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Le taux de pauvreté progresse en France. L’Insee a déclaré ce mardi 14 novembre qu’il s'est établi à 14,5% de la population en 2021 en France. Une hausse de 0,9 point par rapport à l'année précédente, en raison notamment de la progression de l'inflation et de la non-reconduction des aides de solidarité exceptionnelles. Les femmes et les enfants sont les premières victimes selon le Secours catholique. En 2021, 9,1 millions de personnes disposaient de revenus mensuels inférieurs au seuil de pauvreté, fixé à 60% du revenu médian, soit 1 158 euros pour une personne seule.


Selon les chiffres provisoires de l’INSEE, l’emploi salarié privé est resté « quasi stable » au troisième trimestre de cette année. Il est évoqué la destruction de 17.700 postes, soit -0,1%. C’est le deuxième trimestre de quasi-stabilité ( +0,1% au trimestre précédent), après le constat d’une nette augmentation en 2021 et 2022.

Vendredi, l’Insee a revu à la hausse l’indice des prix à la consommation. Il s’établit à 4,9% sur un an en août, contre 4,8% lors de la première estimation. Le « net rebond » des prix de l’énergie est à l’origine de cette décision.

Le recensement de la population 2023 débutera le 19 janvier. Il se terminera le 18 février pour les communes de moins de 10.000 habitants et le 25 février pour les communes de plus de 10.000 habitants. 757 communes sont concernées dans notre région, mobilisant 1500 agents recenseurs. Dans le Doubs, 5 grandes communes de plus de 10.000 habitants et 93 communes de moins de 10.000 habitants sont concernés. Dans le Jura, 2 grandes communes et 100 petites communes seront recensées.

Rappelons qu’au 1er janvier 2020, la région Bourgogne-Franche-Comté compte 2,8 millions d’habitants Ce qui représente une diminution de 0,1% par an entre 2014 et 2020. Si, sur cette même période, le Doubs continue de gagner des habitants. Le Jura  continue d’en perdre

Du 19 janvier au 25 février 2023 la Ville de Pontarlier sera concernée par la campagne de recensement menée par l'Insee. Le recensement permet de connaître la population française, de définir les moyens de fonctionnement des communes et de prendre des décisions adaptées pour la collectivité. Si vous êtes concerné par le recensement de la population cette année, un agent recenseur recruté par la Mairie de Pontarlier se présentera chez vous, muni de sa carte officielle. Les personnes recensées auront le choix : répondre en ligne sur internet ou bien remplir les questionnaires papier.

 

Des informations personnelles protégées

Seul l'Insee est habilité à exploiter les questionnaires et cela de façon anonyme. Ils ne peuvent donc donner lieu à aucun contrôle administratif ou fiscal. Votre nom et votre adresse sont néanmoins nécessaires pour être sûr que les logements et les personnes ne sont comptés qu'une fois. Lors du traitement des questionnaires, votre nom et votre adresse ne sont pas enregistrés et ne sont donc pas conservés dans les bases de données. Enfin, toutes les personnes ayant accès aux questionnaires (dont les agents recenseurs) sont tenues au secret professionnel.

 

Deux manières de répondre :

 

Si vous choisissez de répondre par internet

L'agent vous aura remis une notice d'information sur laquelle figurent votre code d'accès et votre mot de passe personnels. À partir du 19 janvier, rendez-vous sur le site : www.le-recensement-et-moi.fr et cliquez sur "le recensement en ligne, c'est ici". Utilisez le code d'accès et le mot de passe fournis pour vous connecter et laissez-vous guider. Le recensement par internet s'affirme ainsi comme la solution la plus simple et la plus économique pour tous.

Si vous choisissez le questionnaire papier

Remplissez les questionnaires papier que l'agent recenseur vous remettra lors de son passage. Il peut vous y aider si vous le souhaitez. Il viendra ensuite les récupérer à un moment convenu avec vous. Vous pouvez également les envoyer à votre mairie ou à la direction régionale de l'Insee.

 

 

 

L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a livré ce jeudi ses projections de population pour 2070 concernant la région Bourgogne Franche-Comté. Les experts ont suivi les tendances observées depuis 2018 concernant l’espérance de vie, la fécondité et les migrations. Trois scenarii ont été dévoilés, et seuls les départements du Doubs et du Jura (sur leurs zones frontalières) seraient moins impactés par la baisse et le vieillissement de sa population.

 

Un vieillissement de la population en Bourgogne-Franche Comté et une région qui pourrait également perdre jusqu’à 27,5% de sa population d’ici 50 ans selon le scénario le plus pessimiste « Voici ce qui pourrait se passer, si les tendances actuelles se confirment pour les cinquante années à venir » prévient Christophe Bosso, directeur régional adjoint de l'Insee Bourgogne-Franche-Comté. Les experts de l’INSEE insistent bien sur le conditionnel « Ce sont des projections et non des prévisions. Nous fournissons des scénarii qui pourront servir d’outils aux élus afin de mener leurs politiques publiques ». 

Les calculs sont basés sur trois principaux facteurs : espérance de vie à la naissance, taux de fécondité et migrations. A partir du recensement effectué en janvier 2018, trois scénarii sont élaborés : un scénario central, qui prolonge les tendances actuelles, une projection haute et une projection basse.

La région qui perdrait le plus d’habitants

Si les tendances se poursuivaient, la région BFC compterait 2,4 millions d’habitants en 2070, contre 2,8 millions actuellement. En raison du vieillissement de la population, le nombre de naissances continuerait de baisser tandis que celui des décès augmenterait. « On remarque que de nombreux jeunes quittent la région au moment du premier cycle d’études supérieurs, et ils ne reviennent pas forcément » précise les experts. Pour contre balancer, des arrivées potentielles d’habitants plus nombreuses qu’aujourd’hui d’autres régions pourraient permettre de limiter cette baisse.

Les résultats pour la Bourgogne Franche-Comté ne sont guère encourageants, y compris lorsqu’on les compare avec ceux des autres régions françaises. La région BFC est celle qui aurait le plus fort pourcentage de baisse d’ici 2070, juste derrière la Normandie. Au sein de la région, c’est le Territoire de Belfort qui perdrait le plus d’habitants (96 000 en 2070 contre 142 000 aujourd’hui). En 2070, un habitant sur cinq aurait 75 ans ou plus, des personnes potentiellement en perte d'autonomie. Derniers départements de la région encore en croissance aujourd’hui, le Doubs puis la Côte-d’Or commenceraient à perdre des habitants à l’horizon 2030.

L’exception frontalière

Au rayon des bonnes nouvelles, les départements du Doubs et du Jura (sur leurs zones frontalières uniquement) seraient moins impactés par la baisse et le vieillissement de la population. L’attrait des hauts salaires suisses permettrait encore d’attirer des population jeunes. « C’est la zone attractive de la région, ça c’est sûr ! » affirme Christophe Bosso, « Ce qui est intéressant c’est qu’il y a de l’attractivité de jeunes en âge de faire des enfants, et ces derniers pourront grandir sur ce territoire. Il y a une possibilité non négligeable que cela perdure. En l’espace de trois ans il y a eu 6000 frontaliers de plus, on est passé de 35 000 à 41 000, sur un territoire restreint. Il est fort probable que la bande frontalière continue sa progression démographique, mais il y a quand même des contraintes d’occupation des sols. Il n’y aura peut-être pas assez de logements pour tout le monde, ça peut poser problème ».

 

Propos recueillis par Benjamin Cornuez

 

 L'interview de la rédaction : Christophe Bosso, directeur régional adjoint de l'Insee Bourgogne-Franche-Comté. 

 

La nouvelle campagne de recensement de la population débute ce jeudi. Elle se terminera le 19 février pour les communes de moins de 10.000 habitants et le 26 février pour celles de plus de 10.000 habitants. Pour cette nouvelle édition, 784 communes seront visitées par 1.465 agents recenseurs.

Précisons que le recensement des occupants des habitations mobiles et des personnes sans abris dans les 25 communes de plus de 10.000 habitants se déroulera les 20 et 21 janvier. Il est bon d’ajouter également, crise sanitaire oblige, qu’internet est privilégié. Ainsi,  une notice, accompagnée des identifiants de connexion, sera déposée dans les boîtes aux lettres des maisons individuelles les deux premiers jours de la collecte.