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Depuis lundi, la salle Marie-Paradis de Besançon accueille les championnats de France UNSS d'escalade. Organisée par le service départemental UNSS du Doubs-Sud, en partenariat avec la structure Entre-Temps, cette compétition nationale réunit jusqu'au 5 juin les meilleurs grimpeurs scolaires français. Au total, 128 équipes représentant l'ensemble des académies françaises, y compris La Réunion, participent à cet événement qui constitue une première pour la capitale comtoise.

Les meilleurs établissements français réunis à Besançon

« Nous avons eu la chance d'obtenir l'organisation de ce championnat de France lors du tirage au sort de l'UNSS », explique Grégory Kempf, directeur départemental UNSS du Doubs-Sud. La compétition se déroule en deux temps. Les lycéens ont ouvert le bal du 1er au 3 juin avant de laisser la place aux collégiens jusqu'au 5 juin. Trois catégories sont représentées : le championnat Établissement, réservé aux associations sportives scolaires, le championnat Excellence qui rassemble les sections sportives scolaires, et le championnat Sport partagé associant élèves valides et jeunes en situation de handicap. Pour atteindre ce niveau national, les équipes ont dû franchir plusieurs étapes de sélection, depuis les compétitions de district jusqu'aux championnats académiques. « Toutes les académies sont représentées. Nous avons notamment quatre équipes venues de La Réunion, un territoire particulièrement performant en escalade », souligne Grégory Kempf. 

L'interview de la rédaction : Gégory Kempf

Plus de 250 compétiteurs et de nombreux bénévoles mobilisés

Environ 250 jeunes prennent part aux épreuves sportives. Mais l'événement mobilise un effectif bien plus important avec les jeunes juges, les enseignants accompagnateurs et les organisateurs. Près de 60 enseignants du Doubs participent à l'encadrement de la manifestation. Des élèves des sections sportives du lycée Ledoux, du collège Stendhal et du collège Voltaire apportent également leur concours à l'organisation grâce à leur expérience de l'escalade. Des lycéens de la spécialité EPPCS du lycée Jules Haag sont également mobilisés comme jeunes organisateurs.

Les Jurassiens veulent rivaliser avec l'élite nationale

Parmi les concurrents figurent plusieurs représentants du lycée Victor-Bérard de Morez, qualifiés après avoir franchi les différentes étapes de sélection. « Il faut être le meilleur de l'académie pour se qualifier », explique Romain Forgue. « Les championnats départementaux servent d'abord à constituer les équipes avant la phase académique ».  Avec son coéquipier Clément Cretin, il bénéficie de la section escalade proposée par l'établissement jurassien. Tous deux pratiquent également la compétition au sein de la Fédération française de la montagne et de l'escalade (FFME). « Nous sommes plutôt spécialisés en difficulté, mais pour les championnats UNSS il faut être capable d'être performant dans les trois disciplines », précise Clément. Après deux journées de compétition, les Jurassiens restent dans la course. « Cela se passe plutôt bien jusqu'à présent. Certaines voies nous ont davantage posé problème, mais dans l'ensemble nous sommes satisfaits », indique Romain Forgue. Face aux meilleurs grimpeurs scolaires français, les deux lycéens abordent la suite de la compétition avec humilité. « On va essayer de faire de notre mieux et on verra ce que cela donne face à des concurrents vraiment très forts », ajoutent-ils.

L'interview de la rédaction : Romain et Clément, deux compétiteurs jurassiens 

Trois disciplines au programme

Les compétiteurs s'affrontent dans les trois spécialités de l'escalade moderne. La difficulté se déroule sur des voies pouvant atteindre 18 mètres de hauteur. Les grimpeurs doivent franchir six parcours dont le niveau augmente progressivement, de cotations accessibles jusqu'à des niveaux réservés aux spécialistes. Le bloc propose des passages plus courts, jusqu'à quatre mètres de hauteur, sans matériel d'assurage mais avec des mouvements plus techniques et dynamiques. Enfin, la vitesse constitue souvent l'épreuve la plus spectaculaire. Les athlètes s'élancent sur un mur vertical pour réaliser le meilleur temps possible. Sur le mur bisontin, certains concurrents parcourent une dizaine de mètres en seulement quatre secondes.

L'interview de la rédaction : Gégory Kempf

Un événement ouvert aux scolaires

Dans le cadre de l'opération « Vers une génération responsable », plusieurs classes de primaire bisontines sont accueillies tout au long de la semaine. Les élèves peuvent découvrir l'escalade à travers des ateliers d'initiation et assister aux compétitions. Cette dimension pédagogique constitue l'un des points forts de la manifestation, qui associe sport, engagement des jeunes et découverte de la pratique de haut niveau.

Une vitrine pour l'escalade franc-comtoise

La Franche-Comté est représentée par plusieurs établissements. Chez les lycéens figurent notamment le lycée Victor-Bérard de Morez et le lycée Ledoux de Besançon. Du côté des collèges sont engagés Voltaire, Stendhal, Baume-les-Dames et Mouthe.  Pour de nombreux participants, la découverte de la salle Marie-Paradis constitue l'une des bonnes surprises du championnat. « Les équipes nous ont félicités pour la qualité de l'accueil et des installations. La salle est splendide », se réjouit Grégory Kempf. Grâce aux infrastructures développées par Entre-Temps, Besançon dispose désormais d'un équipement capable d'accueillir les plus grandes compétitions scolaires de la discipline. Les remises des médailles sont programmées ce mercredi 3 juin et vendredi 5 juin entre 14 h 30 et 16 h.

Le 1er juin, à Thionville, les jeunes grimpeuses moréziennes du club Jura Vertical, Zélie Guyon et Cécile Barre, ont porté haut les couleurs du massif jurassien lors des Championnats de France U12 et U14.

Zélie Guyon s’est distinguée en décrochant le titre de vice-championne de France d’escalade de vitesse, une performance qui récompense son engagement et souligne la qualité de la formation du club. Une belle réussite pour l’escalade jurassienne !

Ce samedi et ce dimanche, Besançon et l’association « Entre Temps Escalade Â»  organise le championnat de France de difficultés jeunes. Cet évènement accueille les meilleurs pratiquants des catégories U16, U18 et U20 garçons et filles. Les finales toutes catégories se tiendront ce dimanche. Les affiches promettent d’être belles. Le rendez-vous est fixé durant ces deux jours à la salle d’escalade Marie Paradis.

L'association bisontine sport adapté « Le Soleil brille pour tout le monde Â» organise en étroite collaboration avec la Fédération Française de Sport Adapté les championnats de France de para-escalade du 15 avril au 17 avril à la salle Marie Paradis à Besançon.

S'engager pour l'accès au sport pour tous

L'association créée en 2017 a pour objectif de faire pratiquer des sports et des loisirs aux personnes en situation de handicap mental ou atteint de déficiences. C'est pour cela « qu'il est important que les compétitions sportives soit accessible à tous, y compris aux personnes atteintes de déficience Â» livre Corinne Gaulard, éducatrice sportive de l'association « Le soleil brille pour tout le monde Â». Le collectif  bisontin souhaite mettre en valeur ses sportifs d'où l'importance de continuer d'organiser des compétitions de la sorte à l'avenir, comme elle le fait depuis plus de 4 ans.

Des sportifs venus de toute la France

L'association est heureuse d'accueillir une centaine de compétiteurs  venus de toute la France. Ces derniers ont remporté leur billet pour Besançon après s’être illustré   lors des différentes compétitions régionales, organisées partout en France. La cité comtoise accueille donc tout au long de ce week-end les meilleurs grimpeurs français de la discipline Â». Après 2 ans d'absence de ces championnats suite à la récente crise du Covid-19 les différents grimpeurs sont « heureux de pouvoir à nouveau participer à des compétitions Â».

Rendez-vous vendredi à partir de 14h, samedi de 8h30 à 16h30 et dimanche de 8h30 à 11h30. Le grand public est le bienvenu.

L'interview de la rédaction/  Corinne Gaulard, éducatrice sportive de l'association « Le soleil brille pour tout le monde Â».

Vital été vit ses derniers instants. Lancée le 7 juillet dernier, l’édition 2021 de cette manifestation bisontine familiale et populaire touche à sa fin. Le 21 août, demain, elle fermera ses portes, avant un probable retour l’été prochain. Zoom sur une des ses activités historiques : l’escalade.

 

 

Découvrir l’escalade

 

Ils sont une dizaine, ils ont entre huit et quatorze ans, et quatre jours par semaine depuis le 7 juillet dernier, ils viennent grimper les murs de la salle Marie Paradis à Besançon. En arrivant, Loïc Pagand, le responsable équipement de l’association Entre-Temps se livre à un petit brief d’explication pendant une dizaine de minutes, afin que la séance se déroule au mieux et que les enfants puissent être autonomes sur leur structure. « Après quelques explications, on les prépare en leur mettant un baudrier. Après ils peuvent commencer à faire des voies, sur des murs allant jusqu’à 9 mètres, avec des enrouleurs automatiques. Ils sont attachés à des sangles, avec des stop-chute, ce qui fait que dès qu’ils lâchent, ils redescendent tranquillement Â» indique Loïc Pagand. Enfin, en deuxième partie de séances, les enfants changent de structure. C’est un bloc bien moins haut, de 4 mètres à 4,5 mètres qu’ils doivent escalader, assuré par un épais tapis de réception placé en dessous, dans le but d’amortir la moindre chute qui surviendrait.

 

Une activité historique

 

« C’est une activité qui marche très bien à Vital’Eté historiquement » souligne Loïc Pagand. « Il y a toujours beaucoup de monde, et un gros engouement autour de l’escalade Â». Qui habituellement a lieu sur le pôle historique de la Malcombe, actuellement en travaux. Deux activités verticales étaient proposées les années précédentes : le mur d’escalade, et une via cordata située sur la falaise extérieure de la Malcombe. Mais c’est Avenue Léo Lagrange qu’elle a été délocalisée, dans la salle Marie Paradis, afin de continuer à proposer cette activité aux plus jeunes qui voudraient la découvrir dans le cadre de Vital’Eté, et pour continuer à accueillir de nombreux enfants rêvant d’ascension, envieux gravir des sommets.   

 

Loïc Pagand, responsable équipement de l’association Entre-Temps :