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L’édition du Téléthon 2022 se prépare et plusieurs festivités sont prévues ce week-end dans le Haut-Doubs. A Pontarlier, cela se passera au théâtre Bernard Blier. Des manifestations auront également lieu dans le val de Morteau et à Labergement Sainte Marie.

Du côté de Mouthe, la journée du 3 décembre débutera dès 11h00 à l’espace des Vallières de Labergement Sainte Marie. Derrière cette initiative, une toute nouvelle association « Haut-Doubs Solidaire ». Maud Salvi, bénévole, se réjouit de la dynamique « On est une belle équipe qui vient de se lancer. On l’a fait avec notre cœur, on a trouvé pas mal de monde pour mettre ce Téléthon en place donc c’est génial. J’espère que ce sera une belle journée ! ».

Le programme a été dévoilé, et il est riche :

  • Balades autour du lac avec des ânes, en calèche, à cheval...
  • Démonstrations de chiens de berger et de sauvetage
  • Pompiers manœuvres
  • Mini ferme organisée par les JA (Jeunes Agriculteurs)
  • Chorales et groupes locaux se produiront sur scène.
  • Exposition de photo nature par des photographes locaux

Sur l’ensemble de la journée, restauration et une buvette sera disponible sur place. Dès 20h00 aura lieu la soirée dansante avec tartiflette. Les informations complètes à retrouver sur la page Facebook « Haut-Doubs Solidaire ».

Pour le Val de Morteau, c’est un retour en grandes pompes après deux années d’arrêt. L’équipe de bénévoles vous attend à la salle polyvalente des Fins les 2 et 3 décembre. Toutes les informations pratiques sont à retrouver sur la page Facebook de l’événement.

L'interview de la rédaction / Maud Salvi

 

C'est officiel, le carnaval de Maîche, organisé par le comité des fêtes Festigang, sera de retour les 11 et 12 mars 2023. Un carnaval annoncé comme "F'ou Dingues". Les informations concernant le programme se préciseront fin janvier, car l'organisation se "laisse une porte ouverte pour les modifications de dernière minute". Ce qui est sûr, c'est que les festivaliers retrouveront un concert le vendredi soir sous chapiteau, le défilé des enfants le samedi après-midi suivi de la grande soirée carnavalesque et son concours de costumes. Une vingtaine de stands d'associations seront également présents.

L'interview de la rédaction : Alain Bertin

La commune de Doubs investit cette année dans la rénovation de son école Gaston-Dubiez. Un projet comprenant l’extension du restaurant scolaire et de nouvelles salles de classe. La mairie a également décidé d’innover en utilisant du bois scolyté de la région.

 

La commune de Doubs n’échappe pas à la dynamique démographique frontalière. Son école primaire, qui il y a quelques années encore accueillait au sein de son restaurant scolaire une trentaine d’élèves, en compte désormais plus d’une centaine « et ça continue d’augmenter ! » assure Georges Côte-Colisson, maire de Doubs.

Partant de ce constat, l’équipe municipale prend la décision en 2021 de restaurer entièrement l’école Gaston-Dubiez.  « Nous voulions assurer de meilleures conditions d’accueil pour les élèves et le personnel enseignant, et apporter plus de confort pour le temps du midi ».

Depuis quelque temps en effet le service de restauration du midi se fait en deux services. Avec les nouvelles infrastructures, un seul service suffira, moins contraignant pour le timing de la reprise des cours.

Une structure bois privilégiée

Située à deux pas de la frontière suisse, la commune de Doubs n’est pas épargnée par les hivers rigoureux. « On a choisi d’avoir une ossature bois et d’être le plus performant possible en matière d’isolation. Quand on voit les prix de l’énergie en ce moment, ce n'est pas négligeable ». Le bois en question n’est pas tout à fait classique. « Notre idée a été d’utiliser du bois scolyté pour la charpente ».

Pour rappel, le scolyte est un insecte présent sur certaines essences d’arbres, qui bien souvent détruit ces derniers. « On le savait et c’est confirmé aujourd’hui, la qualité du bois ne change pas même s’il est atteint de scolytes » explique Georges Côte-Colisson. Ce type de bois est compliqué à écouler pour les scieries car il dispose toujours d’une mauvaise réputation. La mairie de Doubs soulage ainsi la filière bois locale. « C’était important pour nous de les aider en achetant ce type de bois qui est abondant sur le marché ».

Ouverture au printemps

Le nouveau réfectoire, les quatre salles de classe ainsi que le nouvel espace de documentation seront prêts normalement pour les vacances de printemps. « On a eu de la chance de ne pas avoir trop de retard sur les livraisons même si on espérait ouvrir en février » confesse l’élu. Ce projet, financé par la mairie mais également divers institutions (département, région), a coûté environ 2 millions d’euros. « Là aussi on a eu de la chance, les commandes ont été passées avant que l’inflation n’arrive ».

Sur l’étage en construction, quelques panneaux photovoltaïques sont déjà installés. Leur usage sera double : ils participeront en partie à la consommation d’énergie et le chauffage du bâtiment et serviront d’outils pédagogiques. Les élèves pourront voir le fonctionnement des panneaux et observer en direct sur un compteur la production et consommation d’électricité de leur école.

L'interview de la rédaction / eorges Côte-Colisson, maire de Doubs.

La sectorisation des collèges du Haut-Doubs forestier est actuellement débattue. La nouvelle hypothèse, « décider sans concertation », est clairement dénoncée par les parents d’élèves, les instituteurs et les élus du RPI de Oye-et-Pallet. Sans oublier les enseignants des collèges André Malraux, Philippe Grenier et Lucie Aubrac de Pontarlier et Doubs.  Des courriers ont été envoyés aux collectivités et aux autorités concernées. Selon le collectif, « cette nouvelle organisation est très éloignée de l’objectif initial ». A savoir la baisse des effectifs d’élèves à Aubrac et Grenier.

Parmi les sept hypothèses évoquées, la cinquième, qui pourtant avait été écartée, aurait les faveurs du Conseil Départemental du Doubs. La mesure passe d’autant plus mal que cette solution a été prise alors que la délégation de Oye-et-Pallet était absente, et qu’elle avait participé à tous les autres temps de discussion. « Le travail d’un an et demi n’a rien donné » expliquent les personnes mobilisées.

OYE ET PALLET ECOLE 3

55 élèves supplémentaires

Si le transfert de la vingtaine d’enfants du RPI de Vaux-et-Chantegrue  vers le collège de Frasne et le refus du RPI d’Evillers de rejoindre ce même établissement scolaire sont actés,  la situation du RPI d’Oye et Pallet s’écrit encore en pointillés. Les 55 élèves de ce territoire de vie pourraient ne pas être scolarisés au collège Malraux, leur établissement de rattachement, en septembre prochain, mais à Grenier, qui affiche déjà plus que complet. L’incompréhension est totale car cette option ne prend pas du tout en cause les difficultés évoquées au départ.

lucie aubrac PREAU

 Le préau du collège Lucie Aubrac affiche déjà bien complet 

Des arguments qui ne convainquent pas

Elus, parents d’élèves et enseignants dénoncent « une détérioration du climat scolaire et un déséquilibre entre les territoires ». Pour l’heure, personne ne croit vraiment aux travaux évoqués au collège Grenier pour accueillir les nouveaux arrivants. « Pas facile de trouver du terrain disponible au centre-ville de Pontarlier et les travaux évoqués,  il y a une dizaine d’années,  au collège Aubrac n’ont toujours pas été planifiés ». Les villages concernés ont organisé des conseils municipaux extraordinaires pour se positionner. Les élus des Grangettes, Oye-et-Pallet et Malpas ont clairement exprimé leur refus. La commune de la Planée statuera lundi soir.

OYE ET PALLET ECOLE 2

Des postes menacés

Si cette décision venait à s’appliquer, le collège Malraux en pâtirait. Chaque niveau devrait perdre une classe. Entraînant indéniablement des suppressions de postes d’enseignant. Une ultime réunion de concertation est prévue mercredi à Besançon. Une délégation du Haut-Doubs devrait manifester son mécontentement devant les locaux du Conseil Départemental. Le directeur de l’inspection académique donnera son avis le 9 décembre. La décision finale concernant la sectorisation des collèges du Haut-Doubs sera prise lors de l’assemblée départementale de janvier prochain.

Le reportage de la rédaction  : Marie, professeur au collège André Malraux, et Didier, Maire des Grangettes

 

Les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus ce matin aux Fontenelles, entre le Russey et Charquemont, pour un accident d’ULM. Suite à une panne de moteur, l’engin a dû procéder à un atterrissage d'urgence. Celui-ci a fait des tonneaux et a terminé sa course sur le toit. Le pilote blessé légèrement a été transporté sur le Centre Hospitalier de Trévenans.

Le sujet du loup fait couler beaucoup d’encre depuis quelques mois. A leur plus grand regret, les associations de la protection de la nature et de l’environnement se sentent exclues du dialogue. Souhaitant la protection du loup, elles tiennent aussi à protéger les éleveurs. Nous nous sommes entretenus avec Gilles Benest, président de France Nature Environnement Doubs, et biologiste.

 

En ces temps délicats, quel est le positionnement de France Nature Environnement Doubs concernant le loup ?

Pour nous ce n’est pas délicat si le dialogue peut exister. Nous voulons que le loup perdure. C’est un animal indispensable par son rôle écologique à la biodiversité que nous défendons tous. Et quand je dis tous, je comprends tous les citoyens. Evidemment, nous tenons aussi à ce que cela soit fait avec la profession d’éleveur, dont nous souhaitons qu’elle perdure.

 

Comment expliquer ces attaques survenues récemment ?

D'abord, je n’utiliserais pas le terme « attaquer », mais « prédater ». Les prédations sur les bovins sont connues depuis déjà longtemps, dans les Alpes en particulier. On n'y a pas accordé beaucoup d'attention. Le loup se nourrit avec ce qu'il a sous la dent. Peut-être parce qu’on ne le gêne pas trop vis-à-vis du détail, mais aussi parce qu’on n’est pas assez préparé alors qu'on savait depuis longtemps que ça arriverait. Le bétail sauvage que sont les cerfs, chamois, chevreuils dont il se nourrit aussi, représente l’essentiel de son régime alimentaire, quasiment 80%. Le loup n'attaque pas pour le plaisir. Il prédate quand il a faim, c'est un chasseur. C'est un comportement tout à fait naturel, et comme beaucoup de prédateurs, il va où y a quelque chose à manger. Il n'y a rien de plus naturel dans ce comportement de prédation du loup.

 

Vous comprenez aussi toute la détresse de ces éleveurs qui perdent leurs bêtes ?

J’en ai rencontré, et je suis suffisamment amoureux des animaux, qu’ils soient domestiques où sauvages, pour comprendre les éleveurs. Je pense deux choses. La première, c'est qu’effectivement quand vous êtes éleveur, quand vous soignez vos bêtes, votre troupeau, matin midi et soir, douze mois par an, et quand il y en a une qui est blessée ou tuée, ça chamboule le cœur. Ça c'est évident. Non seulement je comprends, mais d'une certaine manière je partage. Là où je suis un petit peu plus réservé, c'est qu’on n'a pas mis en place les mesures de protection du troupeau. On sait un certain nombre de choses, si ces mesures-là étaient mises en œuvre, ça poserait déjà beaucoup moins de problèmes. On ne serait même pas à 20 bêtes tuées cette année.

 

Quelles sont ces solutions ?

Pour ces gros animaux que sont les bovins, on a des progrès à faire, mais c'est à inventer ensemble. Entre les éleveurs et nous-même. Par ailleurs, les chiens sont parfaitement efficaces, et on sait très bien aujourd'hui comment les adapter aux troupeaux de bovins. C'est faisable très rapidement, et on n'a pas besoin de tous les protéger, on sait où est le loup, on peut dans un premier temps protéger ces troupeaux qui présentent le plus de risques d'être exposés.

 

Quand vous parlez des chiens, vous évoquez les patous ?

Entre autres, ce n’est pas le seul. Mais effectivement, c'est celui auquel on pense toujours en premier.

 

Ces chiens sont parfois très agressifs, on recense quelques attaques sur des touristes, randonneurs ou promeneurs. Comment faire sur un territoire où le tourisme est très présent ?

Le loup est souhaité par la société tout entière. Je le dis dans ces termes-là, parce qu'il bénéficie d'une mesure de protection réglementaire qui a été fixée par la nation. Donc toute la société est engagée. Ce qui veut dire que la préservation du loup et son maintien durable sur notre territoire, sont à prendre en charge par toute la société, et pas simplement les victimes. Les victimes, il y en a effectivement deux pour l'instant : les éleveurs bien évidemment, mais aussi les touristes et les promeneurs. Comme ça se fait déjà, un touriste qui se retrouve face à un ours ne doit pas avoir n'importe quel comportement. Il faut qu'il apprenne. Le touriste, face au patou qui doit défendre son troupeau, doit aussi apprendre à se comporter correctement pour ne pas être agressé. C'est vraiment un travail global qui doit être fait. L'éleveur doit apprendre à gérer son chien, et le touriste doit être prévenu et informé quand il va dans ces secteurs.

 

Vous trouvez qu’on ne s’est pas assez préparé dans notre région, alors qu’on aurait pu anticiper cette situation ?

On savait depuis une bonne dizaine d'années qu'on aurait ces problèmes-là en Franche-Comté. On n'a rien fait. On prend des décisions aujourd'hui dans l'urgence, alors que si on avait pris des dispositions anticipées, il n'y aurait pas du tout les mêmes problèmes. Je fais une comparaison avec la santé. Aujourd'hui on a le choix sur le plan médical entre le préventif et le curatif. Pendant des années on a choisi le curatif. Le résultat ? On a un système de santé qui explose et aujourd'hui on essaye de s'orienter vers le préventif. Et c’est par exemple le cas des vaccins. La grippe c'est ça. Les surveillances pour les cancers du sein pour les femmes, c'est ça. C'est du préventif. Il faut en faire autant avec la nature.

 

Face à ce manque de préparation, vous trouvez donc qu’on réagit trop radicalement, comme l'abattage de cette louve au mois de septembre, qui ne résoudra finalement pas les problèmes rencontrés par les éleveurs ?

Absolument, et dans le cas du loup c'est flagrant. On tire n'importe quoi, n'importe comment. Une thèse récente a été tenue à Montpellier dans une de nos grandes instances universitaires. Elle a démontré, lorsque l’on fait le bilan de tous les tirs qui ont été faits en France face au loup, qu’on ne peut pas prévoir si les résultats seront favorables, défavorables ou neutres. Le fait que ce soit une louve qui avait déjà porté, montre que c'était probablement une femelle dominante. Probablement, je reste prudent. Si vous vous débarrassez de la femelle dominante, vous désorganisez la meute, et vous accentuez les effets de prédation. C'est ce qu’il s'est passé. On a eu le calme pendant une dizaine de jours, et puis ça a recommencé.

 

Alors comment se comporter désormais ?

Si on veut amener le loup à ficher la paix aux troupeaux sans le tuer, il faut qu'on connaisse parfaitement les meutes, la hiérarchie, il faut qu'on identifie les individus. C'est ce que font les Suisses sur Marchairuz par exemple. A ce moment-là, vous pouvez savoir sur quel loup il faut agir pour que la meute ne vienne plus vers le troupeau. Ça on ne le sait pas aujourd’hui, parce qu’on n’a pas anticipé. Alors qu’on sait depuis plus de 20 ans que le massif du Jura serait un territoire de colonisation du loup.

 

"Le loup est un animal qui est protégé par la France et protégé par l'Europe. C'est vraiment la société tout entière qui doit prendre en charge. Il faut que nous soyons tous ensemble solidairement avec eux, pour que les choses se passent bien qu'on prenne les bonnes mesures"

 
Ce sujet a fait couler beaucoup d’encre ces derniers temps. Il y a eu des échanges, réunions, des temps de dialogue. Aujourd’hui, vous dénoncez cette exclusion, et vous regrettez de ne pas faire partie de ce dialogue ?

C’est beaucoup plus ambigu que ça. Mais vous évoquez sans doute la grande réunion qui s’est tenue à Labergement-Sainte-Marie le 3 octobre dernier. Il y avait du monde dans la salle. En bonne démocratie et surtout en bonne transparence, les médias auraient dû entrer et entendre ce qui a été dit. J’y étais aussi avec quelques amis. Quand on regarde dans la salle, tout le monde était venu pour le loup. L'après-midi, il y a eu une visite de terrain faite pour les éleveurs, et nous n'en avons pas été informés. Ce qui veut dire que nous en avons été exclus. Il y a eu d'autres réunions comme ça où nous avons été exclus. On nous invite de temps en temps, mais pas pour ce qu’ils considèrent comme les moments importants.

 

Si vous êtes invités prochainement, vous participerez à ces discussions ?

Absolument. On avait envoyé un communiqué de presse la semaine dernière. On va continuer à communiquer et à demander ça. Nous ne voulons pas être complices, mais nous voulons être acteur à part entière, comme les autres. Nous ne demandons pas que notre parole, seule, soit imposée à tout le monde. Nous sommes des citoyens respectueux de la démocratie, et nous souhaitons simplement que les décisions prises soient des décisions partagées.

 

Surtout que vous êtes dotés d’une certaine expertise en la matière ?

On reste une petite fédération départementale, mais nous bénéficions du réseau France Nature Environnement. Par ailleurs, la fédération nationale est un des membres actifs du comité de pilotage du plan national loup. Notre fédération nous y représente, nous raconte un certain nombre de choses, et nous l’informons de ce qui se passe chez nous. On peut apporter des idées, qui d'ailleurs pour beaucoup sont proposées depuis longtemps. Même s'il y en a encore d'autres à inventer par rapport aux bovins.

 

Comment gérer le cas du loup sur le volet économique ?

Nous sommes des citoyens, nous savons très bien ce qu’est l’économie, le porte-monnaie familial et le porte-monnaie professionnel. Nous savons très bien que la gestion du loup, l’acceptation du loup, sur le plan économique, ne représente pas forcément des fortunes, mais ce n’est pas neutre non plus. On conçoit tout à fait que les efforts que nous sollicitons auprès des éleveurs ne soient pas si simples que ça. Mais c’est un effort collectif, puisque c'est la nation qui l'a choisi. Et nous, nous allons au-delà de ça. Nous avons des propositions alternatives qui permettraient économiquement aux éleveurs et à toute la filière comté de bénéficier de la présence du loup. C'est un changement d'attitude important. On ne se contente pas de dire qu’on veut le loup, et puis l’éleveur, débrouille-toi. Non, on n'est pas comme ça. Le loup on le veut, et c’est vrai que les éleveurs en supportent fortement les conséquences. Donc on veut les aider. Ça veut dire être solidaire sur le plan économique, il y a des aides financières de collectivité, et ça veut aussi dire réfléchir avec eux à une démarche économique qui intégrerait le loup.

 

Vous leur avez déjà soumis ces propositions ?

Oui dans le principe général. Ça fait deux ans que j’ai rencontré le CIGC. Ils le savent, ils me traitent de petit rigolo, mais ça ne me dérange pas. Je peux comprendre, parce que je ne suis pas dans les contraintes économiques qui sont les leurs. Je comprends leur positionnement. Mais ce que je dis, c'est que le loup est la réponse pour régler le problème du loup, économiquement parlant.

 

C’est-à-dire ?

Le loup crée une situation qui est une opportunité pour cette évolution de la pratique d'élevage sur notre territoire. C'est un sacré stimulant. Pour l'instant, un certain nombre de gens considèrent que c’est un emmerdeur. Mais il faut transformer cet emmerdeur en avantage. Nos propositions vont dans ce sens-là. C’est l'opportunité pour que les propositions que nous avons faites, doivent être réfléchies en commun, discutées en commun et mises en œuvre en commun. Je suis toujours dans cette logique de partenariat collectif. Mais ne partons pas du principe, comme l’a fait la présidente de la FNSEA, du principe « zéro attaque ». Ça n’a pas de sens. Concernant les insectes qui détruisent les cultures, les agriculteurs ont réfléchi il y a 30 ans déjà, non pas au zéro dégât par des insectes, champignons ou autres. Ils ont réfléchi au minimum économiquement acceptable. Ça change tout comme point de vue, ce serait intéressant qu’on fasse ça avec le loup aussi.

 

Tout passera par le collectif selon vous ?

Oui, c'est toute la société qui concernée, ce ne sont pas seulement les éleveurs. C'est vrai qu'ils sont en première ligne, mais l’éleveur n’est pas de la chair à canon. Pas du tout. Je l’ai déjà dit au président de la FDSEA, je suis reconnaissant parce qu’ils me nourrissent. Et le fait qu’ils me nourrissent me libère du temps pour faire d'autres choses. Et je le redirais sans aucun problème, parce que je le pense sincèrement. Il ne faut pas réfléchir à l'éradication du loup. Si il est protégé, ce n’est pas simplement parce qu'il était en fragilité à un moment donné. C’est aussi parce qu'il a un rôle très important dans le fonctionnement des écosystèmes pour la contribution à la biodiversité. C'est un des éléments de réponse à l'érosion de la biodiversité qui nous concerne tous.  

 

Situation tendue la nuit dernière entre défenseurs du loup, journalistes, et éleveurs à Chaux-Neuve. Une opération montée par l'Office français de la biodiversité avait pour but de tuer un ou plusieurs loups. Six militants se sont rendus sur les lieux, au-dessus du tremplin de Chaux-Neuve, pour empêcher l'abattage. Dans un pré où une carcasse de vache a été abandonnée, avec l'espoir d'attirer le canidé pour mieux le tirer, les défenseurs du loup ont parfumé à l’eau de Cologne cette carcasse pour faire fuir la meute. Les louvetiers se sont alors retirés avant que des agriculteurs n’arrivent. C’est ensuite que la situation a dégénéré. Une tractopelle a effectué plusieurs allers-retours afin de déverser plus d'un mètre de fumier pour bloquer le véhicule des journalistes, avant d’agresser verbalement et de donner des coups de poing en direction de leur caméra. Un journaliste s’est fait attraper par le col, son micro a été arraché et cassé, une mini-caméra subtilisée et son portable piétiné. Une situation très tendue pendant une vingtaine de minutes, le temps que les gendarmes interviennent pour éviter que les défenseurs du loup et les journalistes ne soient pris à partie physiquement par les agriculteurs en colère.

La direction de France 3 Bourgogne-Franche-Comté a condamné avec la plus grande fermeté cette agression. Elle va porter plainte.

 

Le préfet du Doubs, Jean-François Colombet, rencontrait des éleveurs ce vendredi à Chaux-Neuve dans le Haut-Doubs, après plusieurs attaques de loups survenues sur des bovins. Ces derniers réclament une réponse de l'État après l'attaque de plusieurs génisses cette semaine. Le préfet a expliqué sa volonté de trouver l'équilibre entre le soutien aux éleveurs francs-comtois et le respect de la loi française qui protège le loup. Il a également annoncé l'arrivée de louvetiers spécialisés en provenance de Gap. Cette brigade aura pour mission de former les agriculteurs concernés et d'effectuer des tirs de défense efficaces.

Dernièrement, 11 tirs de défense ont été autorisés dans le Massif du Jura mais aucun n'a pu être mené à bien. « Les opérations qui ont été mises en place n'ont pas permis de voir de loup. Soit il était hors de portée, soit il n’était pas en position d'attaque » a détaillé Jean-François Colombet.

Le loup reste à l'heure actuelle un animal protégé. En France, les tirs pour l’abattre ne se font que sur dérogation, uniquement lorsqu’aucune mesure ne fonctionne après une série d’attaques sur un secteur.

« S'il faut aller au tir de prélèvement, nous irons, mais il faut franchir les étapes les unes après les autres » a expliqué le préfet, tout en appelant les agriculteurs du Haut-Doubs à faire les choses dans l'ordre. « Si nous ne franchissons pas les étapes une par une, dans le cadre de l'état de droit, nous aurons des gens qui vont venir s'opposer au fait que nous cherchions à faire baisser la pression lupine. Et ça je n'en veux pas. Je ne veux pas de Notre Dame des Loups sur ce territoire, sinon ce sera compliqué, croyez-en mon expérience » a-t-il souligné, en faisant référence à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

« On tue plus de 100 loups chaque année en France dès lors que la pression sur les élevages est trop intense », rappelle Jean-François Colombet. Par ailleurs, un nouveau plan loup devrait voir le jour l'an prochain. « C'est le moment de faire connaître les spécificités du Massif du Jura. On ne va pas faire un carton sur les loups, c'est hors de question, mais on va faire baisser la pression ».

 

Ce dimanche aura lieu l’élection de Miss Franche-Comté à l’espace Pourny de Pontarlier. Cléo Trouttet, 21 ans, originaire de Dompierre-les-Tilleuls, rêve de succéder à Julie Cretin. La jeune femme, titulaire d’une licence et scolarisée à l’Université Lyon 2 poursuit des études de journalisme. Elle s’apprête à passer les concours d’entrée lors de son année de Miss, afin d’intégrer l’ESJ de Lille. Polyglotte, Cléo parle anglais, italien, espagnol… et l’islandais qu’elle a pu apprendre lors d’un séjour sur l'île de glace et de feu. La rédaction s’est entretenue avec Cléo, à l’aube d’une aventure qui peut changer sa vie.

 

« Je vais participer le 11 septembre à l’élection de Miss Franche-Comté. Je suis actuellement la première dauphine de Miss Doubs, et je serai la candidate numéro 13 » confie Cléo. Une écharpe obtenue lors de son élection à Micropolis durant la foire comtoise en mai dernier, aux côtés de Diane Leyre, Miss France 2022, et des anciennes miss et dauphines des quatre départements de la région. Ce dimanche sera l’occasion de concrétiser cette belle aventure à l’espace Pourny de Pontarlier. Toutes les places ont déjà été vendues et le public votera pour les 5 finalistes. C’est ensuite le jury qui attribuera les places. « On va être jugé sur tout ce qu’on a fait depuis notre élection à Micropolis, depuis qu’on porte notre première écharpe. Mais également sur notre côté intellectuel, avec un test de culture générale, sur notre capacité à danser, être fluide, sourire, se tenir droite, notre bienséance en quelque sorte. Tous ces critères vont être très importants lors de l’élection » souligne Cléo Trouttet.

 

« J’aimerais porter au plus loin ma région, et surtout le Haut-Doubs, ma terre natale et celle où ma famille a toujours vécu. Je suis d’ailleurs la seule candidate qui provient du Haut-Doubs. Mais j’aimerais aussi porter la Franche-Comté à bout de bras, parce que c’est une magnifique région, que je trouve encore trop méconnue » 

 

D'où t'es venue cette envie de participer à cette élection ?

« Le second confinement a été très difficile. J’étais seule dans mon appartement, je ne sortais pas, et je ne voulais pas revivre un moment pareil. J’ai pris le taureau par les cornes, et je me suis bougée pour faire changer les choses ! Je me suis orientée vers l’Islande, parce qu’il n’y avait pas de confinement et de contraintes trop intenses. Je suis donc partie en Erasmus, du mois d’août jusqu’en décembre. J’ai d’ailleurs validé mon semestre avec 14 de moyenne. Et comme j’ai toujours été intéressée par les Miss, c’est là-bas que j’ai eu un déclic. De me lancer, d’arrêter d’avoir peur, de ne pas avoir confiance en moi. Je me suis dit que moi aussi, je pouvais tenter l’expérience »

 

Comment as-tu vécu cette aventure jusqu’à présent ?

« Au début, j’avais très peur. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Et puis finalement, je me trouve vraiment à ma place, j’aime beaucoup ce qu’on est toutes en train de faire. Je me sens bien, je me sens suffisamment mature, et je sais que j’ai les épaules pour cette aventure fabuleuse »  

 

Quelles seraient tes qualités principales ?

Certaines de mes qualités se transforment parfois en défauts. J’ai une profonde empathie, qui parfois me fait défaut, surtout avec les animaux ! J’ai aussi, quelquefois, du mal à cacher ce que je ressens. Ça se voit sur mon visage, je suis comme un livre ouvert, et de temps à autre, c’est difficile à porter. Sinon, je ne suis pas la meilleure danseuse, on n’a pas toutes pratiqué la danse, mais ça reste bon enfant, on rigole ensemble, c’est assez sympa et convivial. C’est vrai que ce n’est pas facile de danser en talons, se tenir droite et sourire. Ce n’est pas quelque chose d'inné. Il ne faut pas être trop rigide non plus, ce n’est pas évident ! Heureusement qu’on a des répétitions. Sinon, concernant le test de culture générale, ça devrait bien se passer. En préparant les concours de journalisme, on acquiert beaucoup de connaissances très diverses, ça aide pas mal ! J’aimerais d’ailleurs beaucoup faire du journalisme dans le domaine culturel, c’est un milieu qui m’intéresse énormément »

 

L’élection se tiendra le 11 septembre à l’espace Pourny de Pontarlier. Ce sont 13 candidates qui vont se mesurer au public et au jury, dans l’espoir de décrocher la couronne de Miss Franche-Comté 2022. Diane Leyre, Miss France 2022, sera présente. L’élection se déroulera en deux étapes. Le public sélectionnera sept candidates parmi les treize grâce à leurs votes. Le jury décidera ensuite qui des sept miss qualifiées aura l’honneur de représenter la Franche-Comté à l’élection de Miss France 2023.

 

Cléo Trouttet : 

 

La fin de la saison estivale approche, l’heure du bilan aussi. Et les acteurs du tourisme sont unanimes à ce propos : c’est une saison réussie dans le Haut-Doubs. Si les conditions météo ont été intenses pour l’environnement, elles étaient optimales pour les vacanciers et les touristes. Soleil de plomb, absence de précipitations, temps radieux, de quoi ravir celles et ceux venus profiter de la saison en plein air dans le Haut-Doubs. Nous sommes allés à la rencontre de Clément de la base nautique des Grangettes et de deux professionnels du monde de la restauration, situés au bord du Lac Saint-Point.

 

Une saison réussie

Après deux années particulièrement difficiles à subir les conséquences de la crise sanitaire, les professionnels du tourisme semblent enfin voir le bout du tunnel. Le sentiment général est à l’euphorie après un été où les touristes et vacanciers étaient bien au rendez-vous dans le Haut-Doubs. « Cette saison était magnifique, on a beaucoup travaillé. Le mois de juillet était formidable, et le mois d’août était aussi bien. Je pense même qu’il n’est pas fini, à partir de la semaine prochaine il est encore annoncé du beau temps » explique ce restaurateur de Saint-Point. Un sentiment partagé par une de ses consœurs, située de l’autre côté du lac, à Malbuisson. « Le bilan est très positif, on a eu beaucoup de soleil, donc une terrasse pleine midi et soir. On a beaucoup de personnes qui profitent, qui cherchent à se détendre après toutes ces années de tension. Et ils ont tendance à plus se lâcher, à moins regarder les dépenses. Ils sont relativement festifs cette année ».

 

Quelques difficultés

Alors certes, la saison estivale a battu son plein dans le Haut-Doubs, mais a tout de même rencontré quelques difficultés. Dans un premier temps, la fameuse problématique de l’eau a contraint certains professionnels à modifier leurs pratiques. C’est le cas de Clément, moniteur à la base nautique des Grangettes. « Heureusement, il reste de l’eau dans le lac ! Donc on a pu jouer en stand-up paddle, canoë, kayak, catamaran et planche à voile. Bon, nous ne pouvions plus pratiquer le canoé sur le Doubs parce qu’il n’y avait pas assez d’eau, donc on s’est rabattu sur le lac Saint-Point, qui reste un cadre exceptionnel. Mais sinon, à part la pelouse qui a un peu cramé, on a eu énormément de monde sur le lac » confie Clément. Les difficultés de recrutement et le manque de personnel ont aussi impacté le quotidien des professionnels du tourisme. « Ça a été très dur niveau stock et personnel » souligne ce restaurateur de Saint-Point. Un sentiment partagé par la gérante de ce restaurant en bordure du lac. « J’ai eu beaucoup de mal à recruter. J’ai travaillé avec de nombreux étudiants cet été, ça a été difficile, il a fallu les former. Nous avons dû gérer au cordeau, et c’est un peu dommage, on a dû refuser du monde parce qu’on ne peut pas accueillir 150 personnes par service. C’est vrai que c’est un peu frustrant, quand on a le soleil, toutes les conditions réunies, mais qu’on ne peut pas recevoir tout le monde ».

 

Une arrière-saison prometteuse ?

La saison n’est pas pour autant encore terminée dans le Haut-Doubs. Cette année, les beaux jours risquent de se poursuivre au moins jusqu’en septembre, pour le plus grand bonheur des acteurs du tourisme. « Pour septembre, j’ai déjà beaucoup de réservations à l’hôtel, donc je pense que l’arrière-saison sera bonne. J’ouvre l’établissement jusqu’au 14 novembre sans fermeture, en espérant avoir de la neige pour pouvoir ensuite ouvrir tout l’hiver » confie cette restauratrice. « C’est vrai que nous avons souvent de beaux jours au mois de septembre » ajoute ce gérant de snack. « C’est véritablement à partir du 15 que les stocks commencent à baisser, parce qu’on a encore du monde de passage, des retraités, des campeurs. Nous avons toujours eu du monde au mois de septembre » poursuit-il. De son côté, Clément, moniteur à la base nautique des Grangettes recevra encore beaucoup de groupes jusqu’à la fin du mois. Cela se poursuivra même jusqu’en septembre, pendant les week-ends, sous réserve une fois de plus du critère essentiel : le beau temps.