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La garde à vue d’un homme de 19 ans a été prolongé ce jeudi à Besançon. L’individu devrait être présenté à la justice, en comparution immédiate, ce vendredi après-midi. Le 11 mai, il circulait sur un scooter démuni de plaque d’immatriculation. Le passager était dépourvu de casque. A la vue d’une patrouille de police, les deux hommes ont pris la fuite. Une course poursuite s’est engagée à travers les parkings de l’hôpital Minjoz.

A hauteur de la rue du Luxembourg, le passager a pris la fuite en courant, alors que le conducteur du scooter a fini par chuter au sol. Au cours de son audition, le mis en  cause n’a pas reconnu la rébellion, ni le port d’arme, découvert pourtant dans la poche de sa veste. Il a néanmoins reconnu du bout des lèvres le refus d’obtempérer. Il a refusé de donner le nom de son acolyte.

Ce sont environ 500 personnes qui étaient réunies ce mercredi soir, sur le site de l’entreprise Jussieu Secours à Besançon. Une cérémonie d’hommage a été rendue en l’honneur de Moussa Dieng, l’ambulancier poignardé à mort samedi 28 août lors d’une intervention. Ses plus proches collègues se sont exprimés dans la douleur et la tristesse, afin d’honorer la mémoire de leur confrère. Le président de Jussieu France, Anne Vignot, la maire de Besançon, et Brigitte Bourguignon, ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités et de la santé, ont aussi prononcé quelques mots. Face au désarroi du personnel de santé, ce drame vient interroger sur les conditions de travail et les difficultés que rencontrent ces femmes et ces hommes. « Il faudra honorer la mort de Moussa par des décisions. Son sacrifice ne doit pas être vain, et doit faire avancer les choses » a notamment déclaré Pascal Barthès, le président de Jussieu France.