur l'histoire de la Résistance, de la Déportation et de la Seconde Guerre mondiale. Entièrement rénové, il a rouvert ses portes au public le 8 septembre 2023 avec l'ambition de mieux transmettre cet héritage, notamment auprès des jeunes générations. Pour Christine Werthe, les incidents recensés ces derniers mois portent directement atteinte à cette mission. Depuis le début de l'année 2026, dix cas de saluts nazis ont été signalés dans l'enceinte du musée, dont six pour le seul mois de mai.

Une progression préoccupante

L'élue a souligné que ces actes connaissent une augmentation régulière. Quatre incidents avaient été recensés en 2024, puis cinq en 2025. Les dix cas enregistrés depuis janvier 2026 témoignent d'une recrudescence qui suscite l'inquiétude de la municipalité. « Ces gestes ne sont ni des provocations anodines ni des plaisanteries », a rappelé Christine Werthe. Pour la Ville, ils constituent une insulte à la mémoire des résistants et des déportés, mais également une remise en cause des valeurs républicaines que porte le musée.

La politique du "zéro tolérance"

Face à cette situation, la municipalité a choisi de renforcer sa réponse. Désormais, chaque incident avéré donne lieu à un dépôt de plainte, qu'il concerne des personnes majeures ou mineures. Cette politique s'applique également aux groupes scolaires. Christine Werthe a révélé que des plaintes avaient déjà été déposées contre des mineurs, y compris dans le cadre de visites encadrées par des enseignants. Si le dialogue avec l'Éducation nationale demeure privilégié, la Ville estime que certains comportements nécessitent également une réponse judiciaire. Le règlement intérieur de la Citadelle a par ailleurs été modifié afin de mieux protéger les agents, de clarifier les procédures de signalement et de garantir un traitement systématique de ces incidents.

Soutien aux équipes du musée

L'adjointe au maire tient à saluer le travail des personnels du musée, de la Citadelle et de l'accueil, régulièrement confrontés à ces situations. Selon elle, ces équipes assurent au quotidien une mission essentielle de transmission de la mémoire et de sensibilisation des visiteurs aux conséquences des idéologies totalitaires.

Un appel à l'unité des élus et à la responsabilité des jeunes

Au-delà des clivages politiques, Christine Werthe a appelé les 55 élus du conseil municipal à parler d'une seule voix sur ce sujet. « Il ne peut y avoir ni ambiguïté ni relativisation », a-t-elle insisté. Elle a rappelé que le Musée de la Résistance et de la Déportation n'est pas un lieu de provocation mais un espace destiné à comprendre l'histoire, développer son esprit critique et construire un engagement citoyen.

Prévention et éducation renforcées

Si la Ville assume désormais une ligne de fermeté, elle entend également renforcer les actions de médiation, de prévention et d'éducation menées autour du musée. L'objectif affiché est double : sanctionner les comportements contraires à la loi tout en poursuivant le travail pédagogique indispensable pour que les idéologies de haine ne trouvent aucun écho dans la capitale comtoise. Pour Christine Werthe, Besançon doit rester fidèle à l'héritage de celles et ceux qui ont résisté à la barbarie et continuer à faire vivre cette mémoire auprès des nouvelles générations.

Dans le cadre de son cycle de conférences, le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon reçoit, ce jeudi soir, Jean-David Morvan, scénariste, et Dominique Bertail, dessinateur, qui présenteront leur trilogie, sous la forme d’une bande dessinée, baptisée « Madeleine, Résistante Â». Des ouvrages centrés sur le parcours de Madeleine Riffaud, dont ils ont recueilli le témoignage. Le rendez-vous est fixé à 18h à la salle Courbet à la mairie de Besançon.

Dans le cadre de son cycle de conférences, le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon organise, comme chaque mois, le jeudi, une conférence. Ce jeudi 17 octobre, l’établissement recevra Sébastien Albertelli, qui présentera son livre « le Colonel Passy, le maître espion du général de Gaulle Â». L’intervenant éclairera son public sur le parcours du colonel Passy, en s’appuyant sur des archives longtemps restées inaccessibles. Le rendez-vous est programmé, à 18h30, à la salle Courbet, en face de la mairie de Besançon.

À l’occasion du 80ème anniversaire de la libération de Besançon, et des un an de la réouverture du Musée de la Résistance et de la Déportation, la Citadelle propose une journée exceptionnelle le 8 septembre. Le public est invité à venir découvrir le parcours de l’ethnologue et résistante Germaine Tillion, à travers une exposition permanente.

Au cours de cet évènement, l’ensemble Tétraktys jouera certains morceaux de l’opérette imaginée par Germaine Tillion pendant sa déportation à Ravensbrück. Précision également que le 8 septembre, l’accès à la Citadelle sera exceptionnellement gratuit. Pour de plus amples informations : www.citadelle.com

Si vous êtes de passage à la Citadelle de Besançon et visitez le musée de la Résistance et de la Déportation, l’établissement vous propose de vous arrêter sur les objets confectionnés en détention par la résistante franc-comtoise Marguerite Socié,  arrêtée à Valentigney,  et d’autres prisonniers dans les geôles de Belfort, Besançon, Rennes et Fresnes, mais aussi dans les deux camps de concentration qu’elle a connus. Différents objets ont été confectionnés : recettes de cuisine pour lutter contre la faim avec du papier hygiénique, un couteau artisanal, une poupée miniature, … .

Dans le cadre de la journée nationale de la Résistance, un rassemblement se tiendra ce lundi 27 mai, à 11h, à la Citadelle de Besançon. L’hommage sera rendu aux poteaux des fusillés, à l’esplanade Denise Lorach, du nom de cette ancienne déportée qui a fondé, en 1971, le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon.

Installé en plein cœur de la Citadelle de Besançon, le musée de la Résistance et de la Déportation est temporairement fermé pour une rénovation complète. L’objectif de ces travaux est d’envisager l’agrandissement du musée en le rendant plus accessible afin de mettre en lumière les collections d’objets et l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale.

 Depuis 1971, le Musée de la Résistance et de la Déportation figure parmi les sites référents consacrés à la Seconde Guerre Mondiale grâce à ses précieuses collections d’objets. Visiter ce musée c’est plonger au cÅ“ur de l’histoire en retraçant les moments les plus sombres de la Guerre avec des collections originales d’œuvres réalisées en prison ou en camp de concentration par les déportés. Après avoir accueilli plus de 2 millions de visiteurs, le musée ferme ses portes jusqu’à la fin de l’été 2023.

Nouveau musée, nouvelle dynamique

Fidèle à ses origines, le musée de la Résistance et de la Déportation rassemble aux alentours de 600 Å“uvres et objets tels que des lettres, des dessins ou encore des photos qui seront valorisés avec des outils numériques explicatifs. L’objectif est de lutter pour conserver l’atmosphère de résistance intellectuelle qui règne à travers les pièces du musée. De nouveaux espaces d’exposition permettront de mettre en valeur temporairement des objets et des documents longuement restés dans les réserves par manque d’espace. Une nouvelle exposition permanente recouvrira une grande surface de ce nouveau musée en proposant des collections d’art sur le thème de la déportation, des objets dit « phares Â» afin de sensibiliser le public sur ce lieu qui autrefois était employé à la détention et aux exécutions des détenus.

Un lieu de mémoire

 Le musée de la Résistance et de la Déportation possède l’une des plus importantes collections d’art concentrationnaire d’Europe. Situé au cÅ“ur de la Citadelle, place forte surplombant la ville de Besançon ce nouveau musée alliera histoire et mémoire au regard des visiteurs. Rendez-vous l’an prochain pour l’inauguration d’un musée plus moderne, plus spacieux et accessible aux personnes à mobilité réduite.

L'interview de la rédaction / Annick Cousin, chargée des collections du Musée

Le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon lance un appel à la population. Dans le cadre de la création d’un futur outil multimédia, qui prendra place dans le musée entièrement rénové, le site bisontin cherche à approfondir sa connaissance sur les 100 fusillés de la Citadelle entre 1941 et 1944. L’objectif est de donner un visage à chaque nom et faire connaître ceux qui ont fait le choix de la Résistance au prix de leur vie. Les personnes qui peuvent répondre à cette demande peuvent se faire connaître via l’adresse mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Ce samedi 21 août et le 25 septembre, le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon et Alexandre Cailler, guide conférencier,  proposeront une balade à vélo sur les traces d’Henri Fertet et du groupe Guy Moquet. Au départ de Besançon et de l’église de Velotte, quartier dans lequel le jeune résistant vivait et était scolarisé,  le parcours rejoindra Avanne-Aveney, après un trajet d’une douzaine de kilomètres.

A travers cette initiative, Vincent Briand, attaché de conservation au Musée de la Résistance et de la Déportation, et Alexandre Cailler ont envie de « faire découvrir autrement l’une des pages de notre histoire et de faire cette sensibilisation ailleurs que dans les murs de la citadelle Â». Il faut bien avouer que la fermeture du musée bisontin, en raison des travaux de réhabilitation en cours, ont précipité les choses. De plus, Alexandre Cailler montre, chaque année dans le Haut-Doubs, tout son savoir en la matière. Effectivement, le jeune homme propose une initiative identique dans le secteur du Mont Châteleu, en évoquant un autre résistant, Michel Hollard.

S’adresser aussi à un autre public

Cette balade thématique se déroulera à vélo. Un choix qui permet d’une part de s’adresser à un autre public, mais également de plonger pleinement les participants dans cette période de notre histoire contemporaine, ou le vélo était le moyen de déplacement les plus utilisé. « On pourra ainsi mieux s’immerger dans le contexte de l’époque et apprécier les distances, les obstacles et l’ambiance Â» ajoute le guide conférencier. Une première initiative pour le Musée bisontin, qui entend bien poursuivre dans cette même dynamique à l’occasion d’autres évènements.

L'interview de la rédaction / Vincent Briand et Alexandre Cailler

Infos pratiques : Tarif : 7 euros par personne. Durée : 2 heures environ. Réservation en ligne : https://bit.ly/parcoursHenriFertet